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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 07:00

 

Le « référendum local consultatif » du 26 juin sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est organisé sur un périmètre inadapté. La FNAUT invite cependant les habitants de la Loire-Atlantique à y participer et à se prononcer contre ce projet inutile, anti-écologique et dispendieux.

Une consultation biaisée

Dès lors que l’aéroport est présenté comme l’aéroport du Grand Ouest, le périmètre du référendum devait être étendu aux régions Pays de la Loire et Bretagne, et non limité arbitrairement à la Loire Atlantique, comme si l’enjeu du projet n’était que local. L’Etat étant maître d’ouvrage du projet et s’étant engagé financièrement, c’est même toute la collectivité nationale qui est concernée.

Un projet dépassé

Le projet de nouvel aéroport, né dans les années 1960, n’a aucune pertinence économique. Il repose sur une illusion : la zone de chalandise du Grand Ouest (7 millions d’habitants) est bien trop limitée pour justifier des liaisons aériennes fréquentes avec les métropoles internationales (USA, Chine,…). L’aéroport de Lyon-Satolas, qui dessert une zone presque deux fois plus peuplée, a dû réduire ses vols long-courriers.

Une simple modernisation de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique permet, à un coût plus modeste, de répondre aux besoins prévisibles et de le raccorder aux transports locaux, train ou tram. On peut également améliorer les pré et post acheminements des passagers aériens par TGV entre le Grand Ouest et les aéroports parisiens, où les dessertes long-courriers sont fréquentes et très diversifiées.

Le nouvel aéroport détruirait un espace naturel et agricole précieux et favoriserait le mode de transport le plus gros consommateur d’énergie fossile et le plus fort émetteur de gaz à effet de serre. Ce projet est totalement contradictoire avec les objectifs de la loi sur la transition énergétique et de la COP 21.

Enfin, alors que les difficultés budgétaires freinent le développement indispensable des transports collectifs urbains, régionaux et inter-régionaux, l’Etat et les collectivités territoriales concernées ont mieux à faire de l’argent public que de le gaspiller dans un investissement (aéroport et accès routiers) inutile, coûteux et dangereux pour l’environnement.

La FNAUT appelle donc les électeurs de Loire-Atlantique, malgré le caractère très contestable de la consultation, à exprimer, le 26 juin, leur opposition au projet de Notre-Dame-des-Landes.

 

Rappel - Un troisième aéroport parisien - autre ineptie technique, financière et écologique - a été longtemps considéré comme indispensable, mais a été subitement abandonné en 2002 : il n’en est résulté aucune catastrophe économique. Le déplacement de l’aéroport de Toulouse, plus fréquenté que celui de Nantes et gênant un plus grand nombre de riverains, a lui aussi été abandonné.

 

Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Sivardière, vice-président de la FNAUT, tél. 04 76 75 23 31
  • Fabrice Eymon, président de la FNAUT Pays de la Loire, tél. 02 43 53 15 54
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 09:00

Communiqué de Presse

29 mars 2016

 

Transports publics et harcèlement sexiste :

la FNAUT lance une enquête auprès des femmes

 

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) a dénoncé, dans son avis du 16 avril 2015, le harcèlement sexiste auquel les femmes doivent faire face quotidiennement dans l’espace public, et en particulier dans les transports collectifs, et montré que toute femme a été confrontée à ce type d’agression au moins une fois dans sa vie.

La FNAUT se préoccupe elle aussi de ce problème en diffusant un questionnaire à participation libre, adressé aux femmes. Son objectif est triple :

- identifier les différents comportements sexistes et violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans les transports collectifs ;

- mesurer leur impact sur l’utilisation des transports collectifs par les femmes ;

- et surtout préciser l'efficacité des différentes solutions avancées pour lutter contre ces comportements inacceptables. Ces solutions concernent les femmes elles-mêmes, les témoins des agressions, les agresseurs, les entreprises de transport et les collectivités.

 

Contenu du questionnaire

Le questionnaire élaboré par la FNAUT porte sur :

- l’âge et la catégorie socio-professionnelle des femmes interrogées ;

- leur usage des transports collectifs et l’influence du harcèlement sur cet usage ;

- leur expérience du harcèlement, leurs réactions et celles des témoins ;

- leur connaissance des systèmes d’alerte disponibles ;

- enfin leur opinion sur les propositions concrètes imaginées pour combattre le harcèlement.

 

Diffusion du questionnaire

Le questionnaire est disponible sur le site : http://tinyurl.com/harcelement-transport 

 

La FNAUT invite les femmes à répondre nombreuses à ce questionnaire dont les résultats lui permettront d’intervenir utilement auprès des Pouvoirs publics et des transporteurs.

La lutte contre le harcèlement sexiste est d’autant plus indispensable que les usagers des transports collectifs sont majoritairement des femmes. 

 

Contacts presse :

- Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09

- Christiane Dupart, présidente de la FNAUT Nord-Pas-de-Calais-Picardie, tél. 06 80 64 05 60    

 

http://www.fnaut.fr/actualite/communiques-de-presse/428-transports-publics-et-harcelement-sexiste-la-fnaut-lance-une-enquete-aupres-des-femmes

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 08:00

 

 Communiqué de Presse  du 7 mars 2016

 

Une grève contraire aux intérêts des voyageurs

et dangereuse pour l’avenir du rail

 

La grève du 9 mars lancée par les syndicats de la SNCF va, une fois de plus, pénaliser les voyageurs. A court terme, elle les prive, en particulier les plus précaires, du service public qui leur est indispensable ; à moyen terme, elle met en péril l’ensemble des activités ferroviaires et la SNCF elle même.

Contrairement aux affirmations de certains syndicats, les usagers ne cautionnent pas cette grève dont ils sont les premières victimes. On ne défend pas un service public en l’empêchant de fonctionner.

Le système ferroviaire français, exception notable en Europe, est à la veille d’un effondrement : explosion de la dette, dégradation générale des infrastructures et de la qualité des services, contraction de l’offre. Irresponsable et contre-productive, cette nouvelle grève ne peut que le fragiliser davantage.

 

Un projet de décret-socle qui ne permettra pas l’ouverture à la concurrence

Les syndicats s’opposent notamment au projet de décret-socle qui doit réglementer les conditions de travail dans le secteur ferroviaire (voyageurs et fret, public et privé). Pourtant ce projet résulte d’un compromis très favorable à la SNCF et à ses agents.

Les coûts d’exploitation de la SNCF dérivent à un rythme très supérieur à celui de l’inflation. Il en résulte une contraction de l’offre ferroviaire, suite aux difficultés budgétaires des Régions et de l’Etat. Mais le projet de décret-socle ne permettra pas à de nouveaux opérateurs de réduire les coûts d’exploitation du train. Il limite donc fortement l’utilité d’une ouverture des TER et Intercités à la concurrence.

Il rend inopérant l’ « appel à manifestation d’intérêt » lancé par le gouvernement aux opérateurs privés pour l’exploitation - à leurs risques et périls - des trains de nuit qui seront abandonnés par l’Etat à partir du 1er juillet 2016. Il condamne donc ces trains à la disparition pure et simple.

 

Un projet de décret-socle incompatible avec une politique écologique des transports

Alors que l’ouverture du fret ferroviaire à la concurrence en 2006 a permis le redressement du trafic, le projet de décret-socle remet en cause cette évolution en maintenant les coûts ferroviaires à un niveau élevé. Il favorise un report des trafics sur la voiture, le covoiturage, l’autocar, l’avion et le camion.

En Allemagne, au contraire, la libéralisation du transport ferroviaire a permis la relance du transport régional : amélioration de l’offre, baisse de la contribution publique, réouverture de 500 km de lignes et de 300 gares, et développement de l’emploi cheminot, public comme privé.

La FNAUT demande au gouvernement de rechercher un équilibre économique et social répondant aux objectifs de service public, et aux engagements pris lors de la COP 21. Ce sont en priorité les conditions de concurrence entre le rail et les modes concurrents qui doivent être harmonisées.

 

Contacts presse :

- Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09

- Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

- Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

 

http://www.fnaut.fr/actualite/communiques-de-presse/426-une-greve-contraire-aux-interets-des-voyageurs-et-dangeureuse

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 06:32

Un nouvel appel a mobilisation est lancé par les opposants au projet de plus en plus controversé

d'aéroport à Notre Dame des Landes. La FNAUT Pays de la Loire a signé cet appel .

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 06:49

COMMUNIQUE DE PRESSE

13 février 2016

Un référendum sur Notre-Dame-des-Landes ?
                                                                                 Une initiative improvisée et inadaptée

Le Chef de l’Etat vient de proposer un « référendum local » sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La FNAUT approuve le principe d’une consultation des citoyens, mais estime que la consultation prévue dans ce cas particulier est une fausse bonne idée.

Une initiative improvisée

L’organisation d’un tel référendum se heurte à de multiples difficultés qui n’ont pas été examinées.
- Quelle sera la question posée ? S’agira-t-il seulement de dire oui ou non au projet ? Un choix sera-t-il proposé entre la construction d’un nouvel aéroport, l’optimisation de l’aéroport existant, ou encore l’affectation de l’argent public (local, régional et national) à d’autres projets de transport ?
- Quel sera le périmètre de l’opération : l’agglomération nantaise ? le Grand Ouest ? la France entière ?
- Les informations fournies au public (en particulier sur les coûts du nouvel aéroport et de ses accès routiers et ferroviaires, et sur les prévisions de trafic) seront-elles objectives ?
- Les promoteurs du projet et les opposants disposeront-ils des mêmes moyens financiers pour diffuser leurs points de vue, et des mêmes accès aux médias ? Un garant neutre sera-t-il désigné ?
- Un seuil minimal de participation du public sera-t-il fixé ?
- Qui décidera des modalités de la consultation ? L’Etat et les collectivités locales, promoteurs du projet, ne peuvent être juge et partie.

Une initiative inadaptée

Bien que le nouvel aéroport international ne s’inscrive dans le cadre d’aucune politique aéroportuaire cohérente et que le schéma national des mobilités prévu par la loi du 4 août 2014 soit toujours attendu, le projet concerne la collectivité nationale.
- L’Etat en est le maître d’ouvrage et s’est engagé financièrement.
- Sa réalisation éventuelle entraînerait inévitablement une croissance du trafic aérien et des émissions de gaz à effet de serre : il intéresse tous les citoyens, et non les seuls habitants directement concernés.
- Comment éviter que ce référendum ne soit l’occasion d’exprimer un soutien, ou au contraire, une hostilité politique au gouvernement ou aux élus locaux ?

La FNAUT souhaite que le gouvernement mette fin sans violences à un débat qui aurait dû être tranché depuis longtemps, et assume son rôle : la décision finale relève de sa responsabilité, ce n’est pas aux régions de décider des grands investissements nationaux.

La FNAUT rappelle son hostilité au projet de Notre-Dame-des-Landes pour des raisons à la fois écologiques et économiques (voir ci-dessous son communiqué du 10 juillet 2015).

Contacts presse :
• Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09
• Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31


http://www.fnaut.fr/actualite/communiques-de-presse/422-un-referendum-sur-notre-dame-des-landes-une-initiative-improvisee-et-inadaptee

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:30
vendredi 12 février 2016
Communiqués

Des limites du référendum local

François Hollande a annoncé, jeudi 11 février, lors de son interview télévisée, la tenue « d’un référendum local » sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). FNE s’oppose à la mise en place d’un tel procédé pour décider de l’avenir de cet aéroport. Explications

Un outil qui n’existe pas

François Hollande a beau jeu de proposer un référendum local puisqu’il ne doit sans doute pas ignorer qu’un tel outil n’existe pas actuellement dans le droit français et que celui qu’il imagine serait donc le premier du genre. Autant dire que les obstacles sont nombreux avant la tenue d’un tel référendum. Est-ce à dire qu’il joue la montre concernant ce projet et que, à l’image de la centrale de Fessenheim, il espère que son quinquennat s’achèvera avant ?

Un référendum souvent pour ou contre le pouvoir en place

Si l’usage du référendum peut donner l’impression que la démocratie bat son plein, le risque est grand de voir les votants utiliser cette occasion pour exprimer leur mécontentement à l’égard du gouvernement et oublier, au passage, de répondre à la question posée. De plus, un référendum qui demande uniquement de répondre par oui ou par non, une fois que l’Etat a pris des engagements vis-à-vis des porteurs du projet, nous éloigne considérablement du concept de démocratie participative, de la co-construction. A ce jour, nous ne connaissons pas la question posée. Cela fait beaucoup d’inconnues sous le paravent du référendum…

Qui consulter pour un projet d’ampleur nationale ?

La question de l’échelle de la consultation pour organiser un tel référendum constitue également une difficulté supplémentaire. Comment, en fonction de la distance géographique qui le sépare du projet, un citoyen aura le droit, ou non, d’exprimer son avis sur ce projet d’aéroport ? Etant donné que c’est l’Etat qui porte ce projet d’aéroport, on peut sérieusement s’interroger sur l’opportunité d’interroger uniquement les citoyens résidant « autour de » et dans la zone d’aménagement. Il est nécessaire d’inscrire la création d’un nouvel aéroport dans une politique d’aménagement qui doit être définie au niveau national. Sans quoi, cette politique se contentera d’être la compilation de projets répondant d’abord au désir des élus de faire plaisir à leurs électeurs.

Organiser l’information des citoyens

Il n’est pas envisageable de mettre sur la table un projet de référendum sans s’interroger sur la procédure d’information mise en place à l’attention des futurs votants. Les citoyens doivent disposer d’une analyse coûts/bénéfices alimentée non seulement par les porteurs du projet mais aussi par leurs contradicteurs, voire par une expertise « indépendante ». Sans ce processus d’information, difficile de voter en connaissance de cause…

Denez L’Hostis, président de FNE : « Il est difficile d’imaginer que l’avenir d’un projet d’aménagement d’une telle ampleur soit confié aux seuls citoyens résidant à proximité. Le choix de construire un nouvel aéroport à Nantes donne une orientation forte à la politique du gouvernement en matière de transport. Le problème est que cette orientation est en complète contradiction avec les engagements pris à l’occasion de la cop21 quand les transports en commun terrestres et fluviaux devraient être LA priorité. Comment la France peut espérer amorcer la transition énergétique en s’accrochant à un projet programmé  il y a plus de cinquante ans, sauf à considérer que le monde n’a pas changé depuis…»

 

Télécharger le communiqué en PDF

Par FNE
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 01:04
28 janvier 2016    
 
Trains Intercités : la dégradation s’accentue
La FNAUT demande une intervention rapide de l’Etat -
Autorité Organisatrice
 
 
Après avoir pris diverses décisions qui pénalisent les utilisateurs des trains Intercités, la SNCF veut supprimer l’affichage des places réservées dans certains de ces trains. Cette dégradation incessante de l’offre est inacceptable, l’Etat doit intervenir sans attendre.
 
La SNCF a déjà supprimé plusieurs relations Intercités au service 2016(1), alors même que le gouvernement ne va statuer qu’après la remise du rapport du préfet-médiateur François Philizot, qui consulte actuellement les élus régionaux et les associations d’usagers.
 
La dégradation s’accentue
 
La décision de la SNCF de rendre payants les échanges et les annulations de billets est inadmissible pour les Intercités sans réservation obligatoire, car ces pratiques n’entraînent jamais de pertes de recettes pour l’exploitant(2).
 
Simultanément, de façon très discrète dans certaines gares, la SNCF informe qu’elle va supprimer à compter du 15 février 2016, dans les Intercités Paris-Bourges-Montluçon et Paris-Nevers, l’affichage des places réservées.  Cette mesure provoquera inévitablement des conflits entre voyageurs.
 
L’Etat doit intervenir
 
Face à cette dégradation incessante des Intercités, la FNAUT demande à l’Etat de faire annuler les décisions récentes de la SNCF. Elle attend aussi qu’à la suite des conclusions du médiateur, l’Etat, autorité organisatrice des Intercités, réponde vraiment aux attentes des usagers.
 
Le train n’est pas l’avion
 
La souplesse d’accès au train est indispensable face à la concurrence de l’automobile : le train n’est pas l’avion.
 
Tous les trains Intercités doivent être accessibles avec un billet « ouvert », sans réservation, comme c'est le cas pour la quasi-totalité de ces trains dans les autres pays européens.
 
 
 
Contacts presse :
-    Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
-    Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
 
 
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 02:10

Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes -

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs,

le samedi 9/01/2016

31 décembre 2015
 

Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits « historiques », qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000€ par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

 

Attention changement de date par rapport aux premières annonces ayant déjà circulé.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier. Une AG le soir même a décidé d'avancer la mobilisation au samedi précédent. Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs. Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi « CAP sur la COP » malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad
et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

  • à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes
  • si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions.

 

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport :

des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

 

 

 

Pour Nantes, détail des rendez-vous :

à vélo:

  • Bourg de Notre-Dame-des-Landes 8h30

  • Le Cardo 11h30

  • Zénith Atlantis 11h30

  • Cinéville de Saint Sébastien 11h30

  • Centre Commercial Océane Porte de Rezé 11h30

à pied :

 

  • La Neustrie - terminus du tram ligne 3 - 11h30

 

Surveillez les informations, pour Nantes et ailleurs, sur

https://www.acipa-ndl.fr/ et http://zad.nadir.org

 

Télécharger l'affiche HD

Télécharger le texte d'appel en PDF

 

Plans des accès

Plans général des différents accès

Plan de l'accès routier pour les personnes venant de Saint Nazaire etc

Plan du tram nantais

 

 

 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:16

 

La SNCF supprime toute information écrite sur les horaires

 

Alors que la SNCF a réduit sensiblement son offre au service horaire 2016 (voir notre communiqué du 26 novembre, ci-dessous), elle a supprimé aussi toute information écrite sur les horaires TGV, allant à l’encontre de ses obligations fixées par l’Etat. 

 

Une dégradation inadmissible de l’information des voyageurs 

Sans la moindre consultation, la SNCF a supprimé, pour faire des économies dérisoires, l’édition des fiches horaires TGV sur papier disponibles dans les gares. 

Ces documents, très appréciés des voyageurs, permettaient seuls de connaître le détail des horaires sur une période de 6 mois (jours de circulation, gares desservies…). Le site internet de la SNCF ne fournit en effet que des informations incomplètes.

Or le Cahier des charges qui fixe les obligations de la SNCF impose explicitement à l’exploitant de mettre « … à la disposition des voyageurs, de manière précise et accessible, toutes les informations utiles portant sur les horaires des trains, les tarifs… ».

La mise à disposition en open-data de l’intégralité des données horaires de SNCF depuis le 6 décembre 2015 ne peut constituer une réponse satisfaisante à l’abandon des fichiers horaires sur papier.

 

La SNCF accentue volontairement la fracture numérique

La SNCF oublie que 23 % des Français n’ont pas accès à Internet à leur domicile, et que 39 % d’entre eux  ne possèdent pas de smartphone (1).

Elle contribue également à l’opacité du système ferroviaire, en rendant impossible toute transparence, lisibilité et traçabilité des services horaires d’une année à l’autre.

 

Dans ces conditions, la FNAUT demande :

  • au gouvernement de renforcer son autorité de contrôle, conformément à la loi de réforme ferroviaire du 4 août 2014, et d’exiger une amélioration rapide de l’information des voyageurs ;
  • - à la SNCF de rétablir une information de qualité à destination de l’ensemble des voyageurs, quel que soit le canal de diffusion.

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 06:52

Sarthe Nature Environnement et la FNAUT Pays de la Loire vous invitent :


Discussion autour de l’étoile ferroviaire Mancelle


Sarthe Nature Environnement est une fédération départementale d’associations de protection de l’environnement qui articule son programme associatif autour d’une thématique annuelle, à raison  d’une action par mois. En 2015, les actions menée sont concerné, «le transport dans tous ses états».
Pour lutter contre la pollution générée par les transports et particulièrement par l'utilisation de la voiture individuelle, le concept d'éco-mobilité se répand. Préférer le train pour des déplacements, à l’intérieur et hors du département, et l’utiliser en zone péri-urbaine quand une desserte ferroviaire existe fait partie intégrante de ces objectifs.
Quel serait l’intérêt de continuer à se déplacer et rejoindre le Mans en voiture?

 

L’Etoile ferroviaire Mancelle, héritage du passé récent est un atout pour le territoire. Elle présente un grand intérêt pour les communes péri-urbaines dont une part de la population nécessite un déplacement jusqu’au Mans.
La création de nouvelles dessertes et de nouvelles haltes le long des axes existants est déjà engagée.
A quoi sert-il de renforcer des haltes si le modèle de développement des communes concernées n’est pas adapté?
Ces objectifs interviennent directement dans les plans d’urbanismes des communes concernées afin de densifier leur urbanisation autour des haltes et non sur des parties trop éloignées.
Ces questions de modernisation du réseau ferroviaire en Sarthe ont fait l’objet d’une étude régionale qui n’a jamais été présentée dans son intégralité à la population.Pour y remédier,une table ronde sera mise en place.

 

La discussion est ouverte à toutes et à tous et se veut citoyenne,
que vous soyez simple usager ou acteur de terrain, venez nombreux !

 

Cette soirée est organisée le Mercredi 16 décembre à 18h,
 au cinéma le Royal
,

409 Avenue Félix Geneslay, 72100 Le Mans.


La soirée s’articulera de la manière suivante :

  • Introduction avec une présentation de l’étoile ferroviaire Mancelle
  • État des lieux du réseau actuel
  • Exposition des problématiques liées au transport ferroviaire
  • Les conséquences pour l’urbanisme des communes concernées
  • Quelles perspectives pour le développement du réseau ferroviaire en Sarthe ?
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N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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