Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:30

https://img.over-blog-kiwi.com/1/43/53/93/20170513/ob_12b237_index.jpg

 

Grandes infrastructures de transport :


la FNAUT réclame des investissements plus importants et ciblés sur la mobilité durable

 

Communiqué                                                                                                    24 mai 2017

 


La FNAUT appelle le gouvernement à prendre en considération l’impact des grandes infrastructures de transports sur la santé publique, l’aménagement du territoire et l’environnement.

 
Répondre d’urgence aux besoins croissants de mobilité

 
Deux décisions sont attendues d’urgence par la FNAUT :


- le lancement du 4e appel à projets de transports collectifs urbains et de mobilité durable prévu par le Grenelle de l’environnement, mais écarté de manière irresponsable lors du quinquennat précédent ;
- une hausse significative des crédits annuels affectés au réseau ferré classique, d’Ile-de-France et de province, pour enrayer sa dégradation et garantir la desserte des villes moyennes et le transport du fret.
 

 

Eviter des gaspillages et des atteintes inutiles à l’environnement


 - Les priorités du Grand Paris Express doivent être concentrées sur les lignes les plus utiles (14 et 15).
- Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est inutile, la moitié des habitants de Nantes a d’ailleurs voté contre ce transfert lors de la consultation de juin 2016.
- Les projets de deuxième autoroute Lyon – Saint-Etienne (A45), de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et d’A31 bis en Lorraine sont eux aussi des aberrations techniques et environnementales ; c’est le rail qui est adapté à la desserte des zones urbaines denses. 
- Le canal Seine-Nord est « un projet démesuré, d’une naïveté déconcertante, un gâchis économique et environnemental », selon Edouard Philippe, alors maire du Havre. Il faut en priorité moderniser le réseau navigable existant (fleuves et canaux) et améliorer la desserte ferroviaire de nos ports.


Par contre l’accès ferroviaire depuis Lyon au tunnel de base Lyon-Turin, en construction, et la LGV Bordeaux-Toulouse/Dax sont justifiés économiquement, bénéfiques pour l’environnement et indispensables à l’aménagement du territoire européen. La réalisation d’autres projets doit être accélérée : le tronçon Paris-Mantes de la ligne nouvelle Paris-Normandie incluant une gare à Nanterre-La Défense, le prolongement Belfort-Lutterbach de la LGV Rhin-Rhône, la VFCEA Nevers-Chagny.
 

 

Assurer le financement par la fiscalité écologique
 
Le financement du transport public et celui du transport non routier des marchandises peuvent être assurés par une fiscalité environnementale portant sur les transports aériens et routiers, dont la mise en place serait facilitée par le bas prix actuel du pétrole. En Allemagne, l’écotaxe poids lourds rapporte 4 milliards d'euros par an et finance les infrastructures de transport.
 

 

Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09

  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

communiqué de presse du 24 mai 2017

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 23:25

Mai 2017

 

OUIBUS, IDVROOM : la FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF


Après avoir, en 2012, lancé le réseau de lignes d’autocars longue distance Ouibus qui concurrence le train, la SNCF renforce cette concurrence en mettant en place des services de covoiturage.

Ouibus concurrence les Intercités et les TGV

Comme cela a été démontré par l’Agence de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières (ARAFER), le réseau des autocars Ouibus (ex-IDBus) est celui des réseaux de cars « Macron » qui concurrence le plus le train, principalement les Intercités et les TGV, mais aussi certains TER financés par les Régions.

Non seulement le réseau Ouibus, très étoffé en juillet 2016, fait perdre des recettes à la SNCF, mais il est déficitaire car la SNCF doit pratiquer des prix très bas pour résister à la concurrence de Flixbus et Isilines : son déficit cumulé était déjà de 41 millions d’euros fin 2013, son montant actuel n’a pas été publié.

En Allemagne, la Deutsche Bahn, après avoir mis en place un réseau de cars, a finalement renoncé à cette initiative et recentré ses activités sur le train : c’est l’exemple à suivre.

IDVROOM concurrence le TER

L’offre de covoiturage IDVROOM ne devait initialement concerner que des trajets courts de rabattement des voyageurs sur les gares, en particulier en bouts de lignes, afin de mieux remplir les trains.

Or la SNCF développe aujourd’hui cette offre en concurrence avec le TER, entre Bourgoin et Lyon puis, comme le fait Blablalines, sur des trajets plus longs tels que Dunkerque-Lille (80 km, un axe très bien desservi par le train, TER et TER-GV).

Le rôle rationnel des offres routières

Les offres routières de la SNCF (Ouibus, IDVROOM, IDCAB, IDPASS) sont accompagnées de publicités révélatrices de ses objectifs : « Profitez-en aussi au quotidien, même sans prendre le train ! ».

La FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF : l’autocar, le covoiturage, le taxi, la location de voiture doivent être complémentaires et non concurrents du train, c’est-à-dire faciliter le rabattement des voyageurs sur les services existants. Une offre routière ne doit pas remplacer le train : elle n’a de sens que sur les itinéraires dépourvus de toute infrastructure ferroviaire, ou à des horaires (très matinaux ou très tardifs) auxquels un service ferroviaire n’est pas justifié par le volume du trafic potentiel.

Ce que les voyageurs attendent de la SNCF n’est pas une diversification routière de son offre, mais un renforcement des services ferroviaires, qui doivent rester son cœur de métier, et une maîtrise de leurs coûts de production afin d’éviter leur contraction.
                                                 
Contacts presse :      

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
Repost 0
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 08:53

http://www.net1901.org/image/use2/3/30015.jpg

Pétition pour une augmentation du trafic TER sur la ligne LGV Rennes – Laval - Le Mans



Bonjour à tous, membres et sympathisants de l'AUTIV (représentant la FNAUT en Ille et Vilaine), Vous pouvez signer en ligne ici [2] une pétition des usagers du TER  Rennes-Laval-Le Mans pour interpeler le Ministère des Transports, les  Conseils Régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne, les élus et  députés de Mayenne et d'Ille & Vilaine et la direction de la SNCF.

 En voici le texte :

 " Le 2 juillet 2017, la nouvelle ligne LGV entre Paris et Rennes sera  mise en service. Cette nouvelle infrastructure ferroviaire promet aux  usagers, selon les services de communication de la SNCF de « voyager  plus vite », « voyager mieux », et « voyager plus », avec « un
renforcement de l'offre ». (source  :http://blog-tgvatlantique.sncf.com/feedbacks/149930-decouvrez-projets-horaires-2017-bretagne  [3])

Mais pour nous, les usagers du TER, qui prenons tous les jours le  train pour nous rendre sur notre lieu de travail via la ligne Rennes –  Laval - Le Mans, cette amélioration annoncée ne se produira pas.

En effet, les horaires révélés récemment sur le site du TER  Bretagne  (http://applications.region-bretagne.fr/ter/horaires/horaires/168/26/1#search-form  [4]) annoncent la suppression de plusieurs trains actuels qui circulent  à des horaires stratégiques pour qui se rend sur son lieu de travail.  Voici l'exemple le plus problématique : il y a actuellement deux  TER qui partent de Rennes vers Laval via Vitré le matin entre 7 et 8  heures du matin : celui de 7h10 et celui de 7h39. Ces trains sont loin  d'être vides, celui de 7h39 ayant régulièrement des passagers devant  voyager debout entre Châteaubourg et Vitré.
Dans la nouvelle grille d'horaires, ces deux trains sont purement et  simplement supprimés, et aucun TER ne circule plus sur cette ligne  entre 7 et 8 heures ! Un seul TER fait ce trajet, mais partant bien plus tôt, à 6h59.
Que la SNCF remplace deux TER entiers par un seul est déjà en soit  un problème évident. En dehors des enquêtes régulièrement faites sur cette ligne, la SNCF connaît forcément le nombre d'acheteurs de  billets et d'abonnements sur cette ligne ! Comment peut-elle envisager
d'entasser les passagers de deux trains dans un seul ?
Mais surtout, la suppression du TER de 7h39, qui circule depuis plus de 15 ans, pose un énorme et insoluble problème pour les salariés se  rendant sur leur lieu de travail, ainsi que pour les scolaires et étudiants.

Pour ces raisons, nous les usagers réguliers de la ligne Rennes –  Laval - Le Mans, demandons :

1°/ Le rétablissement d'un ou plusieurs TER entre 7 et 8 heures du  matin sur cette ligne, direct et/ou omnibus.

2°/ La possibilité pour les usagers TER de prendre les TGV sur la  ligne Rennes – Laval - Le Mans si les TER ne peuvent pas être  rétablis. Un dispositif permet déjà aux usagers TER de Bretagne de le  faire, mais pas en Pays de la Loire.

3°/ D'augmenter globalement l'offre de transport TER sur la ligne  Rennes – Laval - Le Mans le matin (les horaires du soir étant  nettement moins problématiques).

Sur les TER des Pays de la Loire, il est écrit « avec la Région, l'avenir prend de l'avance ». Pour des centaines d'usagers, l'ouverture  de la LGV est pour le moment synonyme du contraire. Il n'appartient  qu'aux élus et aux responsables de la SNCF que cela devienne vraiment  une réalité.

N'oublions pas que les usagers du TER sont des électeurs, et qu'ils  sont aussi acteurs de l'économie locale. Être abonné TER sur la ligne  Rennes - Laval coûte 1600€ environ par an, ça non plus il ne faut pas l'oublier et ça donne le droit d'être entendus par la SNCF.


 Les signataires

L'équipe de l'Autiv

Repost 0
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:00

Texte et Pétition des usagers de la ligne 1 Nantes - Saint-Nazaire - Le-Croisic et propositions

Sur la ligne 1 Nantes - Saint-Nazaire - Le-Croisic, dont le Comité de Ligne N°4 (cela ne s'invente pas) s'est déroulé  le jeudi 2 mars 2017 à 18h15, 44510 à Le Pouliguen, le mécontentement grandit à l'approche de la mise en service des nouveaux horaires.

Rien ne change...

Les utilisateurs de la ligne 1 travaillant à Saint-Nazaire, ont pris connaissance des « Nouveaux horaires » applicables au 2 juillet 2017 qui ne les satisfont pas.

Ils réclament des d’arrêts supplémentaires à La-Basse-Indre-St-Herblain et à Penhoët. Cette demande s'appuie sur une pétition recueillant de nombreuses signatures (123 au total).

Lors du Comité de ligne de mars, le mécontentement était déjà présent...  

 

Dossier SNCF Comité de Ligne N°4 (grille TGV)

Repost 0
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 14:13

 

 

Activité chargée concernant les TER vers le littoral atlantique, en effet deux dates proches où les usagers sont conviés à s'exprimer : 

  •   le 16 mai
  • et le 18 mai 2017

La première date concerne une réunion publique organisée à 20h30 à la salle polyvalente Escale de Retz de Sainte-Pazanne par SNCF Réseau.

Il s'agit d'une réunion de chantier qui vise à présenter les travaux ferroviaires en gare de Sainte-Pazanne prévus de fin mai au 1er décembre 2017.Les objectifs, La consistance ainsi que Les impacts (fermetures temporaires des passages à niveau et nuisances sonores) des travaux dans le cadre de la modernisation des lignes Nantes – Pornic / Saint-Gilles-Croix-de-Vie que SNCF Réseau effectue

Enfin la deuxième date concerne le prochain comité de ligne « Nantes – Pornic – Saint-Gilles-Croix-de-Vie – Saint-Jean-de-Monts – Noirmoutier » qui se tiendra le 18/05 à Saint Hilaire de Riez à partir de 18h15.

Sur ce dernier point vous pouvez faire parvenir vos éventuelles remarques sur les  projets horaires de l'été et de l'automne prochains afin que nous puissions les transmettre aux services de la  SNCF lors du comité de ligne.
 

Article de Presse

Repost 0
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:09

 

 

 

 

 

 

Harcèlement sexiste dans les transports : la FNAUT lance une nouvelle enquête


La FNAUT lance une nouvelle enquête en ligne auprès des femmes sur le harcèlement sexiste dans les transports routiers de personnes (taxis, VTC, autobus, autocar, covoiturage), les espaces d'intermodalité ainsi que sur l’efficacité des dispositifs de prévention et d’alerte.

Le harcèlement sexiste est toujours une question d’actualité. Selon notre enquête de l’an dernier, 87% des usagères des transports publics auraient déjà été victimes de harcèlement.

Lutter contre le harcèlement sexiste pour faciliter la mobilité des usagères est d’autant plus indispensable que les usagers des transports collectifs sont majoritairement des femmes.

Les préconisations de la FNAUT concerneront les femmes elles-mêmes, les témoins des agressions, les agresseurs, les entreprises de transport et les collectivités.

Objectifs de l’enquête :

  • Compléter l’étude de 2016 sur le harcèlement sexiste dans les transports publics.
  • Elargir le champ de l’étude à l’ensemble des transports routiers et aux lieux de correspondance.
  • Mesurer l'efficacité des dispositifs de prévention et d’alerte déjà en place
  • Evaluer la connaissance et la mise en œuvre des solutions proposées dans l’enquête de 2016 pour améliorer la sûreté dans les transports.


Contenu du questionnaire :

  • Harcèlement sexiste au sein des transports routiers de personnes.
  • Harcèlement sexiste au sein des lieux d’intermodalité (cheminements d’accès aux différents modes de transports et cheminements de correspondance).
  • Connaissance et efficacité des dispositifs de prévention et d’alerte (alarme, présence humaine, signalement dans les applications associées aux services considérés).
  • Connaissance et évaluation des mesures de prévention (formation des agents, marches exploratoires etc.).

 

Le questionnaire est disponible sur le site : https://tinyurl.com/hctsexiste2017

 

La FNAUT invite les femmes à répondre nombreuses à ce nouveau questionnaire et à le relayer dans leur entourage. L’amélioration des dispositifs de prévention et d’alerte est un objectif de première importance pour assurer des déplacements confortables et sécurisés.

Contact presse :

Christiane Dupart, vice-présidente de la FNAUT, 06 80 64 05 60

 
 
 
 
Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire
commenter cet article
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 07:04

http://a137.idata.over-blog.com/500x375/0/11/17/04/bretagne/ter-bretagne-v-170709-20h05-P1050198.JPG

Pour une offre de trains adaptée aux besoins des usagers quotidiens de la gare de Redon

 

 

Contexte : la Région et la SNCF ont présenté de nouveaux  projets d'horaires à compter du 2 juillet 2017 qui risquent d’entrainer une détérioration  de la vie professionnelle et personnelle pour un grand nombre des usagers quotidiens du TER.

Les horaires SNCF seront décalées par rapport aux horaires de travail augmentant  alors,  de près d’une heure en moyenne, le temps passé en dehors du domicile. Conséquences : 50-60 % des usagers pensent se reporter sur la voiture (axe Redon - Rennes).

Une offre de train adaptée, cela signifie :

Sur l'axe Redon -Rennes : 

  • le matin dans le sens Redon -> Rennes : demande de 2 trains de durée de trajet correcte (< 40 minutes) pour permettre aux usagers d'arriver en gare de Rennes vers 7h30-7h45 et 8H30-8h45 (pour les usagers-travailleurs ou étudiants commençant à respectivement 8h et 9h)

  • le soir dans le sens Rennes -> Redon : demande de 3 trains de durée de trajet correcte (<40 mn) au départ de Rennes à 17h35/17h 40, 18h/18h15 et 19h/19h15.

Sur l'axe Redon - Vannes :

  • le matin dans le sens Redon -> Vannes : demande de trains sensiblement identique à l'actuelle, dont le dernier doit arriver en gare de Vannes avant 9h00

  • le soir dans le sens Vannes -> Redon : demande de  trains autour de 16h30/16H40 -17h15/17h30 et  18h30/18h40

                                                               

Cette pétition sera remise à:

 

  • Chargé des transports et des mobilités en Bretagne et à la SNCF
  • La région Bretagne et la SNCF

Pétition des usagers de la gare de Redon

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/entre-redon-et-rennes-le-casse-tete-des-horaires-et-des-dessertes-ter-4956377

Repost 0
2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 07:01

http://decodeurs.blog.lemonde.fr/files/2014/03/LesDecodeurs-LogoBaseline.png

 

A l'occasion des élections présidentielles, le journal Le Monde se penche sur les fractures françaises à travers plusieurs thématiques.. Le domaine des transports en fait partie.

 

Les fractures françaises (3/5) : les transports, ou comment le modèle ferroviaire fait débat.

 

En quelques 12 diapositives, le tour d'horizon est effectué avec toujours autant d'efficacité et de pédagogie : On en redemande !

 


http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/portfolio/2017/04/19/les-fractures-francaises-3-5-les-transports-ou-comment-le-modele-ferroviaire-fait-debat_5113385_4355770.html

L'infographie du journal Le Monde en PDF

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans 2017 : Année électorale
commenter cet article
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 12:58

 

"Refusons le repli sur soi et l’intolérance, défendons la solidarité, l’égalité, les libertés et les droits pour tou.te.s" : 61 ONG se rassemblent pour signer un appel à voter contre le Front National.

 

http://www.francenetinfos.com/wp-content/uploads/2017/03/Election-Pr%C3%A9sidentielle-2017.jpg

 

Dans quelques jours, nous élisons un.e président.e de la République.

Pendant cinq ans, il ou elle aura le pouvoir de changer les choses. Pour le meilleur… ou pour le pire.

 

A la veille de cette élection aux enjeux majeurs, nous, organisations de la société civile, souhaitons lancer un cri d’alarme pour défendre les valeurs qui nous animent et qui constituent le socle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ces valeurs sont celles de notre devise nationale : la liberté – de critiquer, de manifester, de penser autrement, de proposer des alternatives –, l’égalité – bien réelle entre toutes et tous, face à l’emploi, aux aides sociales, à l’accès aux soins et au socle de droits–- et la fraternité – c’est-à-dire la générosité et l’humanité envers tous comme le respect de notre environnement partagé.

Beaucoup d’entre nous, beaucoup d’entre vous, observent avec effroi la mise à mal croissante des solidarités. Si la protection sociale assure toujours pour partie les solidarités à tou.te.s, elle ne permet plus à certains d’accéder à l’indispensable.

Nombreux se voient bafoués, ici, de leurs droits à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la santé... et, plus loin, d’autres endurent la famine, la guerre, les dérèglements climatiques dans l’indifférence que nos solidarités internationales contribuent à combattre.

Notre société n’assure pas une vie digne à tou.te.s.

Nos organisations côtoient toutes celles et tous ceux qui peuvent être tentés par le découragement, la colère, l’indifférence ou l’opposition aux politiques qui n’ont pas répondu aux inégalités et à l’injustice que beaucoup ressentent. Elles constatent le foisonnement des initiatives, des propositions et alternatives que portent les citoyennes et citoyens, une citoyenneté active à laquelle elles participent pleinement.

 

C’est pour nous, organisations de la société civile, autant de raisons de repenser lors du prochain quinquennat nos interventions pour mieux interagir avec toutes celles et tous ceux qui ne croient plus à l’action collective et à la défense de nos idéaux. Protéger les valeurs universelles – liberté, égalité, fraternité –, c’est agir pour nos combats quotidiens, c’est choisir un modèle de société auquel le plus grand nombre aspire. C’est aussi promouvoir et accompagner la transition vers un autre modèle de développement, plus respectueux des impacts sociaux et environnementaux : un modèle de développement qui ne laisse aucune partie de la société au bord de la route.

Avec l’expérience des dernières décennies, la tentation est forte de considérer que nos combats ne se gagneront pas par le vote, qu’il n’y a pas grand-chose à attendre de ce qui sortira des urnes.

 

Pourtant, si le meilleur n’est pas forcément garanti, le pire reste malheureusement possible. Le pire, ce sont nos valeurs mises à sac. Le pire, c’est une remise en cause des droits qui ne seraient pas les mêmes pour tou.te.s, de la solidarité qui ne s’appliquerait pas à tout le monde et, pour garantir notre sécurité, le renoncement à nos libertés et l’affaiblissement de notre démocratie.

Nous ne pouvons pas rester spectateurs. Mobilisons-nous face à celles et ceux qui prônent le rejet de l’autre et le repli sur soi. Il en va de la défense de nos valeurs les plus universelles, un enjeu majeur de cette élection.

 

61 organisations cosignataires

ActionAid France - Peuples Solidaires, Aides, Alofa Tuvalu, Alternatiba, Animafac, ANV-COP 21, Association des Paralysés de France, ATTAC, CCFD Terre Solidaire, Centre Primo Levi, Ceras, Concordia, Coordination Sud, CRID, Emmaüs France, Etudiants et Développement, FADEAR, Fédération des acteurs de la solidarité, Fédération des associations de marocains en France, Fédération Loisirs Solidarité retraités, Fondation Abbé Pierre, Fondation Energies pour le Monde, Foodwatch, FORIM, France Libertés, France Nature Environnement, France Terre d'Asile, Générations Futures, Greenpeace France, Hôtel social 93, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), L'Auberge des Migrants, La Cimade, La Ligue de l'Enseignement, La Main Tendue, Les Amis de la Terre France, Ligue des Droits de l'Homme, LVN - personnalistes et citoyens, Maison des Potes, Médecins du Monde, MIRAMAP, Mountain Wilderness France, MRJC, Noé, OMPE, ONE, Osez le féminisme !, Oxfam France, Pas sans Nous, Place to B, Planning familial, REFEDD, Réseau Action Climat, Réseau CIVAM, Secours Islamique France, Sherpa, Solidarité Laïque, SOS Racisme, Utopia 56, WWF, Zero Waste France.

Repost 0
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 11:30

Comme cela a déjà été évoqué, sur ce Blog, le domaine du Transport n'a pas été au coeur des préoccupations des candidats.

Pour la FNAUT, par la voix de son président, Bruno Gazeau « les candidats sont restés sur des voeux pieux et ne sont pas rentrés dans le détail de mesures concrètes. il serait temps que les candidats à la présidentielle s’engagent plus en amont, en proposant par exemple, une TVA à 5, 5 % pour le prix des transports en commun, et en précisant le niveau des investissements qui doit être fait sur les infrastructures ou sur la manière dont ils pourront développer les véhicules autonomes dans les zones peu denses en population ».

https://en-marche.fr/images/couverture-programme.png

Mobilité :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/mobilite

Environnement et transition écologique :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

 

 

https://www.marine2017.fr/wp-content/uploads/2017/04/affiche-officielle_bd-724x1024.jpg

https://www.marine2017.fr/programme/

 

Quelques comparatifs ont été fait sur la toile :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/resultat-election-environnementale-macron-lepen-28868.php4#xtor=EPR-1

Une analyse récente sur les français et les transports.

http://www.mobilicites.com/011-6140-Une-France-peripherique-en-mal-de-transports.html

 

Les deux candidats ont eu l'occasion de détailler leurs différences durant la campagne, notamment dans leur réponse au questionnaire transports du think tank TDIE.

 

Concurrence dans le rail

Pro-européen, le candidat d’En Marche ! propose en matière d'application du quatrième paquet ferroviaire de se passer de l’expérimentation pour l'ouverture à la concurrence de certaines lignes de TER par des Régions candidates. Emmanuel Macron préconise d'adopter directement une loi d’ouverture permettant à toutes les Régions d'utiliser ou non ce cadre. De quoi remettre en cause le consensus auquel sont parvenus l'exécutif sortant et Régions de France.

A l'inverse anti-européenne, la candidate du Rassemblement bleu Marine rejette toute perspective de libéralisation imposée par Bruxelles. Elle n'envisage donc pas d'ouverture du TER à la concurrence.

Elle dénonce également les autocars Macron, parlant d'échec et de course au profit à court terme.

Gouvernance de la mobilité

Emmanuel Macron s'inscrit dans la continuité des lois votées (NOTRe, Maptam, etc.) durant le quinquennat Hollande qui désignent la Région comme chef de file de la mobilité organisant le TER et les lignes d'autocars conventionnées, et font émerger la Métropole.

Marine Le Pen propose un grand chambardement. Elle supprimerait la Région, l’échelon distingué par l’Europe, pour repartir ses compétences entre le triptyque – État, département, commune. La candidate de l'extrême droite n'en détaille pas les conséquences sur la gestion du TER qui – on l'imagine – serait centralisée au niveau étatique.

Grands travaux

Les deux candidats convergent sur la nécessité de donner la priorité à l'entretien des réseaux ferroviaires et routiers existants.

Pour autant, il ne s'agit pas de stopper tous les grands travaux lancés avec des fonds européens. Emmanuel Macron prône la poursuite du Canal Seine-Nord et du Lyon-Turin. Peut-être parce qu'elle est élue des Hauts-de-France, Marine le Pen défend la réalisation du Seine-Nord, ne "crachant" pas sur le cofinancement européen de 40%. En revanche, si elle était élue, elle arrêterait le Lyon-Turin dont elle estime le coût à 50 milliards d'euros.

Autoroutes et financement des infrastructures

C'est un autre point de divergence. Elue présidente, Marine Le Pen affirme qu'elle renationaliserait les autoroutes sans chiffrer le coût de la mesure, et affecterait les dividendes à l'entretien des routes via l'AFITF. Toutefois, la candidate d'extrême droite laisse planer le doute sur le maintien de l'AFITF. Surprise, elle cite la Cour des comptes hostile à cet instrument.

Pas question d'une nationalisation des autoroutes pour Emmanuel Macron. Au contraire, le candidat d'En Marche !, qui envisage de vendre certaines participations de l'État ou de vendre certaines sociétés publiques, pourrait continuer le mouvement amorcé dans les années 2000. Ce n'est pas écrit dans son programme mais, selon nos informations, les "tunnelières" SFTR (Fréjus) et l'ATMB (Mont-Blanc), les deux seules concessions autoroutières alpines encore publiques pourraient faire l'objet d'une vente, le scénario ayant été évoqué sous ce quinquennat. Plusieurs investisseurs sont sur les rangs.

Financement du transport public

Pour le leader d'EM et pour Marine Le Pen, pas question de toucher au versement transport (VT), une mesure qui fonctionne selon les deux candidats.

Sur la question du rétablissement de la TVA à 5,5% (au lieu de 10%) pour les transports publics, le secteur ne peut pas fonder grand espoir sur l'arrivée de l'un ou l'autre candidat.
Emmanuel Macron esquive la question et Marine Le Pen affirme être opposée à une baisse du taux au nom de la stabilité fiscale pour les entreprises.

Régimes de retraite spéciaux

Emmanuel Macron promet de mettre fin aux régimes spéciaux comme ceux des cheminots et des agents de la RATP. Mais comme l'a précisé son allié François Bayrou au lendemain du premier tour, ce chantier de taille s'étalerait sur dix ans.

Marine Le Pen promet aussi de s'attaquer aux régimes spéciaux tout en considérant que certains se justifient malgré tout.

 

 

Repost 0

N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

Vous Cherchez ?

La FNAUT sur scoop.it

Capture-d-e-cran-2013-04-20-a--14.15.39.png

En Ligne Hier...

Nos Rubriques