Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:33

 

Communiqué - 11/9/2017

 

Les préoccupations de la FNAUT doivent être au cœur des Assises de la mobilité


Il faut répondre aux besoins croissants des usagers des transports, éviter la saturation des réseaux routier et ferré, et inciter au report modal pour réduire la pollution de l’air et lutter contre le réchauffement climatique. Un changement majeur des priorités est donc urgent. Les nouvelles mobilités ne sont pas la solution-miracle, de grands investissements bien choisis restent nécessaires.
 

Des efforts supplémentaires pour répondre aux besoins actuels
 
La priorité affichée au réseau ferré classique pour les trains de la vie quotidienne (trains régionaux et Intercités) exige des efforts financiers supplémentaires de régénération du réseau, mais aussi de ponctualité. Les événements de l'été à la gare de Paris-Montparnasse ont démontré l'urgente nécessité de renforcer la robustesse des services et la fiabilité de l'information des voyageurs.
 
Les dessertes et fréquences des TER, Intercités et TGV doivent être étoffées : une stratégie de développement - et non de régression - doit être mise en œuvre par la SNCF, à l’exemple d’Air France.

 


Des décisions rapides pour répondre aux besoins futurs
 
Il faut aussi anticiper les besoins futurs, ce qui suppose de décider dès aujourd'hui les investissements nécessaires et de les programmer. Le 4ème appel à projets de transports urbains en site propre, des lignes nouvelles sur la transversale sud et l’axe Paris-Normandie ainsi que le Lyon-Turin sont indispensables pour répondre aux évolutions démographiques et protéger l’environnement.
 
Une concurrence régulée entre opérateurs ferroviaires
 
La qualité des services ferroviaires et une baisse de leurs coûts de production doivent être une exigence quotidienne que peut faciliter une mise en concurrence régulée, promise mais encore non réalisée, sous la forme de délégations de service public pour les trains TER et Intercités.
 
La maîtrise des « nouvelles mobilités »
 
Les nouvelles mobilités doivent se développer dans l'équité entre les modes de transport, qu’il s’agisse des conditions d'accès aux professions et des exigences de formation, de la fiscalité, de la contribution financière au fonctionnement des équipements publics par application du principe « utilisateur-payeur », ou de l’équité environnementale par application du principe « pollueur-payeur ».
 
La mise en œuvre des nouvelles mobilités ne doit pas être piloté uniquement par la recherche et le marché, elle doit aussi être régulée par une complémentarité organisée de tous les modes de déplacement.

 
Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 07:09

Communiqué du lundi 17 juillet 2017

 

Pollution de l’air : la FNAUT réclame des solutions de fond

 

Le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au gouvernement d’agir contre la pollution de l’air par le dioxyde d’azote et les particules fines «  dans le délai le plus court possible ». Ce rappel à l’ordre impose au gouvernement et aux collectivités locales de prendre des mesures vraiment décisives et rapides.

 

Assez de mesures timides et partielles

 

Comme en matière de sécurité routière, les gouvernements précédents, craignant l’impopularité, se sont contentés de mesurettes alors que, selon l'agence Santé publique France, la pollution de l’air est impliquée dans le décès prématuré de 48 000 personnes par an en France.

La circulation routière est une des principales responsables de la pollution. Or l’expérience montre que le traitement des pics de pollution, la limitation de l’accès automobile à certaines zones urbaines, la limitation de la vitesse dans les centres-villes et sur les voiries périphériques, le covoiturage, la promotion (très coûteuse pour l’Etat) des véhicules électriques… sont des initiatives bien insuffisantes.

 

 

Un report modal des trafics routiers est indispensable

 

Les mesures efficaces sont connues, il est grand temps de les mettre en œuvre : les Français doivent disposer des moyens concrets de se déplacer autrement qu’en voiture, et les industriels d’un autre mode que le camion pour assurer le transport des marchandises. Il faut donc :

  • développer massivement les aménagements cyclables, les infrastructures et l’offre de transports collectifs, et lancer rapidement le 4ème appel à projets attendu depuis le Grenelle de l’environnement ;
  • ramener de 10 % à 5,5 % le taux de la TVA appliquée aux transports collectifs de la vie quotidienne ;
  • investir massivement dans la rénovation et l’extension du réseau ferré, et développer tous les services, voyageurs (TER, Intercités, TGV) et fret (en particulier transport combiné et autoroutes ferroviaires) ;
  • légaliser le péage urbain et l’instaurer rapidement dans toutes les agglomérations où la pollution de l’air dépasse régulièrement les normes autorisées par l’Union européenne.

Une telle politique, qui peut être financée par la fiscalité écologique (hausse des taxes sur les carburants routiers, taxation du kérosène, écotaxe poids lourds), permettrait aussi de réduire la congestion routière, l’accidentologie, le bruit, les importations de pétrole, les émissions de carbone et les dépenses publiques (selon le Sénat, la pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la collectivité).

La FNAUT demande au gouvernement et aux collectivités locales de prendre enfin au sérieux la pollution de l’air en mettant fin à l’attentisme irresponsable et au bricolage dénoncés par le Conseil d’Etat : la santé de millions de Français en dépend.

 

Contacts presse

Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09

Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:07

Grandes infrastructures de transport : la FNAUT réclame des investissements plus importants

La FNAUT appelle le gouvernement à prendre en considération l’impact des grandes infrastructures de transports sur la santé publique, l’aménagement du territoire et l’environnement.

 

 

Répondre d’urgence aux besoins croissants de mobilité

Deux décisions sont attendues d’urgence par la FNAUT :

  • le lancement du 4e appel à projets de transports collectifs urbains et de mobilité durable prévu par le Grenelle de l’environnement, mais écarté de manière irresponsable lors du quinquennat précédent ;
  • une hausse significative des crédits annuels affectés au réseau ferré classique, d’Ile-de-France et de province, pour enrayer sa dégradation et garantir la desserte des villes moyennes et le transport du fret.

 

Eviter des gaspillages et des atteintes inutiles à l’environnement

  • Les priorités du Grand Paris Express doivent être concentrées sur les lignes les plus utiles (14 et 15).
  • Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est inutile, la moitié des habitants de Nantes a d’ailleurs voté contre ce transfert lors de la consultation de juin 2016.
  • Les projets de deuxième autoroute Lyon – Saint-Etienne (A45), de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et d’A31 bis en Lorraine sont eux aussi des aberrations techniques et environnementales ; c’est le rail qui est adapté à la desserte des zones urbaines denses. 
  • Le canal Seine-Nord est « un projet démesuré, d’une naïveté déconcertante, un gâchis économique et environnemental », selon Edouard Philippe, alors maire du Havre. Il faut en priorité moderniser le réseau navigable existant (fleuves et canaux) et améliorer la desserte ferroviaire de nos ports.

Par contre l’accès ferroviaire depuis Lyon au tunnel de base Lyon-Turin, en construction, et la LGV Bordeaux-Toulouse/Dax sont justifiés économiquement, bénéfiques pour l’environnement et indispensables à l’aménagement du territoire européen.

La réalisation d’autres projets doit être accélérée : le tronçon Paris-Mantes de la ligne nouvelle Paris-Normandie incluant une gare à Nanterre-La Défense, le prolongement Belfort-Lutterbach de la LGV Rhin-Rhône, la VFCEA Nevers-Chagny.

 

Assurer le financement par la fiscalité écologique

 

Le financement du transport public et celui du transport non routier des marchandises peuvent être assurés par une fiscalité environnementale portant sur les transports aériens et routiers, dont la mise en place serait facilitée par le bas prix actuel du pétrole.

En Allemagne, l’écotaxe poids lourds rapporte 4 milliards d'euros par an et finance les infrastructures de transport.

 

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 12:49

 

Communiqué - 10/07/2017

Transports du quotidien, régénération du réseau ferré : les orientations du gouvernement rejoignent une partie des préoccupations de la FNAUT mais ne sont pas financées à ce jour


Le réseau ferré classique demeure dans un état d’urgence
 
En dépit des importants travaux en cours, ce réseau se dégrade. Les usagers du train continuent de subir, sur de nombreuses lignes, des ralentissements importants et des retards répétitifs.
 
Selon l'Agence pour la Qualité de Service des Transports (AQST), le coût social des retards, toutes causes confondues, est de 1,5 milliard € par an, à comparer aux 3 milliards consacrés aux travaux sur le réseau.
 
L'effort d’investissement doit être renforcé et pérennisé, les performances de l’exploitant améliorées
 
La mise à niveau du réseau ferré comme l'adaptation des réseaux urbains et périurbains aux besoins encore insatisfaits de mobilité reposent sur un temps long. La FNAUT s'inquiète des capacités financières trop réduites de l’Etat et des autorités, régionales et urbaines, organisatrices de transports.
 
Une révision des contrats de performance de SNCF Mobilités et SNCF Réseau et le lancement d’un 4ème appel à projets de transports collectifs urbains en site propre et de mobilité durable sont urgents. Une fiscalité environnementale au produit dédié à la mobilité est devenue indispensable.
 
Les besoins de mobilité en transport public s’amplifient et évoluent
 
La croissance démographique se déplace vers les façades atlantique et méditerranéenne, la population vieillit, les modes de vie (emploi, vie familiale, comportement des jeunes) se transforment. La qualité de service dans 5 ans dépendra de la vision anticipatrice d'aujourd'hui.
 
La FNAUT continuera donc de proposer ou de soutenir les projets d’offre de transport public conformes aux exigences de la transition énergétique : transports urbains de forte capacité, liaisons TER et Intercités d’équilibre du territoire, lignes nouvelles (transversale sud, Paris-Normandie).
 
Les assises de la mobilité
 
La FNAUT adhère à la proposition d'assises de la mobilité et apportera son concours aux réflexions sur l’ouverture du rail à la concurrence régulée et sur les nouvelles mobilités, sans pour autant céder à l’idée trompeuse que ces dernières peuvent se substituer aux transports publics de masse. 
 
Ces assises devront être l'occasion, pour les pouvoirs publics, d'associer les usagers et la société civile à la gouvernance des systèmes de mobilité et au suivi de leur qualité.
 
 
Contacts presse :      
- Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
- Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
- Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 02:21

LA 52éme édition du salon internationale de l’aéronautique et de l’espace se tient au Bourget du 19 au 25 juin.

 

 

Dans cette grande foire autour du mode de transport le plus polluant, personne ne parle de l'incompatibilité profonde entre l'aviation et les objectifs de la transition écologique.

 

Sous l’angle climatique, l’avion est le moyen de transport le plus nuisible pour le climat alors qu’il bénéficie le plus d’aides publiques directes et indirectes. Pour rester dans l’esprit de la COP 21, il est nécessaire de supprimer au plus vite les niches fiscales dommageables au climat et d’utiliser les nouvelles recettes pour développer les solutions de mobilité durables permettant de diminuer le recours à l’avion pour des trajets en France métropolitaine.

 


Il est aussi utilisé par ceux qui disposent davantage de moyens pour prendre des vacances et voyager. Ces aides publiques bénéficient donc aux ménages qui en ont moins besoin que d’autres.


Dans un souci de fixation des priorités pour l’argent public, une réorientation s’impose.


Mais les compagnies aériennes françaises ne se portent pas bien.
Année après année, elles perdent des parts de marché au profit d’entreprises étrangères et doivent licencier. Air France vient à peine de sortir de quatre années de déficit et propose des stratégies de restructuration très contestées par des syndicats.


Dans ce contexte tendu, comment faire pour mettre en œuvre des politiques climatiques ?


Voici les recommandations du Réseau Action Climat :

 
 
https://www.rac-f.org/IMG/pdf/transition_juste_-_transport_aeI_rien_rac_2017.pdf
 
Les aides au transport aérien - dommageables au climat et injustes - RAC 2017


Pour plus d’informations :
Meike Fink
Chargée de mission "Transition climatique juste"
Réseau Action Climat France
0180899956
e-mail : meike@rac-f.org

Repost 0
13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:01

Tarification Grandes lignes de la SNCF : offres à coûts réduits et à prix réduits

 

Face à une concurrence croissante de l’avion low cost, de l’autocar, du covoiturage mais plus largement encore de la voiture particulière avec un prix de carburant actuellement très bas, la SNCF a été conduite pour son activité Grandes lignes (TGV et Intercités) à créer quelques offres à bas coût et à multiplier des prix réduits à grand renfort de publicité.

 

Les Intercités desservent aujourd’hui 24 lignes, avec l’Etat comme autorité organisatrice, mais 18 d’entre-elles vont être progressivement transférées aux Régions. La carte jointe (cf. annexe 1) représente la répartition entre les différentes AOT prévue pour 2020.

 

Les Régions venant de bénéficier de la liberté tarifaire pour les TER, l’analyse ne porte, en conséquence, que sur l’activité Grandes lignes, TGV et Intercités.

 

Des questions importantes seront donc à traiter dans un avenir proche. Elles portent notamment sur l’intégration des tarifications dans le cas de voyages avec correspondance et la portée des cartes de réductions nationales qui s’étend aujourd’hui aux TER, hors réseau d’Île de France.

 

La présente note a pour but de porter le regard des usagers sur les évolutions tarifaires récentes. Dans quelle mesure répondent-elles aux attentes des différentes catégories de voyageurs ? Leur caractère commercial est-il compatible avec les impératifs de service public que doit assurer la SNCF soumise au code des transports ?

 

- Dossier de presse

- Contacts presse

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France FNAUT interrégional
commenter cet article
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 10:00

 

 

Le marketing du TGV, c’est inOui mais sa stratégie est inquiétante !


La SNCF revoit sa politique de marketing. Ce peut être un bon moyen de promouvoir l’ensemble de l’offre ferroviaire… à condition que cette offre soit cohérente et se développe.
                                             
Oui à la mobilité basée autour d’une prestation ferroviaire de qualité et durable
 
Les usagers disent OUI au vélo, à la location de voiture, au taxi, à l’autocar et au covoiturage si les prestations proposées facilitent l’accès à un mode ferroviaire économique et performant qui doit rester le cœur de métier de la SNCF.
 
Mais ils disent NON aujourd’hui aux incohérences : c’est par exemple Ouibus, réseau routier exploité par la SNCF, qui est le principal concurrent du train en France !
 
Non à un système ferroviaire qui ne cesse de régresser, TGV compris à réseau constant
 
Dans son programme 2017 - 2018 la SNCF annonce la mise à niveau des rames, mais uniquement sur quelques grandes relations radiales parcourues sur des lignes à grande vitesse.
 
Depuis plusieurs années, les services TGV régressent sur certaines liaisons radiales, particulièrement sur celles non exclusivement desservies par des LGV ainsi que sur de nombreuses relations province – province.
 
Alors que le trafic du TGV repart fort heureusement à la hausse (+7 % en 2017), les usagers attendent l’arrêt de la politique malthusienne des services voyageurs à moyenne et longue distance en vigueur depuis au moins dix ans et le rétablissement d’une desserte cohérente du territoire assurée par des TGV et des trains Intercités.
 
Un appel des usagers-contribuables à la SNCF et au gouvernement
 
Dans ces conditions, la FNAUT attend :
- de SNCF Mobilités une véritable politique de productivité basée sur la réduction généralisée de ses coûts de production, et non sur l’abandon des circulations estimées les moins rentables, solution de facilité ;
- de l’Etat et de la SNCF, puis en seconde étape des Régions, la définition des plans de transports nationaux et régionaux conformément à la loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire ;
- de l’Etat le bon niveau de financement nécessaire à la modernisation du réseau (4 milliards par an), la révision des contrats de performance signés avec SNCF Réseau et SNCF Mobilités et une politique de péages qui, comme chez nos voisins européens, favorise une utilisation plus intense du réseau.
 
De façon générale, la FNAUT demande que le gouvernement s’implique fortement dans une politique de transition énergétique intégrant les transports, en cohérence avec un réaménagement du territoire et une véritable fiscalité écologique.
 
 
Contacts presse :
- Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
- Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
- Jean Sivardière, vice-président de la FNAUT, tél. 04 76 75 23 31

Repost 0
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:30

https://img.over-blog-kiwi.com/1/43/53/93/20170513/ob_12b237_index.jpg

 

Grandes infrastructures de transport :


la FNAUT réclame des investissements plus importants et ciblés sur la mobilité durable

 

Communiqué                                                                                                    24 mai 2017

 


La FNAUT appelle le gouvernement à prendre en considération l’impact des grandes infrastructures de transports sur la santé publique, l’aménagement du territoire et l’environnement.

 
Répondre d’urgence aux besoins croissants de mobilité

 
Deux décisions sont attendues d’urgence par la FNAUT :


- le lancement du 4e appel à projets de transports collectifs urbains et de mobilité durable prévu par le Grenelle de l’environnement, mais écarté de manière irresponsable lors du quinquennat précédent ;
- une hausse significative des crédits annuels affectés au réseau ferré classique, d’Ile-de-France et de province, pour enrayer sa dégradation et garantir la desserte des villes moyennes et le transport du fret.
 

 

Eviter des gaspillages et des atteintes inutiles à l’environnement


 - Les priorités du Grand Paris Express doivent être concentrées sur les lignes les plus utiles (14 et 15).
- Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est inutile, la moitié des habitants de Nantes a d’ailleurs voté contre ce transfert lors de la consultation de juin 2016.
- Les projets de deuxième autoroute Lyon – Saint-Etienne (A45), de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et d’A31 bis en Lorraine sont eux aussi des aberrations techniques et environnementales ; c’est le rail qui est adapté à la desserte des zones urbaines denses. 
- Le canal Seine-Nord est « un projet démesuré, d’une naïveté déconcertante, un gâchis économique et environnemental », selon Edouard Philippe, alors maire du Havre. Il faut en priorité moderniser le réseau navigable existant (fleuves et canaux) et améliorer la desserte ferroviaire de nos ports.


Par contre l’accès ferroviaire depuis Lyon au tunnel de base Lyon-Turin, en construction, et la LGV Bordeaux-Toulouse/Dax sont justifiés économiquement, bénéfiques pour l’environnement et indispensables à l’aménagement du territoire européen. La réalisation d’autres projets doit être accélérée : le tronçon Paris-Mantes de la ligne nouvelle Paris-Normandie incluant une gare à Nanterre-La Défense, le prolongement Belfort-Lutterbach de la LGV Rhin-Rhône, la VFCEA Nevers-Chagny.
 

 

Assurer le financement par la fiscalité écologique
 
Le financement du transport public et celui du transport non routier des marchandises peuvent être assurés par une fiscalité environnementale portant sur les transports aériens et routiers, dont la mise en place serait facilitée par le bas prix actuel du pétrole. En Allemagne, l’écotaxe poids lourds rapporte 4 milliards d'euros par an et finance les infrastructures de transport.
 

 

Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09

  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

communiqué de presse du 24 mai 2017

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 23:25

Mai 2017

 

OUIBUS, IDVROOM : la FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF


Après avoir, en 2012, lancé le réseau de lignes d’autocars longue distance Ouibus qui concurrence le train, la SNCF renforce cette concurrence en mettant en place des services de covoiturage.

Ouibus concurrence les Intercités et les TGV

Comme cela a été démontré par l’Agence de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières (ARAFER), le réseau des autocars Ouibus (ex-IDBus) est celui des réseaux de cars « Macron » qui concurrence le plus le train, principalement les Intercités et les TGV, mais aussi certains TER financés par les Régions.

Non seulement le réseau Ouibus, très étoffé en juillet 2016, fait perdre des recettes à la SNCF, mais il est déficitaire car la SNCF doit pratiquer des prix très bas pour résister à la concurrence de Flixbus et Isilines : son déficit cumulé était déjà de 41 millions d’euros fin 2013, son montant actuel n’a pas été publié.

En Allemagne, la Deutsche Bahn, après avoir mis en place un réseau de cars, a finalement renoncé à cette initiative et recentré ses activités sur le train : c’est l’exemple à suivre.

IDVROOM concurrence le TER

L’offre de covoiturage IDVROOM ne devait initialement concerner que des trajets courts de rabattement des voyageurs sur les gares, en particulier en bouts de lignes, afin de mieux remplir les trains.

Or la SNCF développe aujourd’hui cette offre en concurrence avec le TER, entre Bourgoin et Lyon puis, comme le fait Blablalines, sur des trajets plus longs tels que Dunkerque-Lille (80 km, un axe très bien desservi par le train, TER et TER-GV).

Le rôle rationnel des offres routières

Les offres routières de la SNCF (Ouibus, IDVROOM, IDCAB, IDPASS) sont accompagnées de publicités révélatrices de ses objectifs : « Profitez-en aussi au quotidien, même sans prendre le train ! ».

La FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF : l’autocar, le covoiturage, le taxi, la location de voiture doivent être complémentaires et non concurrents du train, c’est-à-dire faciliter le rabattement des voyageurs sur les services existants. Une offre routière ne doit pas remplacer le train : elle n’a de sens que sur les itinéraires dépourvus de toute infrastructure ferroviaire, ou à des horaires (très matinaux ou très tardifs) auxquels un service ferroviaire n’est pas justifié par le volume du trafic potentiel.

Ce que les voyageurs attendent de la SNCF n’est pas une diversification routière de son offre, mais un renforcement des services ferroviaires, qui doivent rester son cœur de métier, et une maîtrise de leurs coûts de production afin d’éviter leur contraction.
                                                 
Contacts presse :      

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
Repost 0
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 11:30

Comme cela a déjà été évoqué, sur ce Blog, le domaine du Transport n'a pas été au coeur des préoccupations des candidats.

Pour la FNAUT, par la voix de son président, Bruno Gazeau « les candidats sont restés sur des voeux pieux et ne sont pas rentrés dans le détail de mesures concrètes. il serait temps que les candidats à la présidentielle s’engagent plus en amont, en proposant par exemple, une TVA à 5, 5 % pour le prix des transports en commun, et en précisant le niveau des investissements qui doit être fait sur les infrastructures ou sur la manière dont ils pourront développer les véhicules autonomes dans les zones peu denses en population ».

https://en-marche.fr/images/couverture-programme.png

Mobilité :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/mobilite

Environnement et transition écologique :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

 

 

https://www.marine2017.fr/wp-content/uploads/2017/04/affiche-officielle_bd-724x1024.jpg

https://www.marine2017.fr/programme/

 

Quelques comparatifs ont été fait sur la toile :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/resultat-election-environnementale-macron-lepen-28868.php4#xtor=EPR-1

Une analyse récente sur les français et les transports.

http://www.mobilicites.com/011-6140-Une-France-peripherique-en-mal-de-transports.html

 

Les deux candidats ont eu l'occasion de détailler leurs différences durant la campagne, notamment dans leur réponse au questionnaire transports du think tank TDIE.

 

Concurrence dans le rail

Pro-européen, le candidat d’En Marche ! propose en matière d'application du quatrième paquet ferroviaire de se passer de l’expérimentation pour l'ouverture à la concurrence de certaines lignes de TER par des Régions candidates. Emmanuel Macron préconise d'adopter directement une loi d’ouverture permettant à toutes les Régions d'utiliser ou non ce cadre. De quoi remettre en cause le consensus auquel sont parvenus l'exécutif sortant et Régions de France.

A l'inverse anti-européenne, la candidate du Rassemblement bleu Marine rejette toute perspective de libéralisation imposée par Bruxelles. Elle n'envisage donc pas d'ouverture du TER à la concurrence.

Elle dénonce également les autocars Macron, parlant d'échec et de course au profit à court terme.

Gouvernance de la mobilité

Emmanuel Macron s'inscrit dans la continuité des lois votées (NOTRe, Maptam, etc.) durant le quinquennat Hollande qui désignent la Région comme chef de file de la mobilité organisant le TER et les lignes d'autocars conventionnées, et font émerger la Métropole.

Marine Le Pen propose un grand chambardement. Elle supprimerait la Région, l’échelon distingué par l’Europe, pour repartir ses compétences entre le triptyque – État, département, commune. La candidate de l'extrême droite n'en détaille pas les conséquences sur la gestion du TER qui – on l'imagine – serait centralisée au niveau étatique.

Grands travaux

Les deux candidats convergent sur la nécessité de donner la priorité à l'entretien des réseaux ferroviaires et routiers existants.

Pour autant, il ne s'agit pas de stopper tous les grands travaux lancés avec des fonds européens. Emmanuel Macron prône la poursuite du Canal Seine-Nord et du Lyon-Turin. Peut-être parce qu'elle est élue des Hauts-de-France, Marine le Pen défend la réalisation du Seine-Nord, ne "crachant" pas sur le cofinancement européen de 40%. En revanche, si elle était élue, elle arrêterait le Lyon-Turin dont elle estime le coût à 50 milliards d'euros.

Autoroutes et financement des infrastructures

C'est un autre point de divergence. Elue présidente, Marine Le Pen affirme qu'elle renationaliserait les autoroutes sans chiffrer le coût de la mesure, et affecterait les dividendes à l'entretien des routes via l'AFITF. Toutefois, la candidate d'extrême droite laisse planer le doute sur le maintien de l'AFITF. Surprise, elle cite la Cour des comptes hostile à cet instrument.

Pas question d'une nationalisation des autoroutes pour Emmanuel Macron. Au contraire, le candidat d'En Marche !, qui envisage de vendre certaines participations de l'État ou de vendre certaines sociétés publiques, pourrait continuer le mouvement amorcé dans les années 2000. Ce n'est pas écrit dans son programme mais, selon nos informations, les "tunnelières" SFTR (Fréjus) et l'ATMB (Mont-Blanc), les deux seules concessions autoroutières alpines encore publiques pourraient faire l'objet d'une vente, le scénario ayant été évoqué sous ce quinquennat. Plusieurs investisseurs sont sur les rangs.

Financement du transport public

Pour le leader d'EM et pour Marine Le Pen, pas question de toucher au versement transport (VT), une mesure qui fonctionne selon les deux candidats.

Sur la question du rétablissement de la TVA à 5,5% (au lieu de 10%) pour les transports publics, le secteur ne peut pas fonder grand espoir sur l'arrivée de l'un ou l'autre candidat.
Emmanuel Macron esquive la question et Marine Le Pen affirme être opposée à une baisse du taux au nom de la stabilité fiscale pour les entreprises.

Régimes de retraite spéciaux

Emmanuel Macron promet de mettre fin aux régimes spéciaux comme ceux des cheminots et des agents de la RATP. Mais comme l'a précisé son allié François Bayrou au lendemain du premier tour, ce chantier de taille s'étalerait sur dix ans.

Marine Le Pen promet aussi de s'attaquer aux régimes spéciaux tout en considérant que certains se justifient malgré tout.

 

 

Repost 0

N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

Vous Cherchez ?

La FNAUT sur scoop.it

Capture-d-e-cran-2013-04-20-a--14.15.39.png

En Ligne Hier...

Nos Rubriques