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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:30

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Grandes infrastructures de transport :


la FNAUT réclame des investissements plus importants et ciblés sur la mobilité durable

 

Communiqué                                                                                                    24 mai 2017

 


La FNAUT appelle le gouvernement à prendre en considération l’impact des grandes infrastructures de transports sur la santé publique, l’aménagement du territoire et l’environnement.

 
Répondre d’urgence aux besoins croissants de mobilité

 
Deux décisions sont attendues d’urgence par la FNAUT :


- le lancement du 4e appel à projets de transports collectifs urbains et de mobilité durable prévu par le Grenelle de l’environnement, mais écarté de manière irresponsable lors du quinquennat précédent ;
- une hausse significative des crédits annuels affectés au réseau ferré classique, d’Ile-de-France et de province, pour enrayer sa dégradation et garantir la desserte des villes moyennes et le transport du fret.
 

 

Eviter des gaspillages et des atteintes inutiles à l’environnement


 - Les priorités du Grand Paris Express doivent être concentrées sur les lignes les plus utiles (14 et 15).
- Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est inutile, la moitié des habitants de Nantes a d’ailleurs voté contre ce transfert lors de la consultation de juin 2016.
- Les projets de deuxième autoroute Lyon – Saint-Etienne (A45), de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et d’A31 bis en Lorraine sont eux aussi des aberrations techniques et environnementales ; c’est le rail qui est adapté à la desserte des zones urbaines denses. 
- Le canal Seine-Nord est « un projet démesuré, d’une naïveté déconcertante, un gâchis économique et environnemental », selon Edouard Philippe, alors maire du Havre. Il faut en priorité moderniser le réseau navigable existant (fleuves et canaux) et améliorer la desserte ferroviaire de nos ports.


Par contre l’accès ferroviaire depuis Lyon au tunnel de base Lyon-Turin, en construction, et la LGV Bordeaux-Toulouse/Dax sont justifiés économiquement, bénéfiques pour l’environnement et indispensables à l’aménagement du territoire européen. La réalisation d’autres projets doit être accélérée : le tronçon Paris-Mantes de la ligne nouvelle Paris-Normandie incluant une gare à Nanterre-La Défense, le prolongement Belfort-Lutterbach de la LGV Rhin-Rhône, la VFCEA Nevers-Chagny.
 

 

Assurer le financement par la fiscalité écologique
 
Le financement du transport public et celui du transport non routier des marchandises peuvent être assurés par une fiscalité environnementale portant sur les transports aériens et routiers, dont la mise en place serait facilitée par le bas prix actuel du pétrole. En Allemagne, l’écotaxe poids lourds rapporte 4 milliards d'euros par an et finance les infrastructures de transport.
 

 

Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09

  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

communiqué de presse du 24 mai 2017

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 23:25

Mai 2017

 

OUIBUS, IDVROOM : la FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF


Après avoir, en 2012, lancé le réseau de lignes d’autocars longue distance Ouibus qui concurrence le train, la SNCF renforce cette concurrence en mettant en place des services de covoiturage.

Ouibus concurrence les Intercités et les TGV

Comme cela a été démontré par l’Agence de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières (ARAFER), le réseau des autocars Ouibus (ex-IDBus) est celui des réseaux de cars « Macron » qui concurrence le plus le train, principalement les Intercités et les TGV, mais aussi certains TER financés par les Régions.

Non seulement le réseau Ouibus, très étoffé en juillet 2016, fait perdre des recettes à la SNCF, mais il est déficitaire car la SNCF doit pratiquer des prix très bas pour résister à la concurrence de Flixbus et Isilines : son déficit cumulé était déjà de 41 millions d’euros fin 2013, son montant actuel n’a pas été publié.

En Allemagne, la Deutsche Bahn, après avoir mis en place un réseau de cars, a finalement renoncé à cette initiative et recentré ses activités sur le train : c’est l’exemple à suivre.

IDVROOM concurrence le TER

L’offre de covoiturage IDVROOM ne devait initialement concerner que des trajets courts de rabattement des voyageurs sur les gares, en particulier en bouts de lignes, afin de mieux remplir les trains.

Or la SNCF développe aujourd’hui cette offre en concurrence avec le TER, entre Bourgoin et Lyon puis, comme le fait Blablalines, sur des trajets plus longs tels que Dunkerque-Lille (80 km, un axe très bien desservi par le train, TER et TER-GV).

Le rôle rationnel des offres routières

Les offres routières de la SNCF (Ouibus, IDVROOM, IDCAB, IDPASS) sont accompagnées de publicités révélatrices de ses objectifs : « Profitez-en aussi au quotidien, même sans prendre le train ! ».

La FNAUT dénonce la stratégie incohérente de la SNCF : l’autocar, le covoiturage, le taxi, la location de voiture doivent être complémentaires et non concurrents du train, c’est-à-dire faciliter le rabattement des voyageurs sur les services existants. Une offre routière ne doit pas remplacer le train : elle n’a de sens que sur les itinéraires dépourvus de toute infrastructure ferroviaire, ou à des horaires (très matinaux ou très tardifs) auxquels un service ferroviaire n’est pas justifié par le volume du trafic potentiel.

Ce que les voyageurs attendent de la SNCF n’est pas une diversification routière de son offre, mais un renforcement des services ferroviaires, qui doivent rester son cœur de métier, et une maîtrise de leurs coûts de production afin d’éviter leur contraction.
                                                 
Contacts presse :      

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 11:30

Comme cela a déjà été évoqué, sur ce Blog, le domaine du Transport n'a pas été au coeur des préoccupations des candidats.

Pour la FNAUT, par la voix de son président, Bruno Gazeau « les candidats sont restés sur des voeux pieux et ne sont pas rentrés dans le détail de mesures concrètes. il serait temps que les candidats à la présidentielle s’engagent plus en amont, en proposant par exemple, une TVA à 5, 5 % pour le prix des transports en commun, et en précisant le niveau des investissements qui doit être fait sur les infrastructures ou sur la manière dont ils pourront développer les véhicules autonomes dans les zones peu denses en population ».

https://en-marche.fr/images/couverture-programme.png

Mobilité :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/mobilite

Environnement et transition écologique :

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

 

 

https://www.marine2017.fr/wp-content/uploads/2017/04/affiche-officielle_bd-724x1024.jpg

https://www.marine2017.fr/programme/

 

Quelques comparatifs ont été fait sur la toile :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/resultat-election-environnementale-macron-lepen-28868.php4#xtor=EPR-1

Une analyse récente sur les français et les transports.

http://www.mobilicites.com/011-6140-Une-France-peripherique-en-mal-de-transports.html

 

Les deux candidats ont eu l'occasion de détailler leurs différences durant la campagne, notamment dans leur réponse au questionnaire transports du think tank TDIE.

 

Concurrence dans le rail

Pro-européen, le candidat d’En Marche ! propose en matière d'application du quatrième paquet ferroviaire de se passer de l’expérimentation pour l'ouverture à la concurrence de certaines lignes de TER par des Régions candidates. Emmanuel Macron préconise d'adopter directement une loi d’ouverture permettant à toutes les Régions d'utiliser ou non ce cadre. De quoi remettre en cause le consensus auquel sont parvenus l'exécutif sortant et Régions de France.

A l'inverse anti-européenne, la candidate du Rassemblement bleu Marine rejette toute perspective de libéralisation imposée par Bruxelles. Elle n'envisage donc pas d'ouverture du TER à la concurrence.

Elle dénonce également les autocars Macron, parlant d'échec et de course au profit à court terme.

Gouvernance de la mobilité

Emmanuel Macron s'inscrit dans la continuité des lois votées (NOTRe, Maptam, etc.) durant le quinquennat Hollande qui désignent la Région comme chef de file de la mobilité organisant le TER et les lignes d'autocars conventionnées, et font émerger la Métropole.

Marine Le Pen propose un grand chambardement. Elle supprimerait la Région, l’échelon distingué par l’Europe, pour repartir ses compétences entre le triptyque – État, département, commune. La candidate de l'extrême droite n'en détaille pas les conséquences sur la gestion du TER qui – on l'imagine – serait centralisée au niveau étatique.

Grands travaux

Les deux candidats convergent sur la nécessité de donner la priorité à l'entretien des réseaux ferroviaires et routiers existants.

Pour autant, il ne s'agit pas de stopper tous les grands travaux lancés avec des fonds européens. Emmanuel Macron prône la poursuite du Canal Seine-Nord et du Lyon-Turin. Peut-être parce qu'elle est élue des Hauts-de-France, Marine le Pen défend la réalisation du Seine-Nord, ne "crachant" pas sur le cofinancement européen de 40%. En revanche, si elle était élue, elle arrêterait le Lyon-Turin dont elle estime le coût à 50 milliards d'euros.

Autoroutes et financement des infrastructures

C'est un autre point de divergence. Elue présidente, Marine Le Pen affirme qu'elle renationaliserait les autoroutes sans chiffrer le coût de la mesure, et affecterait les dividendes à l'entretien des routes via l'AFITF. Toutefois, la candidate d'extrême droite laisse planer le doute sur le maintien de l'AFITF. Surprise, elle cite la Cour des comptes hostile à cet instrument.

Pas question d'une nationalisation des autoroutes pour Emmanuel Macron. Au contraire, le candidat d'En Marche !, qui envisage de vendre certaines participations de l'État ou de vendre certaines sociétés publiques, pourrait continuer le mouvement amorcé dans les années 2000. Ce n'est pas écrit dans son programme mais, selon nos informations, les "tunnelières" SFTR (Fréjus) et l'ATMB (Mont-Blanc), les deux seules concessions autoroutières alpines encore publiques pourraient faire l'objet d'une vente, le scénario ayant été évoqué sous ce quinquennat. Plusieurs investisseurs sont sur les rangs.

Financement du transport public

Pour le leader d'EM et pour Marine Le Pen, pas question de toucher au versement transport (VT), une mesure qui fonctionne selon les deux candidats.

Sur la question du rétablissement de la TVA à 5,5% (au lieu de 10%) pour les transports publics, le secteur ne peut pas fonder grand espoir sur l'arrivée de l'un ou l'autre candidat.
Emmanuel Macron esquive la question et Marine Le Pen affirme être opposée à une baisse du taux au nom de la stabilité fiscale pour les entreprises.

Régimes de retraite spéciaux

Emmanuel Macron promet de mettre fin aux régimes spéciaux comme ceux des cheminots et des agents de la RATP. Mais comme l'a précisé son allié François Bayrou au lendemain du premier tour, ce chantier de taille s'étalerait sur dix ans.

Marine Le Pen promet aussi de s'attaquer aux régimes spéciaux tout en considérant que certains se justifient malgré tout.

 

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:36

 

Le 7 avril 2017

 

Communiqué de Presse

 

 

 

Les petites lignes ferroviaires : gestion et devenir

 

Que de fois la FNAUT et ses associations locales ont-elles été confrontées à la fermeture de guichets, de petites gares, de petites lignes. Parfois sont-elles consultées sur le devenir des emprises ferroviaires.

La FNAUT s’est souvent opposée à leur sortie du domaine ferroviaire, luttant sur le terrain et par voie de justice contre les abandons de propriété de ces précieuses emprises.

La FNAUT a conscience que ces tensions vont s’accroître. Le mouvement de fermeture des guichets s’accélère comme la tendance à la reconversion des petites gares.

La FNAUT est consciente que des évolutions sont nécessaires mais s’oppose au « tout ou rien » et considère que toutes les alternatives doivent être envisagées en lien avec les associations d’usagers pour conduire ces changements. 

De même, elle propose à SNCF Réseau d’adopter une procédure commune pour traiter de l’évolution régulée des emprises foncières.

 

- Dossier de presse

- Contacts presse

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:44

association agréée de consommateurs

 

Communiqué du 4 avril 2017

 

 

Le transport public, un enjeu majeur pour la collectivité mais absent de la campagne électorale

 

 

La FNAUT déplore que les candidats à l’élection présidentielle n’évoquent jamais de manière précise l’avenir des transports publics, alors qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour la collectivité.

 

Des besoins croissants de transport public

Les besoins de mobilité, quotidienne ou occasionnelle,en transport public croissent sur l’ensemble du territoire pour de multiples raisons : croissance et vieillissement de la population, dispersion des familles, élargissement du marché du travail, paupérisation d’une partie de la population...

 

Un atout pour les villes et les territoires

Sans transport urbain performant, les grandes villes se privent d’un atout essentiel pour assurer leur développement économique et le bon fonctionnement de leur bassin d’emploi, et pour renforcer la cohésion sociale entre quartiers périphériques et centre-­ville. Mal desservies par le train, les villes moyennes et petites dépérissent.

Le transport ferroviaire et le transport routier complémentaire sont des outils essentiels de l’aménagement du territoire.

 

Une réponse aux défis environnementaux

Le transport public répond mieux que d’autres modes de déplacement aux défis de la pollution de l’air, de la préservation du cadre de vie, de la mutation énergétique et du changement climatique.

 

Un financement incertain

Le financement des infrastructures de transport public n’est pas assuré. La régénération du réseau ferré souffre d’un manque de financement d’au moins un milliard d’euros par an. Les agglomérations de province attendent le quatrième appel à projet de transports en site propre prévu lors du Grenelle de l’environnement. Même en Ile-­de-­France, des projets, par exemple l’extension de la tangentielle Nord sont ralentis ou bloqués faute de crédits.

 

La FNAUT appelle donc les candidats à l’élection présidentielle à prendre en considération le rôle crucial des transports publics pour la vie quotidienne, la santé publique, l’aménagement du territoire, l’économie, l’environnement, et à préciser leurs intentions dans ce domaine.

 

Contacts presse

Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09

Jean Lenoir, vice-­président, tél. 06 19 09 78 89

Jean Sivardière, vice-­président, tél. 04 76 75 23 31

 

 

 

 

Le transport public, un enjeu majeur pour la collectivité mais absent de la campagne électorale

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Février 2017

Communiqué

 

Un bonus de 200 €

pour les vélos à assistance électrique, un bon début

 

Jusqu'ici exclus de tout dispositif national d'aide, les vélos à assistance électrique auront eux aussi leur bonus : 20 % du prix d'achat dans la limite de 200 euros. Sept organisations[1] se réjouissent de l'annonce de la Ministre de l'environnement, Ségolène Royal, concernant la création de ce dispositif. Déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, cette mesure était attendue pour le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable. 

 

Le vélo à assistance électrique, une solution pour la pollution, le climat, les déplacements et la santé

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l’air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C’est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées. En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d’une aide locale à l’achat d’un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l’étude de l’Ademe sur les bénéfices des services vélo[2]. Rappelons qu’environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement. 

Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l’adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20% du prix d’achat, plafonné à 200 euros). A noter que cette aide n’est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales.

Nous sommes convaincus que cette mesure permettra à de nombreux Français d’accéder à une mobilité propre, durable, tout en confortant une filière industrielle en plein essor et créatrice d’emplois locaux. Le tout permet également d’agir contre le fléau de la sédentarisation des Français.

Cette mesure doit aussi s’inscrire dans une politique cyclable volontariste, en commençant par le déploiement complet des mesures déjà partiellement mises en place, comme l’indemnité kilométrique vélo. Pour encourager efficacement les déplacements domicile-travail à vélo[3], elle doit être obligatoire dans le secteur public comme le secteur privé, être cumulable avec le remboursement de 50% de l’abonnement transport en commun. Son plafond de défiscalisation, aujourd’hui limité à 200 euros, doit se montrer plus généreux. Espérons aussi que le nouveau bonus soit prochainement élargi à d’autres usages utilitaires tels que les vélos cargo et pliants.

 

Vers une politique nationale favorable à la marche et le vélo ?

Enfin, nos associations attendent la mise en œuvre d’une véritable stratégie nationale de développement des mobilités actives (marche et vélo).

Pour rendre crédible son engagement, l’État doit donc se doter d’un fonds national dédié, permettant :

  • de soutenir les investissements des collectivités territoriales par des appels à projets "villes pilotes" notamment à destination des villes moyennes,

  • de permettre de résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités,

  • de financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives,

  • de généraliser l’apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l’école primaire,

  • de finaliser le maillage des véloroutes d’intérêt national d’ici 2030 (et les itinéraires principaux - Eurovélo - d’ici 2022). 

Avec la mise en place d’un fonds national vélo, la France serait ainsi le premier pays à répondre à l’appel des Nations Unies qui recommande de consacrer au minimum 20% du budget transports aux mobilités actives (marche et vélo). L’organisation internationale en fait une condition d’atteinte des objectifs climatiques, mais également une exigence de santé publique et d’amélioration de la qualité de l’air[4].

 

Contacts presse :

Olivier Schneider 
Président de la Fédération française des Usagers de la bicyclette (FUB)
06 16 09 12 29 - president@fub.fr

Lorelei Limousin 
Responsable transports-climat au Réseau Action Climat France (RAC-F)
07 70 31 09 19 - lorelei@rac-f.org

Bruno Gazeau 
Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT)
06 76 73 31 09 - bruno.gazeau@fnaut.fr

Demba Diedhiou            
Coordinateur du réseau Transports et Mobilités Durables à France Nature Environnement (FNE)
01 44 08 77 81 - demba.diedhiou@fne.asso.fr

Denis Voisin
Porte-parole Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH)
01 41 22 10 70 - d.voisin@fnh.org

Olivier Blond
Président de Respire
olivier@respire-asso.org

Marielle Chaumien
Attachée de presse à WWF France
06 15 39 24 95 - mchaumien@wwf.fr

 

[1] La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), Réseau Action Climat, France Nature Environnement,  Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, FNAUT, WWF et l’Association Respire.

[2] Ademe, Etude d'évaluation sur les services vélos, 2016 http://www.ademe.fr/etude-devaluation-services-velos

[3] Selon l'enquête de l'Insee, seuls 2% des déplacements domicile-travail étaient effectués à vélo en France en 2015 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2555446

[4] Rapport du PNUE intitulé "Perspectives mondiales sur la marche et le cyclisme » et publié en octobre 2016. 

 

Télécharger le communiqué de presse commun aux sept organisations.

 

Le communiqué du Club des villes et territoires cyclables suite au décret VAE

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 00:13

 

Communiqué  de Presse

Janvier 2017

La mise en concurrence des opérateurs ferroviaires,

une expérimentation indispensable

 

La FNAUT favorable sur le principe

 

La FNAUT s’est prononcée depuis plusieurs années pour la mise en concurrence des opérateurs ferroviaires, intervenant à la demande d’une collectivité qui définit et contrôle les règles du service public (tarification, niveau de service). L’Etat reste propriétaire des infrastructures.

 

Sans négliger d’autres facteurs, comme l’insuffisance des financements pour l’entretien des voies ferrées, la concurrence, si elle avait existé auparavant, aurait permis d’éviter la fermeture de lignes. Pour les lignes à faible trafic, l’écart entre la gestion SNCF et celle confiée à des opérateurs privés est en effet considérable (étude CEREMA 2016), s’expliquant principalement par la polyvalence du personnel et les méthodes de maintenance.

 

La Région Pays de la Loire candidate à l'expérimentation

 

La Région Pays de la Loire a proposé de soumettre à appel d’offre la gestion de lignes ou ensemble de lignes représentant une part minoritaire des TER, dans le cadre d’un programme encadré par l’Etat.

 

La gestion déléguée existe dans de nombreux secteurs du transport, à commencer par les réseaux urbains, des lignes de cars ou même de petites lignes ferroviaires comme Guingamp Carhaix, et à plus grande échelle dans des réseaux ferroviaires européens. L’analyse démontre de bonnes retombées, comme une bonne qualité et une nette baisse des coûts en Allemagne mais aussi les risques en l’absence de règles adaptées : augmentation des coûts du billet en Angleterre.

 

Les usagers doivent aussi être consultés

 

Les usagers souhaitent donc pouvoir donner leur avis dès la rédaction du cahier des charges et demandent que les gains permettent de développer les services, ce qui répond aussi à une priorité environnementale.

 

En Pays de la Loire, plusieurs cas pourraient faire l’objet de ce type d’actions, en particulier des liaisons empruntant des axes secondaires majoritairement hors réseau principal. Sur ces axes secondaires, la maintenance courante des installations devrait être intégrée au cahier des charges. Ces appels à concurrence sur une faible part du réseau devraient faciliter l’évolution des personnels.

 

Les voyageurs attendent une revitalisation des petites lignes, une meilleure offre, et par ricochet une redynamisation de la SNCF. La France a besoin d’un opérateur principal dynamique et efficace.

 

Président : F. Eymon, fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org : 02 43 53 15 54  / Secrétaire D.Romann : dominique.romann@wanadoo.fr : 02 40 38 01 06 /

Trésorier : JB Lugadet : lugadet-stemler@orange.fr : 06 20 54 10 57

 

fnaut pays de la loire association régionale des usagers des transports

Siège social : Maison des Associations 1 rue d’Auvours 44000 NANTES

Site internet : http://www.fnaut-paysdelaloire.org/

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 23:55

 

 

 

Communiqué - 16/01/2017

Nouvelle convention pour les trains TET

 

Le gouvernement vient de présenter la convention Etat-SNCF 2017-2020 relative aux trains Intercités. Les services de jour sont sauvegardés, mais l’offre de nuit s’effondre.

La FNAUT a apprécié la démarche suivie : une approche par le besoin avec la commission Duron, la prise en compte de l’aménagement du territoire avec la mission Philizot et le souci de l’écoute des usagers.

 Des efforts indéniables pour sauvegarder les trains de jour… 

  • La nouvelle convention Etat-SNCF permet de poursuivre et de fiabiliser l’exploitation des services, au moins jusqu’en 2020, grâce à l’engagement financier des Régions et à la revalorisation de l’aide de l’Etat.
  • L’Etat assume le renouvellement intégral du matériel roulant, son effort financier est très important.
  • Concernant les 18 lignes confiées aux Régions, le rapprochement entre décideurs et usagers permettra de mieux répondre aux attentes des voyageurs ; la régionalisation facilitera l’articulation TER-Intercités.
  • Certains services vont être sensiblement améliorés et vont mieux desservir les régions – pas seulement Paris - et les villes moyennes ; c’est le cas de Paris-Belfort-Mulhouse et Reims-Dijon.

…des propositions en attente

  • Les schémas de service prévus par la loi du 4 août 2014 devront concrétiser les augmentations de fréquences attendues sur les grands axes, renforcer la desserte des villes moyennes et mieux prendre en compte les territoires. L’exclusion de la Côte d’Azur du réseau Intercités est impensable.
  • La lisibilité de l’offre doit être améliorée : la cohérence tarifaire entre les règles nationales et régionales reste à préciser ; l’affichage d’un réseau national de lignes Intercités doit être conservé.
  •  Les aménagements du matériel roulant doivent être portés au niveau de confort des grandes lignes.

…et des déceptions

  • Des relations, en particulier transversales, auraient pu être rétablies (Bordeaux-Lyon/Clermont,…), prolongées (Paris-Toulouse jusqu’à Cerbère) ou créées (Metz-Lyon par Nancy et Dijon,…).
  • La réservation obligatoire est maintenue sur trois lignes et sa généralisation n’est pas exclue. Cette clause est inadmissible. Comme la commission Duron, la FNAUT demande au contraire sa suppression. Elle est inadaptée pour les Intercités et leur fait perdre des clients : les automobilistes qu’il faut attirer au train veulent pouvoir improviser leurs déplacements et refusent les contraintes.

Trains de nuit : une liquidation injustifiée

  • La quasi-disparition des relations de nuit n’est pas acceptable par les voyageurs.
  • Le train de nuit reste nécessaire à de nombreux voyageurs malgré la présence du TGV et de l’avion à bas coût : les autocaristes proposent aujourd’hui des voyages de nuit, avec succès.
  • La maîtrise des coûts passe par un nouvel appel à projets portant sur un périmètre élargi.
  • Quand le train de nuit disparaît, la clientèle se reporte non sur le train de jour mais sur la route ou l’avion, une aberration quand les embouteillages, la pollution et le réchauffement climatique s’aggravent.

 

Contacts presse

- Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
- Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 01:15
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Que faire face à la pollution de l’air ?
   
   
          

La Ministre de l’environnement Ségolène Royal a annoncé le samedi 10 décembre dernier de nouvelles mesures pour lutter contre la pollution de l’air. Le Réseau Action Climat rappelle les mesures clés qu’il est urgent de mettre en œuvre dans le secteur des transports en particulier, pour agir de manière pérenne contre la pollution de fond et éviter les pics de pollution à répétition, tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques.

Alors que la pollution de l’air cause chaque année en France le décès prématuré de plus de 48 000 personnes, ses causes résident dans la persistance d’un système de transports à bout de souffle. La baisse du fret ferroviaire, la prépondérance de la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens, le maintien de projets autoroutiers et le remplacement d’un nombre croissant de trains par des autocars, plus polluants, en sont des symptômes.

  • Le vélo, véhicule le moins polluant, est utilisé dans 3 % des déplacements alors que la moitié des déplacements automobiles s’étendent sur une distance de 3km en moyenne. La généralisation de l’indemnité kilométrique vélo, la création d’un bonus pour le vélo à assistance électrique et le lancement d’un budget national pour rendre les territoires cyclables sont autant de mesures efficaces pour encourager son usage.
  • Le gouvernement doit exiger des constructeurs automobiles de mettre en œuvre au plus tôt des plans d’amélioration pour abaisser le niveau de pollution de leurs véhicules en conditions réelles. La Commission d’enquête sur les tests et le dieselgate a révélé que 5,5 millions de véhicules en circulation (Euro 5 et Euro 6) polluent 3 fois plus que les limites des normes anti-pollution en conditions réelles.
  • La fiscalité est toujours favorable à la pollution de l’air : l’avantage fiscal du gazole ayant contribué à la diésélisation des transports, le gouvernement a enclenché son alignement progressif sur la TICPE essence en 2014. Cependant, sans modification dans la loi de finance, le diesel restera en 2017 bien moins taxé que l’essence (12 centimes par litre). Un seul centime de hausse permettrait de dégager 400 millions d’euros environ. Les aides au changement de véhicule, qui peuvent être financées grâce à une partie des revenus, doivent cibler les personnes modestes.
  • un guide à destination des élus locaux pour les inciter à bâtir "des villes qui respirent". Aménager les villes de façon à réduire les distances parcourues, apaiser le trafic routier et sa vitesse pour sécuriser les mobilités douces, améliorer les transports en commun, modérer la place de la voiture dans l’espace public : autant de leviers que les collectivités devraient activer pour agir de manière cohérente avec la lutte contre la pollution de l’air et les changements climatiques.
  • l’État s’est privé de moyens d’agir sur la réduction des émissions du transport routier, ainsi que de ressources financières pour le fret ferroviaire. Pourtant, les expériences à l’étranger montrent que ce dispositif reste le plus pertinent pour réduire les impacts du transport routier, cesser de pénaliser le fret fluvial et ferroviaire et investir dans les transports alternatifs. Il est particulièrement incohérent de démanteler les trains d’équilibre du territoire et de prévoir un plan de relance autoroutier à l’heure où nous avons besoin d’alternatives à la route et à l’avion.l’écotaxe poids lourds· En abandonnant


Vers des villes plus respirables, mais quand ?

L’État a créé le dispositif Crit’air pour permettre aux collectivités de cibler les véhicules les plus polluants dans le cadre de zones à basses émissions ou de mesures de circulation restreinte temporaires. Mais seulement 8 des 20 villes lauréates de l’appel à projets « Villes respirables » connues en septembre 2015 ont signé leur convention avec l’État. Quid des autres ? Les élus locaux de Marseille, Lyon, Lille, Toulon qui figurent parmi les villes les plus exposées, ont-ils fait de la pollution de l’air leur cheval de bataille ?


Le Réseau Action Climat a publié ce Communiqué de Presse le 9 décembre 2016

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La minute de la semaine : pourquoi les voitures diesel sont-elles plus polluantes que les camions - Journal de l'environnement
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-minute-de-la-semaine-pourquoi-les-voitures-diesel-sont-elles-plus-polluantes-que-les-camions,77799
Cette semaine, nous répondons à la question : pourquoi les voitures diesel sont-elles plus polluantes que les camions ?

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:47

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Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
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