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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 10:43

                                                                      Communiqué du 15 juin 2018

 

 

La grève des cheminots n’a plus de justification,

sa prolongation est dangereuse pour l’avenir du rail.

 

 

Malgré l’adoption de la loi réformant le système ferroviaire par le Parlement, les syndicats ont décidé de poursuivre la grève, en particulier pendant la période des examens. Cette décision est incompréhensible.

 

 

Une prolongation injustifiée

 

La réforme adoptée par le Parlement introduit la concurrence régulée des trains TER (par délégation de service public), qui fera baisser les coûts de production et facilitera la sauvegarde des « petites » lignes.

 

De son côté, le gouvernement s’est engagé à reprendre prochainement 35 milliards de dette ferroviaire, ce qui soulagera d’un milliard d’euros par an le système ferroviaire.

 

Une prolongation dangereuse

 

Les usagers ont besoin du train. La prolongation de la grève va perturber sérieusement les lycéens et étudiants pendant la période des examens : il est intolérable qu’en refusant toute suspension de la grève, les syndicats se soient montrés insensibles à ce problème humain qui concerne les jeunes.

 

Par ailleurs, plus la grève se prolonge, plus elle devient dangereuse pour l’avenir du rail :

  • elle habitue les voyageurs non captifs du train et les chargeurs à se passer du train ;
  • elle décrédibilise le rail auprès des décideurs politiques (Etat et Régions) ;

Elle risque ainsi de se retourner contre l’emploi cheminot alors que le rail a beaucoup d’avenir.

 

Une prolongation inutile

 

La loi réformant la SNCF ayant été adoptée par le Parlement, les syndicats ne doivent pas chercher à imposer leur point de vue au détriment de leur entreprise, du rail et de la collectivité, mais au contraire favoriser la reconquête de la clientèle ferroviaire par la SNCF.

 

La FNAUT demande donc solennellement :

  • aux syndicats de cheminots de mettre fin à une grève qui est devenue une démarche « perdant-perdant » et crée une fracture entre cheminots et usagers du rail qu’il faut combler et non aggraver ;

  • à l’état-major de la SNCF d’abandonner sa stratégie malthusienne, de recentrer l’entreprise sur le développement des activités ferroviaires et de présenter rapidement au Parlement le schéma national des services de transport, ce que la loi du 4 août 2014 lui imposait déjà ;

  • au gouvernement de pérenniser les efforts de financement du réseau ferré national ; de lancer rapidement, en lien avec les Régions, des programmes spécifiques de sauvegarde des lignes régionales dégradées et de relance du fret ferroviaire ; enfin, comme il s’est engagé à le faire au titre de l’Etat stratège, de veiller au maintien des dessertes directes TGV des villes moyennes.

 

Contacts presse           Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09

                                    Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

                                    Michel Quidort, membre du bureau, tél. 06 12 22 35 54

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 08:00

 

La grève des cheminots a assez duré, les voyageurs sont à bout.

Elle doit cesser rapidement, sa prolongation est dangereuse

pour l’avenir du rail.

 

La FNAUT respecte le droit de grève mais elle estime que sa prolongation est devenue insupportable pour les voyageurs captifs du train et qu’elle est très dangereuse pour l’avenir du rail.

La grève devient insupportable pour les voyageurs

La grève perturbe l’ensemble des services au moins 3 jours sur 5, et non 2 comme l’affirment les syndicats qui l’organisent. Sur de nombreuses lignes, le trafic ferroviaire est totalement interrompu.

 Ce sont les usagers captifs du train qui seront les plus pénalisés : salariés modestes, travailleurs précaires, étudiants, lycéens. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, beaucoup d’entre eux ne trouvent pas d’alternative au train : ils ne s’habituent pas à la grève, la galère devient insupportable.

Mais tous les voyageurs en ont assez. Outre les pertes de temps, ils se voient imposer des frais importants : pertes de revenu, gardes d’enfants, transport de substitution (autocar, covoiturage, véhicule personnel, taxi, parking), nuits d’hôtel. Les indemnités proposées par SNCF Mobilités sont, et de loin, insuffisantes.

 

 

La prolongation de la grève met le système ferroviaire en danger

 Une grève prolongée habitue les voyageurs non captifs du train et les chargeurs à se passer du train. Elle les incite à tourner définitivement vers les modes de transport concurrents - automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion – au détriment de la sécurité routière et de l’environnement. A la perte immédiate de recettes pour SNCF Mobilités s’ajouteront des pertes ultérieures durables, surtout dans le secteur du fret.

 La grève décrédibilise par ailleurs le rail auprès de l’Etat et des Régions. Elle les incite à penser qu’en définitive, la collectivité peut se passer d’un train sur deux, que les effectifs de la SNCF sont excessifs et qu’il est irrationnel d’investir sur le rail - alors que le rail souffre d’un sous-investissement chronique.

 

 La grève doit cesser rapidement

 Les députés ont adopté la réforme ferroviaire en première lecture. La FNAUT demande donc :

  •  au gouvernement, de préciser les conditions dans lesquelles la dette ferroviaire sera reprise par l’Etat, de renforcer l’investissement sur le réseau ferré et de lancer, en lien avec les régions, un programme spécifique de sauvegarde des lignes régionales dégradées et menacées de disparition faute d’entretien ;
  •  aux syndicats de mettre fin à une grève devenue incompréhensible pour l’opinion, car elle affecte gravement l’activité économique et met leur entreprise et le rail en péril, et d’accepter l’introduction de la concurrence dans le secteur ferroviaire (en Allemagne, elle est approuvée par les voyageurs et aussi par le principal syndicat de cheminots).

 

version PDF :

Contacts presse            Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

                                   Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

                                    Michl Quidort, membre du bureau, tél. 06 12 22 35 54

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 14:00

La FNAUT fait le point sur la grève prolongée des cheminots


La FNAUT réclame le remboursement des abonnements et l’instauration d’un service minimum « librement consenti ».

 
La FNAUT reconnaît le droit de grève, mais observe qu’il contredit le droit à la mobilité, tout aussi légitime et lui aussi inscrit dans la loi. Un compromis raisonnable doit donc être trouvé entre ces deux droits : les usagers du train doivent être respectés.
 
La FNAUT ne prend pas parti pour ou contre le gouvernement ou les syndicats. Elle approuve certains objectifs de l’un (ouverture du TER à la concurrence) comme des autres (reprise de la dette ferroviaire par l’Etat, investissements sur les petites lignes).

  

 

 

La prolongation de la grève en cours est incompréhensible et dangereuse.
 

  • La grève (3 jours sur 5 en pratique et parfois davantage) impacte gravement la vie professionnelle et personnelle des voyageurs. Les plus pénalisés sont les plus modestes d’entre eux, captifs du train, que les syndicats de cheminots prétendent défendre en priorité - travailleurs précaires, étudiants, lycéens – et tous ceux qui ne peuvent télé-travailler ou covoiturer.

 

  • Les syndicats affirment vouloir défendre l’avenir du rail. Mais une grève prolongée incite les voyageurs et les chargeurs à se tourner définitivement vers les modes de transport concurrents, aujourd’hui très performants : automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion. En 2014, le PDG de Blablacar déclarait déjà : «  les grèves SNCF nous aident à décoller ».

 

  • La grève pénalise gravement l’économie nationale. On a même vu une carrière empêchée d’expédier des trains de ballast commandés par SNCF Réseau pour rénover une ligne dégradée…

 

  • Enfin les syndicats défendent une conception monopolistique du rail contraire à l’intérêt des voyageurs. Dans tous les pays européens, selon l’ARAFER, la concurrence a eu des effets positifs pour les contribuables, voyageurs et même les cheminots (développement de l’emploi).


- Dossier de presse


Contacts presse :

- Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09
- Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 07:28

 

 

La CNCAUT et la FNAUT prennent des initiatives convergentes


La CNCAUT (Coordination nationale des collectifs et associations d’usagers du train) et la FNAUT ont pris des initiatives convergentes pour obtenir le dédommagement des usagers du train pénalisés par la grève des cheminots. La FNAUT va relayer les demandes des signataires de la pétition de la CNCAUT.
 

Une grève qui pénalise gravement les usagers du train
 
La grève des cheminots affecte gravement la situation des usagers de la SNCF. Les plus pénalisés d’entre eux sont les plus modestes, captifs du train - travailleurs précaires, étudiants, lycéens - mais aussi tous ceux qui ne bénéficient pas de possibilités de télétravail ou ne peuvent recourir au covoiturage.


Depuis trois semaines, et pour une période annoncée au moins équivalente, les usagers souffrent d'une « grève perlée » de deux jours et de perturbations importantes les trois jours qui suivent. La qualité de service ne correspond plus à l'abonnement souscrit  et génère des dépenses supplémentaires imprévues pour nombre de voyageurs.
 
Des initiatives convergentes
 
La CNCAUT, qui s'est créée pour faire connaître les difficultés des voyageurs et réclamer le remboursement des abonnements SNCF (TGV, Intercités, TER, Transilien et RER), a rencontré un grand succès. Elle a été soutenue dès sa création par plusieurs associations locales de la FNAUT. Elle regroupe aujourd’hui les 67 000 voyageurs signataires de sa pétition, et des associations indépendantes.


De son côté, la FNAUT, qui fédère 165 associations locales, a saisi le Premier ministre des le début du conflit pour réclamer un dispositif d’indemnisation exceptionnelle des voyageurs et l’inscription d’une obligation d’indemnisation dans le code des transports en cas de grève prolongée. Elle a rencontré la SNCF aux niveaux régional et national pour présenter ses exigences.
 
La FNAUT relaie les revendications de la CNCAUT
 
La poursuite du conflit a créé les circonstances d'un soutien actif de la CNCAUT par la FNAUT, association de consommateurs agréée par l’Etat. Ce soutien permettra de mieux faire entendre les revendications  des 67 000 signataires de la pétition, des associations locales d’usagers, et plus largement des 4,5 millions de voyageurs quotidiens.


A l’issue de leur rencontre du 2 mai, la CNCAUT et la FNAUT ont convenu de travailler pour porter ensemble leurs exigences vis-à-vis de la SNCF et des pouvoirs publics :

TGV et Intercités : demandes de remboursement des abonnements confirmées et seuils jugés inacceptables.

Pour les TER (hors RER Ile-de-France, réunion prévue le 17 mai), 60 % minimum et plus selon les régions et les circulations pouvant aller jusqu’à 100 % en cas de non circulation.

Des modalités à préciser (en particulier cas des abonnements non renouvelés) et des modes opératoires à expliquer.

A plus long terme, inscription dans les conventions, une règle minimale simple et équitable de dédommagement liée aux jours et circulations perturbés.

 
 

Contacts presse :

- FNAUT : Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09
- CNCAUT : Arnaud Vanhelle, président de l’association Train Life, tél. 06 11 55 43 36

 

Dossier PDF :

voir: Grève à la SNCF: la FNAUT et la CNCAUT s’associent pour défendre les voyageurs

 

Communiqué du CNCAUT du 12 avril

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:34

 

Grèves dans les transports ferroviaires : 
une indemnisation exceptionnelle des abonnés
est nécessaire


Les multiples épisodes de grèves impactent gravement la vie personnelle et professionnelle des usagers de la SNCF. Comme elle l’a souligné dans une lettre ouverte du 22 mars 2018 adressée au Premier ministre[1], la FNAUT constate que les dispositifs actuels d’indemnisation des voyageurs abonnés ne permettent pas de les dédommager à hauteur des préjudices subis.
 
Les dispositifs en vigueur
 
Pour les abonnés TGV et Intercités, les contrats d’abonnements Forfait, Fréquence et TGV Max ne prévoient aucune disposition d’indemnisation en cas de grève.
 
Pour les abonnés TER et Transilien, les conventions avec les régions ne prévoient que rarement des possibilités de dédommagement en cas de grève. Ces possibilités sont limitées et peu adaptées au mouvement actuel qui est généralisé et prolongé.
 
Les dispositifs exceptionnels demandés par la FNAUT
 
La FNAUT demande à SNCF Mobilités et aux Régions, autorités organisatrices des TER, de mettre en place, dès maintenant, des dispositifs d’indemnisation exceptionnelle.
 
Au regard des 12 jours de grève par mois prévus pour avril, mai et juin et des difficultés rencontrées avant et après les jours de grève, la FNAUT demande que les abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels, TGV, Intercités et TER, fassent l’objet d’une indemnisation exceptionnelle d’au moins 60 % de leur montant, à valoir sur l’abonnement suivant, pour l’ensemble de la période de grève.
 
Par ailleurs, les possibilités de suspension des abonnements doivent être facilités et accélérées.
 
Lors des débats parlementaires sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire, la FNAUT proposera des amendement afin que le code des transports prévoit, dans les conventions TER, des dédommagements forfaitaires automatiques et proportionnels au nombre de jours de grève.
 


 
Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Anne-Marie Ghémard, vice-présidente, tél. 06 76 08 62 47
  • Christian Broucaret, porte-parole de la FNAUT, tél. 06 52 69 63 49

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 12:00

Conférence de Presse

6 avril 2018

 

Le point sur l'actualité ferroviaire
La libéralisation des services ferroviaires Grandes Lignes

 

Le 4ème paquet ferroviaire européen, adopté fin 2016, rend obligatoire l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs entre décembre 2019 et décembre 2023 pour les services conventionnés et à partir de décembre 2020 pour les services non conventionnés.

Les dispositions législatives, règlementaires et administratives nécessaires devront être prises au plus tard le 25 décembre 2018.

 

La position du gouvernement

Le gouvernement n’envisage que la formule de l’open access pour ouvrir à la concurrence les services ferroviaires Grandes Lignes (suivant le modèle en vigueur pour le transport aérien, le fret ferroviaire, les services ferroviaires internationaux de voyageurs et les cars « Macron »). Il a donc retenu le modèle italien (annexe 1) et rejeté le modèle des franchises en vigueur en Grande-Bretagne (annexe 2).

Rappelons que l'open access procède de la seule démarche commerciale d'un opérateur qui va juger si une relation donnée peut être exploitée selon des critères purement commerciaux. On ne peut donc définir à l’avance les axes sur lesquels il peut y avoir de l'open access.

La législation européenne, reprise en droit français, n’autorise l'open access qu’à la condition qu'il ne compromette pas l'équilibre économique d'un contrat de service public existant. En dehors de cette contrainte, rien ne peut empêcher un opérateur de venir challenger la SNCF.

 

La formule préconisée par la FNAUT

L’expérience montre que l’open access se développe peu (il reste marginal en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie). Il a des effets positifs, mais peut aussi avoir des effets pervers (écrémage).

Les franchises ont donné en Grande-Bretagne des résultats très positifs (annexe 2). Mais le dispositif est « lourd », les cahiers des charges sont très détaillés, les effectifs qui les gèrent au ministère des Transports sont importants. La FNAUT préconise un système bien plus économique, sur le modèle de la convention TET : la DGITM définirait les services de base en s’appuyant sur des consultants de compétence reconnue, on laisserait ainsi à l’opérateur titulaire du contrat de larges marges d’initiative.

Mais les franchises créent des monopoles pour la durée des contrats. Un espace d’initiative commerciale est nécessaire pour répondre à des besoins nouveaux et dynamiser ces monopoles.

Le choix à effectuer n’est donc pas entre franchises ou open access : il faut que les deux modèles puissent coexister et se compléter, et donc ne pas exclure la création de franchises.

 

Dossier de presse

 

Contacts presse :
- Bruno Gazeau, président de la FNAUT : 06 76 73 31 09
- Michel Quidort, membre du bureau de la FNAUT : 06 12 22 35 54
- Jean Sivardière, vice-président de la FNAUT : 04 76 75 23 31

Le point sur l’actualité ferroviaire - La libéralisation des services ferroviaires Grandes Lignes Conférence de presse de la FNAUT du 6 avril

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 12:27

Assemblée Générale 2018 : Élection du Bureau national de la FNAUT
 
 

Au cours de son assemblée générale, les membres de la FNAUT ont réélu le bureau de la fédération, chargé de porter les orientations présentées dans notre communiqué :
 

  • Bruno Gazeau, tél. 06 76 73 31 09
    président de la FNAUT

     
  • Christiane Dupart, tél. 06 80 64 05 60
    vice-présidente de la FNAUT
    présidente de la FNAUT Hauts-de-France

     
  • Anne-Marie Ghémard, tél. 06 76 08 62 47
    vice-présidente de la FNAUT
    présidente de la FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes

     
  • Gilles Laurent, tél. 06 01 88 97 19
    vice-président de la FNAUT
    président de l’Union des Voyageurs du Nord

     
  • Jean Lenoir, tél. 06 19 09 78 89
    vice-président de la FNAUT
    pilote du groupe de travail « Train d’Équilibre du Territoire et Auto-train »
    de la FNAUT

     
  • Jean Sivardière, tél. 04 76 75 23 31
    vice-président de la FNAUT

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 04:34

 

Grève SNCF : la FNAUT s’adresse aux syndicats
et au gouvernement


La FNAUT, qui a tenu son assemblée générale annuelle le samedi 7 avril à Paris, a confirmé ses préoccupations et préconisations face au conflit qui oppose les syndicats de cheminots et le gouvernement.


 
La FNAUT s’adresse aux syndicats de cheminots
 
1 - La FNAUT rappelle qu’elle respecte le droit de grève, mais déplore que les modalités de la grève en cours retenues par les syndicats pénalisent au maximum les voyageurs. Ce sont les usagers les plus modestes, captifs du train, qui sont les plus pénalisés : ils doivent être respectés.
 
2 - Une grève prolongée menace l’avenir du système ferroviaire, en particulier celui des lignes les plus fragiles. Elle ne peut en effet qu’inciter les voyageurs et les chargeurs à se tourner définitivement vers les modes de transport concurrents du train : automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion.
 
3 - La FNAUT regrette que les syndicats confondent service public et entreprise publique, ouverture à la concurrence régulée et privatisation. L’exploitation du TER en délégation de service public, sur le modèle du transport urbain, réduira ses coûts d’exploitation et facilitera la sauvegarde des « petites lignes ».
 
Une telle exploitation, en vigueur en Allemagne, y est approuvée explicitement par les usagers, les contribuables, les écologistes et même les cheminots, car elle s’effectue sans dumping social et favorise l’emploi cheminot. Son succès encourage les pouvoirs publics à investir massivement sur le réseau ferré.
 
La FNAUT s’adresse au gouvernement
 
Les orientations du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux : elles doivent proposer un avenir crédible au ferroviaire et aux cheminots.
 
1 - SNCF Réseau doit être indépendant de SNCF Mobilités et conserver son statut d’établissement public.
SNCF Mobilités doit recentrer ses activités sur une exploitation de qualité de l’ensemble du réseau ferré national.
 
2 - La dette ferroviaire, qui est pour l’essentiel générée par l’État, doit être apurée rapidement. C’est indispensable pour permettre une baisse du niveau des péages, un renforcement de l’offre et des investissements plus importants sur le réseau, en particulier sur un grand nombre de « petites lignes » indispensables.
 
3 - Les conditions actuelles de concurrence entre le rail et les autres modes de transport sont inéquitables et doivent être corrigées : elles pénalisent fortement le rail et entravent son développement.
 
4 – Les usagers doivent être davantage consultés et mieux représentés dans les instances de gouvernance.
 
La FNAUT demande au gouvernement et aux syndicats de cheminots d’approfondir des négociations afin de limiter la durée de la grève et la gêne insupportable qu’elle entraîne pour les voyageurs.
 
Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

 

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 09:00
Lettre ouverte - 22/03/2018
 

 Service prévisible, tarification, information, abonnements... La FNAUT adresse ce jour au Premier ministre Edouard Philippe une lettre ouverte relative à la situation des voyageurs ferroviaires face aux épisodes de grève.


 

Monsieur Édouard PHILIPPE
Premier ministre
57, rue de Varenne
75700 PARIS 07 SP

 

 
Paris, le 22 mars 2018

 
 
Objet : lettre ouverte relative à la situation des voyageurs ferroviaires face aux épisodes de grève.
 
 
Monsieur le Premier ministre,
 
Les multiples épisodes de grève vont impacter gravement la vie personnelle et professionnelle des voyageurs de la SNCF ainsi que la compétitivité économique et l’attractivité touristique de la France.
 
Face à un mouvement social qui s’annonce très long, les dispositions actuelles du code des transports sur l'organisation de la continuité du service public en cas de perturbation prévisible du trafic sont mal appliquées ou insuffisantes.
 
Elles le sont aussi face à des comportements qui dévoient le droit de grève tels que les mouvements de grève dits de « 59 minutes », les mouvements d’une durée très longue et l’exercice abusif, trop fréquent, du droit de retrait.
 
Service prévisible et transport ferroviaire de longue distance
 
Les dispositions sur le service prévisible concernent « les services publics de transport terrestre ». Pour ce qui est du transport ferroviaire de longue distance, il faudrait intégrer les services nationaux et internationaux qui ne relèvent pas du service public, dans le champ du service prévisible et adapter les dispositions du code des transports à ces services librement organisés. L’objectif est de définir, pour ces liaisons, un niveau minimal de service qui, comme pour les transports terrestres relevant du service public, « doit permettre d’éviter que soit portée une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir ».
 
L’impossibilité actuelle de pouvoir réserver des trajets en TGV ou en Intercités pour les jours de grève est, pour la FNAUT, une atteinte disproportionnée à cette liberté.
 
Tarifs des TGV et des Intercités pendant la période perturbée
 
En ce qui concerne les tarifs des TGV et des Intercités, nous souhaitons que SNCF Mobilités adapte ses règles de fixation des prix relevant du yield management à une situation perturbée qui s’annonce longue et confuse, empêchant les voyageurs de prévoir leurs déplacements à l’avance.
 
Communication du plan de transport pendant la période perturbée
 
La loi impose que le plan de transport adapté soit communiqué aux usagers « au plus tard vingt-quatre heures avant le début de la perturbation ». Force est de constater que pour le transport ferroviaire cette information est, en général, délivrée la veille de la perturbation aux environs de 17 heures, ce qui ne correspond pas à l’exigence légale. Cette information tardive empêche les voyageurs d’organiser dans de bonnes conditions leurs déplacements du lendemain, notamment en ayant recours à des solutions alternatives aux transports affectés par la grève.
 
Suspension des abonnements TER pendant la période perturbée et dédommagements
 
Pour les voyageurs quotidiens, notamment les abonnés TER et les abonnés d’Ile-de-France, nous souhaitons que le code des transports impose aux conventions TER, en cas de grève, de prévoir la possibilité pour les abonnés de suspendre facilement et immédiatement leur abonnement ainsi que la mise en place de dédommagements forfaitaires automatiques et proportionnels au nombre de jours de grève. Nous relevons que les conventions TER actuelles sont très peu contraignantes sur ces attentes essentielles des voyageurs.
 
Dans l’attente de ces modifications législatives, nous portons ces demandes à la connaissance de SNCF Mobilités et des autorités organisatrices concernées.
 
En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à nos demandes, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'assurance de notre haute considération.

 
Bruno GAZEAU : Président de la FNAUT

Contact presse :  Bruno Gazeau, président de la FNAUT, 06 76 73 31 09

 
Lettre ouverte au Premier ministre

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 16:00

Les grèves à répétition pénalisent les voyageurs et

desservent les intérêts du rail

 

Communiqué de Presse du le 17 mars 2018

 

La FNAUT respecte le droit de grève mais regrette que le calendrier des grèves retenu par les syndicats de cheminots ait manifestement été calculé pour pénaliser au maximum les voyageurs. Elle estime aussi que le corporatisme et le conservatisme des syndicats ne peuvent que menacer l’avenir du rail.

 

Des conséquences graves pour les usagers les plus fragiles 

Ce sont les usagers les plus modestes, que les syndicats de cheminots prétendent défendre en priorité, qui seront les plus pénalisés, alors qu’ils subissent déjà une très mauvaise qualité de service : travailleurs précaires, étudiants, lycéens… ils sont captifs du train. Où est le respect du service public ?

 

Des conséquences graves pour le système ferroviaire

Les syndicats affirment vouloir défendre l’avenir du rail. Mais un mouvement de grève prolongé ne peut qu’inciter les voyageurs et les chargeurs à se tourner définitivement vers les modes de transport concurrents : automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion. 

 

 

Ouverture à la concurrence ne signifie pas privatisation

Il ne faut pas confondre service public et entreprise publique. L’exploitation des services TER et Intercités en délégation de service public, sur le modèle des transports urbains, est indispensable pour réduire leurs coûts d’exploitation, élargir leur fréquentation et éviter leur disparition progressive. 

Une telle exploitation, en vigueur en Allemagne, y est approuvée explicitement par les usagers, les contribuables, les écologistes et même les cheminots, car elle s’effectue sans dumping social et favorise l’emploi cheminot. Son succès encourage les pouvoirs publics à investir massivement sur le réseau ferré.

 

Une politique gouvernementale qui n’est pas à la hauteur des enjeux

Si la FNAUT dénonce l’attitude des syndicats, elle partage aussi certains de leurs objectifs.

  • Une reprise rapide de la dette ferroviaire est indispensable pour permettre une baisse du niveau des péages, un renforcement de l’offre ferroviaire et des investissements plus importants et plus rapides.

  • Les conditions de concurrence entre le rail et les autres modes de transport, qui pénalisent fortement le rail et entravent son développement, doivent être corrigées.

 

La FNAUT attend du gouvernement et des syndicats qu’ils engagent de véritables négociations afin de limiter la durée des grèves et la gêne insupportable qu’elles entraînent pour les voyageurs.

  

- Contacts presse

 
 

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