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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:00

17 mai 2017

 

Réaction du Réseau Action Climat

 

Nicolas Hulot a déjà fait les preuves de son engagement et de sa détermination en faveur de l’environnement.

Mais le périmètre du ministère de la Transition Écologique et Solidaire devra être précisé pour s’assurer qu’il intègre les leviers essentiels pour la lutte contre les changements climatiques que sont le logement, l’énergie ou encore les transports.

Sans cette place primordiale qui doit être donnée par le nouveau Gouvernement à la transition énergétique et climatique, la pleine mise en œuvre, dans notre pays, de l’accord de Paris sur le climat et des objectifs de la loi sur la transition énergétique seront menacés.

Le Réseau Action Climat restera vigilant quant aux contours précis des ministères et à la tenue de l’engagement d’Emmanuel Macron de faire de la transition écologique le fil rouge de son projet.

 

Contacts presse :

Célia Gautier, Responsable des politiques européennes et internationales, Réseau Action Climat, celia@rac-f.org / +33 6 72 34 00 27
Simon Coquillaud, Responsable communication, Réseau Action Climat, simon@rac-f.org / +33 6 66 28 95 06

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:06

Un bonus de 200 € pour les vélos à assistance électrique, enfin !

 

Jusqu'ici exclu de tout dispositif national d'aide, les vélos à assistance électrique auront eux-aussi leur bonus : 20% du prix d'achat dans la limite de 200 euros. Nos six organisations[1] se réjouissent de l'annonce de la Ministre de l'environnement Ségolène Royal concernant la création de ce dispositif.

Déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, cette mesure était attendue pour le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable. 

Le vélo électrique, une solution pour la pollution, le climat, les déplacements et la santé

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l'air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts des cyclistes fragiles. C'est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées. En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d'une aide locale à l'achat d'un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l'étude de l'Ademe sur les bénéfices des services vélo[2]. Rappelons qu'environ la moitié des trajets automobiles font moins de 3km et pourraient pour la plupart être faits autrement. 

Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l'adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20% du prix d'achat, plafonné à 200 euros). A noter que cette aide n'est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales.

Nous somme convaincus que cette mesure permettra à de nombreux français d'accéder à une mobilité propre, durable, tout en confortant une filière industrielle en plein essor et créatrice d'emplois locaux. Le  tout permet également d’agir contre le fléau de la sédentarisation des Français.

Cette mesure doit aussi s'inscrire dans une politique cyclable volontariste, en commençant par le déploiement complet des mesures déjà partiellement mises en place, comme l'indemnité kilométrique vélo. Pour encourager efficacement  les déplacements domicile-travail à vélo[3], elle doit être obligatoire dans le secteur public comme le secteur privé, être cumulable avec le remboursement de 50% de l'abonnement transport en commun. Son plafond de défiscalisation, aujourd'hui limité à 200 euros, doit se montrer plus généreux. Espérons aussi que le nouveau bonus soit prochainement élargi à d'autres usages utilitaires tels que les vélos cargo et pliants. 

Vers une politique nationale favorable à la marche et le vélo ?

Enfin, nos associations attendent la mise en oeuvre d'une véritable stratégie nationale de développement des mobilités actives (marche et vélo).

Pour rendre crédible son engagement, l'État doit donc se doter d'un fond national dédié, permettant :

    - de soutenir les investissements des collectivités territoriales par des appels à projets "villes pilotes" notamment à destination des villes moyennes

    - de permettre de résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités

    - de financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives

    - de généraliser l'apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l'école primaire

    - de finaliser le maillage des véloroutes d'intérêt national d'ici 2030 (et les itinéraires principaux - Eurovélo - d'ici 2022).

La France serait ainsi le premier pays à répondre à l’appel des Nations Unies qui recommande de consacrer au minimum 20% du budget transports aux modes actifs, et en fait une condition d'atteinte des objectifs climatiques, mais également une exigence de santé publique et d'amélioration de la qualité de l'air.[4]

- Contacts presse

 

[1] FUB RAC FNE FNH FNAUT WWF

[2] Ademe, Etude d'évaluation sur les services vélos, 2016

 http://www.ademe.fr/etude-devaluation-services-velos

[3] Selon l'enquête de l'Insee, seuls 2% des déplacements domicile-travail sont effectués à vélo en 2016.

[4] Rapport du PNUE intitulé "Perspectives mondiales sur la marche et le cyclisme » et publié en octobre 2016. 

fne.asso communiqué de presse un-bonus-de-200E

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:34

La « Rue de l’Avenir », une association généraliste en matière de déplacements urbains, qui porte un projet que nous vous invitons à découvrir, il vise l’amélioration de la qualité de vie en ville tout comme dans nos villages.

Face à l’occupation abusive de l’espace urbain par les voitures, enfants, jeunes et moins jeunes, valides et moins valides, piétons, rollers et cyclistes, tous les habitants souhaitent aujourd’hui reconquérir leur ville.

La rue n’est pas en effet seulement un espace de circulation, c’est aussi et surtout un espace de vie. Depuis 1988, date de sa création, la « Rue de l’Avenir » a pour objectif de contribuer à transmettre aux générations futures une ville plus sûre, plus solidaire et plus agréable à vivre.

 

34e Journée Rue de l'Avenir le 29 septembre à Fribourg

La rue passe au vert 

Quand la nature s'invite dans les aménagements

Berne Jurastrasse zone de rencontre

 

 

 

Sur la dernière décennie, le thème de la nature en ville a gagné une attention croissante, tant chez les spécialistes qu’au sein de la population. Les potagers urbains et autres plantages qui fleurissent aujourd’hui en Suisse illustrent bien cette tendance et la demande citoyenne en augmentation. Mais au-delà de ces îlots de verdure, l’espace-rue reste lui encore très minéral.

Dans sa Journée 2017, Rue de l’Avenir veut mettre les projecteurs sur quelques exemples de Suisse et d’ailleurs pour questionner les habitudes d’aménagement de l’espace-rue et montrer les possibilités qu’offrent les alternatives « végétales ».

Ci-contre la zone de rencontre de la Jurastrasse à Berne

Remise du Prix Rue de l’Avenir 2017

Programme provisoire

Programme détaillé et inscription dans la prochaine infolettre: réservez la date!


Journée d’étude de Mobilité Piétonne : l’espace public salon de la ville

Rues et places des petites et moyennes communes

Jeudi 1er juin 2017, Brugg-Windisch

Prospectus de la Journée 2017 de Mobilité piétonneLes espaces publics font partie intégrante du réseau piéton et influencent son attractivité. La densification vers l’intérieur accroît de plus la nécessité de valoriser l’espace rue, les places ou les espaces verts y compris dans les petites et moyennes communes.

Les rues et places où marcher, flâner, être dehors et se rencontrer constituent des supports indispensables à la vie de quartier et à la qualité urbaine.

Loin des projets d’envergure des métropoles, la journée d’étude abordera les écueils rencontrés de la planication à la réalisation des espaces publics ainsi que les bonnes pratiques dont les petites et les moyennes communes peuvent s’inspirer.

Urbanistes, aménagistes, planificateurs transport, architectes paysagistes et politiciens sont invités à partager leurs expériences et leur recettes pour concevoir des espaces publics qui assument leur rôle de salon urbain.

Renseignements et inscription

 

 


Stations vélos et vélos en libre service le 20 septembre 2017 à Zurich

Station vélos à Genève

Notez la date

La prochaine rencontre du Forum vélostation se tiendra
le mercredi 20 septembre 2017 à Zurich.

Plus d’informations dans notre prochaine infolettre.

 

 

Rue de l'Avenir France : bulletin No 42 printemps 2017

Vignette su Code de la rue édité par Rue de l'Avenir FranceUne année de « Rues aux enfants, rues pour tous »

Le label du jury de l’appel lancé le 27 novembre 2015 par le collectif « Rues aux enfants, rues pour tous » (Cafézoïde, Vivacité, ANACEJ, Rue de l’Avenir) a été attribué à 31 projets. 24 ont été réalisés en 2016, 7 le seront en 2017...

Créer un évènement « Code de la rue »
Le code de la route a sensiblement évolué depuis 2008, à la suite des travaux du Plan d’Action pour les Modes Actifs, mais peu, voire pas, de communication n’est faite par les autorités pour faire connaitre au plus grand nombre ces évolutions...

 

 

et encore

  • Plan d’Action pour la Marche et l’Usage du Vélo
  • Des outils pour de la sécurité des piétons
  • Du côté des délégations régionales
  • Les villes "respire" de demain, le  nouveau guide du Réseau Action Clima

Lien pour le bulletin


Flâneur d'or 2017 : appel à projets

Il reste encore quelques jours pour envoyer vos propositions !

Flâneur d’Or 2017 : le prix des piétons attend ses vainqueurs

logo Mobilité piétonne 2015Le « Flâneur d’Or – Prix des aménagements piétons » récompense tous les trois ans des mesures qui améliorent particulièrement l’attractivité et la qualité des déplacements à pied.

Organisatrice du concours en collaboration avec l’Office fédéral des routes OFROU ainsi que d’autres partenaires, l’association des piétons, Mobilité piétonne Suisse, a hâte de découvrir de nouvelles réalisations exemplaires dans toute la Suisse.

Lien vers le site du Flâneur d’or


Priorité à la prudence : campagne de l'ATE

«Regarde deux fois, même si tu as la priorité»

Priorité à la prudence - campagne d el'ATESi vous voyez passer un double vélo, ça ne signifie pas nécessairement que vous avez des visions. En effet, des tandems particuliers, dont l'occupant du siège arrière semble regarder en arrière, sillonneront une trentaine de villes et les routes des manifestations «SlowUp». Le message principal de cette action menée dans le cadre de la campagne «Priorité à la prudence» s’intitule «Regarde deux fois, même si tu as la priorité».

Pour la première fois, plus 1000 cyclistes et automobilistes ont été sondés sur les situations conflictuelles: le «baromètre»qui en résulte révèle une ambiance crispée. Mais il indique aussi ce que chacun des deux groupes peut entreprendre pour éviter des accidents.

Lien vers le site de l'ATE

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 04:36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Février 2017

Communiqué

 

Un bonus de 200 €

pour les vélos à assistance électrique, un bon début

 

Jusqu'ici exclus de tout dispositif national d'aide, les vélos à assistance électrique auront eux aussi leur bonus : 20 % du prix d'achat dans la limite de 200 euros. Sept organisations[1] se réjouissent de l'annonce de la Ministre de l'environnement, Ségolène Royal, concernant la création de ce dispositif. Déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, cette mesure était attendue pour le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable. 

 

Le vélo à assistance électrique, une solution pour la pollution, le climat, les déplacements et la santé

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l’air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C’est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées. En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d’une aide locale à l’achat d’un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l’étude de l’Ademe sur les bénéfices des services vélo[2]. Rappelons qu’environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement. 

Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l’adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20% du prix d’achat, plafonné à 200 euros). A noter que cette aide n’est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales.

Nous sommes convaincus que cette mesure permettra à de nombreux Français d’accéder à une mobilité propre, durable, tout en confortant une filière industrielle en plein essor et créatrice d’emplois locaux. Le tout permet également d’agir contre le fléau de la sédentarisation des Français.

Cette mesure doit aussi s’inscrire dans une politique cyclable volontariste, en commençant par le déploiement complet des mesures déjà partiellement mises en place, comme l’indemnité kilométrique vélo. Pour encourager efficacement les déplacements domicile-travail à vélo[3], elle doit être obligatoire dans le secteur public comme le secteur privé, être cumulable avec le remboursement de 50% de l’abonnement transport en commun. Son plafond de défiscalisation, aujourd’hui limité à 200 euros, doit se montrer plus généreux. Espérons aussi que le nouveau bonus soit prochainement élargi à d’autres usages utilitaires tels que les vélos cargo et pliants.

 

Vers une politique nationale favorable à la marche et le vélo ?

Enfin, nos associations attendent la mise en œuvre d’une véritable stratégie nationale de développement des mobilités actives (marche et vélo).

Pour rendre crédible son engagement, l’État doit donc se doter d’un fonds national dédié, permettant :

  • de soutenir les investissements des collectivités territoriales par des appels à projets "villes pilotes" notamment à destination des villes moyennes,

  • de permettre de résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités,

  • de financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives,

  • de généraliser l’apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l’école primaire,

  • de finaliser le maillage des véloroutes d’intérêt national d’ici 2030 (et les itinéraires principaux - Eurovélo - d’ici 2022). 

Avec la mise en place d’un fonds national vélo, la France serait ainsi le premier pays à répondre à l’appel des Nations Unies qui recommande de consacrer au minimum 20% du budget transports aux mobilités actives (marche et vélo). L’organisation internationale en fait une condition d’atteinte des objectifs climatiques, mais également une exigence de santé publique et d’amélioration de la qualité de l’air[4].

 

Contacts presse :

Olivier Schneider 
Président de la Fédération française des Usagers de la bicyclette (FUB)
06 16 09 12 29 - president@fub.fr

Lorelei Limousin 
Responsable transports-climat au Réseau Action Climat France (RAC-F)
07 70 31 09 19 - lorelei@rac-f.org

Bruno Gazeau 
Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT)
06 76 73 31 09 - bruno.gazeau@fnaut.fr

Demba Diedhiou            
Coordinateur du réseau Transports et Mobilités Durables à France Nature Environnement (FNE)
01 44 08 77 81 - demba.diedhiou@fne.asso.fr

Denis Voisin
Porte-parole Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH)
01 41 22 10 70 - d.voisin@fnh.org

Olivier Blond
Président de Respire
olivier@respire-asso.org

Marielle Chaumien
Attachée de presse à WWF France
06 15 39 24 95 - mchaumien@wwf.fr

 

[1] La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), Réseau Action Climat, France Nature Environnement,  Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, FNAUT, WWF et l’Association Respire.

[2] Ademe, Etude d'évaluation sur les services vélos, 2016 http://www.ademe.fr/etude-devaluation-services-velos

[3] Selon l'enquête de l'Insee, seuls 2% des déplacements domicile-travail étaient effectués à vélo en France en 2015 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2555446

[4] Rapport du PNUE intitulé "Perspectives mondiales sur la marche et le cyclisme » et publié en octobre 2016. 

 

Télécharger le communiqué de presse commun aux sept organisations.

 

Le communiqué du Club des villes et territoires cyclables suite au décret VAE

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:29

https://www.rac-f.org/IMG/_perso/css/logo.png

Réaction du Réseau Action Climat

Communiqué du 8 février 2017

 

La Cour des comptes déplore le « gâchis » de l’écotaxe

   
 

Outre son coût financier, pointé du doigt par la Cour des comptes, l’abandon de l’écotaxe poids lourds représente également un gâchis environnemental et sanitaire dont les conséquences en matière de financements entravent la transition énergétique dans le secteur des transports, premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre en France (dont les camions représentent environ un quart).

Le gouvernement s’est privé d’un dispositif efficace qui continue de faire ses preuves à l’étranger, sans fournir de solution de remplacement adéquate pour réduire l’impact du fret sur les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air.

La décision d’abandonner l’écotaxe poids lourds a été prise en contradiction avec les objectifs de la loi Grenelle d’accélérer le report modal du transport de marchandises visant à opérer 25% du fret par voie fluviale et ferroviaire d’ici à 2022 et celle de la loi de transition énergétique d’améliorer l’efficacité énergétique de tous les modes de transports. De manière très inquiétante, les émissions des transports ont augmenté en 2015 et l’emploi dans le ferroviaire a décliné, le chantier de la transition énergétique dans les transports reste donc entier.


 

Contact presse : Lorelei Limousin, Responsable des politiques de transports, Réseau Action Climat France, lorelei@rac-f.org / 07 70 31 09 19

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 04:05

Procédure d'alerte en Pays de la Loire

"La dégradation de qualité de l'air observée depuis plusieurs jours en région Pays de la Loire est liée aux conditions météorologiques en cours. En effet, le recours accru au chauffage favorise l'émission de polluants, en particulier de particules fines (PM10), alors que les conditions anticycloniques défavorisent la dispersion de ces polluants.

L'augmentation des concentrations en particules fines a conduit au déclenchement d'une procédure d'information et de recommandation depuis le vendredi 20 janvier, pour l'ensemble de la région Pays de la Loire.

La persistance de niveaux élevés de particules conduit à la mise en place d'une procédure d'alerte le lundi 24 janvier, pour tous les départements de la région"  C'est le commentaire que l'on retrouve sur le site d'AIr Pays de la Loire.

Toute la carte est en rouge...

 

Communiqué de Presse de la Préfecture du 22 janvier

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 01:15
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Que faire face à la pollution de l’air ?
   
   
          

La Ministre de l’environnement Ségolène Royal a annoncé le samedi 10 décembre dernier de nouvelles mesures pour lutter contre la pollution de l’air. Le Réseau Action Climat rappelle les mesures clés qu’il est urgent de mettre en œuvre dans le secteur des transports en particulier, pour agir de manière pérenne contre la pollution de fond et éviter les pics de pollution à répétition, tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques.

Alors que la pollution de l’air cause chaque année en France le décès prématuré de plus de 48 000 personnes, ses causes résident dans la persistance d’un système de transports à bout de souffle. La baisse du fret ferroviaire, la prépondérance de la voiture individuelle dans nos déplacements quotidiens, le maintien de projets autoroutiers et le remplacement d’un nombre croissant de trains par des autocars, plus polluants, en sont des symptômes.

  • Le vélo, véhicule le moins polluant, est utilisé dans 3 % des déplacements alors que la moitié des déplacements automobiles s’étendent sur une distance de 3km en moyenne. La généralisation de l’indemnité kilométrique vélo, la création d’un bonus pour le vélo à assistance électrique et le lancement d’un budget national pour rendre les territoires cyclables sont autant de mesures efficaces pour encourager son usage.
  • Le gouvernement doit exiger des constructeurs automobiles de mettre en œuvre au plus tôt des plans d’amélioration pour abaisser le niveau de pollution de leurs véhicules en conditions réelles. La Commission d’enquête sur les tests et le dieselgate a révélé que 5,5 millions de véhicules en circulation (Euro 5 et Euro 6) polluent 3 fois plus que les limites des normes anti-pollution en conditions réelles.
  • La fiscalité est toujours favorable à la pollution de l’air : l’avantage fiscal du gazole ayant contribué à la diésélisation des transports, le gouvernement a enclenché son alignement progressif sur la TICPE essence en 2014. Cependant, sans modification dans la loi de finance, le diesel restera en 2017 bien moins taxé que l’essence (12 centimes par litre). Un seul centime de hausse permettrait de dégager 400 millions d’euros environ. Les aides au changement de véhicule, qui peuvent être financées grâce à une partie des revenus, doivent cibler les personnes modestes.
  • un guide à destination des élus locaux pour les inciter à bâtir "des villes qui respirent". Aménager les villes de façon à réduire les distances parcourues, apaiser le trafic routier et sa vitesse pour sécuriser les mobilités douces, améliorer les transports en commun, modérer la place de la voiture dans l’espace public : autant de leviers que les collectivités devraient activer pour agir de manière cohérente avec la lutte contre la pollution de l’air et les changements climatiques.
  • l’État s’est privé de moyens d’agir sur la réduction des émissions du transport routier, ainsi que de ressources financières pour le fret ferroviaire. Pourtant, les expériences à l’étranger montrent que ce dispositif reste le plus pertinent pour réduire les impacts du transport routier, cesser de pénaliser le fret fluvial et ferroviaire et investir dans les transports alternatifs. Il est particulièrement incohérent de démanteler les trains d’équilibre du territoire et de prévoir un plan de relance autoroutier à l’heure où nous avons besoin d’alternatives à la route et à l’avion.l’écotaxe poids lourds· En abandonnant


Vers des villes plus respirables, mais quand ?

L’État a créé le dispositif Crit’air pour permettre aux collectivités de cibler les véhicules les plus polluants dans le cadre de zones à basses émissions ou de mesures de circulation restreinte temporaires. Mais seulement 8 des 20 villes lauréates de l’appel à projets « Villes respirables » connues en septembre 2015 ont signé leur convention avec l’État. Quid des autres ? Les élus locaux de Marseille, Lyon, Lille, Toulon qui figurent parmi les villes les plus exposées, ont-ils fait de la pollution de l’air leur cheval de bataille ?


Le Réseau Action Climat a publié ce Communiqué de Presse le 9 décembre 2016

http://www.rac-f.org/IMG/_perso/css/logo.png

 

La minute de la semaine : pourquoi les voitures diesel sont-elles plus polluantes que les camions - Journal de l'environnement
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-minute-de-la-semaine-pourquoi-les-voitures-diesel-sont-elles-plus-polluantes-que-les-camions,77799
Cette semaine, nous répondons à la question : pourquoi les voitures diesel sont-elles plus polluantes que les camions ?

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 02:46

L'année se termine en "beauté" en Pays de la Loire puisqu' elle se conclue par une pollution atmosphérique provoquée par des particules fines (les PM 10). Une conséquence de la stabilité des masses d'air et des polluants qui sont plaquées au sol.D'après Air Pays de la Loire (wwww.airpl.org) :

L’épisode de pollution particulaire amorcé hier dans d'autres régions se confirme aujourd’hui 30 décembre et s'étend aux Pays de la Loire. Les concentrations en particules fines dépasseront en fin de journée le seuil d'information et de recommandation sur les départements 44, 49 et 53. Le seuil d'alerte ne sera pas atteint. Cet épisode s'explique par une situation anticyclonique stable et froide qui limite la dispersion des polluants émis par différentes sources (chauffage, trafic routier, industries). Cette situation se maintient le samedi 31 décembre mais devrait s’améliorer dimanche en raison de l’arrivée d’une perturbation.

 

Extrait du communiqué de Presse

RECOMMANDATIONS COMPORTEMENTALES

Tout public

  • évitez l'utilisation de la voiture en solo, privilégiez les transports en commun et le covoiturage. Pour les trajets courts, pensez à la marche à pied ou au vélo. Les entreprises et administrations sont invitées à adapter les horaires de travail pour faciliter ces pratiques. Le recours aux audio/visio-conférences et au télétravail est recommandé.
  • si vous prenez votre voiture, adoptez une conduite souple et modérez votre vitesse.
  • maîtrisez la température dans votre logement ou votre lieu de travail.
  • évitez l’utilisation, en chauffage d’agrément, des cheminées à foyers ouverts ou des poêles et inserts anciens.
  • respectez l’interdiction de brûlage à l’air libre des déchets verts, apportez-les en déchetteries

 

RECOMMANDATIONS SANITAIRES

Tout public

Il n’est pas nécessaire de modifier vos activités habituelles. Le vélo et la marche à pied peuvent être pratiqués. Il n’est pas nécessaire de modifier vos pratiques habituelles d’aération et de ventilation.

 

Communiqué de Presse du 30 Décembre 2016 de la Préfecture de la Mayenne

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 01:34

Communiqué de Presse                                                                                                                    Décembre  2016

Pollution : oui à des mesures de fonds, non à la gratuité des transports publics

 

Instaurer la gratuité des transports lors des pics de pollution est  une erreur qui ne nous prépare pas aux défis futurs. Le principe pollueur payeur doit être appliqué, et non l’instauration de mesures « populaires » mais  inefficaces sur les changements de comportements. La gratuité du transport, au risque d’aller ensuite  vers une demande générale de gratuité, ne décourage pas de l’usage de la voiture.

 

L’automobiliste prend sa voiture parce qu’il la juge plus performante. Le coût du transport public, déjà moins élevé que la voiture, n’est pas la cause première de son niveau d’utilisation : les fréquences, les temps de trajet, le confort, sont beaucoup plus importants. Pour le vélo, la qualité des infrastructures, le sentiment de sécurité, la protection contre le vol, le ralentissement des voitures, sont les éléments clefs. Pour les piétons : agrément du parcours,  bruits et pollutions limitées, sécurité du trajet.

 

Ce sont ces objectifs qu’il faut poursuivre pour limiter durablement les atteintes à la sécurité et à la santé. On ne peut tout attendre de la voiture électrique, coûteuse, et qui produit aussi des particules, qui déporte les nuisances et ne change rien à l’accidentologie, à l’occupation de l’espace public, ou à la consommation de matières premières.

 

L’utilisateur des transports urbains donne l’exemple tous les jours, tout en participant à ses coûts de déplacement. Il ne comprend pas que les jours de pollution ses conditions de transport soient dégradées par des utilisateurs accueillis gratuitement. Les opérateurs de transport, qui vont  décevoir ces usagers occasionnels par de mauvaises conditions de transport, ne peuvent être chargés de  tâches supplémentaires avec des recettes amputées, alors qu’on manque de financement pour développer les transports publics et les modes actifs.

 

 Une politique cohérente, de long terme,  est nécessaire, au-delà des efforts actuels :

  • Renforcer les mesures contre la pollution : interdiction d’accès aux véhicules moteurs les plus polluants, circulation alternée, réduction de capacité de voies, péage urbain,…..

  • Renforcer et communiquer sur le transport public et sa gamme tarifaire, mais aussi sur les modes actifs (vélo, vélo électrique,  marche), qui sont aussi une possibilité de déplacement.

  • Annoncer des objectifs et des moyens accrus à  5 et 10 ans pour réduire la pollution, en favorisant les modes peu ou pas polluants : répartition de l’espace public donnant plus de place aux voies bus, vélos, espaces piétons, relance de nouvelles  lignes de structurantes du transport (tram, bus en site propre), réduction du stationnement en centre-ville, développement des équipements vélos, de l’intermodalité, avec une offre ferroviaire élargie.

  • Favoriser une ville de courtes distances   : déconcentration des services et commerces, développement des pôles de quartier,  arrêt de l’étalement urbain.

 

 

Président : F. Eymon, fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org 02 43 53 15 54 Secrétaire D.Romann : dominique.romann@wanadoo.fr 02 40 38 01 06   Trésorier : JB Lugadet :  lugadet-stemler@orange.fr 06 20 54 10 57

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 06:52

Pic de pollution de l’air : à quand des mesures sérieuses de prévention ? Communiqué de Presse de la FNAUT du 9 décembre 2016

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/4/42/Logo-fnaut-2012.jpg

Communiqué de Presse du 9 décembre 2016

 

Pic de pollution de l’air : à quand des mesures sérieuses de prévention ?


Un pic de pollution de l’air particulièrement long et intense affecte actuellement une grande partie de la France. Que ce soit dans le bassin parisien, à Lille, à Lyon, à Marseille ou dans les Alpes du nord, la principale source de pollution est la circulation routière.

Pics de pollution : pas de solution-miracle

Les mesures adoptées – toujours trop tardivement – sont illusoires :

  • la circulation alternée est nécessaire pour réduire la pollution à très court terme, mais l’expérience montre que son impact est limité (une réduction de 10 à 15 %) ;
  • la gratuité des transports collectifs est démagogique : son influence sur le comportement des automobilistes est négligeable, elle est décidée dans l’urgence par une autorité non compétente en matière de transport, elle est onéreuse pour la collectivité (4 millions d’euros par jour en Ile-de-France).

Il est plus judicieux de privilégier les mesures de prévention, indispensables pour éviter le retour répétitif des pics de pollution et garantir la santé publique en réduisant la pollution chronique.

La solution de fond : le report des trafics routiers sur les modes écologiques

Il faut viser un report significatif des trafics routiers sur la marche et le vélo pour les déplacements de proximité, sur les transports collectifs pour les déplacements à plus longue distance, et sur le rail pour le fret. Il permettrait de réduire simultanément les embouteillages, l’insécurité routière, la pollution de l’air, le bruit, les gaspillages d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
 
La voiture électrique, lourdement subventionnée par l’Etat, n’est pas la panacée : elle émet des particules fines (par usure des freins, des pneus, de la voirie) et reste aussi encombrante qu’une voiture thermique.

Des retards d’équipement à combler d’urgence

Le présent pic de pollution a mis clairement en évidence, en particulier en Ile-de-France, le sous-développement des transports collectifs qui n’offrent ni la fiabilité, ni la capacité nécessaires.

Le gouvernement doit donc lancer rapidement le 4e appel à projets de transports collectifs urbains en site propre prévu par le Grenelle de l’environnement pour les agglomérations de province, et intensifier les investissements réellement utiles en Ile-de-France (l’électrification accélérée des bus, qui ne génèrent que 2% de la pollution, ne doit pas accaparer des ressources indispensables par ailleurs).

Le financement de cet effort urgent de développement des transports collectifs peut être assuré par la mise en place d’une véritable fiscalité écologique, facilitée aujourd’hui par la baisse du prix du pétrole.

La FNAUT demande au gouvernement qu’il prenne enfin au sérieux le problème de la pollution en milieu urbain et donne au public la possibilité de se déplacer autrement qu’en voiture : il doit se montrer à la hauteur des enjeux et mettre fin à son attentisme irresponsable.
 


Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

Communiqué de Presse de la FNAUT du 17 décembre 2013

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Published by Fnaut Pays de la Loire - dans Transport et Environnement
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