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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 07:21

TEMPO va arriver à temps...

Jusqu’ici,  les bus urbains guidés sur des axes aménagés  étaient appelés « Bus à haut niveau de service » (BHNS).

Nantes avait inauguré les appelations différentes avec son "Busway". Depuis quelques mois un nouveau nom est apparu avec la dénomination de « Tempo » pour désigner  le matériel de la ligne qui va circuler entre Le Mans Gare et Allonnes.

On trouvera donc le nom de Tempo sur les dix bus achetés par la Setram dans le cadre d’une première tranche d’acquisition.

La ligne qui rejoint Allonnes à la gare nord, actuellement en chantier, devrait être en service d’ici la fin de l’année.

Voir : http://www.lemainelibre.fr/actualite/le-mans-premiere-sortie-pour-le-bus-tempo-08-09-2015-142446

 

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 07:00

La loi sur la transition énergétique : la FNAUT dénonce l’absence du transport collectif


La loi sur la transition énergétique que vient d’adopter le Parlement se focalise sur les véhicules dits propres et ignore la capacité du transport urbain et ferroviaire à attirer massivement des trafics routiers et aériens et à provoquer ainsi des économies d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre.
 

Une loi mal ciblée

La loi retient des principes utiles, en particulier une prime vélo pour les déplacements domicile-travail, dont les modalités restent à préciser, et une hausse progressive de la fiscalité carbone, qui devra être inscrite dans les prochaines lois de finances.
Ceci étant, la loi privilégie de manière trompeuse (et coûteuse pour l’Etat) les véhicules dits propres, comme si ces véhicules étaient vraiment écologiques, et comme si la transition énergétique dépendait uniquement de l’introduction de technologies nouvelles et non des changements de comportements.
Alors que le transport collectif, et en particulier le transport ferroviaire (tramway, train), possède des avantages énergétiques et environnementaux évidents par rapport à l’automobile, à l’avion et au camion, la loi a quasiment ignoré les possibilités de report modal.

 

Une politique qui ignore les objectifs de la loi
De manière plus regrettable encore, le gouvernement mène à l’égard du transport collectif une politique contradictoire avec les bonnes intentions énoncées dans la loi :

  •  hausse du taux de TVA de 7 % à 10 % (le taux est de 5,5 % pour les produits de première nécessité) ;
  •  réduction de l’assiette du versement transport (VT) des entreprises, abandon du VT régional ;
  •  baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales, incitées à réduire l’offre et les investissements ;
  •  report du 4ème appel à projets de transports urbains en site propre ;
  •  suppressions de services ferroviaires Intercités et fermetures de lignes interrégionales ;
  •  relance de grands travaux autoroutiers, y compris en milieu urbanisé (La Réunion, Strasbourg,…) ;
  •  mise à l’écart d'un rattrapage progressif de la fiscalité diesel sur celle de l'essence.

Cette politique engendrera une hausse du trafic automobile, une aggravation de la congestion urbaine, de la pollution de l’air, des gaspillages d’énergie et des émissions de carbone.
De la même manière, le transport ferroviaire du fret est délaissé : dégradation et fermeture de lignes capillaire fret, abandon de l’autoroute ferroviaire atlantique,…


Une loi sur la transition énergétique et une conférence internationale sur le climat ne suffisent pas. La FNAUT attend du gouvernement une politique de relance des transports publics, composante indispensable de toute politique environnementale.
 

Contacts presse :
• Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09
• Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
• Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:08

Le programme des manifestations organisées dans les villes, grandes ou petites, est consultable sur le site européen :

Le programme des manifestations dans les collectivités locales

Au niveau national, à l’occasion de la Semaine européenne de la Mobilité, divers temps forts sont mis en place, en partenariat avec l’Ademe, le GIE Objectif transport public, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), le Club des villes et territoires cyclables, Départements et régions cyclables et l’Association pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes.

 

• Vendredi 18 septembre : Journée des vélo-écoles

La cinquième édition de la journée des vélo-écoles, organisée par les acteurs du vélo et de l’apprentissage de la mobilité à vélo tels que le Club des villes et territoires cyclables (CVTC), la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), la Fédération française de cyclotourisme (FFCT) et les Moniteurs cyclistes français (MCF), vise à faire connaître auprès du public les actions menées en faveur de l’apprentissage de la mobilité à vélo auprès des scolaires, des adultes ou dans les entreprises, menées par les collectivités, les associations et les professionnels. Contactez les vélo-écoles afin de découvrir leur programme :
Les 40 vélo-écoles membres du réseau de la FUB

 

• Samedi 19 septembre : Journée du transport public

Pour sa 9e édition, l’événement est placé sous le signe de la lutte contre le changement climatique. En effet, la Journée du transport public aura lieu deux mois avant la COP21, conférence internationale sur la préservation du climat. A cette occasion, chacun est invité à faire des transports publics une réelle alternative à la voiture lors de ses déplacements. Faire le choix des transports collectifs c’est permettre l’évolution vers une mobilité durable, réduisant l’émission de gaz à effet de serre tout en restant économique pour les utilisateurs.
Tout le programme est consultable sur le site de la journée du transport public :

Journée du transport public

 

• Samedi 19 - dimanche 20 septembre : Journées Nationales des Voies Vertes

L’objectif des Journées Nationales des Voies Vertes organisées par l’Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes est de promouvoir les itinéraires des Voies Vertes de France ouverts à tous les usagers non motorisés (piétons, cyclistes, rollers, personnes à mobilité réduite,…)
Retrouvez le programme des Journées Nationales des Voies vertes

 

En conclusion de la Semaine européenne de la mobilité et à l’approche de la COP 21, le ministère lance la première édition de la journée nationale de la qualité de l’air. Entreprises, collectivités locales, établissements publics, société civile, vous êtes tous invités à marquer cette journée par une opération spéciale.

La journée nationale de la qualité de l’air

 

Consultez également le programme sur les sites de nos partenaires :

La journée des vélo-écoles

La journée du transport public, avec plus de 200 réseaux participant

Les Journées nationales des voies vertes

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 07:00

Transition énergétique : des mesures significatives pour encourager les salariés à se mettre au vélo

 

 Communiqué de Presse du 18 août 2015

 

Un an après sa présentation en Conseil des ministres, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a franchi avec succès le 13 août dernier l’ultime étape de son parcours législatif : le Conseil constitutionnel en a validé la quasi-totalité des dispositions.

Cette loi prévoit notamment dans son article 50 la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo, assortie d’une exonération de charges pour l’employeur et d’une exonération fiscale pour le salarié. Charge alors à l’employeur de payer tout ou partie des trajets domicile-travail des salariés.

La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) se réjouit de la validation de cette mesure qu’elle a contribué à promouvoir, permettant ainsi au vélo d’être fiscalement reconnu comme un moyen de transport à part entière. Elle demande que les décrets d’application, qui doivent notamment fixer le montant de l’indemnité, ne réduisent pas la portée de cette mesure.

La FUB se réjouit également d’une seconde mesure encourageant les entreprises à favoriser les trajets à vélo de leurs salariés : l’article 39 de la loi prévoit en effet que les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt égale aux frais générés par la mise à la disposition gratuite de leurs salariés, pour leurs déplacements entre leur domicile et le lieu de travail, d’une flotte de vélos, "dans la limite de 25% du prix d’achat de ladite flotte de vélos".

La FUB attend du gouvernement qu’il passe donc des paroles aux actes en faisant une vraie place au vélo dans les politiques de mobilité. Ces deux premières mesures doivent être les prémices d’une véritable politique cyclable globale, englobant incitations, aides aux infrastructures et aux services.

Télécharger le communiqué de presse de la FUB.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:34

Enfin le moment tant attendu est arrivé. La ligne Nantes - Pornic - Saint-Gilles-Croix-de-Vie reprend du service le 30 août...

Oubliez donc les propos assassins de la Région, « Mépris, désinvolture, incompétence de SNCF Réseau » prononcés par Jacques Auxiette au mois de juillet quand les élus avaient appris que l'ouverture de la ligne, prévue à l'origine le 5 juillet, était reportée sine die. Jacques Auxiette annonçait même sa volonté de porter plainte contre la société nationale ferroviaire.

 

Dix mois de travaux + deux mois supplémentaires

Pourtant la tension était forte, forçant même SNCF Réseau, a assumer le retard d'ouverture de la ligne Nantes - Pornic - Saint-Gilles-Croix-de-Vie. «Toutes les conditions de sécurité n'étaient pas réunies » suite aux  travaux de rénovation de dix mois et dès le 21 juin la SNCF reportait l'ouverture au 1er septembre.

Les élus, en avant première, ont testé le TER entre Sainte-Pazanne et Challans dans la semaine écoulée. La ligne reprend officiellement du service commercial dimanche.

 

Il ne reste plus qu'un mauvais souvenir ?

Restent les compensations d'indemnisations car les communes du littoral ont connu un manque à gagner suite àla baisse de la fréquentation que les autocars assurant la desserte n'ont pû combler...

 

 

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 02:11

Communiqué de Presse du 24 juillet 2015

 

 

Rives-Saint Rambert : le préfet poursuit enfin le département de l’Isère

 

Une première nationale pour la protection des lignes ferroviaires « à rouvrir ».

Pour la première fois dans une telle situation, un préfet engage des poursuites judiciaires contre un département aux fins de remise en état du domaine public ferroviaire. La FNAUT n’y est pas étrangère.

La ligne Rives-Saint Rambert (Isère) fait partie des 4 000km de lignes du réseau ferré national actuellement sans trafic. Sa réouverture est inscrite au schéma régional des transports Rhône-Alpes à l’horizon 2030. La FNAUT est attentive à la protection de telles emprises ferroviaires auxquelles il est souvent porté atteinte, notamment lors de travaux routiers.

Le 12 janvier 2005, la FNAUT signalait à Réseau Ferré de France et au préfet de l’Isère des « emprunts routiers» illégaux sur la ligne Rives-Saint Rambert, commis par le département de l’Isère, et leur demandait d’engager des poursuites en vue de la remise en état du domaine public ferroviaire.

Après 10 ans de procédures juridictionnelles, la FNAUT vient d’obtenir que la SNCF dresse six-procès-verbaux d’infraction (11 juin 2015) pour les six chantiers routiers concernés, et que le préfet engage les poursuites contre le département de l’Isère (6 juillet 2015).

Le Tribunal administratif de Grenoble est donc saisi, et, dans une telle procédure, est tenu d’ordonner la remise en état du domaine public. La FNAUT interviendra très prochainement devant ledit Tribunal pour obtenir que la remise en état s’effectue convenablement par la reconstitution de passages à niveaux fonctionnels pour la future circulation ferroviaire.

Malgré les réticences initiales de la SNCF et du préfet, la FNAUT a réussi à sortir ces autorités de leur torpeur. Ce réveil ne doit pas concerner la seule ligne Rives-Saint Rambert, si symbolique soit-elle. Les pratiques changent, les dizaines de lignes sans trafic ayant vocation à rouvrir à moyen terme doivent faire l’objet d’une stricte protection.

La FNAUT redoublera de vigilance à leur égard, et collaborera désormais volontiers avec la SNCF et les autorités préfectorales pour faire cesser les atteintes au domaine public ferroviaire, qu’elles soient commises par des particuliers ou des collectivités locales, notamment lors d’aménagements routiers.

 

Contact : Xavier Braud, juriste de la FNAUT, 02 32 43 40 02, xavier.brionne@orange.fr

 

voir :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/ligne-rives-saint-rambert-en-isere-le-prefet-poursuit-le-departement-778489.html

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 08:00

Communiqué du 23 juillet 2015

 

Il était un petit navire... qui fumait beaucoup trop !

La croisière abuse !

 

 

Après sa campagne « Irrespirable » en 2013-2014, France nature environnement continue à sensibiliser l'opinion publique quant à la question de la pollution de l'air en visant cette fois l'industrie de la croisière. En partenariat avec l'ONG allemande NABU, FNE a réalisé des mesures de la qualité de l'air à proximité du Port de Marseille le mardi 21 juillet 2015, avec des résultats édifiants. L'occasion de s'indigner à propos d’une pollution aussi méconnue que délaissée par les autorités, loin des images de rêve et de vacances véhiculées par ces monstres flottants.

La France en retard... comme d'habitude !

Notre campagne intervient alors que la lutte contre la pollution de l'air est au plus bas dans les priorités du gouvernement. Actuellement, l’Etat français est poursuivi à la fois devant ses propres tribunaux par des particuliers et des associations, mais également par la Commission européenne pour non-respect de la réglementation sur les particules fines PM 10 et le dioxyde d'azote (NO2), un polluant à l'origine des pics de pollution à l'ozone. Le gouvernement est également poursuivi pour n'avoir pas transposé la directive européenne sur les émissions de soufre des navires.

Vingt fois plus de particules fines près des paquebots

Les équipes de FNE et de NABU ont pu, grâce à des instruments de laboratoire, mesurer les concentrations de particules ultra-fines (PUF, entre 20 nanomètres et 1µm) dans l'air. Ces particules sont les plus dangereuses pour la santé : leur très petite taille (jusqu'à 1000 fois plus fines qu'un cheveu) leur permet de s'accumuler dans les poumons et passer à la fois dans le sang et dans le cerveau. De nombreuses études attestent du lien entre ces particules et l'augmentation des risques cardiovasculaires (crises cardiaques notamment), l'hypertension artérielle et la maladie de Parkinson. D'après les mesures que nous avons réalisées au parc du Pharo sur les hauteurs de Marseille et dans le terminal « croisières » du Grand port maritime, la pollution en PUF est 20 fois supérieure près des paquebots

Nos demandes

La majeure partie de la pollution de l'air par les navires de croisière vient de la teneur en soufre des carburants. Fioul lourd, diesel marin... Ils en contiennent jusqu'à 3500 fois plus que le diesel que nous mettons dans nos autos. Une fois brûlé, ce carburant rejette du dioxyde de soufre, un polluant réglementé connu pour son impact sanitaire (maladies respiratoires, bronchites, irritations de la gorge) et environnemental (pluies acides) important.

De plus, aucun navire n'a l'obligation de s'équiper d'un simple filtre à particules, alors que les industriels, les constructeurs automobiles et les automobilistes y sont obligés. Dans certains cas, ces filtres ne représentent qu'un millième du prix total du paquebot. De leur côté, les ports maritimes devraient participer au changement en adaptant les taxes portuaires qu'ils appliquent aux navires à leur entrée au port.

Denez L’Hostis, président de France nature environnement, réagit : « Madame la ministre de l’environnement, transposez la directive européenne sur les émissions atmosphériques des navires et formulez une réponse aux attentes des associations et des institutions européennes en matière de pollution de l’air ! A l'heure actuelle, en Méditerranée, aucune réglementation n'interdit l'usage des carburants les plus sales du marché, alors qu'en mer du Nord les règles sont plus strictes. De plus, alors que les consommateurs paient des taxes sur les carburants, les armateurs n'ont aucune pression fiscale. Pourquoi un tel régime d'exception ? Quelles que soient les sources de pollution, nous attendons des mesures concrètes. »


Télécharger le dossier de presse en format PDF.

voir aussi : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-fret-maritime-n-est-pas-si-propre-rappelle-l-aee,33623

le rapport : http://www.eea.europa.eu/publications/the-impact-of-international-shipping

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:23

Pétition nationale : "Nos trains sont en danger : tirons le signal d'alarme !"

 

Nos trains sont aujourd’hui en danger

Le réseau ferré français a été l’un des plus performants du monde, mais il est aujourd’hui en danger car les infrastructures se sont dégradées, des lignes ferment et la qualité des dessertes n’est plus acceptable.

Des voyageurs, en particulier des habitants des villes moyennes, sont découragés par cette évolution et par une hausse régulière des tarifs ; ils se tournent vers d’autres moyens de déplacement, plus contraignants et moins écologiques : voiture personnelle, covoiturage, autocar ou avion à bas coût. 

Mobilisons-nous pour sauver nos trains !

L’Etat doit garantir le droit à la mobilité et assurer son rôle de pilote du transport public ferroviaire, donc mettre rapidement en œuvre une politique volontariste permettant d’enrayer le déclin du rail.

Avec la FNAUT, signez cette pétition qui sera adressée au Président de la République : http://tinyurl.com/petition-fnaut

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:11

FNAUT PAYS DE LA LOIRE

ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DE LA LIGNE FERROVIAIRE NANTES - LA ROCHELLE - BORDEAUX

 

COMMUNIQUE COMMUN

 

Faire mieux que la A 831, et à moindre coût

Le projet A 831 Fontenay Rochefort n’a jamais été considéré comme prioritaire : outre les impacts négatifs du tout routier sur le climat et sur le portefeuille, tracé en plein marais poitevin et coût élevé (près d’un milliard pour 62 km), faible rentabilité. Des investissements routiers limités restent nécessaires, comme la déviation de Marans.

Mais la desserte du Sud Vendée et du marais doit être améliorée, sans pénaliser le climat. La sous-utilisation de la double voie ferrée Nantes Bordeaux dans le secteur (4 allers retours par jour dont 3 Intercités et 1 seul TER Nantes la Rochelle) le permet.

Avec un milliard, on pourrait électrifier et moderniser l’ensemble de la ligne Nantes Bordeaux (trajet en moins de 3h30), ce qui réduirait les coûts de circulation et faciliterait aussi le développement du fret ferroviaire. Que peut-on faire de déjà utile avec beaucoup moins ?

Avec une petite fraction de ce milliard, et à court terme, l’abandon de la A 831 est l’opportunité de réorienter les investissements :

  • Accélération du programme de remise en état de la ligne de Roche-sur-Yon à la Rochelle en injectant 60 millions supplémentaires (en plus des 120 déjà programmés) pour le réaliser dans le seul Contrat de Plan Etat Régions 2015-2020. Ceci permettra des économies globales de chantier, diminuera les perturbations et permettra une croissance plus rapide du trafic. Les collectivités prêtes à financer la A 831 devraient participer.
  • Aménagement des gares de Marans et Velluire (pour desservir Fontenay-le-Comte à moins de 12 km ) permettant de mettre en place une vraie desserte TER entre la Roche sur Yon et la Rochelle, en complément de l’arrêt existant de Luçon.

Les besoins de desserte sont à satisfaire, ce qui nécessite la coopération entre les partenaires, pour mieux articuler les horaires et les missions :

  • 4ème Intercités journalier, comme le recommande le récent rapport Duron, « Agir pour l’avenir » étudié à la demande du gouvernement, et qui reconnaît donc la demande à longue distance. C’est de la responsabilité de l’Etat, autorité organisatrice des « Trains d’équilibre du territoire », et de son opérateur, la SNCF. A court terme des trains partant en début de matinée de Nantes et de Bordeaux sont indispensables.
  • Au moins 4 AR/jour TER Nantes la Rochelle, en prolongeant des TER Nantes la Roche-sur-Yon, pour desservir les gares principales entre la Roche et la Rochelle ; cette fréquence existe entre la Rochelle et Bordeaux ; les 2 régions Pays de la Loire et (Aquitaine)- Poitou Charentes doivent mettre en place une offre TER conjointe.

Une programmation coordonnée entre les travaux et la mise en circulation de trains supplémentaires améliorera progressivement la fréquentation et la rentabilité de la ligne.

Les habitants de plus en plus nombreux le long du littoral et dans les villes atlantiques veulent pouvoir prendre le train, plus rapide, plus confortable et sûr que le car. Une voie ferrée active est indispensable au littoral atlantique et à son attractivité.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:36
Pollution et transport routier de marchandises : le compte n’y est pas !
 

 

Le gouvernement doit prendre très prochainement sa décision sur les suites de l’écotaxe poids-lourds qui devait faire contribuer, à hauteur d’un milliard d’euros, les transporteurs routiers au financement des alternatives. Un rapport présentant plusieurs options sera discuté la semaine prochaine au Conseil National de la Transition Énergétique avant l’arbitrage du gouvernement. Vignette ou maintien de la taxe gazole, les mesures pressenties ne satisfont ni les besoins financiers ni les objectifs environnementaux selon le Réseau Action Climat, France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot.

 

En chiffrant à plus de 100 Mds le coût économique et financier de la pollution de l’air, la commission d’enquête du Sénat rappelle l’urgente nécessité de réduire la pollution des transports. Pour nos organisations, les transporteurs ne doivent pas être exonérés de la hausse future de la contribution carbone (160 Millions / an). C’est un minimum. La route ne peut pas s’affranchir de la lutte contre le changement climatique.


Quelles suites à l’abandon de l’écotaxe  ?

Suite à la suspension de l’écotaxe et après de longues discussions « en catimini » avec les fédérations du transport routier de marchandises, le rapport du groupe de travail sur le financement des infrastructures de transport sera présenté au Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE), le 21 juillet 2015 avant l’arbitrage du gouvernement dans le prochain projet de loi de finance.

La vignette, une fausse bonne solution

Première option envisagée : la création d’une vignette pour l’usage des routes nationales non concédées et départementales. Archaïque, encourageant ‘’à rouler plus’’, difficilement applicable en France et nullement proportionnelle aux émissions de CO2, la vignette ne rapporterait que 350 millions d’euros sur la base d’une contribution annuelle de 500€.

Pour Lorelei Limousin, responsable des politiques climat-transports au RAC : « La vignette ne peut en aucun cas se substituer à la taxe kilométrique poids lourd qui reste le seul dispositif permettant de favoriser le report modaltout en dégageant les ressources nécessaires, quitte à ce qu’elle démarre au niveau des régions. »

Taxe gazole et contribution carbone

La seconde option envisagée est de maintenir les 4 centimes de taxe sur le gazole entrés en vigueur au 1er janvier 2015 (320 millions euros). Pour Mathieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot : « Si cette mesure doit être pérennisée, elle reste très insuffisante. Il est anormal que le transport routier bénéficie encore d’un remboursement de taxe sur le gazole. Il doit être assujetti à la future hausse de la contribution carbone de 2 ct prévue au 1 janvier 2016 (160 millions d’euros en plus en 2016). »



 

Un milliard, le compte n’y est pas encore

Gérard Allard, spécialiste transports et mobilités durables à FNE a fait le calcul : « Malgré la hausse de la taxe gazole et de la contribution carbone que nous préconisons, nous sommes très loin de compenser la perte des recettes de la suspension de l’écotaxe : 1 milliard d’euros
1 . Les pistes sont pourtant multiples et n’attendent qu’à être appliquées en attendant la remise en chantier d’une perception kilométrique poids lourds : retour de la taxe à l’essieu à son niveau initial ( 50 millions euros), hausse des péages autoroutiers pour les poids lourds pour mieux tenir compte de leurs impacts sur les infrastructures (250 millions)et contribuer au financement de l’AFITF via la taxe sur l’aménagement, intégration du coût des externalités comme la pollution ( 250 millions euros). »

Pour FNE, RAC et FNH :« il semblerait que les décideurs aient perdu l’objectif de vue. En tant que présidente de la COP21 la France se doit de prendre des engagements forts en termes de report modal vers des modes de transports moins émissifs de GES et de polluants atmosphériques. La mise à contribution financière du Transport routier marchandises est un des leviers pour réorienter notre politique des transports, le constat des propositions faites pour compenser les recettes de l’écotaxe est que celles-ci manquent sérieusement d’ambition et de volonté politique ».


1 La recette de 1 milliard correspond aux décisions de la mise en œuvre de la loi grenelle de 2009, à partir d’un réseau soumis à l’écotaxe de 15 000 km.

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