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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 06:37

 

"Pour moi le combat NDDL s’arrête là"

par Françoise Verchere

 

Être Cassandre est fatigant parce que la malédiction divine ( une sombre affaire de jalousie du dieu Apollon que je vous engage à relire) veut qu’elle ne soit jamais crue. Je me souviens comme si c’était hier de ce bureau du Conseil Général où j’ai prévenu Patrick Mareschal et mes collègues de la montée d’une opposition très forte, venue des rangs des gens de gauche, au projet d’aéroport à NDDL. Ils m’ont ri au nez. Je ne m’étais pourtant pas trompée.

 

Depuis l’annonce de l’abandon de ce mauvais projet, je voyais venir les nuages : notre incapacité à libérer vraiment la route des chicanes malgré les efforts de beaucoup, paysans, zadistes, militants allait donner une bonne raison au gouvernement d’intervenir. La volonté de beaucoup des nouveaux habitants de refuser la proposition de conventions d’occupation précaire individuelles bloquait le dialogue engagé avec la préfecture. Ce refus était fondé sur une revendication de convention collective certes conforme à ce qui se vit sur la ZAD mais moins prioritaire à mes yeux que la « régularisation » donc la sécurisation des lieux les plus emblématiques de la ZAD. Près de trois mois après l’abandon, rien de concret n’était visible aux yeux de l’opinion publique et aux yeux du gouvernement. Le désir de revanche, ou la volonté de montrer que « force revient à l’État de Droit » allait faire le reste.

 

Le CéDpa que je copréside avec le maire de NDDL et au nom duquel je parle dans les media avait été très clair et unanime depuis son AG du 14 mars et son CA suivant: demande de libération de la route et soutien aux activités agricoles, sociales et culturelles dans le respect des règles avec droit à l’expérimentation. Un collectif d’élus peut-il dire autre chose ? Nous en avons prévenu les autres composantes du mouvement et en tout premier lieu les habitants. Nous avons dit qu’il fallait faire vite, que la date d’intervention annoncée serait vraisemblablement tenue.

 

Lorsque cette intervention a démarré, nous n’avons donc pas été surpris. Mais comme à chaque fois ou presque qu’on en arrive à l’épreuve de force, tout dérape ; au-delà de la route, les gendarmes détruisent les 100 noms ( erreur ? volonté de faire un exemple ? Je n’en sais rien ). La machine à faire le pire est lancée : tous ceux qui n’auraient pas bougé si l’opération s’était limitée à la route, ce qui en dit long tout de même sur les problèmes réels que tous connaissaient, remontent en soutien, les déclarations pleuvent de ceux qui ne connaissent souvent pas la réalité de la Zad, l’idée de convergence des luttes plane évidemment, et peut-être de grand soir, la violence augmente chaque jour…Un immense gâchis, une semaine de cauchemar.

 

Il est toujours plus facile d’être manichéen : le monde est plus simple, on pense qu’il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre. La violence réelle subie, y compris par les plus pacifistes, fait oublier la part de responsabilité que porte le mouvement anti-aéroport dans cette situation. La préfète est une traître, le CéDpa aussi sans doute. Eh bien non, ce n’est pas la vérité. Or le travestissement de la vérité, volontairement ou par aveuglement m’est insupportable et ce travestissement est parfois irresponsable. Personne ne peut me suspecter d’être pro-gouvernement ni anti-zadiste. Je suis consciente de la manière dont la répression de tous les mouvements sociaux s’est aggravée depuis plusieurs années, je suis opposée à l’armement dangereux des forces de l’ordre mais je ne veux pas non plus que fassent la loi, sans la loi, certains radicaux de la route des chicanes ou de quelques autres lieux avec qui je défie quiconque de passer une après-midi.

 

La vérité, c’est que la préfète n’a jamais demandé que les projets soient ficelés, ce qui nécessite effectivement du temps ne serait-ce qu’à cause de la question de la propriété des terres. Elle voulait un lieu, un ou plusieurs noms, un projet. Était-ce vraiment excessif ? On ne peut pas s’appeler Camille jusqu’à la fin des temps me semble-t-il…mais rien n’est venu, sauf deux jours avant les expulsions, une proposition collective sans un seul nom. Les agriculteurs historiques vont eux aussi devoir signer des conventions précaires avant que ne soit réglée la question de la propriété des terres, la Zad va-t-elle leur demander de ne pas le faire au motif qu’il faudrait une convention collective ? J’en doute. Et si c’était le cas obéiraient-ils ? J’en doute encore plus...

 

La vérité, c’est que la Zad a deux faces, une face lumineuse et une face plus sombre. Les pro-aéroport n’ont montré que la face sombre, en ont fait leur miel pendant des années, certains media aussi. Je me suis exprimée, autant que je l’ai pu, pour parler de sa face lumineuse, des expériences formidables qui y sont nées et qui méritent de continuer. Aujourd’hui, je lis des textes, des prises de position qui occultent les difficultés et oublient la face sombre. Je lis que c’est un combat de fond entre deux agricultures, (voire entre deux mondes), que l’État a menti, que le dialogue engagé était hypocrite etc. Mais enfin regardons la réalité en face et la vérité : en quoi signer des conventions individuelles empêchait-il de poursuivre le non-marché, le maraîchage, l’élevage, la bibliothèque, la conserverie ? La préfète avait entendu le fait qu’il y avait des activités para-agricoles. Tout le monde savait que le combat entre les deux visions de l’agriculture aurait lieu, s’il devait avoir lieu, plus tard sur l’attribution ou la réattribution des terres. On avait du temps à partir du moment où un minimum de lieux étaient sécurisés. Mais le « mouvement » a exigé l’impossible. « Nous sommes les seuls légitimes à nous occuper du territoire » a-t-il clamé, provoquant le retrait immédiat du CéDpa de cette revendication illusoire. En évaluant très mal le rapport de force nouveau né de l’abandon de l’aéroport, et en se figeant dans une posture ne permettant pas la négociation.

 

La vérité c’est que la délégation de neuf personnes représentant les diverses associations et les zadistes est dépendante d’une assemblée des usages, sorte de parlement de la Zad, dont le fonctionnement aboutit ou à l’impuissance (pour la route par exemple) ou à la radicalité.

 

La vérité, c’est que des zadistes eux-mêmes n’en peuvent plus des actions négatives de certains de leurs voisins. La vérité c’est qu’il ne fallait jamais le dire au nom de « l’unité du mouvement »...ce que j’écris là ne justifie en rien la violence de la destruction qui est intervenue et n’enlève rien à l’immense peine que nous avons tous de la destruction de certains lieux. Je serais volontiers allée reconstruire avec beaucoup la bergerie des 100 noms mais cette fois pour l’ avenir et pas pour tenir une guerre de tranchée. Cela ne sera pas car je suis désormais « persona non grata » sur la Zad, vient-on de me signifier. J’ai vécu des années sans connaître Notre-Dame-des-Landes et son bocage à qui j’ai beaucoup sacrifié, je pense que je survivrai sans y aller. Et je rêverai simplement aux tritons et aux campagnols en me souvenant que j’ai fait ma part pour les sauver...

 

Dans mon passé de maire, j’ai eu à régler des histoires d’installations illégales avec des gens du voyage. J’ai été vouée aux gémonies des deux côtés : par les gens du voyage à qui je demandais un minimum de respect des règles, en échange du droit de stationner et des raccordements à l’eau et à l’électricité, et par les sédentaires qui me trouvaient laxiste. Comme si « la juste mesure » était insupportable, alors qu’elle me semble un moyen de vivre ensemble. J’ai un peu l’impression de revivre cette période mais aujourd’hui je suis fatiguée et je ne le supporte plus. 

 

Il est donc temps pour moi de mettre fin à ce combat. Que les donneurs de conseils de tout poil prennent la relève, ils ont l’air d’avoir des idées, certains surtout depuis leur ordinateur ou leur smartphone.

 

Il est temps aussi de quitter Facebook pour d’autres raisons. Je publie donc ce dernier texte qui vivra sa vie sans moi.

par Françoise Verchere

 

Voir aussi l'article 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 10:30

 

La FNAUT reçoit la réponse de l'Etat qui renvoie à la Région politique...

 

 

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 00:44

 

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 12:00

Conférence de Presse

6 avril 2018

 

Le point sur l'actualité ferroviaire
La libéralisation des services ferroviaires Grandes Lignes

 

Le 4ème paquet ferroviaire européen, adopté fin 2016, rend obligatoire l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs entre décembre 2019 et décembre 2023 pour les services conventionnés et à partir de décembre 2020 pour les services non conventionnés.

Les dispositions législatives, règlementaires et administratives nécessaires devront être prises au plus tard le 25 décembre 2018.

 

La position du gouvernement

Le gouvernement n’envisage que la formule de l’open access pour ouvrir à la concurrence les services ferroviaires Grandes Lignes (suivant le modèle en vigueur pour le transport aérien, le fret ferroviaire, les services ferroviaires internationaux de voyageurs et les cars « Macron »). Il a donc retenu le modèle italien (annexe 1) et rejeté le modèle des franchises en vigueur en Grande-Bretagne (annexe 2).

Rappelons que l'open access procède de la seule démarche commerciale d'un opérateur qui va juger si une relation donnée peut être exploitée selon des critères purement commerciaux. On ne peut donc définir à l’avance les axes sur lesquels il peut y avoir de l'open access.

La législation européenne, reprise en droit français, n’autorise l'open access qu’à la condition qu'il ne compromette pas l'équilibre économique d'un contrat de service public existant. En dehors de cette contrainte, rien ne peut empêcher un opérateur de venir challenger la SNCF.

 

La formule préconisée par la FNAUT

L’expérience montre que l’open access se développe peu (il reste marginal en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie). Il a des effets positifs, mais peut aussi avoir des effets pervers (écrémage).

Les franchises ont donné en Grande-Bretagne des résultats très positifs (annexe 2). Mais le dispositif est « lourd », les cahiers des charges sont très détaillés, les effectifs qui les gèrent au ministère des Transports sont importants. La FNAUT préconise un système bien plus économique, sur le modèle de la convention TET : la DGITM définirait les services de base en s’appuyant sur des consultants de compétence reconnue, on laisserait ainsi à l’opérateur titulaire du contrat de larges marges d’initiative.

Mais les franchises créent des monopoles pour la durée des contrats. Un espace d’initiative commerciale est nécessaire pour répondre à des besoins nouveaux et dynamiser ces monopoles.

Le choix à effectuer n’est donc pas entre franchises ou open access : il faut que les deux modèles puissent coexister et se compléter, et donc ne pas exclure la création de franchises.

 

Dossier de presse

 

Contacts presse :
- Bruno Gazeau, président de la FNAUT : 06 76 73 31 09
- Michel Quidort, membre du bureau de la FNAUT : 06 12 22 35 54
- Jean Sivardière, vice-président de la FNAUT : 04 76 75 23 31

Le point sur l’actualité ferroviaire - La libéralisation des services ferroviaires Grandes Lignes Conférence de presse de la FNAUT du 6 avril

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 12:27

Assemblée Générale 2018 : Élection du Bureau national de la FNAUT
 
 

Au cours de son assemblée générale, les membres de la FNAUT ont réélu le bureau de la fédération, chargé de porter les orientations présentées dans notre communiqué :
 

  • Bruno Gazeau, tél. 06 76 73 31 09
    président de la FNAUT

     
  • Christiane Dupart, tél. 06 80 64 05 60
    vice-présidente de la FNAUT
    présidente de la FNAUT Hauts-de-France

     
  • Anne-Marie Ghémard, tél. 06 76 08 62 47
    vice-présidente de la FNAUT
    présidente de la FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes

     
  • Gilles Laurent, tél. 06 01 88 97 19
    vice-président de la FNAUT
    président de l’Union des Voyageurs du Nord

     
  • Jean Lenoir, tél. 06 19 09 78 89
    vice-président de la FNAUT
    pilote du groupe de travail « Train d’Équilibre du Territoire et Auto-train »
    de la FNAUT

     
  • Jean Sivardière, tél. 04 76 75 23 31
    vice-président de la FNAUT

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 04:34

 

Grève SNCF : la FNAUT s’adresse aux syndicats
et au gouvernement


La FNAUT, qui a tenu son assemblée générale annuelle le samedi 7 avril à Paris, a confirmé ses préoccupations et préconisations face au conflit qui oppose les syndicats de cheminots et le gouvernement.


 
La FNAUT s’adresse aux syndicats de cheminots
 
1 - La FNAUT rappelle qu’elle respecte le droit de grève, mais déplore que les modalités de la grève en cours retenues par les syndicats pénalisent au maximum les voyageurs. Ce sont les usagers les plus modestes, captifs du train, qui sont les plus pénalisés : ils doivent être respectés.
 
2 - Une grève prolongée menace l’avenir du système ferroviaire, en particulier celui des lignes les plus fragiles. Elle ne peut en effet qu’inciter les voyageurs et les chargeurs à se tourner définitivement vers les modes de transport concurrents du train : automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion.
 
3 - La FNAUT regrette que les syndicats confondent service public et entreprise publique, ouverture à la concurrence régulée et privatisation. L’exploitation du TER en délégation de service public, sur le modèle du transport urbain, réduira ses coûts d’exploitation et facilitera la sauvegarde des « petites lignes ».
 
Une telle exploitation, en vigueur en Allemagne, y est approuvée explicitement par les usagers, les contribuables, les écologistes et même les cheminots, car elle s’effectue sans dumping social et favorise l’emploi cheminot. Son succès encourage les pouvoirs publics à investir massivement sur le réseau ferré.
 
La FNAUT s’adresse au gouvernement
 
Les orientations du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux : elles doivent proposer un avenir crédible au ferroviaire et aux cheminots.
 
1 - SNCF Réseau doit être indépendant de SNCF Mobilités et conserver son statut d’établissement public.
SNCF Mobilités doit recentrer ses activités sur une exploitation de qualité de l’ensemble du réseau ferré national.
 
2 - La dette ferroviaire, qui est pour l’essentiel générée par l’État, doit être apurée rapidement. C’est indispensable pour permettre une baisse du niveau des péages, un renforcement de l’offre et des investissements plus importants sur le réseau, en particulier sur un grand nombre de « petites lignes » indispensables.
 
3 - Les conditions actuelles de concurrence entre le rail et les autres modes de transport sont inéquitables et doivent être corrigées : elles pénalisent fortement le rail et entravent son développement.
 
4 – Les usagers doivent être davantage consultés et mieux représentés dans les instances de gouvernance.
 
La FNAUT demande au gouvernement et aux syndicats de cheminots d’approfondir des négociations afin de limiter la durée de la grève et la gêne insupportable qu’elle entraîne pour les voyageurs.
 
Contacts presse :

  • Bruno Gazeau, président, tél. 06 76 73 31 09
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 06:17

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 10:00

Virgule de Sablé : expertise indépendante et gestes forts pour les usagers

 

La présidente de Région a annoncé que la circulation TER ne reprendrait pas avant septembre 2018 sur la Virgule de Sablé. Le Groupe Écologiste et Citoyen du Conseil régional demande d’une part une meilleure prise en compte des besoins des usagers, d’autre part une expertise indépendante pour évaluer la situation et les responsabilités en cause.

 

« C’est un véritable fiasco. La virgule de Sablé était censée être une prouesse technologique : faire circuler un TER sur une ligne TGV. Aujourd’hui, sans aucune transparence sur les responsabilités en cause, et alors qu’il y a quelques semaines on nous annonçait une reprise sous peu du trafic, nous apprenons qu’au mieux, ce sera septembre », tempête Sophie BRINGUY, co-présidente du Groupe Écologiste et Citoyen à la Région.

 

« Les solutions de substitution mises sur la table sont inadaptées et n’offrent pas d’alternative à la voiture », dénonce Lucie ETONNO, membre de la commission Transports à la Région. « La proposition d’une phase test d’un mois pour les liaisons car entre Laval-Angers et Laval-Nantes est inacceptable : c’est une solution transitoire de six mois et fiable, dont les usagers ont besoin pour se projeter ».

 

Pour les élu-e-s écologistes, trois actions prioritaires sont à mener pour faire face à la situation et obtenir des garanties. Ils attendent des annonces dans ce sens au prochain comité de ligne prévu ce jeudi à Evron en Mayenne* :

 

  1. Un tour de table pour mettre en place un plan de déplacements (train et car) en vue des six prochains mois, avec pour objectif de réduire au maximum les temps de trajet et de correspondances pour les usagers et avec des tarifs adaptés, avec l’ensemble des maires des villes concernées (Sablé-sur-Sarthe, Laval, Angers, Nantes, Rennes) et les Régions Bretagne et Pays de la Loire.

  2. Une expertise indépendante pour évaluer finement les causes du dysfonctionnement afin que les éventuelles responsabilités de chacun soient assumées

  3. Des gestes forts vis-à-vis des usagers à négocier avec la SNCF: indemnisations des usagers, et dès la remise en fonctionnement de la virgule, une  offre de commercialisation attractive avec la montée en charge progressive prévue de 8 A/R journaliers dans un délai raisonnable.

Le 3 avril 2018

 

*Information sur le comité de ligne du 5 avril 2018 à Evron

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 06:23

En février et en mars, nous avons adressé des courriers aux élus régionaux et à certains députés et sénateurs. Un courrier a été adressé au Préfet de Région et à la Présidente de la Région, au courant du mois de février afin de les interpeller.

Ci dessous le facsimilé de la lettre de la FNAUT et la réponse de la Région....

 

Association régionale des Usagers des Transports

Le Président : Fabrice EYMON

 

Laval, le 14 février 2018

à    Mme la Présidente de la Région des Pays de la Loire

Conseil Régional des Pays de la Loire

Hôtel de la Région

1, rue de la Loire

44 966 Nantes Cedex 9

Objet : Doléances Virgules de Sablé

 

Madame la Présidente,

Depuis le 22 janvier et la suspension, à votre demande, pour des raisons de sécurité, des circulations des TER, la ligne Régionale 28 qui passe par la virgule de Sablé, est fermée et remplacée par des autocars.

Depuis cette date, les usagers sont pénalisés sans solutions de substitution efficaces et sans dédommagements. Une nouvelle fois la place du transport du quotidien est fragilisé car seul les TER sont impactés. Après l’épisode de l’automne, ce nouveau dysfonctionnement interpelle les usagers, en posant concrètement la question de la robustesse du réseau ferré (à plus forte raison quand il s’agit d’une infrastructure neuve), en questionnant les solutions préconisées par la SNCF et sa réactivité à faire face aux situations de crises.

 

Les usagers ont été mis une nouvelle fois devant le fait accompli et leurs questions suite au précédent incident restent toujours sans réponses.

Dans une interview récente, Patrick JEANTET, le Président de SNCF Réseau indiquait que la panne semblait identifiée mais sans préciser de date de reprise.

La FNAUT ne cherche pas à accabler la SNCF ou le délégataire Eiffage car la recherche des responsabilités n’est pas pour l’instant la priorité. La justice pourra toujours trancher plus tard.

 

Dans l’immédiat ce qui importe à l’Association c’est de savoir quand la panne sera traitée... et quand les circulations seront rétablies afin d’assurer la desserte conformément aux attentes des usagers et aux engagements. La sortie de nouvelles fiches horaires intégrant les services de substitution laisserait supposer que la situation s’inscrit dans la durée ce qui n’est pas acceptable pour la FNAUT !

 

L'Association Régionale des Usagers des Transports réclame le rétablissement le plus rapidement possible d’une liaison ferrée entre Laval et Sablé, conformément aux annonces lors du lancement du projet c’est-à-dire 8 AR par jours.

Aussi, au vue de la situation et dans l’attente d’un retour à la normale, la FNAUT, vous demande:

  • La mise en place d’une expertise, réalisée par un cabinet d’étude indépendant, voire étranger, composé d’experts n’ayant aucune relation de près ou de loin avec les prestataires. Le rapport dressera l’inventaire des défauts et pointera les responsabilités.

  • le remplacement immédiat des Z 21700 par des rames TGV (Ex Sud Est ou Réseau retirées du service) pour assurer les relations TER. La SNCF peut organiser un service de substitution de qualité. Il est inconcevable que les relations Rennes – Angers soient assurées par des autocars sur plus de la moitié du trajet.

Dans l’attente de l’application de ces solutions, la FNAUT vous demande:

  • la mise en place d’une compensation pour les usagers de cette ligne bien au-delà de la gratuité mensuelle accordée lors du précédent incident et ce en conformité avec la nouvelle convention qui pour le cas présent devra s’appliquer immédiatement,

  • que les circulations soient rétablies entre Rennes et Laval en train. Il est inadmissible que les trains virgules assurés au départ de Rennes soient tous remplacés par des autocars au temps de parcours dégradés (1h24 contre 41 minutes en mode ferroviaire) et ce d’autant que l’axe Rennes / Laval / (Le Mans) n’a bénéficié d’aucun apport supplémentaire de trains lors de la refonte horaire en juillet 2017 liée au cadencement à l’exception des trains «virgules».

Comme l’autocar et le train n’assurent pas le même service, ce sont des pertes nettes en termes de qualité de service et de desserte de la gare de Laval, et ce sont des voyageurs qui se détournent des transports collectifs pour prendre la voiture ou le covoiturage comme l’Association a pu le constater.

  • Le rétablissement de liaisons directe Laval / Angers et Angers / Rennes en autocar qui existaient avant la création de la virgule pour permettre aux usagers d’avoir des conditions de transport améliorées (pas de correspondance et une desserte avec des horaires mieux adaptés aux usagers en l’absence de solution ferroviaire de bout en bout),

La FNAUT espère que des décisions politiques seront prises à partir du moment où la panne est identifiée. Elle vous adresse ce courrier de doléances comme elle le fera aux élus, à la SNCF et au Ministre concerné.

Avec mes respectueux hommages, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Fabrice EYMON

Le Président

 

Maison des Associations    1 rue d’Auvours      44000 NANTES                http://www.fnaut-paysdelaloire.org/

Président :  Fabrice Eymon – Laval - 07 68 11 62 48                                       fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org

Secrétaire : Dominique Romann – Saint Herblain - 02 40 38 01 06                         dominique.romann@wanadoo.fr

Trésorier :   Jean Bernard Lugadet – Saint Sebastien -    06 20 54 10 57      lugadet-stemler@orange.fr 

         

 

Suite à cette lettre, adressée le 14 février 2018 à la Présidente de Région, une réponse nous était adressée un mois plus tard dans laquelle aucune réponse n'était formalisée en réponse à nos inquiétudes.  Aucun élément nouveau ne nous était transmis ou que nous ne sachions (comme le coût de la Virgule)...

 

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 15:41

 

 

Communiqué de Presse du 2 avril 2018

 

Rennes Châteaubriant Nantes

 

Une liaison ferroviaire nécessaire

 

 

Entre Nantes et Rennes, le fer n’assure que 5 % des déplacements, preuve de l’insuffisance de la liaison actuelle par Redon. Or le projet de ligne nouvelle est renvoyé à un horizon incertain et ne desservait ni les territoires intermédiaires, ni les banlieues.

 

Une exploitation intelligente de l’axe passant par Châteaubriant est indispensable. Pour un coût limité et des investissements étalés dans le temps, on peut disposer d’une liaison de proximité permettant d’aller d’une périphérie urbaine au centre-ville de l’autre métropole, tout en desservant les territoires ruraux : une sorte de Réseau Express bi Régional, qui serait complémentaire et non concurrent de la liaison actuelle.

 

Il n’est pas possible d’élargir continuellement les voies routières, qui réclament de gros investissements et font perdurer les pollutions, l’insécurité routière et des coûts de déplacement importants pour les ménages.

 

Il est donc nécessaire que les Régions Bretagne et Pays de la Loire travaillent ensemble, avec l’Etat et la SNCF, pour utiliser au mieux l’infrastructure existante, pour réduire les inconvénients des choix techniques différents entre le tronçon Nord (TER) et le tronçon Sud (tram-train).

 

A court terme :

 

  • Réfection complète de la voie ferrée de Rennes à Châteaubriant.
  • Développement des trafics de banlieue et correspondances multipliées en gare de Châteaubriant entre tram-trains et TER.
  • Gestion harmonisée de l’itinéraire Rennes Châteaubriant Nantes : billetterie compatible incitant au passage par Châteaubriant et évitant d’imposer le passage par les Gares de Nantes et Rennes.
  • Développement de l’Intermodalité, en favorisant l’interconnexion des territoires et le rabattement de modes complémentaires (Autocars, TAD, taxi…) sur les gares. Le  sud-ouest Mayennais, territoire particulièrement enclavé, par exemple se trouve à environ 10 km de Martigné Ferchaud.

 

A moyen terme

 

  • Développement de liaisons plus rapides d’une métropole à l’autre, au moins jusqu’à la périphérie nantaise, par des TER (aptes à circuler sur les voies du tram train).

 

Les deux Régions et les deux métropoles doivent mettre en valeur l’itinéraire Rennes Nantes le plus court (125 km), en accord avec les objectifs de transition énergétique et avec leur volonté de Coopération interrégionale. Desservant une zone en fort accroissement démographique, Nantes Châteaubriant Rennes est un projet pour les voyageurs du quotidien, priorité affichée des politiques.

 

Voir l'article sur la réunion publique de l'ACCRET

 

Maison des Associations    1 rue d’Auvours      44000 NANTES                           http://www.fnaut-paysdelaloire.org/

Président :  Fabrice Eymon – Laval - 07 68 11 62 48                                       fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org

Secrétaire : Dominique Romann – Saint Herblain - 02 40 38 01 06                               dominique.romann@wanadoo.fr

Trésorier :   Jean Bernard Lugadet – Saint Sebastien -    06 20 54 10 57      lugadet-stemler@orange.fr            

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