Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:14

Communiqué de Presse du 22 juiller 2016 

 

Trains d’aménagement du territoire (TET) : les décisions du gouvernement n’éliminent pas les fortes inquiétudes des voyageurs


A partir des travaux de la commission Duron et de la mission Philizot, le gouvernement cherche à résoudre le problème des trains TET. Cependant, son analyse a été volontairement limitée au périmètre actuel des TET, qui est très loin de couvrir tous les territoires.

L’offre TET de jour reste à définir

L’Etat ne prend en charge que 6 lignes sur 22, dont les 3 lignes dites structurantes.

Comme le demandait la FNAUT, le matériel roulant, qui devrait être renouvelé d’ici 2025, offrira un confort adapté aux longs parcours et pourra circuler à 200 km/h sur les 3 lignes structurantes.

La FNAUT attend maintenant une amélioration significative des services – en particulier une augmentation des fréquences recommandée par la commission Duron, et une politique commerciale plus dynamique – et de la productivité de l’exploitant : le principe des schémas directeurs doit être étendu à l’ensemble des lignes. Les propositions de la FNAUT, par exemple celles concernant la desserte de la Côte d’Azur, doivent être prises en compte.


Les lignes TET de jour transférées aux Régions

Le transfert de 16 lignes TET aux Régions, qui doit impliquer le maintien des subventions de l’Etat,  peut favoriser une meilleure cohérence TER/TET et conduire à une offre mieux adaptée aux besoins des territoires desservis. Mais l’offre Intercités doit rester clairement identifiable par le public, et intégrée en ce qui concerne l’information, la billettique et la tarification.

La quasi-disparition des trains de nuit

Sur 8 relations de nuit, 6 disparaissent, dont la dernière transversale Luxembourg/Strasbourg - Nice/Port Bou. Or les besoins de déplacement ne se limitent pas aux seules relations entre les métropoles régionales et Paris, et les trains de nuit restent nécessaires malgré l’extension des dessertes TGV. La clientèle ferroviaire se reportera sur l’avion et la route…

L’appel à manifestation d’intérêt lancé auprès des opérateurs privés, et dont l’échec était prévisible, doit être revu : les nouveaux opérateurs doivent pouvoir exploiter aussi des trains TET de jour, dont le bilan économique est plus favorable que celui des trains de nuit.


La FNAUT attend un programme ambitieux de renforcement de l’offre TET, intégrant toutes les dessertes à moyenne et longue distance hors TGV.

L’Etat et les Régions doivent définir les plans de transports nationaux et régionaux conformément à la loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire, et maîtriser les coûts de production par le recours à des délégations de service public.

Enfin l’Etat doit assurer le financement des dessertes TET à partir de la fiscalité écologique.

 

 
Contacts presse :

  • Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 3
  • François Jeannin, délégué national, tél. 06 24 36 86 26
  • Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 01:04
28 janvier 2016    
 
Trains Intercités : la dégradation s’accentue
La FNAUT demande une intervention rapide de l’Etat -
Autorité Organisatrice
 
 
Après avoir pris diverses décisions qui pénalisent les utilisateurs des trains Intercités, la SNCF veut supprimer l’affichage des places réservées dans certains de ces trains. Cette dégradation incessante de l’offre est inacceptable, l’Etat doit intervenir sans attendre.
 
La SNCF a déjà supprimé plusieurs relations Intercités au service 2016(1), alors même que le gouvernement ne va statuer qu’après la remise du rapport du préfet-médiateur François Philizot, qui consulte actuellement les élus régionaux et les associations d’usagers.
 
La dégradation s’accentue
 
La décision de la SNCF de rendre payants les échanges et les annulations de billets est inadmissible pour les Intercités sans réservation obligatoire, car ces pratiques n’entraînent jamais de pertes de recettes pour l’exploitant(2).
 
Simultanément, de façon très discrète dans certaines gares, la SNCF informe qu’elle va supprimer à compter du 15 février 2016, dans les Intercités Paris-Bourges-Montluçon et Paris-Nevers, l’affichage des places réservées.  Cette mesure provoquera inévitablement des conflits entre voyageurs.
 
L’Etat doit intervenir
 
Face à cette dégradation incessante des Intercités, la FNAUT demande à l’Etat de faire annuler les décisions récentes de la SNCF. Elle attend aussi qu’à la suite des conclusions du médiateur, l’Etat, autorité organisatrice des Intercités, réponde vraiment aux attentes des usagers.
 
Le train n’est pas l’avion
 
La souplesse d’accès au train est indispensable face à la concurrence de l’automobile : le train n’est pas l’avion.
 
Tous les trains Intercités doivent être accessibles avec un billet « ouvert », sans réservation, comme c'est le cas pour la quasi-totalité de ces trains dans les autres pays européens.
 
 
 
Contacts presse :
-    Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89
-    Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31
 
 
Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:16

 

La SNCF supprime toute information écrite sur les horaires

 

Alors que la SNCF a réduit sensiblement son offre au service horaire 2016 (voir notre communiqué du 26 novembre, ci-dessous), elle a supprimé aussi toute information écrite sur les horaires TGV, allant à l’encontre de ses obligations fixées par l’Etat. 

 

Une dégradation inadmissible de l’information des voyageurs 

Sans la moindre consultation, la SNCF a supprimé, pour faire des économies dérisoires, l’édition des fiches horaires TGV sur papier disponibles dans les gares. 

Ces documents, très appréciés des voyageurs, permettaient seuls de connaître le détail des horaires sur une période de 6 mois (jours de circulation, gares desservies…). Le site internet de la SNCF ne fournit en effet que des informations incomplètes.

Or le Cahier des charges qui fixe les obligations de la SNCF impose explicitement à l’exploitant de mettre « … à la disposition des voyageurs, de manière précise et accessible, toutes les informations utiles portant sur les horaires des trains, les tarifs… ».

La mise à disposition en open-data de l’intégralité des données horaires de SNCF depuis le 6 décembre 2015 ne peut constituer une réponse satisfaisante à l’abandon des fichiers horaires sur papier.

 

La SNCF accentue volontairement la fracture numérique

La SNCF oublie que 23 % des Français n’ont pas accès à Internet à leur domicile, et que 39 % d’entre eux  ne possèdent pas de smartphone (1).

Elle contribue également à l’opacité du système ferroviaire, en rendant impossible toute transparence, lisibilité et traçabilité des services horaires d’une année à l’autre.

 

Dans ces conditions, la FNAUT demande :

  • au gouvernement de renforcer son autorité de contrôle, conformément à la loi de réforme ferroviaire du 4 août 2014, et d’exiger une amélioration rapide de l’information des voyageurs ;
  • - à la SNCF de rétablir une information de qualité à destination de l’ensemble des voyageurs, quel que soit le canal de diffusion.

 

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 06:16

Communiqué de Presse

15 décembre 2015

 

Sécurité routière : trop d'hésitation !

Il faut des mesures plus ambitieuses

 

Face à l’aggravation de l’insécurité routière observée depuis le début 2014, le gouvernement n’a pris aucune mesure pouvant provoquer un choc psychologique et influencer massivement les comportements des conducteurs. La situation s’est donc encore dégradée en 2015.

 

Des mesures utiles que la FNAUT approuve

La FNAUT reconnait l’intérêt des mesures adoptées, en particulier l’abaissement du taux légal d’alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l pour les conducteurs novices, l’interdiction de stationnement des véhicules à moins de 5 mètres avant les passages piétons, l’autorisation donnée aux maires d’instaurer le 30 km/h sur l’ensemble du territoire communal, le renforcement des contrôles (modernisation des radars) et des sanctions (stationnement très gênant).

 

Mais l’essentiel a été oublié

La FNAUT ne voit pas en quoi les nouvelles mesures annoncées le 2 octobre dernier constituent « une nouvelle approche du déplacement routier ». Seules des initiatives plus novatrices peuvent améliorer la sécurité de manière décisive, rapide et durable :

  • l’interdiction stricte de téléphoner au volant, une pratique qui s’est considérablement répandue et perturbe fortement le comportement des conducteurs ;
  • la suppression des panneaux avertisseurs de radars ;
  • un contrôle strict du transport routier de fret (temps de conduite et de repos, charges autorisées) ;
  • la réduction de la vitesse maximale autorisée de 130 à 120 km/h (valeur moyenne européenne) sur les autoroutes, de 110 à 100 km/h sur les voies rapides et de 90 à 80 km/h sur l’ensemble des routes à double sens (seule l’expérimentation du 80 km/h sur trois courts tronçons de routes départementales a été lancée).

 

Il est temps d’agir plus efficacement

Sans l’adoption de ces mesures recommandées par tous les experts, l’objectif officiel d’une mortalité routière (actuellement de 3450 tués par an) ramenée à 2000 tués en 2020 restera une incantation.

La réduction des vitesses permet aussi de réduire le bruit, la pollution de l’air et le gaspillage énergétique. Accompagnée d’une campagne de promotion de l’écoconduite, elle peut constituer un élément essentiel d’une politique de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La FNAUT attend du gouvernement qu’il résiste aux groupes de pression pour lesquels la vie humaine passe après le bon plaisir des automobilistes, et applique une politique volontariste de sécurité routière.

La FNAUT préconise une nouvelle étape de développement des transports publics, afin de réduire le nombre des véhicules en circulation et de faire ainsi baisser l’insécurité routière.

 
 
Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 07:43

 

Communiqué de Presse du 4 novembre 2015

 

Plusieurs accidents ou incidents ont montré récemment que la sécurité des usagers des transports est mal assurée. La FNAUT rappelle que la sécurité est la première exigence des voyageurs, et que sa garantie doit constituer la priorité des exploitants et des pouvoirs publics.

 

Incidents ferroviaires

+ Le 12 octobre dernier, un autorail X 73 500 a déraillé à faible vitesse sur un aiguillage à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique). Précédemment, on a observé le non-abaissement de barrières de passages à niveau entre Bordeaux et Hendaye, et entre Saumur et Thouars.

Depuis le 2 novembre, certains autorails ne sont plus autorisés à circuler en solo sur certaines lignes d’Alsace, de Lorraine et d’autres régions, ce qui entraîne la suppression de trains sur d’autres lignes : un paradoxe sinon un contresens.

+ Le 20 octobre, un autorail TER, endommagé après avoir heurté deux bovins à 140 km/h, a roulé sans frein sur 19 km, entre Abancourt et Serqueux (Seine-Maritime) : « un incident grave et préoccupant », selon le secrétaire d’Etat aux transports.

Les voyageurs veulent être rassurés. La FNAUT demande que les enquêtes en cours sur ces incidents graves et les mesures qui devront être prises par la suite fassent l’objet de communications publiques périodiques, comme cela a été fait lors de l’accident de Brétigny.

 

Accidents routiers

+ Le 21 octobre, à Toulenne (Gironde), un autorail TER a percuté un camion heureusement non chargé, bloqué sur un passage à niveau. L’accident a fait 17 blessés, dont 13 parmi les passagers du train. Les accidents de ce type ne sont pas rares.

+ Le 23 octobre, à Puisseguin (Gironde), 43 personnes sont décédées lors de la collision entre un autocar et un camion sur une route départementale.

Le transport par train ou autocar est nettement moins dangereux que le transport automobile.La FNAUT estime cependant que sa sécurité peut et doit être améliorée.

Qu’il s’agisse de la réglementation ou des aménagements, la sécurité doit être renforcée aux passages à niveau. La FNAUT rappelle que 99 % des accidents qui s’y produisent sont des accidents routiers, dus à un comportement inadéquat des automobilistes et conducteurs de camions.

La FNAUT ne s’exprimera sur l’accident de Puisseguin qu’une fois connues les conclusions de l’enquête en cours, et si elle l’estime nécessaire.

 

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:00

Communiqué de presse

 le 10 juin 2015

Seuil du Versement Transport :

une nouvelle attaque contre le transport collectif

 

Dans le cadre de son plan de soutien aux petites entreprises, le Premier ministre Manuel Valls veut relever de 9 à 11 salariés le seuil de perception du versement transport. En réduisant le produit du versement transport, cette mesure fragiliserait le financement des transports urbains.

 

Une mesure injustifiée

Les petites entreprises bénéficient autant que les plus grandes des facilités d’acheminement des salariés offertes par les transports collectifs.

 

Une mesure dangereuse

Alors que la demande du public est croissante et que le transport public est saturé dans les zones denses et reste sous-développé dans les zones périurbaines, une réduction de l’offre est déjà constatée dans de nombreuses agglomérations suite à la baisse des dotations de l’Etat.

La perte supplémentaire de ressources, d’environ 500 millions d’euros par an sur 7,1 milliards (- 7 %), pour les autorités organisatrices de transport les incitera inévitablement à réduire encore l’offre et les investissements de transport collectif.

Il en résultera inévitablement une baisse de la fréquentation, une hausse de la circulation automobile, une aggravation de la congestion urbaine, de la pollution de l’air et des émissions de gaz à effet de serre. Cette perspective anti-écologique est inacceptable.

 

Une politique incompréhensible

Le gouvernement prétend réduire la pollution de l’air dans les agglomérations, fait voter une loi sur la transition énergétique et prépare la conférence internationale sur le climat.

Mais peut-on encore croire à ses bonnes intentions après la hausse du taux de TVA, le report du 4ème appel à projets de transports collectifs en site propre prévu par le Grenelle de l’environnement, la réduction des dotations de l’Etat aux collectivités locales, la relance des investissements routiers, et maintenant la baisse du versement transport ?

A l’évidence, le gouvernement considère, contre tout bon sens, le transport public urbain comme une variable d’ajustement et non comme un outil essentiel d’amélioration de la vie des citadins.

La FNAUT demande donc aux parlementaires de refuser la proposition relative au versement transport introduite par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2016, et de renforcer au contraire le financement des transports urbains par une hausse d’un centime de la taxe carbone sur les carburants routiers.

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:00
Le plan gouvernemental de lutte contre la pollution de l’air jugé sans envergure par la FNAUT

 

 

La FNAUT souligne les limites du plan gouvernemental de lutte

contre la pollution de l’air

La nouvelle pastille automobile introduite par la ministre de l’Ecologie peut être utile pour gérer les pics de pollution et accompagner la création des zones à trafic restreint. Mais ce n’est pas la solution miracle : seul le développement de l’usage de la bicyclette, des transports collectifs et de l’autopartage permettra de réduire significativement la pollution urbaine.

La FNAUT rappelle que, si la création des zones à trafic restreint est utile pour protéger les citadins les plus menacés par la pollution de l’air, c’est l’ensemble des zones urbaines qui souffrent de ce phénomène très nocif pour la santé publique.

 

Les limites de la voiture électrique

La voiture électrique, en l’état actuel de la technologie des batteries, ne fait que déplacer la pollution. Elle reste polluante (usure des freins et des pneumatiques), encombrante et dangereuse, donc aussi inadaptée à la ville que la voiture thermique.

Les encouragements fiscaux à l’achat (10 000 euros par véhicule !) et à l’usage de la voiture électrique sont ruineux pour l’Etat et demeurent sans effet sur les ménages modestes désignés comme possesseurs des véhicules les plus polluants. Il y a mieux à faire de l’argent public.

 

La solution de fond : le report modal

Pour réduire les nuisances de la voiture en ville, tout doit être fait pour encourager la marche et l’usage du vélo et du transport collectif, qui sont les vrais « transports propres » à la hauteur des enjeux. Cette démarche a fait ses preuves dans les pays voisins comme dans les grandes villes françaises.

La FNAUT demande donc que l’Etat pousse les collectivités locales :

  • à faciliter les déplacements piétons et cyclables en centre-ville au détriment de la voiture ;
  • à accélérer la circulation des bus (couloirs réservés, priorités aux carrefours) ;
  • à soutenir fortement le développement de l’autopartage, qui incite les citadins à se démotoriser ;
  • à introduire le péage urbain en application du principe pollueur-payeur, afin de financer les transports collectifs et d’améliorer la mobilité des citadins les plus modestes.

 

La FNAUT attend en particulier le lancement par l’Etat du 4ème appel à projets de transports urbains en site propre prévu par le Grenelle de l’environnement et l’abandon des grands projets d’investissements routiers en zones urbaines, qui ne feraient que générer des trafics supplémentaires.

Si ces mesures fondamentales, oubliées dans le projet de loi sur la transition énergétique, ne sont pas accentuées rapidement, l’objectif « des villes respirables dans cinq ans », basé uniquement sur des aménagements mineurs de la mobilité automobile, restera illusoire.

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 06:50

Communiqués de presse

du 27 mai 2015

 

Avenir des trains Intercités : analyse du rapport Duron

 

La commission Duron a écarté judicieusement le scénario régressif défendu par la SNCF, qui faisait totalement l’impasse sur les besoins des voyageurs et de l’aménagement du territoire.

Mais ses recommandations ne sont pas toutes acceptables : la FNAUT réclame donc un moratoire sur les suppressions de services dans l’attente du schéma national des services de transport prévu par la loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire.

Comme le souhaitait la FNAUT, la commission a admis que les trains Intercités sont indispensables pour assurer la desserte des villes moyennes et des axes transversaux.

Elle a reconnu que la priorité devait être donnée à la fréquence des dessertes Intercités, à la qualité de service, à la souplesse de la commercialisation, plutôt qu’à la vitesse. Elle a avancé des propositions de développement de plusieurs liaisons Intercités telles que Nantes-Lyon.

 

La FNAUT regrette cependant que la commission :

ertains services déficitaires, diurnes et nocturnes, dont la faible fréquentation est d’abord due à la mauvaise qualité de l’offre (fréquences, correspondances…), aux pannes de matériel et aux ralentissements liés à la dégradation des infrastructures.

  • n’ait pas maintenu, malgré une volonté affichée de desservir les villes moyennes, la desserte des villes intermédiaires situées sur les principales radiales et la transversale sud ;

  • et qu’elle ait condamné trop vite c

  • n’ait pas proposé de reconstituer, au-delà des liaisons existantes, un véritable réseau national Intercités, couvrant l’ensemble du territoire et bien identifiable, et de suivre l’exemple de la Deutsche Bahn, qui augmente son offre Intercités de 25 % d’ici 2030 pour contrer la concurrence des autocars ;

 

La FNAUT attend aujourd’hui de l’Etat :

  • le renforcement de son rôle d’autorité organisatrice des services Intercités et une meilleure prise en compte des intérêts des voyageurs et de la desserte des villes moyennes ;

  •  la mise au point rapide, avec la participation des usagers, d’un schéma national intermodal des services de transport valorisant les qualités techniques et écologiques du train ;

  • l’expérimentation, avant tout transfert sur route, de l’exploitation des trains Intercités dans le cadre de délégations de service public afin d’obtenir une réduction de leurs coûts d’exploitation, dont la dérive rapide ne peut être enrayée que par une mise en concurrence de la SNCF avec d’autres exploitants ;

  • la pérennisation d’un financement vraiment intermodal, basé sur une contribution des autocaristes et une contribution accrue des sociétés autoroutières, du déficit d’exploitation et du renouvellement du matériel roulant (pour lequel un confort « grandes lignes » est indispensable) ;

  • la rénovation accélérée des infrastructures classiques dès la fin des travaux sur les nouvelles LGV.

 

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 07:00
LGV Bordeaux-Toulouse/Dax : pourquoi des conclusions défavorables ?

Communiqué de presse

du 8 avril 2015

L’Etat doit assurer en simultané le financement public des LGV et la modernisation des lignes existantes, en mettant en place une véritable fiscalité écologique

 

La commission d'enquête a repris sans esprit critique les idées anti-TGV à la mode, sans vision à long terme sur la démographie et l’économie des régions desservies (selon l’INSEE, la population de Toulouse dépassera celle de Lyon en 2020) et les enjeux énergétique, climatique et européen.

 

Des avantages écologiques sous-estimés

Paris-Toulouse est le marché aérien intérieur le plus important (3 millions de passagers par an). La mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse limitera les nuisances subies par les riverains des aéroports de Paris et Toulouse, et évitera la construction d’un deuxième aéroport près de Toulouse.

Selon la commission, le bilan carbone de la LGV Bordeaux-Toulouse sera « modestement positif ». C’est ignorer que les émissions de carbone lors de sa construction seront compensées en moins de 10 ans grâce aux reports massifs de trafic aérien et routier sur le TGV, et que la LGV est construite pour des siècles. 

 

Des erreurs manifestes

Contrairement aux affirmations de la commission, le TGV, qui transporte plus de 100 millions de voyageurs par an, n’attire pas qu’une clientèle aisée : les « petits prix » proposés par la SNCF sont souvent compétitifs avec les tarifs de l’avion low cost, de l’autocar et du covoiturage.

La rentabilité d’une LGV dépend crucialement des conditions de concurrence entre le rail et les autres modes de transport. Ces conditions, aujourd’hui défavorables au rail, peuvent être corrigées. Les LGV Bordeaux-Toulouse/Dax contribueront par ailleurs à la rentabilité de la LGV Tours-Bordeaux. 

Une fois la LGV Tours-Bordeaux en service (2017),la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) ne sera plus compétitive, en temps de parcours, avec la liaison TGV Paris-Toulouse. Sa modernisation devra être poursuivie pour mieux desservir les villes moyennes intermédiaires, mais ses performances ne lui permettront pas de capter du trafic aérien ou autoroutier Paris-Toulouse.

 

Une alternative illusoire

Sauf à reconstruire la ligne existante Bordeaux-Toulouse, on ne peut y porter la vitesse à 200 km/h, à des coûts raisonnables, que sur deux tronçons rectilignes de 20 km et déjà parcourables à 160 km/h. Le gain de temps serait marginal. Faire de l’aménagement de cette ligne une alternative à la LGV est donc utopique.

Quant à la LGV Captieux-Dax, complétée ensuite par une branche sud Dax-Espagne éligible à un financement européen, elle peut seule offrir des liaisons rapides entre Bordeaux ou Toulouse et l’Espagne.

 

La FNAUT demande donc à l’Etat d’assurer rapidement un financement public simultané des LGV et de la modernisation des lignes existantes, en mettant en place une véritable fiscalité écologique (une mesure facilitée aujourd’hui par la chute brutale du prix du pétrole) : une hausse du coût d’usage du TGV serait ainsi évitée et la fréquentation des nouvelles LGV serait maximisée.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT Communiqué de Presse
commenter cet article

N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

Vous Cherchez ?

La FNAUT sur scoop.it

Capture-d-e-cran-2013-04-20-a--14.15.39.png

En Ligne Hier...

Nos Rubriques