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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 05:00

Communiqué de Presse du 13 mars 2018

 

Nouveaux tarifs TER :

d’abord un service de qualité, après une tarification adaptée

 

La nouvelle gamme tarifaire pour les TER doit être soumise au vote du Conseil régional le 22 mars. La majorité n’a pas attendu cette date et a présenté sa copie hier à la presse : une volonté de faire illico presto pour ce dossier épineux ? Pour le Groupe Écologiste et Citoyen, la majorité se trompe de priorité, complique la lecture tarifaire et charge trop les usagers du quotidien.

 

« Les nouveaux tarifs vont générer de fortes hausses pour les abonnés, usagers du quotidien. Cependant cette hausse de tarification n’est associée à aucune perspective d’amélioration de l’offre. Prenons l’exemple d’un abonné Nantes-Angers. Son reste-à-charge avec la formule actuelle s’élève à 45€/mois. En 2018, il passera à 75,05€/mois, soit une augmentation de 66% pour la première année seulement. Comment justifier cette augmentation quand on connaît la qualité très moyenne du service actuellement ? », interroge Lucie ETONNO, conseillère régionale en charge des transports. « Annoncer des augmentations tarifaires alors que la grogne monte de plus en plus dans la région face à la multiplication des retards et dysfonctionnements est anachronique ».

 

« La majorité donne le sentiment de poursuivre un seul objectif : augmenter le montant de la contribution des abonnés pour diminuer celui des voyageurs occasionnels et ainsi concurrencer les cars « Macron ». Pour nous, c’est une erreur de positionnement. D’une part, la course contre les cars « Macron » dans laquelle la majorité veut se lancer est vaine et inutile : le train ne pourra jamais concurrencer les tarifs actuels de ces lignes low cost et puis ce sont dans les voitures qu’il faut aller chercher de nouveaux usagers. D’autre part, la Région doit se positionner comme une collectivité publique, au service de l’intérêt général, et non comme un acteur économique qui doit grignoter coûte que coûte des parts de marché », explique Lucie ETONNO.

 

Le Groupe Écologiste et Citoyen demande que le Conseil régional et la SNCF prennent de la hauteur et agissent pour la défense d’un service public régional ferroviaire de qualité (fréquence des trains, confort, ponctualité, information voyageurs sur les tarifs et conditions de voyage…). L’objectif doit être avant tout d’inciter à prendre le train plutôt que la voiture pour des enjeux de climat et de qualité de l’air. Pour attirer de nouveaux voyageurs, la tarification doit être raisonnable et plus attractive que ce que coûterait un voyage équivalent en voiture. Par ailleurs, ce moyen de transport doit être accessible à toutes et tous. Une tarification sociale, en fonction du revenu, aurait été plus juste que des augmentations tous azimuts.

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 13:00

 

« Réserver le ferroviaire aux seules grandes villes ne ferait que créer de nouveaux territoires abandonnés de la République »

 

TRIBUNE

 

PAR COLLECTIF

Le 14 mars 2018

 

Un collectif d’associations d’usagers, de syndicats de cheminots et d’élus locaux appelle, dans une tribune au « Monde », le gouvernement à ne pas sacrifier les « petites » lignes sur l’autel de la réforme de la SNCF.

 

Tribune. Il n’y a pas plus de « petites lignes » que de petits territoires. Les lignes ferroviaires de proximité, comme les autres, sont une réponse évidente aux besoins de mobilité et à la pollution grandissante. L’Etat, avec les collectivités, doit les entretenir et les redynamiser. Pourtant, le manque d’investissements dans la régénération du réseau ferroviaire menace aujourd’hui de fermeture environ 9 000 km de lignes, dites « petites ». Comment ce terme aussi méprisant a-­t-­il pu s’imposer ? La Creuse est-elle un « petit » territoire ? Un seul exemple : la gare de Veynes (Hautes-Alpes), cœur de l’étoile ferroviaire du même nom, voit circuler vingt-neuf trains par jour. Est-ce « petit » ? Et l’une de ses branches, la ligne Grenoble - ­Gap, compte un millier de voyageurs quotidiens.

 

AU TOTAL, CENT TRENTE ET UNE LIGNES SONT SUR LA SELLETTE

 

Mais la SNCF a l’art d’accuser son chien d’avoir la rage : dans sa communication habituelle, elle avançait un chiffre de moitié inférieur. Résultat, cette ligne est désormais menacée de fermeture à court terme. Au total, cent trente et une lignes sont sur la sellette. Si elles ne sont pas les plus fréquentées – personne ne le conteste –, ces lignes, le plus souvent rurales mais parfois urbaines, sont des lignes de proximité, tout simplement.

Le gouvernement est grand prince : « On ne décide pas de la fermeture de 9 000 km de lignes depuis Paris. »Même le rapport Spinetta ne le préconisait pas ; alors, pourquoi s’en défend-il ? Dans les faits, l’équation est simple. L’Etat assure que les engagements déjà pris, à hauteur de 1,5 milliard d’euros dans le cadre des contrats de plan Etat-­région (CPER), « seront tenus ». Mais comme la ministre des transports, Elisabeth Borne, l’a reconnu devant le Sénat, « il apparaît aujourd’hui clairement que cette somme ne sera pas suffisante ». Dès lors, il ne reste plus au gouvernement qu’à transmettre la patate chaude aux régions.

 

Le credo de la ministre

 

En octobre 2017, donc bien avant le rapport Spinetta, la ministre des transports était déjà très explicite à propos des lignes de proximité : « Il appartient aux collectivités territoriales et notamment aux régions (…)d’identifier les réponses les plus pertinentes. » En clair : bon débarras et à vous de jouer ! En outre, les actuels CPER se terminent en 2020 et les négociations pour les prochains ne vont plus tarder. L’Etat continuera­-t-­il d’investir dans les lignes de proximité, comme il l’a fait sous les derniers gouvernements, de gauche comme de droite ?

 

QUAND UN TRAIN EST REMPLACÉ PAR UN CAR, ENVIRON 30 % DES VOYAGEURS REPRENNENT LEUR VOITURE INDIVIDUELLE

 

Le credo de la ministre est de« maintenir une accessibilité dans ces territoires, quel qu’en soit le mode ». Mais, au bout du compte, c’est le car et le bitume pour toutes et tous qui se profilent. Tant pis pour les personnes âgées, handicapées ou ceux qui souhaitent transporter leur vélo ou travailler en route : impossible dans les cars. L’existence et la fréquence des trains sont aussi l’un des critères de choix de destination pour les touristes des grandes métropoles, qui choisissent de plus en plus de ne pas posséder de voiture. D’après plusieurs études concordantes, quand un train est remplacé par un car, environ 30 % des voyageurs reprennent leur voiture individuelle.

Les conséquences, chacun les connaît : la pollution, les accidents et leur cortège de morts, la dégradation accélérée du réseau routier (payé par l’ensemble des contribuables), le poids en constante progression du budget automobile dans le budget général des ménages ruraux. Au total, réserver le ferroviaire aux seules grandes villes ne ferait que créer de nouveaux territoires abandonnés de la République.

 

Patrimoine magnifique

 

Les lignes de train ne sont pas des lignes comptables. A­-t­-on jamais demandé à une route départementale d’être rentable ? Plutôt qu’un abandon fondé sur des calculs de rentabilité économique à court terme, nous avons besoin aujourd’hui d’une politique de rénovation et d’innovation pour redéployer un service public et répondre aux impératifs écologiques. L’Etat ne doit pas se contenter d’un engagement financier dans la rénovation du réseau principal, il doit participer à la régénération des lignes régionales ou interrégionales. Elles sont un patrimoine (souvent magnifique) qu’il nous appartient d’entretenir et de redynamiser pour les générations futures.

 

LA VOIE EMPRUNTÉE PAR LE GOUVERNEMENT NE PERMETTRA PAS DE RESTAURER UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE DE QUALITÉ

 

Rappelons qu’en moyenne, un déplacement en train émet au moins dix fois moins de CO2 que le même trajet en voiture, et jusqu’à cinquante fois moins que l’avion. A l’heure du réchauffement climatique et des grands discours sur l’écologie, à l’heure où les besoins de mobilité sont énormes, il constitue une solution évidente. C’est pourquoi l’Etat, avec les collectivités concernées, doit rénover les lignes de proximité et favoriser le développement de l’offre et des services (intermodalité, transport des vélos) pour reconquérir les flux de voyageurs et de marchandises ; redévelopper les trains classiques de jour et de nuit, avec des liaisons transversales, régionales et internationales fiables et fréquentes, couvrant l’ensemble du territoire ; décider d’une véritable fiscalité écologique pour remettre les camions sur les rails et rendre le train attractif face à la route et l’avion.

Beaucoup d’entre nous seront présents à la manifestation du 22 mars. Tous, nous sommes persuadés que la voie empruntée par le gouvernement ne permettra pas de restaurer un service public ferroviaire de qualité. Nous appelons les voyageurs, les cheminots, les collectivités, les élus, les associations et toutes les personnes attachées au train à constituer un collectif pour obtenir la redynamisation des lignes de proximité, qui sont, pour nous, des lignes de vie.

 

 

Les signataires de la tribune : 

Collectifs de défense des lignes de proximité (Alternatiba Paris, Amis du rail azuréen, Association d’usagers de la ligne Perpignan-Cerbère-Portbou, Collectif de défense et de modernisation de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges, Association de promotion de la ligne Morlaix-Roscoff, Association de promotion de la ligne Nantes-La Rochelle-Bordeaux, Association des élus pour la défense de la ligne des Cévennes, Association des usagers des TER dans le Gard et les départements limitrophes, Association des usagers des transports - Aisne Nord, Association des voyageurs du TER Metz-Luxembourg, Association pour la défense de la gare d’Assier, et pour la promotion du rail 
Association TER Brest-Quimper, Collectif citoyen de défense de la gare de Villefort, Collectif de coordination pour la défense de la ligne SNCF Agen-Périgueux-Paris, Collectif de défense des axes sud Normandie, Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes, Collectif des usagers des transports du Haut-Allier, Collectif des usagers des transports ferroviaires du sud du Massif central, Collectif des usagers des transports publics en Sud-Ardèche, Collectif non LGV Poitiers-Limoges Oui au POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), Collectif Oui au train de nuit, Collectif pour la réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs, Collectif train lozérien, Collectif Tuck (Toulouse), Comité de défense et de développement du rail du Bassin montluçonnais et du Val de Cher, Comité de sauvegarde et de développement des lignes ferroviaires du Tréport - Mers, Périgord Rail Plus, Rallumons l’étoile (Toulouse), Tarsly-Fnaut promotion rail, Tous ensemble pour les gares, Usagers du TER Metz-Luxembourg), 

Syndicats de cheminots (CFDT Cheminots, CGT des cheminots - secteur Alpes, Fédération des syndicats Sud rail) 

et élus locaux (Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France, Esther Benbassa, sénatrice de Paris, Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France, Christophe Bouillon, député de Seine Maritime, Guy Bricout, député du Nord, David Cormand, secrétaire national d’EELV, Jérôme Fauconnier, président de la Communauté de communes du Trièves (Isère), Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, Joël Labbé, sénateur du Morbihan, Guy Malaval, maire de Langogne, Patrick Malavieille, conseiller départemental du Gard, Yann Mongaburu, président du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise, Pierre Morel À-L’Huissier, député de la Lozère, Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes, Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes, Marie-Laure Mugnier, conseillère départementale de Haute-Loire, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, Alice Prud’homme, conseillère municipale de l’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes), Frédérique Puissat, sénatrice de l’Isère, Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’EELV, Marie-Thérèse Roubaud, maire de Langeac (Haute-Loire), Rémi Roux, conseiller municipal de l’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes), Martial Saddier, député de Haute-Savoie, Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège, Benjamin Trocmé, conseiller départemental de l’Isère).

 

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 05:00

 

 

 

 

 

 

ASSOCIATION REGIONALE DES USAGERS

DES TRANSPORTS DES PAYS DE LA LOIRE

 

Communiqué du 16 Mars 2018

 

Nouvelle tarification TER en Pays de la Loire  : 

utile, mais à cadrer dans un projet ambitieux

 

La FNAUT Pays de la Loire  a reçu des informations partielles concernant la future tarification. La FNAUT a toujours milité pour que les usagers participent aux coûts d’exploitation du TER. Elle  comprend donc  l’objectif global d’attirer de nouveaux usagers et d’accroître la part « usagers », à condition que cela soit compensé par une amélioration du service : 

  • Les enquêtes confirment que la première demande des usagers est de disposer de plus de trains et de fréquence. Or aucune réponse n’est prévue, malgré des manques évidents ; le cadencement  reste en général une appellation trompeuse.
  • Avant l’augmentation des tarifs des abonnés, la qualité et la fiabilité du  service doivent être  améliorées nettement et les observations principales des collectifs et de la FNAUT doivent être entendues et discutées. Il serait incompréhensible que sur plusieurs lignes, on augmente les tarifs après avoir diminué l’offre ou l’avoir rendue moins attrayante (horaires inadaptés, correspondances imposées).
  • Les intérêts des travailleurs pauvres et ménages économiquement faibles doivent être préservés, qu’il s’agisse des tarifs occasionnels ou abonnés. Des tarifications sociales doivent neutraliser des augmentations très fortes.
  • Idem pour ne pas pénaliser les habitants qui circulent entre deux régions, ce qui demande des accords inter-régions.
  • La FNAUT salue les efforts tarifaires ou les avantages qui seraient envisagés  pour développer la fréquentation en fin de semaine (samedi et dimanche), mais redoute que le résultat ne soit très limité si  l’offre y reste aussi faible et inadaptée.
  • Les tarifs des cars TER sont trop élevés : qu’est-il prévu ?
  • La billetterie multimodale est le chantier à ouvrir : quelles avancées, par exemple à quand une carte régionale intégrant les réseaux urbains et les ex-cars départementaux, la location de vélos, etc…?
  • L’accès à l’information et à l’achat de billets est de plus en plus sélectif, réservé aux initiés. Pourquoi la Région, qui s’implique justement dans les espaces santé locaux, ne s’implique t’elle pas, par exemple, dans la programmation d’espaces « mobilité », au lieu de regarder la SNCF fermer des guichets de gare.

 

Maison des Associations    1 rue d’Auvours      44000 NANTES                    http://www.fnaut-paysdelaloire.org/

Président :  Fabrice Eymon – Laval - 02 43 53 15 54 et 07 68 11 62 48          fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org

Secrétaire : Dominique Romann – Saint Herblain - 02 40 38 01 06                               dominique.romann@wanadoo.fr

Trésorier :   Jean Bernard Lugadet – Saint Sebastien -    06 20 54 10 57      lugadet-stemler@orange.fr            

 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 17:30

Depuis fin janvier la Virgule de Sablé est au point mort ! Et aucune solution pérenne et efficace ne se dégage... A cela s'ajoute le silence de la SNCF qui sait communiquer mais peu informer...

Nous recevons des courriels de réclamations d'usagers qui ont bien souvent modifié leur rythme ou leur quotidien avec l'arrivée de la Virgule et sont touchés par l'arrêt soudain de ce service. Ils vivent très mal la nouvelle exploitation.

Ci dessous un de ces courriels qui pointe entre autre l'inadaptation des horaires des trains virgules.

 

 

"Je me permets de vous envoyer ce mail pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, je tiens à vous remercier de toutes les actions entreprises par la FNAUT afin d'aider les usagers de la virgule de Sablé.

 

Trois modalités de transport

 

Comme vous le savez, la situation actuelle est très désagréable pour les personnes comme moi, qui habitent à Laval et qui doivent se rendre à Angers tous les jours pour raison professionnelle.

 

J'ai connu les 3 modalités de transport :

- Ligne 29 (car)

- Train TER via virgule de Sablé

- Suppression Virgule de Sablé (car + train)

 

La première modalité (ligne 29) était idéale pour moi puisqu'elle desservait le centre ville de Laval et le site de Belle-Beille à Angers. Cette situation était également très plaisante pour les jeunes lavallois qui font leurs études à Angers (le campus est à Belle-Beille).

 

Mais le plus important était la garantie d'arriver à destination à l'heure en toute sécurité. En effet, cette modalité de transport était très rassurante contrairement à la Virgule de Sablé qui rencontre des dysfonctionnements chroniques (retards indéterminés, suppression constante des trains à la dernière minute, information incohérente de la SNCF...)."

 

La virgule critiquée pour son absence de fiabilité

 

"Pour les usagers réguliers, la virgule de Sablé est anxiogène, et ce d'autant plus que ni la SNCF, ni les services du conseil régional n'apportent des réponses rassurantes et satisfaisantes. Le système de transport routier par bus présentait ainsi une réelle fiabilité pour l'ensemble des usagers.

 

Disposez-vous de plus d'informations quant aux solutions qui pourraient être mises en place par la Région ? Et surtout, sous quel délai ?

 

Dans l'attente de votre réponse, je vous remercie de l'attention que vous aurez porté à mon mail.

 

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 15:35

 Il faut sauver la ligne Alençon-Le Mans

X 72500 circulant sur la ligne....

Février 2018

La ligne Alençon-Le Mans est en danger pour les élus locaux...

 

"Notre ligne est en danger"

 

Les élu(e)s du nord Sarthe s'organisent face aux menaces qui planent sur "les petites lignes". Le maire de La Guierche, M. Eric Bourge organise une réunion publique le 1er mars pour sauver la ligne TER Alençon-Le Mans. Il souhaite notamment un plan de rénovation des voies, la création de l’arrêt à l’hôpital du Mans.

 

Même si le discours du Premier Ministre a été rassurant, à l'égard des "petites lignes", afin d'éviter la fronde des élus locaux, sa décision de ne pas reprendre la préconisation du rapport Spinetta qui visait à les supprimer à calmer les craintes, dans l'immédiat.

 

Le Premier ministre s’éloigne ainsi de la seule approche comptable et malthusienne du réseau ferré.

 

Mais confier l’avenir de ces lignes de transports du quotidien, ces lignes TER  aux Régions, sans leurs apporter des moyens financiers nouveaux, n’est pas une solution pérenne. Et c'est peut être repousser de quelques années le sort de ces lignes car sans aucune garantie de moyens, leur survie n'est pas assurée. Il faudra que les Contrats de Plan Etat-Régions soient revus en priorité.

 

Car Alençon - Le Mans comme d'autres n'a pas connu de travaux depuis 1976, cette ligne souffre d’un manque d’entretien. Et ce désintéressement se traduit concrètement par la baisse de la vitesse commerciale suite à de graves problèmes d'infrastructures !

 

L’appel du 1er mars

 

Face à cette situation, le Maire de la Guierche  lance un appel. Il s’adresse aux associations d’usagers, élu(e)s, acteurs économiques, artisans, commerçants, associations...

 

Cet appel dit du 1er mars 2018 portera sur trois points : appel à la rénovation de la ligne TER ; appel à la création de l’arrêt hôpital-Université et appel à innover dans le choix des futures matériels TER.

 

Cet appel collectif sera officiellement lancé à la salle polyvalente de La Guierche le jeudi 1er mars de 19 h 30 à 20 h 30.

 

La FNAUT y sera !

 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 16:15

Le rapport Spinetta :

une vision défaitiste de l'avenir du rail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très conformiste, le rapport Spinetta, est basé sur les préoccupations financières de l’Etat et les orientations déclinistes de la SNCF. Il ignore les conditions de concurrence entre modes de transport,  le  transport du quotidien et l’environnement hors zones denses, et les succès du rail à l’étranger. 

 

Un rapport monomodal

 

Le rapport Spinetta ignore les conditions particulièrement inéquitables de concurrence entre le rail et les autres modes de transport, voyageurs et fret, qui expliquent largement la sous-utilisation du train et son manque de rentabilité : le trafic actuel ne reflète pas le trafic potentiel. Si ces conditions de concurrence étaient corrigées, 70 % des liaisons TGV (selon la SNCF) ne seraient pas déficitaires.

 

Des propositions à retenir

 

La FNAUT approuve cependant plusieurs propositions essentielles du rapport Spinetta :

- un apurement partiel de la dette ferroviaire, qui permettrait d’amorcer un cercle vertueux (baisse des péages ; renforcement de l’offre, de la fréquentation et des recettes ; accélération des investissements) ;

- la conversion de SNCF Mobilités en société anonyme, le pilotage de la modernisation du rail par SNCF Réseau, le rattachement de Gares et Connexions à SNCF Réseau, la réduction du rôle de l'EPIC SNCF de tête, la filialisation de Fret SNCF et la création d’une filiale « lignes capillaires » de SNCF Réseau ;

- l’introduction de la concurrence, sous forme de délégation de service public, pour l’exploitation des trains TER ; l’exemple allemand montre qu’usagers, contribuables et emploi des cheminots ont tout à y gagner.

 

Des propositions à revoir

 

- Le rapport reconnaît le rôle indispensable du train dans les zones denses, et - c’est une nouveauté -  celui du TGV (le seuil des 3h de trajet au-delà duquel le TGV ne serait plus pertinent est cependant contestable).

- Il préconise une libéralisation dangereuse des services TGV (on note déjà des suppressions unilatérales sur des lignes importantes, inadmissibles selon la loi du 4 août 2014) sous la forme de l’accès libre (« open access »). Ces modalités doivent être revues afin de garantir une offre satisfaisante : la FNAUT propose une formule de franchises regroupant TGV et Intercités, associée à une dose limitée d’accès libre.

 

La FNAUT s’oppose à une contraction inéquitable du réseau ferré

 

- Le rapport préconise de supprimer les « petites lignes » peu fréquentées, sans même s’interroger sur la faiblesse de la clientèle alors que les routes parallèles sont souvent surchargées.

- Cette faiblesse résulte de celle de l’offre, de la dégradation des lignes, d’une exploitation déplorable par la SNCF et à des coûts excessifs, supérieurs de 40 % à ceux qui sont observés en Allemagne.

- Le rapport ignore les innovations techniques et commerciales introduites par les opérateurs étrangers, qui expliquent la croissance du trafic ferroviaire, voyageurs et fret, observée dans tous les pays voisins.

- Il propose de confier la rénovation des petites lignes aux Régions, mais sans moyens financiers nouveaux.

- Depuis 1960, beaucoup de « petites lignes » ont été supprimées au détriment du maillage du réseau, donc des « transports du quotidien » des habitants des villes moyennes, sans rétablir la santé financière du rail. 

 

La FNAUT attend du gouvernement qu’il rejette toute contraction du réseau ferré avant l’introduction de la concurrence et de nouvelles méthodes d’exploitation des « petites lignes », et qu’il soumette rapidement au Parlement le schéma des services de transport ferroviaire prévu par la loi du 4 août 2014.

 

Contacts presse :

- Bruno Gazeau, président de la FNAUT, tél. 06 76 73 31 09

- Jean Lenoir, vice-président, tél. 06 19 09 78 89

- Jean Sivardière, vice-président, tél. 04 76 75 23 31

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 18:00

 

 

Depuis la sortie du rapport SPINETTA, présenté la semaine passée, les réactions ne se font pas attendre concernant les conclusions de ce rapport qui remet en cause l'existence de nombreuses lignes.

 

Ainsi dans l'Orne et le Nord Sarthe, un collectif d'usagers se mobilise. Créée depuis quelques jours à l'initiative de quelques usagers de la ligne Caen (Calvados)/Tours (Indre-et-Loire), ces usagers se sont donnés rendez-vous, en fin de journée, Dimanche 25 février 2018, en gare d'Alençon (Orne) pour faire signer une pétition contre la suppression de cette ligne.

 

https://maintienlignecaentours.wordpress.com/lancement-du-collectif/

L'objectif est de communiquer sur leur action et de récolter de nouvelles signatures sur la pétition qui en compte déjà 150.

 

C'est la première action de terrain pour le tout jeune collectif qui milite pour le maintien de la ligne Caen (Calvados)/Tours (Indre-et-Loire) dont la viabilité est remise en cause dans le rapport remis au 1er Ministre.

 

Une mobilisation qui vise à élargir le cercle des seuls usagers vers le s milieux économiques et politiques afin de porter le dossier au niveau national.

 

voir : https://www.ouest-france.fr/normandie/alencon-61000/alencon-le-collectif-de-defense-des-axes-ferroviaires-en-gare-dimanche-5586897

 

 

 

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 07:00

“ Maintenir la ligne ferroviaire Bressuire-La Roche-sur-Yon ”

 

La section Poitou-Charentes de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) a réagi, par la voix de son représentant, Norbert Béalu, dans un communiqué au rapport Spinetta sur la SNCF publié récemment concernant l’avenir de plusieurs lignes ferroviaires en France.
« Le rapport Spinetta envisagerait de supprimer la liaison ferroviaire Bressuire-La Roche-sur-Yon. Ce serait non seulement irresponsable mais irait à l’encontre de la revitalisation ferroviaire du nord Deux-Sèvres. Que feront alors les utilisateurs réguliers de cette ligne (étudiants, employés en Vendée…) ? Veut-on affaiblir la liaison Bressuire-Tours et ses correspondances ? Va-t-on supprimer le  Train des plages  dont on connaît le succès populaire ?
Pour avoir défendu cette ligne à la Région Poitou-Charentes de 1992 à 1998, pour avoir soutenu l’initiative de la nouvelle majorité régionale et l’action du député Jean Grellier, pour avoir défendu le  Train des plages , je ne peux que m’opposer à cette tentative fondée sur une vision purement comptable et qui va à l’encontre d’un service public de transport adapté et plus écologique. Après l’annonce de la fermeture du transport fret entre Parthenay et Niort, la FNAUT ne pourra que s’opposer à ce démantèlement alors qu’il faut au contraire favoriser les liaisons ferroviaires pour la mobilité des citoyens et pour le transport des marchandises. »

Extrait de La nouvelle République du 20/02/2018

 

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Bressuire veut aussi maintenir la ligne Saumur-Tours

La Fnaut reste vigilante et attachée au TER

" Il faut en profiter pour promouvoir l'usage du train sur la ligne du nord Deux-Sèvres "

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 01:35

 

 

 

 

Communiqué de l’Association Régionale des Usagers des Transports

                                                           30 janvier 2018

 

La «Virgule» ne répond plus pour la deuxième fois, la robustesse du réseau ferré des pays de la Loire en prend un coup

 

Depuis le 18 janvier, la ligne 28 des TER Pays de la Loire  qui passe par la virgule de Sablé, est fermée et remplacée par des autocars.

C’est un nouvel épisode concernant le dysfonctionnement dont fait l’objet cet aménagement de 3,6 km de long connecté à la LGV Bretagne Pays de la Loire. Après l’épisode de l’automne, ce nouveau rebondissement avec la suspension, à la demande de la Région des Pays de la Loire, des circulations des TER y roulant à 200 km/h,  interpelle les usagers, en posant concrètement la question de la robustesse du réseau ferré (à plus forte raison quand il s’agit d’une infrastructure neuve), en questionnant les solutions préconisées par la SNCF et sa réactivité à faire face aux situations de crises.

 

La FNAUT  constate:

  • Que les usagers ont été mis une nouvelle fois devant le fait accompli;
  • Que la place du transport du quotidien est de nouveau fragilisé car seul les TER sont impactés par ce dysfonctionnement;
  • Que les questions posées par les usagers lors de la précédente panne restent toujours sans réponses.

Il serait temps en effet que la SNCF arrête  de communiquer et apporte de réelles réponses en informant les usagers!

 

La FNAUT ne cherche pas à «tirer sur le pianiste» en accablant la SNCF ou le délégataire  Eiffage car la recherche des responsabilités n’est pas pour l’instant la priorité. La justice pourra toujours trancher plus tard

Dans l’immédiat ce qui importe le plus aux usagers c’est de savoir quand la panne sera identifiée et quand  elle sera traitée...

L’Association souhaite savoir quand la Région pense pouvoir rétablir les circulations afin d’assurer la desserte conformément aux attentes des usagers et aux engagements et quand l’Autorité Organisatrice des Transports  annoncera un calendrier. En effet de nouvelles fiches horaires sont sorties intégrant les services de substitution ce qui suppose que la situation s’inscrit dans la durée ce qui n’est pas acceptable pour la FNAUT !

 

La FNAUT, au vue de la situation, réclame:

  • Une expertise, réalisée par un cabinet d’étude indépendant, voire étranger, composé d’experts n’ayant aucune relations de près ou de loin avec les prestataires. Le rapport dressera l’inventaire des défauts et pointera les responsabilités.
  • le remplacement immédiat par des rames TGV (Ex Sud Est  ou Réseau)  sans atteindre les résultats techniques pour assurer les relations assurées par les Z 21700. La SNCF doit assumer le service pour laquelle la Région la paye. Il est inconcevable que le service soit assuré par des autocars sur plus de la moitié du trajet!

Aussi dans l’attente d’une solution pérenne, la FNAUT demande:

  • Que les circulations soient rétablies entre Rennes et Laval en train. Il est inadmissible que les trains virgules assurés au départ de Rennes soient tous remplacés par des autocars au temps de parcours dégradés (1h24 contre 41 minutes en mode ferroviaire).

D’autant que l’axe Rennes / Laval / (Le Mans) n’a bénéficié d’aucun apport supplémentaire de trains lors de la refonte horaire en juillet 2017 liée au cadencement à l’exception des trains «virgules». L’autocar et le train n’assurent pas le même service ! Ce sont des pertes nettes en termes de qualité de service et de desserte de la gare de Laval, ce sont des voyageurs qui reprennent la voiture ou abandonnent des déplacements,

  • Le rétablissement de liaisons directe Laval / Angers en autocar qui existaient avant la création de la virgule pour permettre aux usagers d’avoir des conditions de transport améliorées (pas de correspondance et une desserte avec des horaires mieux adaptés aux usagers pour un temps de transports quasi équivalent)
  • une compensation pour les usagers de cette ligne bien au-delà de la gratuité accordée lors du précédent incident .

L'Association Régionale des Usagers des Transports réclame le rétablissement rapide d’une liaison ferrée entre Laval et Sablé et la mise en place d’un service correspondant aux attentes des usagers et aux annonces lors du lancement du projet (8 AR par jours).

 

Pour la FNAUT / Fabrice EYMON

 

 voir : http://www.fnaut-paysdelaloire.org/-20

 

FNAUT  Pays de la Loire / Association régionale des usagers des transports  

Maison des Associations 1 rue d’Auvours 44000 NANTES     http://www.fnaut-paysdelaloire.org

Président :  Fabrice Eymon – Laval -  07 68 11 62 48  fabrice.eymon@fnaut-paysdelaloire.org

Secrétaire : Dominique Romann – Saint Herblain -   dominique.romann@wanadoo.fr

Trésorier :   Jean Bernard Lugadet – Saint Sebastien -   lugadet-stemler@orange.fr   

 

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 10:00

 

Fin du statut de cheminot à l'embauche, ouverture à la concurrence, pas de nouvelles créations de lignes TGV, abandon de petites lignes secondaires.

Le rapport Spinetta préconise une refondation complète du secteur des transports. Une consultation avec les acteurs du secteur doit s'ouvrir la semaine prochaine.

Bruno Gazeau, le  Président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers de Transport a participé à l'émission le Téléphone sonne de France Inter avec 2 autres intervenants :

Il a pu longuement expliqué le point de vu de la Fédération sur le sujet. A écouter...

 

Bruno Gazeau

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-15-fevrier-2018

 

 

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N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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