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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 08:34

 

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Communiqué de Presse

19 décembre 2014

 

« Amnésie » juridique ?

La commission juridique qui assiste les associations d'opposition à Notre-Dame-des-Landes marque sa surprise devant les déclarations de M.Valls et de J.Auxiette. Ces déclarations sont singulières, sur le plan juridique, à deux titres :

  • Manuel Valls semble connaître à l'avance le résultat des décisions de justice, et c'est en soi très inquiétant pour celui qui est, en raison des ses fonctions, l'un des garants de l'indépendance de la justice.
  • Quant à J. Auxiette, il veut oublier qu'après la première instance, s'ouvre une procédure d'appel quelle que soit la partie perdante, puis de cassation devant le Conseil d’État.

Tous deux ignorent qu'en outre les espèces protégées ne peuvent être déplacées ou détruites avant l'automne. Comment  prétendre donc commencer les travaux dès ce printemps ? Ils manifestent ainsi leur double ignorance des procédures juridiques et des difficultés écologiques du projet.

 

Nous rappelons au Premier Ministre que des accords politiques successifs ont été conclus au plus haut niveau de l’État, accords qui prévoient que le début des travaux ne peut avoir lieu avant épuisement des droits de recours.

 

Nous lui rappelons aussi l'existence d'une procédure européenne et l'exigence de plusieurs autorisations à venir.

 

Enfin à ce jour le permis de construire n'a pas été délivré. Les délais de recours ne sont pas une question de mois mais bien d'années.

 

Débuter les travaux dès avril prochain serait donc un passage en force.


 

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 07:30

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Communiqué de presse du CéDpa

 

lundi 22 décembre 2014

 

 

Saturation de Nantes Atlantique ? Un mensonge éculé

 


Plus de dix ans que l’on entend parler des passagers sans parler des mouvements d’avions. Le mensonge sur la saturation de l’aéroport est éculé.

Que Nantes Atlantique ait accueilli cette année 4 millions de passagers ne signifie absolument pas que l’aéroport soit saturé. Certes, son aérogare, conçue pour un maximum de 4,3 millions de passagers, doit être agrandie et restructurée. C’est tout à fait possible. La DGAC a d’ailleurs admis qu’un réaménagement de l’aéroport était faisable et moins coûteux que de construire un nouvel aéroport. Elle en a par contre exagéré les coûts : des architectes ont démontré en juin dernier que cela pouvait se faire pour un coût bien plus raisonnable.

Comme dans la plupart des aéroports, la croissance du nombre de passagers s’est accompagnée d’une stabilité du nombre des mouvements d’avions, les appareils anciens étant remplacés par des appareils de plus grande capacité. Moins de 50 000 mouvements à Nantes Atlantique ces dernières années : saturé cet aéroport ?

Que dire alors de celui de Genève qui, sur une surface semblable et avec une seule piste, a accueilli l’an passé 193 000 mouvements (sans compter les dizaines de milliers de jets privés, et la très importante activité fret) et 14 millions de passagers ?
Un peu de sérieux, s’il vous plait.
Il serait intéressant de savoir précisément où se situe la prétendue saturation :

  • L’un des 34 comptoirs d’enregistrements ? Il en est prévu 16 à Notre Dame des Landes dans le projet visant 4,5 millions de passagers à l’ouverture.
  • L’un des 8 postes de filtrage des passagers ? 7 prévus à Notre Dame des Landes.
  • L’une des 5 passerelles d’embarquement ? Seulement deux à NDL.
  • Ou encore, à l’arrivée, l’un des 4 tapis de livraison des bagages ? Il en est prévu trois à NDL.

La « gêne » évoquée, si elle  existe réellement, pourrait se trouver aux terminaux automatiques de paiements de parking, où malgré l’augmentation de 40% des tarifs depuis l’arrivée de Vinci, il arrive qu’on fasse la queue !

 

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Nantes Atlantique

 

Autre manipulation dévoilée au passage : alors que sur les 11 premiers mois de 2014,  l’emport frôle les 90 passagers par avion à Nantes Atlantique, la DGAC qui n’attendait cet emport que dix ans plus tard, refuse de reconsidérer ses calculs de PEB prévisionnels. Elle surestime ainsi de 33 % le nombre de mouvements d’avions par rapport à la tendance. Compte tenu de la non prise en compte des performances acoustiques remarquables des avions actuels, les zones de bruit officielles sont ainsi, au minimum, doublées ; la réalité étant qu’à Nantes comme partout ailleurs, les zones de bruit diminuent d’année en année. 

A l’heure où François Hollande appelle à un renouveau des réflexions préparatoires à des grands projets, nous sommes fin prêts pour travailler sérieusement sur les vraies données aéroportuaires nantaises. Abandonner enfin ce projet  inutile et destructeur pour l’environnement, libèrerait les énergies et l’activité économique pour réaménager l’aéroport actuel. Cela peut démarrer très vite sur la zone aéroportuaire existante. Cela donnerait en plus des marges de manœuvre financières pour des projets réellement utiles à la population.
Qui s’en plaindrait ?

 

Site du CEDPA

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:10

Première réaction politique aux déclarations du Premier Ministre sur la réalisation de Notre Dame des Landes : celle d'EELV...

 

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NDDL : le droit ignorera les effets d’annonces et l’entêtement du Premier Ministre.

 

 

Au sortir de la conférence environnementale au cours de laquelle le Président de la république a demandé des études sérieuses sur les alternatives concernant les grands projets d’infrastructure, Manuel Valls s’entête à réaffirmer sa volonté de démarrer les travaux de l’aéroport à Notre Dame des Landes au premier semestre 2015.

 

« Préemptant l’issue des recours déposés auprès du tribunal administratif relatifs aux lois sur l’eau et les espèces protégées, ainsi que les appels probables auprès de la Cour administrative d’appel, le Premier Ministre, en visite en Bretagne, tenterait-il un ultime effet de communication destiné à caresser dans le sens du poil les partisans de l’aéroport du Grand Ouest ? » s’interroge Jean-Philippe Magnen, président du groupe EELV du Conseil régional des Pays de la Loire.

 

Pour les écologistes, Manuel Valls – en étant si affirmatif- reste dans une posture qui fait fi de l’état de droit et qui, en outre, fait preuve d’une certaine amnésie car d’autres procédures légales empêchent le démarrage des travaux : rappelons par exemple le recours de la Commission européenne contre le gouvernement français pour non-respect de la directive cadre sur l’eau.

 

«Le droit, l’indépendance de la justice et l’opposition de très nombreux citoyens pacifistes à Notre-Dame-des-Landes sont autant d’obstacles  à votre vision dépassée de l’aménagement du territoire » poursuit Pascale Chiron, co-présidente du groupe écologistes et citoyens de Nantes Métropole.

 

En cette année 2015 qui doit voir se concrétiser des mesures décisives pour le climat à l’occasion de la COP21 à Paris, le courage politique sera d’affirmer l’exemplarité de la France en abandonnant le projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes et en privilégiant enfin des projets d’aménagement durables, comme le réaménagement de l’aéroport existant.

 


Les élu-e-s EELV du Conseil régional des Pays de la Loire

Les élu-e-s écologistes et citoyens de Nantes Métropole

 

 

Fresque 2006 06 25 07

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:23
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Pour aider à la participation du citoyen à la prise de décision publique

En ouverture de la Conférence environnementale, le Président de la République vient de rappeler que la France avait des progrès à faire quant à "la participation du citoyen à la prise de décision publique", ayant directement en tête la question des aménagements portant atteinte à l’environnement. Ce dysfonctionnement de la démocratie et des processus participatifs est au cœur du dossier d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
 
De nombreux organismes et citoyens se sont prêtés au jeu de la démocratie participative en donnant leur point de vue sur le projet à chaque fois qu’on leur en donnait la possibilité lors des débats publics ou des enquêtes publiques. Cependant, le projet est resté désespérément identique à celui imaginé à la fin des années 60, dans un contexte pourtant bien différent à celui de l’époque. Les contre-propositions n’ont à aucun moment donné lieu à une discussion honnête avec les pouvoirs publics et porteurs de projet, sur la base d’informations communiquées en toute transparence.

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Un appel à dons pour soutenir les actions juridiques
 
Bien que les violences de l’automne 2012, liées à la tentative musclée d’évacuation de la ZAD, aient donné lieu à la création de plusieurs instances d’apaisement (commission du dialogue, collège d’experts scientifiques…), ceci n’a aucunement remis à plat le dossier. Pire encore, les pouvoirs publics sont sciemment passés outre l’avis défavorable émis par le collège d’experts indépendants quant à la méthode de compensation des impacts environnementaux. 
FNE et ses associations membres lancent un appel à dons pour soutenir son action juridique contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.
 
Pour tout savoir sur cet appel à dons, rien de plus simple : http://citizencase.org/projet/contre-nddl/
 
N’hésitez pas à diffuser cet appel aux dons à vos adhérents et à vos proches.
 

 

Fresque 2006 06 25 07 
 
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 11:30

 Nous relayons ci-dessous le message des initiateurs de l’appel pour constitution de « blancs-blocs » 

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 information du 21 Novembre 2014

La non-violence... est un sport de combat - Appel pour la constitution de «blancs-blocs »

 

« Dans la situation présente, et encore plus après la mort de Rémi Fraisse, la nécessité de débats (et d'actions) contre la répression se fait de plus en plus pressante.


Des réflexions et les initiatives se multiplient, se juxtaposent.


Des militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont travaillé, pour faire des propositions, sur un « appel » dont voici la version zéro. Les militant-e-s à l'initiative de ce texte ont voulu qu'il circule avant la manifestation du 22 novembre, pour que l'idée soit mise à l'épreuve des faits à cette occasion.


Cette version zéro s'inscrit dans le cadre de la réflexion collective, elle ne prétend nullement clôturer le problème, elle appelle précisions, enrichissement, multiplication des signatures. C'est dans cet esprit qu’elle est publiée sur le site de l’Acipa et dans sa lettre d’info.»

 


 


 

La non-violence... est un sport de combat - Appel pour la constitution de « blancs-blocs »

 

La non-violence... est un sport de combat

Appel pour la constitution de « blancs-blocs »

 

Après le meurtre de Rémi Fraisse, le pouvoir et les médias sont en train, au niveau national, de réussir un incroyable tour de force :

  • Ils détournent l'attention sur les « violences » des « casseurs », alors que c'est la police qui tue.
  • Ils noient le poisson sur le débat « violence/non-violence » pour diviser artificiellement l'opinion et le mouvement.
  • Ils instrumentalisent la colère et la rage légitimes, par l'opportune apparition, dans les manifs, de policiers déguisés en black-blocks, prompts à déclencher les affrontements.

Il faut redire une fois encore que la violence inouïe du monde que nous vivons est PREMIERE et PRINCIPALE, qu'elle nécessite et exige la violence d’État (pour imposer l'injustice, les inégalités...), que les policiers et gendarmes sont sur-armés, avec des armes qui tuent, face à des personnes armées le plus souvent de leur seul courage, et qu'il n'est pas question de renvoyer dos à dos les deux « violences ».


Cela étant, localement, mais aussi partout en France, deux craintes existent. Des personnes redoutent d'être assimilées aux « casseurs », et se retirent, ce qui affaiblit le soutien populaire aux luttes. Des organisations refusent d'exposer aux violences, coups, blessures, et peut-être malheureusement la mort, des personnes, des familles venues participer à des manifestations pacifiques. On voit ainsi fuir loin des manifestations beaucoup de personnes qui en partagent pourtant les objectifs. Ces craintes légitimes ont amené et amèneront encore, des organisations à ne pas appeler à des manifestations qui risquent de déraper ; ainsi l'Acipa, ou Copain 44 n'ont pas appelé à la manifestation du 1er novembre, à Nantes, contre la répression policière et judiciaire ; la lutte contre la répression n'étant pas l'objet initial de ces associations qui veulent d'abord obtenir l'abandon du projet d'aéroport en renversant le rapport de force par la conviction et la mobilisation du plus grand nombre.


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Faut-il donc renoncer au droit constitutionnel à manifester, en général, et plus particulièrement en ce moment pour dénoncer cette mort prévisible, car tout était sciemment mis en place pour que l'irréparable se produise, renoncer à dénoncer la répression, renoncer à continuer la lutte contre les GPII ? Évidemment non.


Mais il est temps d'affirmer collectivement notre non-violence active. C'est un outil pour les luttes. Elle est possible. Des centaines de cheveux blancs ont pratiqué spontanément sur le terrain pendant l'automne 2012, pendant l'agression contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la présence en témoins, l'interposition pour essayer de limiter le massacre par la police des « zadistes », le tout sans théoriser le moins du monde sur l'action non-violente.


De nombreux appels sont lancés au niveau national pour le 22 novembre contre la répression, par des organisations, syndicats, partis... variés. Il est temps de rendre visible notre choix de la non-violence, et les moyens ne manquent pas.

  • On peut porter du blanc (la couleur de la paix) : casquettes, bérets, bonnets et autres écharpes... mais aussi chasubles blanches sur les manteaux (deux serviettes de toilette blanches fixées aux épaules, grands sacs poubelles blancs découpés pour tête et bras)
  • On peut se regrouper, prendre la tête des manifs ou se positionner à des endroits stratégiques, installer des positions non-violentes (sit-in), faire des manifestations limitées dans le temps ou des flash-mob.
  • On peut s'affirmer en témoins, photographier, filmer avec des tels portables : il est possible que des dizaines de bras munis de portables se lèvent pour filmer et envoyer directement sur les réseaux sociaux les violences sur les personnes, ou les actes stupides et contre-productifs, comme les atteintes à des structures de transport en commun.
  • On peut se donner comme tâche de repérer et filmer les policiers déguisés en black-blocks. S'organiser pour le faire permet de donner immédiatement et de manière massive des témoignages, des images...
  • On peut, selon le nombre et la situation, tenter d'isoler les personnes violentes pour les éloigner des affrontements.

Cessons de laisser dire et croire que notre appel à des manifestations sans dérapage ne serait qu'un mauvais alibi pour masquer notre propre peur : la peur est certes bien compréhensible dans le contexte actuel, mais elle ne nous paralyse pas ! Cessons de regarder avec désolation les violences comme si nous ne pouvions rien y faire : non, nous ne sommes pas démunis !


Constituons des « blancs-blocs » nombreux, bien visibles et identifiables, agissant fermement dans le respect de l'intégrité des personnes.


Dès le 22, nous proposons que le plus grand nombre possible de personnes arborent très visiblement écharpes, coiffures, vêtements blancs ...


La non-violence... est un sport de combat

 

Premiers signataires :

Marie Chiron

Geneviève Coiffard-Grosdoy

Christophe Mounier

Marcel Taillandier

Françoise Verchère

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 07:00

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Communiqué de Presse du 3 novembre  2014 

 


La FNAUT rappelle son opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 

 

Au barrage de Sivens, on retrouve des causes de blocage bien connues : absence d’études « neutres » permettant de comparer différentes solutions, prise en compte insuffisante de l’environnement, etc….

C’est l’occasion pour la FNAUT de réaffirmer son opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) bâti sur des arguments fallacieux, des rêveries et des risques financiers.

 

Des arguments fallacieux


L'aéroport existant de Nantes-Atlantique n'est ni dangereux, ni incapable d’accueillir nettement plus de trafic, et pour des coûts sans commune mesure avec un aéroport nouveau, pourvu que l’on compare à égalité de service ; et il est possible d'en réduire les nuisances sonores.


Les conséquences environnementales de la construction du nouvel aéroport « écologique» seraient graves malgré une soi-disant « intégration dans la trame bocagère » : artificialisation de terres agricoles, induction de trafic routier, encouragement à l'urbanisation diffuse, malgré les périmètres de protection annoncés. 


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Des rêveries


Ce n’est pas l’équipement qui crée les liaisons aériennes, mais le choix des compagnies et la proximité de la clientèle. Nantes, qui n’est que le 9 ème aéroport français, ne changera pas de rôle, car les aéroports voisins seront maintenus ; inutile de rêver à de nombreuses liaisons transocéaniques. Le trafic pourrait même évoluer plus favorablement en restant à Nantes Atlantique, aux taxes à priori plus réduites du fait d’installations existantes.

 

Des risques financiers sous-estimés

 

La réalisation du nouvel aéroport implique des coûts non comptabilisés (entretien et gestion de l’aéroport actuel maintenu, accès routiers nouveaux, coût d'investissement et d'exploitation d'une éventuelle desserte ferroviaire) et, à plus long terme des risques financiers pour les collectivités.

 


Le projet est contradictoire avec la « transition écologique », la nécessité de préserver le climat et d'économiser l'argent public. Le projet doit être abandonné, comme a été abandonné un nouvel aéroport à Toulouse.


Les investissements sont à orienter vers des transports au service de tous et qui ne dégradent pas l’environnement : transports régionaux TER et amélioration des liaisons ferroviaires à moyenne distance vers Roissy et Orly, Bordeaux, et l’Est (Clermont, Lyon), qui auront l’intérêt de réduire les déplacements par auto ou avion,  gros producteurs de Gaz à Effet de Serre.

 

FNAUT Pays de la Loire

 

Fresque 2006 06 25 07

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:00

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Communiqué de presse du CéDpa
jeudi 16 octobre 2014

 

 

Notre-Dame-des-Landes : le jeu trouble des services de l’État

 

 

L'Avant Projet Simplifié du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes confirme tout à fait les révélations du Canard enchaîné du 8 octobre. Une présentation publique du projet réalisée par AGO en 2013 également.

Nous avons vérifié les chiffres cités par le Canard et avons fait de nouvelles découvertes :

  • la caserne des pompiers perdrait 20 % de sa superficie et sa distance maximale à une extrémité de piste passerait de 1700 m à 3200 m... Sachant que la DGAC recommande un maximum de 2150 m ;
  • le bâtiment servant à la maintenance des avions perdrait presque la moitié de sa superficie (3695 m2 à Nantes Atlantique, 2013 m2 prévus à NDL) ;
  •  « l'amélioration du parcours client » affichée par AGO-Vinci se traduirait par une distance parcourue par les passagers pour aller prendre leur avion deux à trois fois plus longue.

    Les passagers attendus par AGO à Notre Dame des Landes sont servis : parcours plus longs, temps d'attente probablement prolongés les jours de pointe (du fait du faible nombre de comptoirs d'enregistrement et de postes de contrôle), moins de passerelles d'embarquement.


    Le CéDpa demande des explications au Ministre des transports :  

    • Comment l'État peut-il justifier une si grande différence entre ce qu'il exige pour Nantes Atlantique et le projet qu'il a avalisé pour Notre Dame des Landes ?
    • A quel jeu trouble joue la DGAC ?

    De deux choses l'une : ou bien son cahier des charges initial pour Notre Dame des Landes ressemblait à ce que qu'elle veut pour Nantes-Atlantique et, dans ce cas, comment a-t-elle pu accepter finalement tout autre chose ? Ou bien la DGAC a rédigé pour Notre Dame des Landes un cahier des charges nettement plus modeste que celui qu'elle nous a présenté pour Nantes Atlantique, et alors elle a sciemment chargé la barque pour justifier le transfert...

     
    De manipulations en grossières exagérations, la coupe « NDL » déborde.

    Il est urgent d'abandonner ce projet infondé, dont les aspects calamiteux sont de plus en plus évidents, d'abroger la déclaration d'utilité publique de 2008 et de lancer les travaux de réaménagement de l'aéroport existant dont les grandes qualités vont commencer à pâlir faute d'investissements. Il est urgent de revenir à la raison sur ce dossier.


    Résultats de nos travaux de comparaison entre NA, projet NDL et recommandations de la DGAC pour NA sur ce diaporama de présentation

     

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    18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:00

    Fresque 2006 06 25 07

     

     

    Manuel Valls l'aurait suggéré : le nouvel aéroport, trop cher, ne se fera pas. Sauf que l'Etat et Vinci ont déjà engagé des billes. Quelle serait la facture pour un renoncement définitif ? « Terra eco » a sorti sa calculette.

     

    Fini, enterré, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ? Peut-être bien ! C’est en tout cas ce qu’aurait affirmé Manuel Valls au sénateur écolo Jean-Vincent Placé lors des négociations sur sa possible participation au nouveau gouvernement. Sur l’antenne d’Europe 1, Daniel Cohn-Bendit rapportait ainsi le 27 août les propos qu’aurait tenus le Premier ministre : « Cet aéroport .... »

     

    Retrouver l'article de Terra Eco du 2 septembre 2014 

     

    Des propos qui ont été repris dans le Figaro également et comme il n'y a pas de fumées sans feu... 


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    9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:00

    Tous les élus ne soutiennent pas l'A831 et le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, c'est ce que rappelle le Communiqué de Presse d'EELV  daté du 2 septembre...

     

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    Communiqué de Presse

     

     

    Ils sont quelques chefs d’entreprises de Vendée ou de Charente Maritimes et sont partisans d’un projet inutile. Accompagnés de maires, conseillers communautaires, généraux ou régionaux, ils se sont réunis dimanche 31 aout pour défendre un projet désastreux pour les finances publiques, aberrant pour l’environnement et loin, très loin des préoccupations concrètes et quotidiennes des citoyen-nes du territoire…


    L’A831, depuis de longues années, fait l’objet de nombreuses supputations, rebondissements et pressions de partisans aveuglés par un modèle à bout de souffle où le développement de l’emploi passerait selon-eux par la construction de routes et la croissance à tout prix ! Tristes propositions  de quelques entrepreneurs  et politiques, sourds aux propositions durables et raisonnables. Sourds également aux conclusions des membres de la Commission Mobilité 21 qui, en juin 2013, a classé le projet d’autoroute à horizon très lointain du fait de son caractère non prioritaire et de son manque de pertinence…


    A l’instar des partisans d’un autre projet inutile comme l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les promoteurs bétonneurs de l’axe Fontenay le Compte / Rochefort ne sont pas entrés de plein pied dans le XXIe siècle…  Un siècle, une époque, pourtant mûrs pour une alternative social-écologique bienvenue et nécessaire à la transformation écologique des comportements et de notre société.


    Une transformation que les écologistes appellent de leurs vœux pour en finir avec la sempiternelle course effrénée à la croissance et pour, surtout, développer la création d’emplois durables. A l’heure où les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter, il est grand temps,  avant qu’il ne soit trop tard, de revoir la feuille de route et d’opérer la transition.

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    Opérer la transition, c’est notamment changer de modèle et optimiser l’existant. Bien souvent moins onéreuse et plus efficace, l’optimisation est une dépense raisonnée et seine de l’argent public… En ce qui concerne l’A831, l’amélioration de l’existant passe par exemple par la modernisation de la ligne ferroviaire Nantes Bordeaux ou par le contournement de Marans…


    L’ironie de l’histoire, et les écologistes le clament et le rappellent régulièrement, est que pour chaque « grand projet inutile » une alternative durable existe… Les écologistes l’ont démontré au sujet de l’A831. Quant à Notre-Dame-des-Landes, des études indépendantes leurs ont donné raison au sujet de la modernisation de Nantes Atlantique comme solution plus pertinente que la construction d’une nouvelle infrastructure…


    La liste est longue en France et ailleurs des projets inutiles habités de vieux modèles de pensées obsolètes  et, seule une prise de conscience collective et globale, seule la responsabilité vis-à-vis des hommes, des femmes et des territoires, saura répondre à l’urgence d’agir vite et durablement pour l’emploi local. Les écologistes ne le répéteront jamais assez : la croissance est un indicateur, une mesure loin des préoccupations réelles et concrètes de celles et ceux qui, quotidiennement, sont à la recherche d’un emploi.

     

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    Jours après jours, le fossé se creuse entre les attentes des territoires et les orientations gouvernementales où même certains acquis sociaux semblent aujourd’hui être remis en cause. A l’heure où le débat au sein du gouvernement semble au mieux illusoire au pire interdit, les écologistes s’inquiètent ! Quelles lignes peut-on encore franchir pour être entendus ?


    Au nom d’une sacro-sainte unité gouvernementale, faudra-t-il que le Ministère de l’écologie revienne sur la décision raisonnable de cet été de ne pas transmette le dossier technique aux concessionnaires potentiels de l’A831 ? Nous ne le souhaitons pas !


    Retranché derrière une soi-disante solidarité avec  le précédent Premier Ministre, qu’attend Monsieur Valls pour déclarer sans ambiguïté un abandon pur et simple de Notre-Dame-des-Landes ? Une décision européenne ? Nous en sommes proches !


    Le temps, l’opiniâtreté et la présence sur les terrains politique, militant, judiciaire et médiatique ont régulièrement donné raison aux écologistes opposés aux projets inutiles. Cette méthode a porté ses fruits, et nous l’éprouveront jusqu’à l’abandon de l’A831, de NDDL et de tant d’autres projets superflus…

     


    http://elus-pdl.eelv.fr/wp-content/blogs.dir/311/files/2013/02/NDL-widget2.jpg

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    8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

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    Communiqué de Presse

    Juin 2014

     

    Oui, nous garderons Nantes Atlantique...


    ... et, au nord de Nantes, les terres agricoles, les personnes qui y vivent et y travaillent, le site de zones humides de Notre Dame des Landes, riche d'une biodiversité exceptionnelle...


    Une nouvelle étude réalisée par des architectes le confirme : Nantes Atlantique peut être optimisé, agrandi, sur son emprise actuelle, de façon intéressante et économique !

    Les pratiques outrancières de la DGAC sont de nouveau mises à jour, ses ingénieurs qui ont calculé les coûts de réaménagement et agrandissement de la plateforme existante ont tellement chargé la barque, allant même jusqu'à faire fi de leurs propres recommandations, qu'il n'est plus possible de croire encore un instant à l'impartialité de ce service d'Etat sur le dossier Notre Dame des Landes.

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    Jour après jour, tous ceux qui se penchent sérieusement sur ce dossier, en découvrent les béances et les impasses. Comme l'a écrit Pierre Sparacco, journaliste spécialisé, très lu dans le monde aérien, le 7 avril dernier :
    "Tout est bancal, de toute manière, dans ce dossier construit sur du sable. L’aéroport existant, Nantes-Atlantique, ne sera pas saturé, même à très long terme, et le remplacer par une autre plate-forme à deux pistes correspond à un « besoin » tout à fait artificiel, créé de toutes pièces. Qui plus est, le budget envisagé, moins de 700 millions d’euros, est totalement irréaliste, le low cost porté à son paroxysme, au point que l’on s’étonne de son approbation par Vinci, concessionnaire désigné. "

    Au delà des procédures juridiques nationales et européennes qui, nous l'espérons, empêcheront la réalisation de ce projet, nous tenons à rappeler qu'il faut aussi "crever l'abcès" sur le fond du dossier : la déclaration d'utilité publique est totalement abusive et doit être annulée ; elle a été en effet fondée sur des arguments mensongers. 

     

     

     

    http://aeroportnddl.fr/


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    N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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