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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 15:00

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Premières réactions sur la Commission de Dialogue Notre Dame des Landes

 

La Commission a fourni son rapport le 9 avril 2013. Il est disponible comme le rapport de la Commission Agricole (qui constate la forte consommation de terre et le peu d’impact –actuel ?- des politiques de maîtrise), celui de la Mission d’experts évaluant les modalités d’application de la loi sur l’eau (sévère vis-à-vis du projet du fait d’une étude insuffisante, de valeurs optimistes quant aux mesures de compensation, quant à l’absence d’engagement sur les résultats, …) sur le site de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

 

La Commission de Dialogue dit avoir rencontré autant d’opposants que de partisans, et que chacun est resté sur ses positions. Autant dire que la Commission n’a pas fait bouger les lignes, ni amorcé le dialogue, mais qu’elle s’efforce de mettre en avant les points à améliorer pour faciliter l’explication du projet.


pubndl les echos net

Les questions d'environnement sont-elles réellement prise en compte par le gouvernement Ayrault ?

 

Bien que s’en défendant, elle se mue parfois en « expert » en donnant son avis sur le dossier lui-même, sans avoir de compétence particulière. Nommée par le Gouvernement de M. Ayrault, promoteur du projet, la Commission abouti à des conclusions « balancées », qui ne sont pas toutes sans conséquence, ni sans contradictions.

 

Sur la croissance des besoins, elle confirme que l’aéroport n’a pas de vocation intercontinentale, mais que les besoins de vols nationaux et européens sont importants, en comparant Nantes à Lyon ? Les bassins de chalandise, les connections ferroviaires, ne sont pourtant pas les mêmes. Très peu de questions sur l’avenir du transport aérien (du fait des contraintes de pollution et de raréfaction de la ressource), et de mention des possibilités de transférer les déplacements à moyenne distance sur le fer. Les évolutions sont plus analysées en trafic passager qu’en mouvements d’avion, l’augmentation du taux de remplissage des avions devant se réduire … Voilà qui arrange bien les promoteurs du projet, mais qui n’est guère étayé.

 

La commission reprend aussi les affirmations gratuites sur la nécessité d’un nouvel aéroport pour développer l’Ouest, sur le changement d’échelle d’aéroport qui offrirait davantage de lignes. Est-ce pour faire plaisir aux mandants ?

 

Le bruit fait l’objet d’une analyse spécifique, en recommandant la mise à jour du PEB (Plan d’Exposition au Bruit), en s’efforçant d’analyser l’impact sur l’urbanisation (mais elle demande qu’une étude confirme les possibilités d’urbanisation). Elle affirme qu’il n’est pas possible de supporter plus de 50 000 mouvements/an. Rappelons que depuis toujours Nantes est resté en dessous de ce chiffre, qui évolue peu et que l’aéroport de Toulouse Blagnac, qui perturbe nettement plus de riverains, accueille 85 000 mouvements ; on vient pourtant d’annuler le projet de transfert vers un nouveau site, en s’appuyant sur l’arrivée prochaine de la LGV, qui ne devrait pourtant pas supprimer 35 000 mouvements par an ! Elle évoque l’intérêt de transférer sur les aéroports voisins (les plus proches étant Ancenis et St Nazaire) l’aviation de tourisme et de loisir, bruyante, mais encore importante à Nantes.


carte ndl nw

Aucune piste pour une solution alternative n'est recommandée par la Commission

 

La Commission affirme que le risque d’accident, même s’il est plus ressenti que réel, est à prendre en compte. Elle évoque l’amélioration possible des trajectoires et de leur suivi, mais sans se prononcer (ce qui n’est pas son rôle). Une étude spécifique serait évidemment utile.

 

Il y a donc bien plusieurs solutions, à creuser, pour faire baisser la gêne à Nantes Atlantique : éloignement de vols non prioritaires, transfert de vols commerciaux à moyenne distance sur le fer, modification et sécurisation des approches.

 

La desserte de l’aéroport est « à clarifier », la Commission entérinant que le tram train ne se fera pas (trop cher pour le trafic à attendre), que la nouvelle ligne Nantes Rennes ne se fera au mieux qu’à long terme, et du bout des lèvres, qu’un nouveau pont serait nécessaire pour les Vendéens. Elle souhaite donc que l’impact de ces non réalisations ou réalisations sur la croissance du trafic à Notre-Dame des Landes soient étudiées. Elle s’étonne que, vu le trafic attendu, aussi peu de places de stationnements soit prévu à Notre-Dame des Landes. Le bus cadencé ne semble la rassurer qu’à moitié. Peu importe, le nouvel aéroport sera « plus accessible que l’ancien » du fait que la zone de chalandise serait plus importante et plus proche. Aucune mention de la facilité de raccorder l’aéroport actuel au fer.

 

Outre la croissance des besoins, l’impact du bruit et la difficulté à réaménager sur place l’aérogare de Nantes Atlantique semblent être pour la Commission les éléments principaux justifiant le transfert.


ndl presse ocean

NDDL a 2 pistes c'est déjà du passé ...

 

En bon serviteur de l’Etat, la Commission écarte l’intérêt de faire intervenir de l’expertise neutre, pour lever les points litigieux par des études complémentaires. Il y a pourtant de bonnes raisons de douter de la neutralité de certains services publics sur ce dossier.

 

Elle confirme de fait la mauvaise préparation du dossier (étude insuffisante sur les possibilités de développer Nantes Atlantique, absence de décision sur la desserte en transport collectif, sur les choix pour Nantes Atlantique en cas de transfert, sur les impacts sur l’urbanisation), recommande de revoir toute l’architecture du projet Notre-Dame des Landes (une solution à 2 pistes est inutile), de réduire les surfaces consommées, d’instruire l’ensemble du dossier globalement (soit l’aéroport Notre-Dame des Landes, ses accès, y compris vers le Sud ?, l’avenir de Nantes Atlantique et des zones environnantes). Toutes choses que la FNAUT avait fait apparaître.

 

Le rapport de la Commission comporte des contradictions et des affirmations gratuites, mais soulève des questions qui nécessiteraient une remise à plat. Qu’en fera (ainsi que celui sur l’application de la loi sur l’eau) le Gouvernement ?

 

La détermination des opposants est une des clefs. Prochaine manifestation le samedi 11 mai à 14 h à Notre Dame des Landes (voir le site acipa.free.fr).

 

le-changement-passe-aussi-par-notre-dame-des-landes

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:00

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Notre-Dame-des-Landes : les rapports rendus publics condamnent de fait le projet  

          

La commission de dialogue, le collège d’experts scientifiques et la mission agricole viennent de remettre leurs rapports au Ministre des Transports, M. Cuvillier.

     

Si la commission de dialogue estime, sortant ainsi de sa feuille de route initiale, que le projet est « justifié », ses observations, recommandations et conclusions démontrent surtout que le projet est aussi fragile que mal formaté.

     

En effet, tant sur le dimensionnement de l’aérogare et de la piste, que sur le plan des dessertes routières et ferroviaires, ainsi que sur l’impact agricole et l’emprise foncière, le projet témoigne d’un nombre considérable de failles.

     

En ce qui concerne l’impact environnemental, la conclusion du collège d’experts est sans appel. La méthodologie proposée est invalidée à l’unanimité d’un point de vue scientifique. D’un point de vue juridique, sauf à s’affranchir de la loi sur l’eau et du droit communautaire, le projet ne peut être autorisé en l’état actuel.

     

Pour Europe Ecologie Les Verts, la copie est bien à revoir intégralement. Toutes les interrogations posées depuis des années par les opposants sont aujourd’hui confortées et légitimées.

     

En l’état, la mise en œuvre de toutes les recommandations formulées dans ces rapports relève de la mission impossible et reporte sine die le projet.

 

Julie LAERNOES

Coordinatrice du groupe Europe Ecologie Les Verts

Conseil régional des Pays de la Loire

Tel : 02 28 20 61 29 Port : 06 80 40 15 00

 

 

Fresque 2006 06 25 07

NDDL : c'est toujours non pour les écologistes !

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:00

Tous les journaux ne font pas l'apologie de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le Télégramme a publié un sondage le 2 avril dernier sous la forme d'une enquête auprès des bretons.


http://www.letelegramme.com/complements/2013/04/02/2056352_travaux.jpg

 

Que souhaitent les Bretons en matière de grands chantiers ?


Le sondage BVA que Le Télégramme avait commandité sur les travaux publics, et publié recemment  révèle que le projet controversé du futur aéroport de Notre-Dames-des-Landes n'est pas celui qui intéresse le plus les Bretons interrogés.

 

Selon un sondage BVA c’est la LGV qui arrive en première position...

 

Seuls 47% le jugent "intéressant", contre 85% par exemple pour la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-Loire, en première position, ou 62% pour le parc éolien marin.


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  Gros titre du Télégramme : vive le train !

 

 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 09:00

Extrait de la Conférence de Presse du 21 mars 2013

 

Parmi les propositions de nouvelles infrastructures que la FNAUT propose d'écarter pour la révision du prochain SNIT figure NDDL... 

 

 

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Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, inutile et surdimensionné, est bâti sur :


+ des mensonges (l’aéroport existant de Nantes-Atlantique serait saturé et même dangereux ; en réduire les nuisances sonores serait impossible) ;


+ des rêveries (des prévisions de trafic irréalistes, des vols quotidiens pour New-York, Pékin, Rio,... ; une nouvelle voie ferrée Rennes-Nantes infinançable) ;


+ des coûts immédiats non comptabilisés (accès routiers, création et exploitation d'une desserte par tram-train) et, à plus long terme, des risques financiers pour la collectivité ;


+ l’ignorance de l’enjeu environnemental malgré une « intégration dans la trame bocagère » (artificialisation de terres agricoles, induction de trafic routier, urbanisation périphérique).

 

Le projet est contradictoire avec la "transition écologique" et la préservation de la biodiversité souhaitées par le gouvernement, et avec la nécessité impérieuse d'économiser l'argent public.

 

Il doit être abandonné. Pour mieux desservir le Grand Ouest, on peut améliorer l’accès par TGV aux aéroports parisiens, Orly et Roissy.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:30
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Réunion-débat sur le projet aéroportuaire de Notre-Dame-Des-Landes

 

ce jeudi 28 Mars 2013, à 20H30

 

au Cinéma le Royal, Avenue Felix Geneslay


 

De grands acteurs de la lutte sur le terrain seront présents :

 

+ Mme Françoise Verchère

Elle est conseillère générale de Loire-Atlantique et ancien maire de Bouguenais (municipalité où est située l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique).

 

+ Mr Julien Durant

Il est le porte-parole de l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par l'Aéroport) et aussi un des opposants historiques à ce projet.

 

+ Mr Dorian Piette

Il est professeur à l'Université de Nantes, responsable de la cellule veille juridique d'Europe Ecologie Les Verts de la Région Pays de la Loire.

 

+ Mr Thierry Masson

Il est officier pilote ligne, basé à l'aéroport de Nantes Atlantique.

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:00
Et si on y abordait un dossier qui fache : Notre Dame des Landes...
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Jacques Auxiette

 

Président du Conseil régional des Pays de la Loire

 a le plaisir de vous convier

 à l'Atelier du futur de Nantes


le jeudi 28 mars 2013 de 19h à 21h30

à la Maison des Haubans


1 bis, boulevard de Berlin

44000 Nantes

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:30

La cinquième et dernière partie du dossier que Jean Sivardière au nom de la FNAUT, a remis à la Commission de Dialogue... Alors que la Fédération Régionale des Pays de la Loire faisait de même de son coté...

 

page précédente

 

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Le point de vue de la FNAUT

Conclusion

 

La FNAUT confirme son opposition déterminée au projet de nouvel aéroport à NDDL, dont le maintien lui semble incompréhensible malgré des critiques de plus en plus nombreuses et convergentes issues de milieux très divers : environnementalistes, écologistes, professionnels de l’aviation civile, anciens hauts fonctionnaires, économistes (Alain Grandjean), chefs d’entreprises de Vendée, et plus généralement citoyens soucieux de l’avenir de la planète et d’une gestion rigoureuse de l’argent public.

 

L'aéroport existant de Nantes-Atlantique, dont la qualité est reconnue par tous les professionnels de l’aviation civile, n'est ni dangereux ni saturé, et il est possible d'en maîtriser et d’en réduire les nuisances sonores. Son accessibilité peut être aisément améliorée, pour un coût modeste, par une desserte par transport collectif ferré.


Les conséquences environnementales de la construction du nouvel aéroport seraient graves malgré une soi-disant "intégration dans la trame bocagère" : artificialisation de terres agricoles, induction d'un trafic routier important démontrée par la vaste surface prévue pour les parkings, encouragement à l'urbanisation périphérique diffuse (présence de l’aéroport, nouvelles infrastructures routières). 

 

Les prévisions de trafic ne sont pas réalistes et il est illusoire d'espérer que le nouvel aéroport offre des relations intercontinentales permettant d'  « ouvrir le Grand Ouest sur le monde ».

 

Enfin sa réalisation implique des coûts immédiats non comptabilisés (accès routiers, coût d'investissement et d'exploitation d'une éventuelle desserte ferroviaire) et, à plus long terme, des risques financiers pour la collectivité.

 

Le projet est contradictoire avec la « transition écologique vers le facteur 4 » et la préservation de la biodiversité souhaitées par le gouvernement. Un tel gaspillage n’est pas compatible avec la nécessité impérieuse d'économiser l'argent public et de prioriser l'amélioration des transports de la vie quotidienne.

 

Il doit être abandonné au profit d'une amélioration de l'accès ferroviaire aux aéroports de Roissy et Orly (une proposition déjà avancée par la FNAUT en 2001), et d’un développement des liaisons ferroviaires rapides permettant de réduire le nombre des vols à courte et moyenne distance tout en desservant les territoires intermédiaires. 

 

Fin....

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:00

 

La quatrième partie du dossier que Jean Sivardière au nom de la FNAUT, a remis à la Commission de Dialogue... Alors que la Fédération Régionale des Pays de la Loire faisait de même de son coté...

 

Page précédente

 

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Les propositions de la FNAUT

 

Rouvrir le débat en étudiant toutes les propositions les alternatives à NDDL.


Abandonner le projet NDDL, comme l’ont été, sans drame, bien d’autres projets : le 3ème aéroport parisien (un investissement « inéluctable », selon un Premier ministre ; un projet devenu « inopportun », au lendemain d’une alternance politique), le 2ème aéroport de Toulouse, le nouvel aéroport du Var envisagé pour désengorger celui de Nice, les canaux Rhin-Rhône et Seine-Est, les autoroutes Grenoble-Sisteron, Ambérieu-Bourgoin, Thonon-Annemasse, le tunnel du Mercantour, la rocade autoroutière nord de Grenoble,...

 

1 – Améliorer le fonctionnement de l’aéroport NA afin de réduire ses nuisances :


interdiction des vols de nuit, renforcement des équipements (Instrument Landing System). Eventuellement, une réorientation de la piste permettrait de réduire fortement le nombre des habitants impactés.


Aménager un accès par la voie ferrée qui passe à 200 m de l’aérogare, pour augmenter significativement le pourcentage de voyageurs arrivant en transport collectif et soulager les parkings, avant d’envisager des parkings silos. Agrandir ou reconstruire l’aérogare pour répondre aux besoins du court/ moyen terme prévisible, aux meilleures normes environnementales.

 

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Une voie ferrée .. qui passe à 200 mètres de l'aérogare de NA soit une configuration parfaite pour une desserte en tramway mais qui n'est pas réalisée... Trop cher pour Nantes ? Ou pas assez cher pour la Région qui prèfere une liaison rapide ...

 

2 – Améliorer l’accès ferroviaire du Grand Ouest aux aéroports parisiens, Orly et Roissy, ce qui suppose une modernisation rapide de la grande ceinture parisienne entre Massy et Valenton pour fluidifier le trafic des TGV diamétraux, puis la construction d’une interconnexion sud, ligne nouvelle de 30 km environ comprenant une gare à Orly.


Le coût de cette ligne nouvelle peut être fortement réduit (le projet présenté par RFF consistant à relier Massy à Sénart pour un coût de 3 milliards d’euros, comprenant une gare-cathédrale à Orly et un tunnel de 25 km sous la forêt de Sénart, est aberrant). Dans un  premier temps, mettre en place une liaison routière améliorée entre la gare de Massy TGV et Orly.


L’objectif ne doit pas être de drainer la clientèle de l’Ouest vers les aéroports parisiens, mais de supprimer les vols de rabattement sur les vols longs-courriers. De nombreuses compagnies utilisent déjà le TGV en préacheminement de leurs clients, voir le cas récent d’Air France sur Strasbourg-Paris.

 


3 – Améliorer les relations ferroviaires

 

entre Nantes et Rennes d’une part, les autres grandes villes françaises d’autre part, qu’il s’agisse de relations par trains classiques (Nantes-Bordeaux par exemple) ou par TGV intersecteurs (voir le document très précis remis par la FNAUT Pays de la Loire : « Investir dans le ferroviaire pour réduire le nombre de vols entre Nantes et les villes françaises »).


Une politique et des investissements ciblés permettraient de réduire significativement le nombre de vols à courte et moyenne distance (jusqu’à 800 km) au profit du train, ce qui permettrait de réduire la consommation d’hydrocarbures et de réduire les pollutions, tout en desservant les territoires intermédiaires.

 

A suivre

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 08:24

L'Europe intervient dans le sujet en saisisant la Commission des pétitions à Bruxelles....

 

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Communiqué de presse du groupe Europe Écologie Les Verts au Conseil régional des Pays de la Loire :

 

 

 

Commission des pétitions du Parlement européen du 20 mars 2013, une étape décisive

pour les opposants au projet.

 

Ce mercredi 20 mars, la Commission des pétitions du parlement européen a légitimé les deux pétitions de l’Acipa/CéDpa, de France Nature Environnement et des associations de protection de la Nature.

 

Le groupe EELV du Conseil régional des Pays de la Loire se réjouit que l’Union Européenne s’approprie le dossier du projet d’aéroport à NDDL et laisse ouvertes les pétitions des opposants.

 

La décision de la Commission n’est pas uniquement justifiée par l’évaluation environnementale du projet ; elle s’appuie sur de forts doutes quant au respect des règles européennes de concurrence.

 

La Présidente de la Commission des pétitions, Erminia Mazzoni, s’est félicitée que le débat puisse avoir lieu avant l’irréversible. Elle a par ailleurs demandé au Gouvernement français de respecter les délais de réponse dans le cadre du dispositif EU Pilot, qui vise à l’application du droit européen.

 

Aujourd’hui, grâce à la décision de la Commission des pétitions, le débat contre NDDL est européen. Un volet politique s’ouvre : il n’est pas exclu qu’une mission parlementaire soit prochainement diligentée et se rende à Notre-Dame-des-Landes ainsi qu’à Nantes Atlantique.

 

Pour Christophe Dougé, conseiller régional EELV membre du collectif d’élus CéDpa, aujourd’hui présent à Bruxelles : « Nous ne crierons pas victoire aujourd’hui car le chemin est encore long pour obtenir l’abrogation de la DUP ; mais l’étau se resserre autour du projet, c’est incontestable ! ». L’élu écologiste poursuit «La détermination des opposants qui luttent quotidiennement à NDDL et le travail des élus EELV sont aujourd’hui reconnus par les instances européennes. Nous restons évidemment vigilants mais très satisfaits de cette évolution car nous bénéficions maintenant du bouclier européen».

 

Jean-Philippe Magnen, président du groupe des Conseillers régionaux EELV, conclut : « Nous savions ce projet inutile, coûteux et destructeur de la biodiversité. Aujourd'hui, la Commission européenne, dans sa capacité à prendre de la hauteur et à agir avec clairvoyance, a donné raison à la démarche pétitionnaire des opposants. Tout démarrage de travaux sur le site passerait pour une tentative de passage en force en violation du droit européen».

 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:00

 

Dans son étude économique pour la France, l’OCDE appelle à une réévaluation de la rentabilité des projets d’investissement public.

 

La France vit au dessus de ses moyens c'est l'OCDE qui le dit ...

 

La France est déjà bien équipée d’infrastructures c'est ce que l'on peut conclure de l'étude de L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) qui torpille à mot couvert la rentabilité de Notre Dame des Landes, ainsi que de nombreux projets prestigieux comme les stades et les aéroports régionaux.

 

"Certains aéroports régionaux risquent de représenter une charge pour les générations futures"

 

L'étude précise qu'ils"risquent de représenter une charge pour les générations futures" et émet cette recommandation : "La rentabilité des projets d’investissement public devrait être évalué avec soin".

 

Voir l'article de reporterre  

 

 

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NDDL : crash climatique identifié  et crash économique certain...

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