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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:30

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Communiqué de Presse

Varsovie le 23 novembre 2013

 

 

De Varsovie à Paris 2015 : Gueule de bois pour le Climat ?

 

Nous, société civile, avons claqué la porte de cette conférence mondiale sur le climat en Pologne pour la première fois en 19 ans de négociations. Le jour de l’ouverture des négociations, le typhon Haiyan nous alertait (encore) sur les réalités des changements climatiques ; en réponse à ce drame, les gouvernements réunis à Varsovie ont (encore) méprisé les populations qui souffrent déjà des changements climatiques. 

 

Nous ne tournons pas le dos au processus de négociation dans les années à venir. Nous croyons toujours en un processus des Nations unies. Nous sommes convaincus que nous avons besoin d’un accord mondial pour lu­tter contre les changements climatiques. « Le problème n’est pas le processus des Nations Unies, mais l’absence de volonté politique de trop nombreux pays, développés et émergents. La future présidence française doit prendre le leadership, en défendant des politiques climatiques, énergétiques et de développement ambitieuses, dès 2014, à l’échelle nationale et européenne », s’insurge Alix Mazounie, du Réseau Action Climat.

Varsovie, la première COP où les pays reculent au lieu d’avancer

En Septembre dernier, le GIEC nous rappelait lui aussi que tous les signaux climatiques sont au rouge. Mais les pays sont venus à Varsovie sans la moindre envie de renforcer l’ambition climatique, pourtant indispensable. Le gouvernement japonais a annoncé qu’il voulait transformer son objectif de réduction de ses émissions de -25% en un « objectif » de +3,1%. Le gouvernement australien a annoncé qu’il voulait affaiblir sa politique climatique. Et l’Union Européenne n’a rien proposé d’ambitieux, alors qu’on attendait d’elle qu’elle tire les autres pays vers le haut.

Varsovie devait aussi rassurer les pays en développement sur l’augmentation progressive (entre 2013 et 2020) des financements publics pour lutter contre les changements climatiques. Mais là encore, les annonces attendues n’ont pas été au rendez-vous. Et l’absence de visibilité apporte de l’eau au moulin des pays qui veulent ralentir la construction d’un accord mondial en 2015.

Un sommet qui fait la part belle aux pollueurs et aux marchés du carbone

Le sommet de Varsovie a accordé une place sans précédent au secteur privé, notamment aux plus grands pollueurs, qui ont sponsorisé la COP et organisé un sommet parallèle sur le charbon. Les négociations ont également porté sur développement des marchés carbone. « Or, sous couvert de lutter contre les changements climatiques, les mécanismes de marché existants comme le Mécanisme de Développement Propre ont trop souvent des impacts négatifs sur l’environnement et les droits des populations locales du Sud » souligne Sarah Fayolle, en charge du dossier climat au CCFD-Terre Solidaire.

Future présidente de l’accord en 2015, la France se doit d’être crédible

L’expérience a montré qu’un accord mondial à Paris ne se fera pas en une nuit. Le calendrier adopté à Varsovie décale à 2015 ce qu’il faut faire dès 2014.

Les gouvernements devront donc proposer des engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effet dès l’année prochaine, pour éviter de rééditer le fiasco de Copenhague. « La France doit pousser l’Europe à se doter d’un cadre énergétique et climatique ambitieux : adopter un objectif de réduction des émissions ambitieux est indispensable, mais il manque aujourd’hui les moyens sine qua non pour l’atteindre. L’Europe doit aussi se fixer des objectifs contraignants de développement des filières renouvelables et d’économie d’énergie. Sinon ce sera mission impossible », rappelle Karine Gavand, responsable des affaires publiques de Greenpeace.

Un accord mondial à Paris ne se fera pas non plus sans financements climat publics additionnels, pour répondre aux besoins des populations qui souffrent déjà des changements climatiques. « Dès 2014, François Hollande devra défendre l’affectation de la moitié des revenus de la future taxe européenne sur les transactions financières au Fonds Vert pour le Climat », conclut Alexandre Naulot, chargé de plaidoyer d’Oxfam France.


 Alix Mazounie, Politiques internationales
 Célia Gautier, Politiques européennes
 Simon Coquillaud, Communication 

Communiqué de presse

 

 

voir l'article de notre-planete.info

 

 


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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 09:00

Signez la pétition initiée par ... 

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et adressée à  Jean-Marc Ayrault  ...

Tous ensemble pour demander une TVA réduite sur les transports...

 

Le taux de TVA actuellement fixé à 7% sur les transports collectifs et ferroviaires va augmenter à 10% dès janvier 2014.

A cette hausse de TVA s'ajoutera la hausse annuelle des tarifs SNCF (habituellement supérieure à l'inflation) et celle de la Région Île de France sur le Pass Navigo.

 

Alors qu'il faut développer et promouvoir les transports en commun pour éviter la pollution et l’engorgement des villes par les voitures, cette nouvelle hausse de la TVA sur les transports collectifs n’est pas acceptable. Elle était déjà passée de 5,5% à 7% en janvier 2012 avec le gouvernement précédent.

 

Il s'agit d'un nouveau coup porté au pouvoir d'achat des usagers du rail qui subissent depuis de nombreuses années déjà la dégradation de leurs conditions de transport, largement condamnée par leurs associations et collectifs d'usagers.


Nous utilisons les transports en commun pour aller travailler ou étudier. Nous considérons qu’il s’agit là d’un service de première nécessité ! A ce titre le taux de TVA réduit à 5% doit donc être appliqué pour tous les transports collectifs et en particulier les transports ferroviaires.

 

Nous refusons également toute augmentation des tarifs ferroviaires pour 2014.

Le Gouvernement doit écouter la colère des usagers.

 

Pétition adressée à :
Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre
Frédéric Cuvillier, Ministre des Transports
Pierre Moscovici, Ministre de l'Economie et des Finances
Bernard Cazeneuve, Ministre du budget
Appliquez le taux de TVA réduite à 5% sur les transports collectifs !

 

Pétition ici

 

 voir aussi le blog de Médiapart : rejoignez  les bonnets verts pour demander au premier ministre une tva reduite

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:00

 

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Communiqué du 19 novembre 2013

 

 

Remettre à plat la fiscalité :

Oui si c’est pour basculer vers une fiscalité plus écologique et plus juste

 

 

Ce matin le premier ministre annonçait qu’il allait recevoir les partenaires sociaux afin de réfléchir à la remise à plat du système fiscal français, en vue du PLF 2015.

 

 

 Cette réforme globale de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault aura du sens uniquement si elle s’inscrit dans le cadre de la transition écologique et d’une réduction des inégalités. Il s’agit d’aller vers une fiscalité plus juste, progressive et redistributive avec une vraie montée en puissance de la fiscalité écologique et la disparition des niches fiscales et subventions nuisibles à l’environnement en contrepartie de la baisse d’autres prélèvements favorables à la transition énergétique (par exemple : baisse TVA sur les services vertueux, crédit d’impôt recherche) et de nouvelles mesures d’accompagnements.

Nos organisations environnementales souhaitent donc être associées avec les partenaires sociaux à la négociation qui va s’ouvrir à Matignon.

D’autre part, ce matin le ministre de l’écologie conditionnait la taxe poids lourd à une remise à plat de la fiscalité française. Nos organisations continuent de dénoncer cette suspension de l’écotaxe qui avait déjà fait l’objet de nombreuses compensations. Si la réforme globale de la fiscalité française est souhaitable, elle ne peut en aucun cas servir d’argument à la suspension ou au report des mesures de fiscalité écologique nécessaires.

 


Contact presse :
 FNH : Matthieu Orphelin 
 Réseau Action Climat : Lorelei Limousin 
 France Nature Environnement : Benoit Hartmann 

 

 

Communiqué de RAC : ici 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 08:00

 

Informations reprise in extenso du site EELV à propos de la décision Européenne, qui permet d'avoir des compléments sur le dossier...

 

ndl presse ocean

NDDL : Feu vert de Bruxelles à la subvention pour le second aéroport nantais


Dépêche de l’agence Reuters publiée le 20 novembre 2013 en début d’après-midi.


BRUXELLES, 20 novembre (Reuters) –

« La Commission européenne a donné son aval mercredi à une subvention de 150 millions d’euros accordée par l’Etat français à la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, projet qui fait l’objet d’une vive contestation.

La Commission, qui fait office d’autorité de la concurrence pour les pays de l’Union européenne, estime que la France a démontré la nécessité de cette subvention qui, ajoute la CE, réduira la congestion de l’actuel aéroport nantais.

Les travaux à Notre-Dames-des-Landes sont menés par une filiale du groupe français Vinci. Le projet a été estimé à 500 millions d’euros par Vinci et par la Chambre de commerce du département de Loire-Atlantique.

 Les opposants, écologistes, élus, riverains et autres, contestent ce montant, estiment qu’il pourrait atteindre trois milliards d’euros en comptant les infrastructures ferroviaires et jugent ce projet de nouvel aéroport inutile. »

 

Cette communication apporte la réponse à l’un des contentieux engagés sur le projet auprès de Bruxelles: le volet concernant la concurrence.

Clairement la Commission européenne dit que de ce côté là tout est clean. Ce n’est pas le cataclysme juridique que se plaît à décrire Les Échos et les milieux favorables au projet.

De nombreux contentieux sont encore pendants, à Bruxelles et ailleurs.

 

D’ailleurs la Commission européenne ne s’y est pas trompée qui a publié dans l’après midi un communiqué qui fait parfaitement la part des choses.

 

index

 

Aides d’État : la Commission approuve une aide pour la construction

de l’aéroport français Notre-Dame-des-Landes


La Commission européenne a estimé que la subvention publique octroyée par la France à la société Aéroports du Grand Ouest pour la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes dans l’Ouest de la France, est compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides d’Etat. Le projet permettra notamment d’améliorer la desserte régionale sans entraîner une distorsion indue de la concurrence dans le marché intérieur européen.

Le projet d’Aéroport du Grand Ouest consiste à relocaliser l’aéroport de Nantes Atlantique, situé à proximité de la ville de Nantes, sur le site de Notre-Dame-des-Landes, à un peu plus de 20 km au nord de Nantes. Ce projet répond essentiellement à des exigences d’aménagement du territoire et à la saturation de l’aéroport existant. Au terme de la procédure d’appel d’offres, la réalisation du projet a été concédée à la société Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe Vinci.

Les autorités françaises ont notifié une subvention de 150 millions d’euros à la Commission en juillet 2013. La Commission a évalué la mesure au regard des lignes directrices de l’UE sur les aides d’Etat dans le secteur de l’aviation, adoptées en 2005. L’enquête réalisée par la Commission a montré que le projet d’infrastructure contribue à la réalisation d’un objectif d’intérêt commun en répondant à la saturation des infrastructures existantes. De plus, les autorités françaises ont présenté un plan d’activité prévisionnel du projet, dont il ressort que la subvention des pouvoirs publics est nécessaire à la réalisation du projet et proportionnée à l’objectif poursuivi.

L’évaluation de la mesure en cause en application du droit des aides d’Etat est sans préjudice de la procédure actuellement en cours visant à s’assurer de la compatibilité du projet avec le droit européen applicable en matière environnementale.

 

Contexte

L’aéroport de Nantes Atlantique est situé à environ 10 kilomètres de la ville de Nantes. Son trafic passagers a progressé de 40% au cours des cinq dernières années et a atteint le chiffre de 3.631.693 de passagers en 2012, pour une capacité annuelle de traitement évaluée à 3.500.000 de passagers. Les aéroports les plus proches (Rennes, Angers, Vannes) ont essentiellement une envergure nationale et/ou ne permettent pas le développement de l’infrastructure aéronautique.

Certaines régions souffrent d’une mauvaise accessibilité depuis les autres Etats membres de l’Union européenne et les principales plateformes sont de plus en plus saturées. Les aéroports régionaux jouent un rôle important dans l’accessibilité des régions d’Europe. Dans ce contexte, l’objectif de la Commission est d’instaurer des conditions de concurrence plus équitables dans le secteur de l’aviation tout en permettant aux autorités régionales de répondre aux besoins en matière d’accessibilité et de transport. L’application des règles en matière d’aides d’Etat au secteur de l’aviation s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour améliorer la compétitivité et le potentiel de croissance du secteur du transport aérien dans l’Union européenne. La Commission européenne a lancé un processus de révision des règles actuelles (voir IP/13/644)

La décision adoptée ce jour concerne l’une des quelque 60 enquêtes en cours dans le secteur de l’aviation, concernant le financement d’infrastructures aéroportuaires et de l’exploitation d’aéroports ainsi que des accords aéroport / compagnie aérienne.

La version non confidentielle de la décision sera publiée dans le registre des aides d’État sous le numéro SA.37125 sur le site internet de la DG Concurrence, dès que les éventuels problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d’information électronique intitulé «State Aid Weekly e-News» donne la liste des dernières décisions relatives aux aides d’État publiées au Journal officiel et sur l’internet.

 

 

Les parlementaires européens EÉLV se sont à leur tour exprimés dans un communiqué 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE – Strasbourg, mercredi 20 novembre 2013

 

 

Notre-Dame-des-Landes : L’attribution d’une subvention publique à l’aéroport

ne remet pas en cause l’enquête européenne


« La Commission européenne a annoncé aujourd’hui avoir jugée compatible avec le droit européen la décision de l’État français d’attribuer une subvention publique de 150 millions d’euros à la Société Aéroports du Grand Ouest chargée de la conduite du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La délégation des députés EELV au Parlement européen réagit à cette décision distincte de la procédure d’enquête européenne :

 » Nous regrettons vivement ce blanc-seing donnée à la France de gaspiller l’argent des contribuables français dans un projet dont l’inutilité a été maintes fois démontrée, au seul motif qu’il ne porte pas atteinte aux règles de la concurrence européenne. Si cette subvention respecte les règles européennes en matière d’aides d’État, le projet n’en reste pas moins contraire aux droits environnementaux français et européens. La Commission européenne prend soin de préciser que sa décision est sans préjudice pour l’enquête qu’elle mène de concert avec la Commission des Pétitions du Parlement européen.

« Au fil des auditions et grâce à l’action des élus, des associations et de citoyens mobilisés, la violation de plusieurs lois de la législation environnementale européenne a été mise en lumière. Sont notamment concernées la directive sur l’évaluation des incidences sur l’environnement, la directive cadre sur l’eau, et les directives dites « Oiseaux » et « Habitats »…  La Commission, partageant notre analyse d’une potentielle violation du droit communautaire, conduit une procédure précontentieuse dite « EU Pilot ».

« Les pratiques de désinformation des pro-aéroport ainsi que les freins et pressions qui pèsent sur l’enquête européenne témoignent d’un profond irrespect pour le droit des citoyens français à être protégés par le droit européen. Aux côtés des associations et des citoyens mobilisés, les élus EÉLV sont plus que jamais déterminés à faire admettre aux autorités françaises que ce grand projet inutile pour l’économie, coûteux pour les Français et désastreux pour l’environnement doit être abandonné. »

 

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Voir l'article de Médiapart

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 09:30

Nous reprenons sur le Blog la tribune des parlementaires de la commission Mobilité21, qu'ils ont publié dans le journal Le Monde pour défendre le maintien de l'ecotaxe poids lourds. Il faut saluer l'initiative des 6 parlementaires de la commission, qui défendent ensemble le maintien de l'ecotaxe, une mesure indispensable pour une politique de mobilité durable digne de ce nom.

 

 

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Ecotaxe poids lourds :

ne sacrifions pas l'avenir de notre politique de mobilité durable

 

 

Par Philippe Duron (député-maire de Caen - PS), André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme - GDR), Michel Delebarre (sénateur-maire de Dunkerque - PS), Bertrand Pancher (député de la Meuse - UDI) et Eva Sas (députée de l'Essonne - EELV)

 

 

Le Premier ministre a annoncé le 29 octobre la suspension de l'écotaxe poids lourds, devenue le symbole de la crise bretonne avant même sa mise en œuvre et faisant ainsi obstacle au dialogue entre le Gouvernement et la Bretagne sur le modèle de développement de la région.

 

Auteurs du rapport Mobilité 21, ayant proposé au gouvernement un schéma de mobilité durable, validé dans ses orientations par le Premier ministre dans son plan d'investissements le 9 juillet, nous tenons à rappeler les enjeux essentiels qui s'attachent à la mise en œuvre de l'écotaxe et doivent amener la puissance publique à ne pas sacrifier cette contribution écologique juste, vertueuse et indispensable pour notre politique nationale de transports.

 

L'écotaxe poids lourds répond tout d'abord à un enjeu essentiel de développement durable. Le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a bien mis en avant les conséquences alarmantes de l'activité humaine sur le changement climatique. Inscrire notre société dans la transition écologique et énergétique est clairement aujourd'hui devenue une nécessité.

 

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Un enjeu financier majeur

 

Dans ce cadre, les transports ont un rôle important à jouer : ils restent en effet en France le premier secteur d'activité générateur d'émissions de gaz à effet de serre, responsables de près du tiers de la consommation d'énergie et du quart des émissions nationales, avec tout ce que cela implique sur la santé humaine.

 

Faire évoluer notre système de transports vers la sobriété énergétique est donc un devoir : l'écotaxe permet d'y contribuer efficacement en favorisant par un signal-prix clair un meilleur équilibre entre les modes de transport et en incitant à la rationalisation du transport routier de marchandises. L'exemple allemand est là pour rappeler que cela fonctionne et ne se fait ni au détriment des consommateurs finaux, ni à celui des entreprises nationales de transport routier.

 

L'écotaxe poids lourds représente également un enjeu financier majeur. En France, depuis 2005, le financement des infrastructures par l'Etat se fait par le biais de recettes affectées à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Après la privatisation regrettable en 2005 des sociétés d'économie mixte concessionnaires d'autoroutes (SEMCA) dont le capital était détenu par l'Etat, la mise en place de l'écotaxe poids lourds doit contribuer au financement de l'Agence à hauteur d'au moins 750 millions d'euros, ce qui représente plus du tiers des recettes attendues de l'Agence. Chacun comprendra qu'il devient dès lors illusoire de pouvoir financer demain les grandes infrastructures de transport qu'attendent la Bretagne et tous les autres territoires de France.

 

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Faire la lumière sur les conditions de passation de ce contrat

 

Nous comprenons que certains puissent être choqués que la perception d'un droit d'usage soit concédé à un consortium privé au travers d'un partenariat public-privé. Le montant de la rémunération de cet opérateur, Ecomouv, peut également émouvoir l'opinion et la représentation nationale. Une commission d'enquête parlementaire permettra de faire la lumière sur les conditions de passation de ce contrat.

 

L'écotaxe a une visée démocratique forte, en mettant à contribution les principaux bénéficiaires des grands axes de circulation pour le financement des infrastructures en question plutôt que le seul contribuable local et national. Le Parlement a voté des modulations pour tenir compte du caractère périphérique de certains territoires, pour exonérer les usages agricoles ou la collecte de lait.

 

Mais, au-delà, comment admettre que dans un même Etat, tous ne soient pas soumis aux mêmes droits et devoirs ? Comment admettre que quelques groupes de pression puissent remettre en cause une décision votée à la quasi-unanimité par le Parlement ? Il s'agit là d'un véritable enjeu démocratique, c'est pourquoi nous appelons les acteurs concernés à la raison, à la responsabilité et à la solidarité nationale.

 

L'écotaxe poids lourds est aujourd'hui suspendue mais son principe doit perdurer. Elle permettra l'amélioration et le financement d'infrastructures de transport qui profiteront à l'ensemble des populations et des territoires. A nous de trouver ensemble les modalités de mise en œuvre d'une contribution écologique équitable et efficace pour l'environnement et la mobilité.

 

Philippe Duron (député-maire de Caen - PS),

André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme - GDR),

Michel Delebarre (sénateur-maire de Dunkerque - PS),

Bertrand Pancher (député de la Meuse - UDI)

et Eva Sas (députée de l'Essonne - EELV)


 

Philippe Duron préside la commission Mobilité 21. André Chassaigne, Michel Delebarre, Bertrand Pancher et Eva SAS en sont membres. Composée de six parlementaires et de quatre experts, cette commission a été créée en octobre 2012 pour établir des priorités parmi les 70 projets du schéma national des infrastructures de transports (Snit), établi sous le gouvernement Fillon. Elle a remis son rapport le 27 juin.

 

 

Rapport Mobilité 21 :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CM21_-_27_Juin_2013_vers2_9h38_sans_traits_de_coupe-2.pdf

 


http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/11/14/ne-sacrifions-pas-trop-vite-l-ecotaxe_3512283_3232.html

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:30

 

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Novembre 2013 

 

Pour Nantes - La Rochelle, le statu quo actuel est toujours aussi médiocre

 

Pour Nantes - La Rochelle, le très médiocre statu quo actuel serait maintenu : un aller et retour par jour, qui permet au habitants de la Rochelle d'aller passer la journée vers la Loire Atlantique, mais pas l'inverse, alors qu'il y a 3 AR/jour entre la Rochelle et Bordeaux, sans traverser des zones plus actives. Mais les Régions Poitou Charentes et Aquitaine doivent sans doute mieux savoir collaborer que Poitou Charentes et Pays de la Loire.

 

On ne pourra donc toujours pas arriver à la Rochelle avant 11 h ! Il y a aussi une demande récurrente de liaisons Nord Sud de qualité pour les territoires entre la Roche sur Yon et la Rochelle, à Luçon, Fontenay le Comte, qui a demandé la réouverture de la gare de Velluire, à Marans, trois arrêts justifiés pour le TER. la région Poitou Charentes étudie même une liaison Marans la Rochelle.

 

http://img.scoop.it/RJ5lqEdfUbOYWem979dGIDl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9

 

Les deux régions vont elles être capables de mettre en oeuvre une desserte commune, avec au moins 4 TER/jour, beaucoup plus utile et rentable ? Les petites villes méritent et justifient aussi une desserte, les InterCités étant orientés plutôt vers la desserte des villes principales. "

 

 

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N.B:  la Région Pays de la Loire demande sur son site l'avis des usagers sur les futures dessertes vers le Sud.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:30

 

En réponse aux déclarations du Ministre des Transports "prenant pour argent comptant" la décision de l'Europe d'autoriser la France à verser à Vinci 150 millions d'Euros... les réactions politiques ne se sont pas fait attendre...

 

http://pdl.eelv.fr/files/2012/11/Logo-EELV-CR-PDL-300x66.png

 

publié le 21 novembre 2013

 

 

En réponse aux déclarations tapageuses de Frédéric Cuvillier, les élus EÉLV du Conseil régional des Pays de la Loire et les porte-parole d’EÉLV PDL viennent de co-signer un communiqué qui renvoie le ministre des Transports dans son en-but : non, Monsieur le Ministre, vous avez beau faire sonner tambour, cet aéroport inutile ne se fera pas. C’est notre détermination.

 

Le communiqué

 

 

NDDL : Frédéric Cuvillier, le nouveau grand bâtisseur ?!

Au nom d’une réponse à la soi-disant « nécessité de croissance », Frédéric Cuvillier, ministre des transports, déclarait ce matin dans la presse sa volonté de voir l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes « construit »… En bon élève du gouvernement Ayrault, le ministre confirme ainsi qu’il n’a toujours pas changé de siècle !


La vision du Ministre est totalement dénuée de bon sens et de pragmatisme. Comment le développement économique d’un territoire – dont l’aéroport serait un facteur, ce qui reste à démontrer objectivement- peut-il prévaloir sur la protection de l’environnement, la nécessité d’économie de dépenses publiques et les besoins réels des hommes et des femmes de notre région ?


Après les études tronquées de la DGAC sur le calcul du Plan d’Exposition au Bruit et au lendemain de la décision fort discutable de l’Union Européenne de valider la subvention déguisée de l’État à Vinci, le ministre déclare crânement au sujet de l’aéroport « je fais en sorte qu’il soit construit » : au prix d’un lobbying à peine voilé et d’arguments fallacieux  ?


Pour le Groupe d’élu-e-s EÉLV du Conseil régional et EÉLV Pays de la Loire: « Après la croisade de Jean-Marc Ayrault, l’obstination excessive de Jacques Auxiette, nous observons Frédéric Cuvillier en grand bâtisseur… d’un autre temps ! Le ministre des transports appuie son argumentation sur le fait que la procédure est lancée mais rassurons-le, il existe des solutions pour l’annuler ! Quant aux procédures européennes, rappelons que le dossier n’est pas clos car la Commission ne s’est pas encore prononcée sur la compatibilité de l’aéroport avec la législation européenne en matière environnementale»


Pour les écologistes, tant sur le terrain de la lutte que dans les instances de décisions, la mobilisation ne faiblit pas ! Les propos de Frédéric Cuvillier ne font que conforter leur opiniâtreté à soutenir un aménagement du territoire socialement, humainement, écologiquement et économiquement responsable : l’optimisation de l’aéroport Nantes Atlantique.

 


Le Président de groupe des élu-e-s EÉLV du Conseil régional des Pays de la Loire

et Les Porte parole EÉLV Pays de la Loire

 

élus eelv ndl 17 11 12

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 09:30
Les Challenges de la Journée du transport public

Jean-Pierre Farandou, président du GIE Objectif transport public,
Roland Ries, président du GART,
Jean-Marc Janaillac, président de l'UTP,

sont heureux de vous convier
à la cérémonie de remise
des Challenges de la Journée du transport public 2013


en présence de Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche,

Jeudi 28 novembre à 12h00

aux 24e Rencontres nationales du transport public,


salle de Congrès
Parc des Expositions de Bordeaux
Cours Charles Bricaud - 33000 Bordeaux


----

Programme et inscription (accès avec badge Congressiste ou Visiteur).


GIE Objectif transport public
48 avenue du Général Leclerc
75014 Paris

T. : 01 48 74 04 82
F. : 01 48 74 08 54
info@objectiftransportpublic.com

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 08:30

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Communiqué de presse du Parti de  Gauche du 20 novembre 2013

 

 

A Bruxelles, la concurrence est libre et non faussée... Sauf pour Vinci.

 


La commission européenne vient d'autoriser l’État français à verser 150 millions d'euros à la filiale de Vinci en charge de la réalisation de l'aéroport de Notre Dame des Landes. Vinci, groupe dont les résultats financiers en 2011 faisaient apparaitre 1,9 milliards de résultat net.

En pleine cure d'austérité imposée par la même Commission européenne, cette décision est une véritable provocation et un bras d'honneur fait par les oligarques de Bruxelles au mouvement de contestation sur ce projet.

La commission européenne entend-elle ainsi remercier le gouvernement de M. Ayrault d'avoir ratifié le TSCG sans l'avoir renégocié ? D'appliquer la règle d'or avec minutie, dans son nouveau budget d'austérité ? D'avoir annoncé en pleine conférence environnementale la privatisation accrue d'EDF et GDF ? De poursuivre l'ouverture du rail à la concurrence et le démantèlement de la SNCF ? Ou tout simplement d'organiser la libéralisation à marche forcée de ces dangereux monopoles que représentent les services publics face à la "concurrence libre et non faussée" ?

Aider ce projet d'aéroport est un non-sens, tant d'un point de vue économique qu'environnemental. Le faire sur les deniers publics est une honte en pleine annonce de hausse du taux de TVA, un signe de plus du fonctionnement oligarchique de la Commission et une motivation supplémentaire pour dire que nous ne voulons plus de cette Europe là.

Sans vergogne, la commission européenne affirme que ce cadeau à Vinci de 150 millions est "compatible avec les règles européennes relatives aux aides de l’État". Il faut donc changer ces règles, et vite ! C'est ce que s'attacheront à faire les futurs eurodéputés du Parti de Gauche, avec le FdG, dès mai 2014.

 

 

Corinne Morel-Darleux

secrétaire nationale à l'écosocialisme du Parti de Gauche

conseillère régional  FDG Rhône Alpes

Voir le Blog

 

fresque humaine

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 07:30

 

fnaut logo pdl

 

Des blaireaux !

 

C'est très sérieux ...  Les TER de la ligne Le Mans-Tours prennent du retard à cause d'un mammifère qui terrasse sans autorisation de la SNCF ...
Les talus des voies ferrées, particulièrement ceux de cet axe sur lequel roule le TER , sont devenus pour eux un habitat privilégié. Et comme l'entretien n'est plus ce qu'il était. ...

 

Profil du délinquant ...


Le Blaireau européen (Meles meles) est la plus grosse espèce de Mustélidés d'Europe. Il est trapu et peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue) pour une vingtaine de kilogrammes. Il est reconnaissable aux bandes longitudinales noires qu'il porte sur le museau" voilà pour ce qui est de la présentation de l'animal sur l'encyclopédie en ligne ...

 

RFF a de la concurrence ou du soucis à se faire pour les RVB ?

 

Le blaireau est un animal fouisseur, capable de construire de vastes galeries familiales dans les sols les plus durs. Ces terriers peuvent être habités durant plusieurs générations. Ils sont composés de plusieurs galeries qui peuvent descendre jusqu'à 3 ou 4 m de profondeur et les plus vastes peuvent s'étendre sur 2 000 m2.  

Le blaireau est un grand terrassier ; pour creuser les galeries de son terrier, qui se trouve souvent au niveau de reliefs (butte, falaise, talus…), il peut remuer jusqu'à 40 tonnes de terre.

 

et les trains  prennent 10 minutes de retards à cause des petites bêtes qui ...creusent !

 

A la lecture du résumé on comprend bien la nature du problème... Cette situation n'est pas nouvelle, par le passé, l'entretien et les visites étaient assurés par des équipes de cantonniers qui veillaient à l'absence du blaireau et ce quite à le chasser. Quid du suivi maintenant ? Mais cela n'explique pas tout....     

 

et le blaireau créa les retards à la SNCF?

 

Les blaireaux ont le dos large mais il ne faudrait pas oublier les causes matérielles également car même si tous les TER sont victimes de ce vandale fouisseur, il se trouve que tous les TER ne sont pas égaux devant les retards.

 

Il y a ceux qui arrivent avec et ceux qui arrivent sans. En effet  s'il est vrai que nos Mustélidés ralentissent l'allure des trains, certains matériels amortissent plus facilement que d'autres les déboires animaliers et  rattrapent leurs retards.

 

Et certains matériels parmi les récents échouent. C'est le cas des TER 725000 à cause des faibles ouvertures qui ne permettent pas un nombre suffisant de points d'entrée dans les rames.

Les arrêts et sur la ligne sont les points possibles pour regagner du temps.

A contrario les AGC réussissent à arriver à l'heure... Les usagers devront-ils reconnaitre le matériel en ligne pour savoir leur chance d'arriver à l'heure?

 

P1020676.jpg

Les 72500 n'arrivent pas à rattraper leur retard du fait des ouvertures trop insuffisantes 

 

 

 

Promis,  juré, la prochaine fois, il y aura une rubrique zoologique sur ce Blog ... Après Serge le lama dans le tram de Bordeaux ...peut être aborderons nous la délicate situation des rampes ferroviaires de l'est de la France, en Jura ou en Forez (rampe de Mouchard, rampe des Sauvages,...) le matin dans la rosée quand la bave des gastéropodes provoque aussi un certain nombre d'enrayages. 

 

En extra : un article  que la menace existe aussi dans d'autres régions...

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