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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 08:05

Voici  ci-dessous la 1ère partie d'une note concernant l'itinéraire Nantes / Poitiers sur huit au total...


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1/ Une situation difficilement compréhensible

 

L’offre transport en commun par car est peu attractive (3h 15 et un aller simple par jour !). Il est aussi rapide de prendre le train par Tours pour aller à Poitiers. Le trajet Nantes Poitiers par la route demande 2h 30 (2h par l’autoroute).

 

La voie ferrée Nantes Poitiers (203 km, dont 30 à double voie), a été coupée dans les années 75, victime de l'inadaptation de l'offre en transport et de la volonté de la SNCF de se délester de toutes les lignes jugées alors non rentables.

 

Quittant Nantes Bordeaux à Clisson, la ligne est en service jusqu’à Cholet (4 allers et retours complétés par 3 AR de cars/jour). Elle est active entre Poitiers et Chalandrey, à proximité de Parthenay pour du trafic fret (desserte d’un silo). Entre Parthenay et Poitiers, les cars transportent 150 voyageurs par jour, essentiellement des scolaires.

 

L’offre transport en commun, qui devrait être prioritaire quand on parle de développement durable, ne s’est donc pas améliorée depuis 25 ans sur cet axe, sauf sur les extrémités (Nantes Cholet, d’une part, Parthenay Poitiers d’autre part), isolant ainsi les territoires.

 

La voie ferrée qui prolonge Nantes Poitiers va être améliorée : Poitiers à Limoges est inscrit au contrat de plan avec un objectif final : trajet ramené de 2h10 à 1h30.

 

Il est à noter que le renforcement de cette liaison, qui a un potentiel plus faible et un tracé plus difficile que Nantes Poitiers, a été jugé tout à fait pertinent. La régionalisation, qui a beaucoup d’avantages, ne permet que difficilement de remédier aux incohérences qui touchent les liaisons multirégionales.

 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:30

Conflit routier : la taxe carbone épargnée !


La réaction de France Nature Environnement concernant l'annonce d'un possible allègement de la taxe carbone pour le transports routier a été salutaire puisque vendredi, le gouvernement faisait l'annonce que ce n'était plus la taxe carbone qui serait allègée pour le secteur du domaine des transports principal émetteur de gaz à effet de serre.

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Communiqué de presse


Hier matin (voir), France Nature Environnement a lancé une alerte suite à l’annonce de Dominique Bussereau d’une ristourne de 100 millions d’euros sur la taxe carbone pour les transports routiers. Les récentes négociations indiquent qu’une réduction de 100 millions d’euros sera prévue pour baisser les charges sociales, notamment sur les heures supplémentaires.

 

Une décision qui va dans le bon sens !

France Nature Environnement salue ce revirement de situation. Le projet de Loi de Finances pour 2010 instaure une exonération de 36% de la taxe carbone pour le secteur routier. Le Gouvernement s’est par ailleurs engagé durant les débats à ce que cette dérogation disparaisse progressivement dans les 4 ans.

 

Arnaud Gossement, porte-parole de FNE commente cette décision : « Nous nous félicitons de voir la taxe carbone pour les routiers épargnée. Une nouvelle ristourne pour le secteur routier, principal contributeur des émissions de CO2, était incompréhensible. En plein Sommet de Copenhague, quel message la France envoyait-elle ? La lutte contre les changements climatiques nécessite de la vigilance à tous les niveaux ! Nous serons donc aussi vigileant à ce que d’ici 4 ans la taxe carbone soit de droit commun pour la route.»

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Attention à ne pas prendre en otage la taxe carbone !

FNE souhaite cependant que la taxe carbone ne serve pas de prétexte aux difficultés socioéconomiques que rencontrent tous les secteurs professionnels. La baisse des charges sociales ne saurait en rien servir de compensation à la mise en place de la taxe carbone.

 

Michel Dubromel, Responsable Transports explique la situation: « Le prix du transport routier comprend les salaires autant que le coût du carburant et également les nouvelles contributions telles que la taxe kilométrique poids lourds. L’objectif n’est donc pas tant de faire sans cesse pression à la baisse sur le prix de la route. Mais bien de faire accepter aux chargeurs que le transport a un coût réel. La course à la compétitivité – prix est contre-productive en matière sociale autant qu’environnementale ».

 

France Nature Environnement se félicite donc de l’absence de nouvel allègement de taxe carbone pour les transports routiers et espère qu’à l’avenir cette mesure ne soit à nouveau l’otage d’une crise socioéconomique qui touche tous les secteur.

 

Communiqué de Presse de FNE

Vendredi 10 décembre 2009

 

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:02

Les internautes nous informent… Chronique d’une fin annoncée des trains de nuit


Voici ci-contre le contenu d'un message d'un internaute reçu par la FNAUT, concernant la nouvelle grille de desserte par les trains de nuit.
Vous aussi si vous voulez informer les usagers de quelque chose, vous pouvez alerter la FNAUT, qui ouvrira les colonnes de son BLOG pour le faire partager au plus grand nombre...

Un service dégradé pour les trains de nuit

Les circulations des trains de nuit sont maintenant connues pour la deuxième moitié de décembre, mais avec un service dégradé .

Les circulations se feront seulement le vendredi, parfois le samedi, et le dimanche.

 

Les changements…pour une disparition rapide

Le Quimper / Lyon s'arrête désormais toujours à Lyon.

Pour Le Bourg Saint-Maurice il faut changer deux fois : à Lyon (plus d'une heure d'attente) et encore à Chambéry. A moins d'attendre tout le samedi matin (de 6h30 à 12h30) pour pouvoir prendre un train direct Lyon / Bourg Saint-Maurice... Plus que dissuasif !

La SNCF ne s’y prendrait pas autrement pour remplir le TGV Nantes / Bourg Saint-Maurice .

 

Régression sur toutes les lignes

La SNCF assure par ailleurs que les trains Nantes / Nice et Quimper / Lyon circuleront pendant le service d'été, mais il ne précise pas s'ils existeront tous les jours, ni si le Quimper / Lyon continuera à être prolongé jusqu'à Genève.


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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:05

 

Un car très rare en attendant, à longue échéance ou jamais, un TGV ?

Depuis, la fermeture de la voie ferrée en 1974 entre Cholet et Poitiers, la desserte par car n’est guère brillante : si les Poitevins peuvent passer un après midi à Nantes et revenir chez eux le soir, les Nantais doivent dormir à Poitiers.

 

La Région assure qu’il n’y a pas de demande (Comité de Ligne du 29 sept 2008). Pas étonnant vu le niveau de service : plus de 3h de trajet dans un car ! Donc les voyageurs prennent leur voiture et l’on s’efforce de passer l’itinéraire routier en 2 x2 voies. Même avec le faux nez de la route « durable » ou « environnementale », on constate encore que l’on n’est pas près de faire baisser les émissions de CO² dans les transports.

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Un potentiel voyageurs à capter par des transports collectifs performants

Le potentiel voyageurs est pourtant là entre deux capitales régionales, (trois avec Limoges) permettant de nombreuses correspondances et desservant des agglomérations significatives : Clisson, Cholet, Bressuire, Parthenay. Sur d’autres liaisons transversales analogues, comme Amiens Rouen ou Dijon Nancy, les Régions ont plutôt tendance à augmenter le nombre de trains.

 

L’amélioration de Poitiers Limoges en cours, ainsi que les projets de Ligne à Grande Vitesse Sud Atlantique (Tours Poitiers Bordeaux) et Poitiers Limoges montrent pourtant l’urgence de profiter de ces investissements pour raccorder le Grand Ouest et lui donner accès au centre de la France et à la péninsule ibérique.

 

Les perceptions évolueraient :

Jean Marc Ayrault, maire de Nantes, place au sein des priorités la nécessité de connecter Nantes, mais aussi Rennes, au réseau ferroviaire européen, ce qui passe par la nécessité de relier Nantes à Poitiers ? (Ouest France du 17 mars 09).

 

La Région avance à « très petit pas » : il y aurait une « petite possibilité » de deuxième desserte car le matin au départ de Nantes, mais en 2011 (Comité de Ligne du 30 nov 2009).

 

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Une voie ferrée pour un coût 10 fois moindre que celui du TGV 

Entre le statu quo et le réseau ferroviaire européen (=LGV), solution coûteuse et hypothétique, il y aurait pourtant la solution de reconstruire en la modernisant la voie ancienne, dont l’emprise a été confiée aux départements. Un trajet confortable entre 1h30 et 2h ferait apparaître la réalité du trafic, pour un coût sans doute 10 fois moindre par rapport à la LGV (500 millions contre 5 milliards ?).

 

La Fnaut a d’ailleurs inséré cet axe dans son réseau Intercités, intermédiaire entre Lignes à Grande Vitesse et lignes régionales, réseau qui devrait être de la responsabilité de l’Etat (confer site « fnaut.asso.fr » aux rubriques Communiqué et Dossiers)

 

Pour le moment, la ligne a été déposée en bonne part entre Cholet et Parthenay. Les Régions Pays de la Loire et Poitou Charentes ne souhaitent pas (pour le moment) se lancer dans le chantier de la réouverture, qui serait effectivement de la compétence théorique de l’Etat. Mais si les Régions ne bougent pas, l’Etat ne bougera pas.

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:00

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Communiqué de Presse de FNE


Conflit routier : mais où est passé l’esprit de Copenhague ?

 

Dominique Bussereau a annoncé hier soir qu’il souhaitait accorder aux transporteurs routiers une nouvelle dérogation à la Contribution Climat Energie de 75% - soit un montant d’environ 100 millions d’euros. Alors que se tient depuis à peine trois jours le Sommet de Copenhague, le Gouvernement français donne un signal de repli inquiétant.

 

L’esprit de Copenhague : plus qu’un Sommet international !

 

La contribution climat est une mesure qui a pour principal objectif de permettre aux consommateurs de distinguer les produits en fonction de leur intensité CO2. Le secteur routier représente à l’heure actuelle près de 90% de part de marché des transports de marchandises. Il est donc celui qui contribue le plus aux émissions de CO2 du secteur des transports.

 

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Il est regrettable que des mesures aussi emblématiques que la contribution climat soient le bouc émissaire d’une crise grave socioéconomique qui touche l’ensemble des secteurs. Cette contribution climat est une véritable chance pour une économie de demain, pour une économie plus sobre en énergie et en carbone. La lutte contre les changements climatiques n’attend pas. Alors que le monde à les yeux rivés sur Copenhague, il est difficile de comprendre la logique d’une telle mesure ».


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Contribution climat : le faux débat !

 

Les routiers n’ont pas vocation à supporter directement la contribution climat. FNE a d’ailleurs toujours soutenu le mécanisme de report de cette contribution sur le chargeur, grâce à un mécanisme de paiement en pied de facture.

 

Michel Dubromel, Responsable Transports de FNE rajoute : « Cette annonce de nouvelle ristourne pour le secteur routier est consternant. En jouant sur les inquiétudes légitimes de la profession, certaines fédérations patronales en arrivent à contourner entièrement les vrais questions. Car le problème n’est pas de savoir si le secteur routier va payer plus ou moins de contribution climat que les autres. Le problème est de savoir comment on arrive à faire entrer la profession dans l’économie de demain. On roule à l’envers ! »

 

Alors que la France souhaite porter un message fort sur la scène internationale en matière de lutte contre les changements climatiques, que le secteur des transports est celui sur lequel les attentions se portent, France Nature Environnement s’inquiète de voir une mesure aussi emblématique que la Contribution Climat Energie prise en otage du conflit entre syndicats et fédérations patronales de la profession routière.

 

Communiqué de Presse de FNE

du jeudi 10 décembre 2009

P1010778.jpgConflit routier : mais où est passé l’esprit de Copenhague ?

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 08:14

La FNAUT publie quelques témoignages d'usagers anonymés pour illustrer la situation des grèves et servir de base de réflexion. Les témoignages en  italique ont été mis en forme pour la pubication. Quelques intertitres ont été rajoutés.


« Les grèves qui perturbent tous les lundis la ligne Savenay / Redon deviennent pour les scolaires abonnés un véritable cauchemar de même que pour les parents !

Dans le train 58301 qui part de Pont-Château à 7.25 heures pour rejoindre Redon, il y a environ 80% de scolaires qui rejoignent les divers lycées de Redon. Tous les lundis, ce train est supprimé pour être remplacé par un car qui ne peut emmener tout le monde et qui arrive à Redon peu avant 9.00 heures.

Il en est de même pour rentrer de Redon le lundi soir : le train 58704 de 17.41 heures est supprimé. La seule possibilité pour rentrer est donc de partir à 16.58 heures par le train 58202. Donc 1 heure de cours loupé encore !


Les conséquences : 2 heures de cours en moins le lundi ! Dans l'année du bac, c'est impensable de manquer autant. Sans compter les difficultés pour les élèves rentrant en plein milieu de cours (et oui, il y a des matières de 2 à 3 heures d'affilé) qui doivent essayer de suivre en ayant loupé une heure ou doivent faire l'interrogation sur 1 heure au lieu de 2. Il y a bien sûr en plus quelques tracasseries administratives (chercher un billet de retard par exemple). Rater toujours la même matière est aussi préjudiciable pour la scolarité.


Effet collatéraux  des grèves...

Les parents sont également les victimes : combien de fois, font-ils le trajet en voiture afin que les élèves puissent suivre une scolarité normale ? Arriver en retard au travail, prendre des heures, annuler des rdv, sans compter le préjudice financier ! Les parents payent un abonnement et dépensent de l'essence pour emmener leurs enfants. Et ce sans parler de question écologique liée à la consommation d'essence pour rien.

 

Si les syndicalistes doivent faire grève, la direction peut peut-être choisir d'annuler d'autres trains que de prendre des enfants en otages !

A cela, s'ajoute d'autres grèves surprises comme vendredi prochain ! Et pour savoir quel train circulera, il ne faut surtout pas téléphoner aujourd'hui au N° vert : ils ne le savent pas avant mercredi après-midi : pratique pour s'organiser !!!


Et s'il n'y avait que cela...

Et que dire des retards les jours où il n'y a pas grève : les élèves de Pont-Château sont bien connus à Redon pour perturber les cours en arrivant régulièrement en retard !


Et les difficultés sont à prévoir pour 2010... 

Et les difficultés continuent à partir d'avril 2010 lorsque la ligne Pont-Château / Redon va être fermée pour travaux pendant des semaines. Combien de cars vont être mis en place pour remplacer les trains ? Et seront-ils à l'heure ? C'est la grande question alors que les trains du lundi matin et du vendredi soir sont tellement pleins à craquer (et oui, il y a aussi des élèves internes qui sont utilisateurs de la SNCF !) que les contrôleurs ont même du mal à passer dans les couloirs. Est-ce si difficile de prévoir une voiture de plus pour ces heures de pointe?

 

Si le personnel de la SNCF veut s’assurer d'avoir du travail dans quelques années, il va falloir qu'il commence à penser que les utilisateurs actuels qui ne peuvent pas faire autrement que de prendre le train aujourd'hui, pourraient fort bien leur tourner le dos demain, au vu de leur triste expérience d'élèves ! »

 

Témoignage sur le blog

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 11:00

 


Services TER : les usagers  ne supportent plus la discontinuité des services et les grèves résultant d’un rapport social déficient au sein de la SNCF.



La FNAUT Pays de la Loire constate que la mauvaise gestion des conflits sociaux à la SNCF perdure. Les voyageurs sont exaspérés d’être les victimes permanentes de cette prise d’otage.


L’irresponsabilité partagée des syndicats et de la direction remet en cause la politique de développement des transports ferroviaires régionaux à l’heure de la Conférence sur le climat de Copenhague. De plus, les grèves apparaissent totalement disproportionnées aux conséquences subies par les usagers.


La FNAUT Pays de la Loire condamne l’insuffisance des capacités des moyens de substitution à ces services, la faiblesse de l’information aux usagers.


La FNAUT Pays de la Loire demande le retour le plus rapidement possible du service normal et des compensations financières pour les abonnés.

 

 

Contact :     Jacques MICHAUX (Président) jacquesmichaux@aol.com

                  Jean Bernard LUGADET (Secrétaire) lugadet-stemler@orange.fr    06 20 54 10 57

 

 

 

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:01

Communiqué de Presse

 

C’est en effet la question que se pose l’antenne Mayennaise de la FNAUT. En effet cette étude de faisabilité,  commandée suite aux études du SRIT [Schéma Régional des Infrastructures Régionales] dont les conclusions devaient être connues à l’origine à la fin de l’été n’ont toujours pas été communiqués à ce jour.

 

C'est l'histoire d'une étude...

Pourtant en septembre 2009, à l’occasion du Comité de Ligne qui s’était déroulé à LAVAL, le sujet avait été abordé et l’étude devait « sortir » une semaine plus tard selon M. Bontemps vice-président de la Commission Transport.

 

...qui se fait désirer.

Un mois plus tard, dans le cadre du Comité de suivi du TGV le 19 octobre dernier, questionné sur le même sujet la réponse était différente car à cette date « les conclusions étaient à l’étude » par la Région.


 

Depuis cette date : rien si ce n’est la certitude pour la FNAUT de savoir que l’étude sur la faisabilité de la réouverture de la ligne Laval / Mayenne existe belle et bien.

Quelques éléments ont filtré pourtant qui permettent à l’association d’en déduire que les conclusions sont positives et vont vers ce que la FNAUT préconise depuis 10 ans : la remise en service de cette ligne pour un train TER.

 

L’étude «victime» des effets d’annonce des élections Régionales ?

C’est bien ce que redoute la FNAUT car l’association a tout fait pour éviter que cette ligne ne devienne un enjeu électoral et un affrontement droite / gauche. Hors la venue de Jacques Auxiette à Laval, en janvier pourrait bien s’accompagner d’une annonce concernant cette ligne.

 


La FNAUT a essayé d'éviter la politisation du dossier, en solicitant avec les associations parties prenantes (Tracès notamment ) les élues de couleurs politiques différentes favorables au dossier (ci-dessus avec le ministre des transportsDominique Perben et Yannick Favennec (UMP), ci dessous inauguration fictive de la voie à Mayenne avec des élus verts (Françoise Marchand, Claude Gourvil) et  du Partie  Socialiste (Jean Pierre Lescornet...) 


Ce qui serait une bonne chose en soi surtout pour conforter un discours sur les réouvertures de lignes dont les concrétisations se font attendre surtout après l’abandon de la réouverture de Fontenay-Le-Comte / Niort et ce malgré des engagements électoraux.

 

Une étude sous le coude ?

Là où cela devient gênant, c’est que cette étude « payée » par les contribuables des pays de la Loire n’est pas communiqué au delà du cercle de la Présidence et des élus proches (ndlr PS et PC). La FNAUT a pu le constater en sollicitant les verts qui font partie de la même majorité et qui soutiennent ce dossier depuis l’origine. Même l’élu vert, secrétaire de la commission Transport n’a pas accès au dossier : édifiant.


Un paradoxe de plus...

Et comme la FNAUT n’est pas membre du comité de suivi, malgré ses demandes répétées (alors qu’elle est à l’origine du dossier et du sauvetage de la ligne) elle n’est pas destinataire de l’étude.

Un paradoxe de plus alors que la FNAUT vient de recevoir un courrier signé par le président de la Région, pour inviter l’association à participer au nouveau projet régional. La FNAUT est plus que réservé sur sa réponse  : cela fait en effet plus de 5 ans que l’association attend une réponse pour être reçu par les élus de la commission Transport et le Président de la Région « pour faire part de nos analyses et réflexions ».

 

 

pour La FNAUT

F. EYMON

 

 

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 11:00



Ligne Rives-St Rambert : Le Tribunal enjoint à RFF de verbaliser le Département pour illégalité des emprunts routiers sur une ligne ferroviaire sans trafic non déclassée

 

 

Par jugement du 20 octobre 2009, le Tribunal administratif de Grenoble enjoint à Réseau ferré de France et au préfet de l’Isère de dresser procès-verbal pour « contravention de grande voirie » commises à l’encontre de la ligne de chemin de fer reliant Rives à St Rambert d’Albon, ainsi que d’engager les poursuites judiciaires subséquentes.

 

Cette ligne, actuellement sans trafic, n’a jamais été déclassée, en raison de son potentiel de trafic pour l’avenir, qui n’est pas sérieusement contesté. Ce qui n’a pas empêché le Conseil Général de l’Isère, dans le cadre de divers aménagements routiers, notamment à St Etienne de St Geoirs, de procéder à des « emprunts » sur la ligne de chemin de fer, en déposant la voie et sans garantir la pérennité de la ligne ferroviaire (aucune installation de passages à niveau).

 

Chemazé (53) dépose des voies sur le tronçon de la section de ligne de Château-Gontier / Segré

pour empécher la pérennité de la ligne ferroviaire

 

Face à ces pratiques, dont la multiplication menace nécessairement la possibilité de réouverture de la ligne, la F.N.A.U.T. a réagi en sollicitant le préfet et R.F.F. et en attirant leur attention sur les infractions commises par le Département de l’Isère. Négligeant leur devoir de protection du domaine public ferroviaire, ces autorités ont fait la sourde oreille. La FNAUT a alors contesté leur « refus » devant le Tribunal administratif de Grenoble, qui vient de lui donner raison.

 

Ce jugement revêt un caractère essentiel pour la sauvegarde de cette ligne, et, de façon plus générale, des lignes sans trafic non déclassées (environ 3000 km en France). Réseau ferré de France ne pourra plus laisser faire de tels emprunts (routiers ou autres) illégaux par le Département ou les communes sur cette ligne. A terme, cette affaire pourrait conduire à l’aménagement de passages à niveau, ou dénivelés, aux frais du Département, afin de reconstituer la ligne illégalement amputée par le Conseil Général.

 

 

Pont-château / Montoir de Bretagne, ligne "neutralisée" et coupée par la N 171,
à l'arrière plan du cliché on aperçoit un TGV sur la ligne Savenay / Le Croisic

 

Ce jugement devrait faire jurisprudence et mettre fin aux nombreuses négligences de R.F.F. qui tolère de telles pratiques, dont l’effet est de décourager les Régions dans leurs projets de remise en service de certains lignes actuellement désaffectées. Il constitue donc une étape importante dans la nécessaire reconquête du réseau ferré national.

 
 Xavier Braud

 

Ce jugement devrait faire jurisprudence dans plusieurs dossiers dont ceux de la Mayenne : Laval / Mayenne et Château-Gontier / Segré / Châteaubriant !

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:30

 

 

Vous trouverez ci-joint la déclaration commune des réseaux de collectivités locales françaises (AMF, ARF , ACUF, AFCCRE, AMGVF , CGLU, ARCCRE...). Leurs représentants étaient présents  à l'hôtel de Ville de Paris  pour lancer cette campagne le mardi 1er décembre.

 


 

Sommet de Copenhague, déclaration commune des associations françaises de collectivités territoriales

 

"Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité, aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui ignorer l'urgence environnementale à laquelle nous sommes confrontés.

 

Ce défi appelle des réponses à la hauteur des enjeux: instances internationales, communautés d'Etats, Etats, entreprises, collectivités territoriales, associations, citoyens, chacun doit prendre part à cette tâche. Un engagement écologique fort doit fédérer les initiatives et actions, tant il est vrai qu'aucun effort particulier ne portera véritablement ses fruits, s'il ne s'inscrit pas dans une dynamique collective.

 

S'associant à la démarche entreprise par les organisations internationales de pouvoirs locaux et régionaux tels Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, les associations françaises de collectivités territoriales appellent de leurs vœux la signature d'un accord ambitieux sur le changement climatique à Copenhague.

 

Parce que les collectivités territoriales demeurent au plus près des concitoyens, des lieux de vie, d'échange, de partage, de lien social, elles agissent quotidiennement et sont des moteurs pour promouvoir en profondeur de nouveaux comportements.

 

Photo AFCCRE


Pour relever ce défi environnemental global, les gouvernements locaux et régionaux ont un rôle essentiel à jouer : sans leur engagement, il ne sera pas possible d'atteindre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre compatibles avec des changements climatiques supportables. A l'évidence les élus locaux et régionaux avec l'appui indispensable de tous leurs partenaires techniques et financiers, de l'Etat, de l'Union européenne et des instances internationales, doivent en être les artisans majeurs.

 

Au travers de leurs compétences et des politiques locales qu'ils décident et mettent en œuvre sur leur territoire, les élus locaux et régionaux font preuve depuis longtemps de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des espaces naturels et de la biodiversité. Ils sont également nombreux à organiser leurs actions au travers de politiques territoriales de développement durable, comme les agendas 21 et les plans climat-énergie territoriaux.

 

Les élus locaux et régionaux sont prêts à poursuivre cet engagement en développant la coopération avec leurs partenaires européens et internationaux et à agir, tant pour aider à atteindre des objectifs nationaux ambitieux de réduction des émissions que pour soutenir les nécessaires mesures d'adaptation sur leurs territoires, via leurs politiques territoriales.

 

Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le climat et en premier lieu ceux qui seront conclus à Copenhague mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités."

 

 

« Les collectivités territoriales s'accordent :

 

1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux, clairs et contraignants juridiquement.

 

2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.

 

3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en œuvrant pour:

 

- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;

 

- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;

 

- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;

 

- la conjugaison "environnement et santé" ;

 

- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.

 

Les gouvernements doivent parvenir à un accord. Cet accord doit reconnaitre le rôle des collectivités territoriales.

 

Vous pouvez compter sur les autorités locales et régionales pour se mobiliser et relever le défi du changement climatique. »

 

A Paris, le 1er décembre 2009

 

 

télécharger la déclaration :  voir

 

 

Les collectivités territoriales s'accordent sur la diversification de l'offre de transports publics (gare de Tours)

 

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N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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