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Mardi 30 juin 2009

Communiqué de Presse de la FNAUT National


Tarifs des trains nationaux et TER Fortes hausses continues

 et dynamique insuffisante des dessertes nationales

 


L’augmentation générale des tarifs au 1er juillet des trains Corail, Corail Intercités, Téoz et TER de + 3,4 %, est très élevée. Présentée sous forme de centimes d’euros, elle ne trompe pas le voyageur.

 

Elle est à comparer à une inflation de + 1,69% sur les 12 derniers mois en mai 2009, et une prévision selon l’INSEE de + 1 % en 2009.

 

La FNAUT rappelle que cette hausse fait suite à celle, très élevée, due à la modification du calendrier voyageurs « bleu – blanc » mis en vigueur le 6 juillet 2008. Ces dispositions défavorisent les lignes à faibles fréquences ainsi que les relations d’aménagement du territoire ou interrégionales. Elle demande à la SNCF et à l’Etat des mesures correctives dans ce domaine.

 

L’instauration de nouveaux tarifs « Prem’s », notamment sur quelques relations Téoz, constitue une mesure favorable au développement du trafic.

 

Mais, inversement, la FNAUT constate aussi une augmentation de + 5% des tarifs de l’auto/train entre les services d’été 2008 et 2009, et d’au moins + 20 % entre ceux des hivers 2007-2008 et 2008-2009 ; alors que simultanément la qualité se dégrade et que le nombre de relations assurées ne cesse de baisser, compromettant gravement l’avenir de ce service.

 

Dans ces conditions, la FNAUT estime que les hausses de tarifs appliquées constituent une atteinte supplémentaire au pouvoir d’achat des Français et fragilise une nouvelle fois le bilan économique de nombreuses dessertes ferroviaires.

 

Contacts presse :


Jean Lenoir, vice-président de la FNAUT : 01.48.73.84.81


Jean Sivardière, président de la FNAUT : 04.76.75.23.31



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Mardi 23 juin 2009

Communiqué de Presse 

Nouvelle victoire en perspective pour la FNAUT Pays de la Loire, doublée d’une première nationale…

La prochaine audience le mardi 23 juin 2009 à 11 heures au Tribunal Administratif de Nantes va sans doute être marquée par une première nationale. En effet le décret du 23/11/2007 et le jugement du TA du 21/07/2008 a privé de base légale la cession par Réseau Ferré de France de la voie ferrée Laval/Mayenne au Conseil Général de la Mayenne…

La vente de la voie ferrée déclarée irrecevable  ...

La vente serait classée irrecevable compte tenue des conditions de session. Les contentieux étaient en cours à l’époque.

La Décision du TA fera certainement jurisprudence mais d’ors et déjà les conséquences "politiques" et ferroviaires sont donc très importantes. Si de nombreuses fermetures et déclassements ont déjà été annulés, et ont permis de contraindre RFF à renoncer à des ventes prévues, c'est la première fois qu’une décision juridique administrative pourrait revenir sur une vente déjà effectuée.

Pour la FNAUT c’est la suite des actions en contentieux engagés contre les décisions de RFF injustifiées depuis le retranchement de la ligne Laval / Mayenne, section La Chapelle-Anthenaise / Ambrières.

L'ensemble des travaux que la vente de la voie ferrée a permis d'effectuer s'en trouvent grandement entaché d'irrégularité et auraient pu ne pas être réalisé si les contentieux avaient été suspensifs (voie verte, arasement du talus pour la déviation...).

 

C’est la confirmation de la justesse de l’analyse de la FNAUT qui avait annoncé l’illégalité de la vente. Cela devrait faire jurisprudence et concerner directement les sections déjà vendues de la ligne Sablé / Château- Gontier / Segré/ Châteaubriant (tronçon Château- Gontier / Segré).

Pour La FNAUT
Fabrice EYMON
 
 


NB : L'audience concerne principalement Laval / Mayenne et la Suze / La Flèche...
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Vendredi 19 juin 2009


Transports et Grenelle de l’environnement :

le fret ferroviaire est à contre-sens


 

La SNCF communique actuellement sur les grosses difficultés financières que rencontre sa branche Fret ferroviaire, avec comme conséquence l’abandon possible de l’activité du wagon isolé* qu’un audit a qualifiée d’activité non pertinente . Si cette activité est abandonnée, ceci représente près de 10 milliards de tonnes kilomètre pour l’année 2008 (l’équivalent de plus de 2 millions de poids lourds !) soit plus de 25% de l’activité fret ferroviaire.


 

Réaction et propositions des associations

Conformément à la loi Grenelle, le gouvernement affiche un objectif à court terme « une croissance de la part du fret non routier et non aérien de 25% à l’horizon 2012 par rapport à 2006 », objectif de plus en plus impératif au regard des urgences climatiques. Face aux annonces de la SNCF, le gouvernement refuse l’abandon du service wagons isolés….mais refuse aussi toute aide. Solution élégante pour obtenir rapidement au moins une perte de 25% des volumes du fret ferroviaire et une application parfaite des engagements du Grenelle…. Mais à contre sens !


A contre sens ... plus de route ! les engagements et les grands discours du Grenelle non respectés 


 

Si le gouvernement souhaite maintenir ses objectifs, il doit intervenir de façon active et non pas se contenter d’observer. La desserte ferroviaire effective de tous les territoires est un sujet d’intérêt général. Le risque d’un décrochement des entreprises et territoires français de l’Europe ferroviaire est réel. A ce titre, des décisions stratégiques s’imposent. Nous proposons quelques pistes :

- Prendre réellement et fermement le dossier en main au niveau gouvernemental : nommer un Monsieur /Madame Fret Ferroviaire indépendant de la SNCF et de RFF, qui devra s’assurer de la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ;

- Mettre tout en œuvre pour la mise en place rapide des dessertes fines des territoires avec l’appui des collectivités, notamment par le projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité »**, freiné par la SNCF depuis de nombreuses années ;

- Appliquer, au nom de l’intérêt général, une tarification spécifique et très faible sur les péages d’infrastructure *** sur l’activité de regroupement des wagons isolés, quitte à augmenter ceux des trains entiers ;

- Stopper tous les projets en faveur du mode routier qui défavoriseraient encore plus le fret ferroviaire (projets d'autoroutes, généralisation du 44 tonnes, expérimentation de méga camions, mesures fiscales…).

 

 Fret entre Pré en Pail et Alençon (photo Marc Lerochais)


 

Les échecs organisationnels de la SNCF ne doivent pas remettre en cause cette activité de transport de marchandises, présentant des avantages environnementaux évidents.


 

Face à une position d’attentisme de la part de l’Etat et de la SNCF, nous demandons que des actions en faveur du fret ferroviaire soient mises en œuvre au plus haut niveau. La première de ces mesures doit être le maintien, voire le développement, du wagon isolé et non son abandon. Elles doivent assurer la pérennité du transport ferroviaire et s’inscrire dans un plan de grande ampleur pour les années 2020 – 2025. Comment l’Etat tiendra-t-il ses engagements de transfert modal en transport marchandises et notamment le passage de la part du non routier et non aérien de 14% à 25% à l'échéance 2022 ?


 

Le Changement drastique de stratégie dans les transports, affiché au Grenelle de l’environnement, doit s’appliquer également au fret ferroviaire…Les choix à faire ne sont pas seulement économiques mais également environnementaux : c’est réellement le moment de mettre en œuvre la rupture annoncée.

 

Mardi 16 juin 2009

Communiqué de Presse Commun

FNAUT / FNE  / Réseau Action Climat France /  Les Amis de la Terre

 



* : wagon isolé : collecte et regroupement de wagons à partir des sites des clients de la SNCF, pour constituer un train entier

** : projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité » : projet de la SNCF visant la prise en charge de la desserte ferroviaire locale par des acteurs économiques privés.

*** : péage d'infrastructure : péage payé par tout utilisateur du réseau ferroviaire à RFF. EN réduisant ce coût d'utilisation, on favorise le wagon isolé ( par rapport à la route) alors que le "train entier" est moins sujet à la concurrence routière.

 

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Mardi 19 mai 2009

 

Il existe en France environ 18 000 passages à niveau (PN). Une centaine de collisions, dues dans leur quasi-totalité, à l’imprudence des usagers de la route, se produit chaque année entre des trains et des véhicules routiers. 40 tués en moyenne sont à déplorer.

  PN sur l'axe Le Mans / Tours à Vaas

Des accidents mortels ayant une cause routière...
Fin 1997, après l’accident de Port-Saint-Foy (13 morts), l’Etat a identifié 437 PN dits “préoccupants” : il en reste 282. De nouvelles signalisations routières ont été expérimentées.

On observe aujourd’hui que le risque d’accident à un PN est plus diffus car le trafic TER s’est intensifié sur des lignes peu ou moyennement circulées où subsistent de nombreux PN.

Carte de quelques passages dangereux...
 
A l'origine du rapport Bussereau ... 

Le 26 juin 2008, Dominique Bussereau a remis au Premier ministre un plan d’action pour la sécurisation des PN, commandé à la suite de la collision entre un train TER et un car scolaire survenue à Allinges (Haute Savoie). Il préconise 20 mesures regroupées en 4 chapitres :

1 - responsabiliser les automobilistes et chauffeurs routiers (prévention, contrôle, sanction) ;

2 - mobiliser les gestionnaires de la voirie (inspection des PN) ;

3 - accélérer le traitement des PN, “préoccupants” ou non ;

4 - proscrire la création de tout nouveau PN sur les lignes voyageurs (mesure n°20) :

“veiller ce que les projets de création, mais aussi de réouverture de lignes, qui créent de nouveaux services - en général par reconstruction de l’infrastructure - sur des sections peu ou plus fréquentées, ne conduisent pas à la création de fait de nouveaux PN”.

 

PN  sur l'axe Château -Gontier / Segré, à coté de Chemazé...

Conditionner la réouverture d'une ligne ferroviaire à la suppression de tous les passages à niveau : une mauvaise réponse au problème de sécurité routière.  

Des suppressions de PN lors d’une réouverture peuvent être nécessaires : 15 PN sans barrières ont été ainsi supprimés sur la ligne Bourg-Bellegarde destinée aux TGV Paris-Genève. La suppression de PN conservés lors de la réouverture de Cannes-Grasse est aujourd’hui envisagée. Mais une suppression systématique ne s’impose pas : tout dépend du PN considéré, et de la nature (intensité, vitesse) des trafics routier et ferroviaire (TER ou tramtrain).

 

L'emprise de la voie ferrée Bourg-Bellegarde destinée aux TGV Paris-Genève, au niveau d'un PN.

La suppression des PN une mesure parmi d'autres...  

Dès le 7-9-2008, la FNAUT a fait part de son désaccord à Dominique Bussereau:

- le nombre des PN réintroduits lors de réouvertures serait marginal par rapport au nombre des PN existants dont la suppression n’est pas envisagée ;

- aucune comparaison n’a été faite entre le risque lié à l’existence de nouveaux PN et sa diminution due au report du trafic routier sur le rail ;

- la recommandation ne tient pas compte de la possibilité de réduire le risque aux PN par les autres mesures proposées (renforcement de la signalisation, pose de ralentisseurs et de radars ;

- en faisant exploser les devis d’au moins 50%, son adoption bloquerait les réouvertures envisagées ou décidées par diverses régions, souvent à l’initiative de nos associations locales. Si on avait appliqué la mesure n°20, la ligne Cannes-Grasse n’aurait jamais été rouverte. La réouverture de Sathonay-Trévoux passserait ainsi de 76 millions d’euros à 120 environ (11 PN à supprimer pour 3 à 5 millions d’euros chacun) ; celle d’Oloron-Bedous, financée par la seule région Aquitaine, de 30 à 62 millions. Bien d’autres lignes sont concernées : Rouen-Louviers-Evreux, Fontenay-Niort, Avignon-Carpentras, Cavaillon-Pertuis, Digne-SaintAuban, Clamecy-Nevers, Chalons-Troyes, Belfort-Delle, Guebwiller-Bollwiller, ...

 

Au signal lumineux arrêt immédiat...

"Qui veut faire quelque chose, trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve un pretexte": proverbe SNCF / RFF. 

La recommandation n°20 n’a évidemment aucune valeur juridique, mais il semble que RFF en tienne déjà compte. Ses effets pervers sont évidents : l’Etat, RFF et la SNCF peuvent en tirer prétexte pour faire des économies en évitant des réouvertures, et les régions les moins motivées ont un bon prétexte pour y renoncer tout en dénonçant la responsabilité à l’Etat. Il est grand temps que Dominique Bussereau clarifie cette situation confuse qui pénalise inutilement le rail.

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