Sauvons la Vallée d'Aspe !
Le samedi 19 juillet
: Fête pour la réouverture totale de la voie ferrée internationale Pau--Saragosse !
Déclaration du Ministre...
Alors que la grève du mardi 10 juin continue ce mercredi, voici ce que Dominique Bussereau Secrétaire d’Etat aux Transports adressait comme mise en garde avant son
commencement...
Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux Transports, était invité dimanche 8 juin sur la radio France
Inter. Il a appelé les syndicats à ne pas casser la « dynamique de succès du transport ferroviaire ».
Pour lui « cette grève tombe mal à une période où le carburant est cher et où on a besoin d’utiliser d’autres moyens de transport alternatifs. Cela tombe mal parce qu’on a
dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, la volonté de développer beaucoup le transport de fret et que chaque fois que la SNCF ne circule pas, ce sont les entreprises privées (...) qui
prennent des parts de marché » .
Son appel n'a pas été entendu et depuis lundi la grève bloque les trafics ferroviaires.
En raison de la grève nationale reconductible, le trafic des trains TER Pays de la Loire sera perturbé
également le mercredi 11 juin 2008.
Des horaires de circulations spécifiques sont mis en place sur chacune des lignes TER Pays de la Loire. Ces
horaires sont disponibles et consultables en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.ter-sncf.com/pays_de_la_loire/infostrafic/index.asp
A noter que le retour à la normale est indiquée pour certaines lignes sur ce même site et que le Service Normal
fonctionnera pour :
-
Ligne 01 - Nantes - St Nazaire - Le Croisic :
-
Ligne 08 - Nantes - La Roche-sur-Yon - Les Sables-d'Olonne :
-
Ligne 10 - Nantes - Pornic :
-
Ligne 11 - Nantes - St Gilles-Croix-de-Vie .
Et toujours aucune information pour les Car TER !!!.
Le Site Info trafic indique le trafic des TGV comme normal entre Nantes et Paris (et entre Rennes et Paris ?) . Il conseille de se renseigner en
gare ou par téléphone au 0 805 90 36 35 pour les autres destinations (Lille, Lyon et Marseille)...
Toujours d'après ce même site, des circulations supplémentaires sont susceptibles d'être mises en place. Il est
conseillé pour les connaître, de téléphoner :
au numéro vert 0 805 90 36 35 pour TER et Grandes Lignes
ou de téléphoner au numéro vert 0 800 58 42 60 pour TER Pays de la Loire de 6h à 20h.
Un retour à
la normal pour les TER jeudi dans la matinée...
et ce sont les usagers qui vont en faire les frais
...
La FNAUT s’inquiète de la hausse
des tarifs ferroviaires envisagée par l’Etat
A l'origine de l'info une fuite...
Selon une information divulguée par le Journal du Dimanche du 23 mars dernier , l’Etat pourrait accepter, afin de financer le programme d’investissements de Réseau Ferré de France, une
hausse de 80% d’ici 2015 des péages versés par la SNCF à RFF pour l’utilisation des lignes à grande vitesse. Le péage représentant 30% du coût du billet, il en résulterait une hausse
d’environ 25% des tarifs du TGV.
Tgv Duplex arrivant en gare de Laval et provenant de Rennes
Cette perspective n’est pas acceptable par les voyageurs ferroviaires.
- La tarification du TGV est déjà considérée comme
excessive par une part importante de la clientèle non professionnelle, en particulier par les voyageurs ne pouvant profiter des tarifs promotionnels et par les familles.
- S’ajoutant au versement d’un dividende à son actionnaire unique l’Etat, une hausse aussi importante des péages priverait la SNCF de l’essentiel de ses capacités d’investissement (modernisation
des gares et du matériel roulant) et de renforcement de ses activités de service public et d’aménagement du territoire (Transilien, TER, Corail Intercités).
L’évolution envisagée par l’Etat relève d’une regrettable absence de vision intermodale, surtout après le Grenelle de l’environnement.
- La hausse des tarifs du TGV provoquerait un report de trafic sur l’avion et la voiture, au détriment des économies d’énergie et d’émissions de CO2.
- Elle n’aurait de sens que si les modes concurrents du train payaient eux aussi la totalité des infrastructures qu'ils utilisent, ainsi que leurs coûts écologiques, largement supérieurs à ceux
du train.
Tout le réseau
n'est pas entretenu comme il devrait (photo de l'infra quelque part sur la ligne Le Mans / Tours)
Les usagers ne doivent pas payer à la fois pour l'exploitation du réseau et pour l'entretien de l'infrastructure
!
Dès lors que les voyageurs financent les coûts d’entretien et d’exploitation du réseau, le financement des infrastructures ferroviaires (extension du réseau
TGV, régénération et modernisation du réseau classique) doit être assuré par l’Etat (qui n’a jamais apuré la dette de RFF malgré les promesses faites en 1997) et les
collectivités territoriales, et par le produit des écotaxes sur le trafic aérien intérieur et les péages autoroutiers.
Communiqué de Presse de la
FNAUT Nationale
Jean Sivardière, président de la FNAUT
...l 'Etat se sert en premier...
Un dividende versé à l’Etat par la SNCF : la FNAUT fait part
de son incompréhension et de son inquiétude
Selon le ministère de l’Economie et des Finances, cité par le Journal du Dimanche du 16 mars 2008, la SNCF va verser à l’Etat un dividende (qui pourrait se monter à 150 millions d’euros) au titre de son exercice 2007, au cours duquel le groupe SNCF a dégagé un bénéfice de 930 millions d’euros.
Cette information suscite l’incompréhension, car la SNCF n’est pas une entreprise industrielle ordinaire tenue de rémunérer son actionnaire.
L'état du réseau necessite déjà des moyens financiers supplémentaires pour régénérer les voies ferrées hors d'âge (train de travaux en gare
d'Angers)
Elle suscite l’inquiétude car, manifestement, l’Etat sous-estime l’ampleur de l’effort financier qui est nécessaire pour mieux répondre aux exigences de service public, d’aménagement du
territoire et de sauvegarde de l’environnement exprimées par les voyageurs et les régions.
Le Chef de l’Etat vient, dans une lettre de mission datée du 27 février, de fixer au nouveau président de la SNCF des objectifs sociaux et écologiques ambitieux, en remarquant qu’ils exigeaient «
la mobilisation de moyens financiers supplémentaires de l’entreprise ».
Parmi ces objectifs, figure celui de « faire des déplacements ferroviaires quotidiens un nouveau modèle de service public ». Sa réalisation suppose que la SNCF puisse moderniser ses gares et son
matériel roulant, étoffer et fiabiliser ses dessertes de proximité (Transilien, TER, Corail Intercités), en Ile de France comme en province.
Dans ces conditions, on comprend mal que l’Etat, pour alimenter son budget général, cherche à priver la SNCF de moyens dont, sauf à s’endetter dangereusement, elle a un besoin impératif pour
atteindre des objectifs qu’il a lui-même fixés.
Cette décision augure mal de sa volonté de mettre en œuvre les préconisations du Grenelle de l’environnement, qui supposent un effort sans précédent pour développer les performances et
l’attractivité du rail.
Paris, le 18 mars 2008
Jean Sivardière, président de la FNAUT
Communiqué de Presse de la FNAUT Nationale
