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FNAUT interrégional

Lundi 8 août 2005 1 08 /08 /2005 00:00

La FNAUT Pays de la Loire observe que l’annonce de la SNCF est l’aboutissement de la logique commerciale de l’entreprise nationale. La SNCF se concentre donc désormais autour du TGV en faisant passer le maximum de trains sur une partie très réduite du réseau et laisse ainsi mourir les lignes transversales en organisant une billetterie privilégiant les itinéraires au kilométrage nettement majoré (via Paris le plus souvent), en engageant souvent du matériel inadapté sur des voies non modernisées, en scindant des trains, puis en rendant les correspondances difficiles etc… et ceci malgré les multiples mises en garde de la FNAUT.

Comme la combinaison TGV-TER est loin de couvrir l’ensemble du pays,ces lignes gardent un potentiel et restent clairement d’intérêt national en assurant un trafic entre régions non contiguës, soit directement, soit au moyen de correspondances .Certes, la SNCF n’a pas pour mission de faire de l’aménagement du territoire et la FNAUT en avait déjà parfaitement conscience il y a maintenant plus de dix ans quand elle demandait à l’Etat de définir un vrai schéma ferroviaire national assorti de mécanismes empêchant le TGV de jouer le rôle de prédateur que l’on constate aujourd’hui.

Nous nous tournons donc une fois de plus vers l’Etat, autorité de tutelle de la compagnie ferroviaire nationale pour qu’il pérennise un maillage ferroviaire assurant un minimum de cohérence entre les territoires en partenariat avec la SNCF et les régions qui sont évidemment concernées au titre du trafic induit dans leur périmètre . La négociation devra être conduite en prenant en compte au minimum la consistance des services en vigueur avant décembre 2004.

Si rien n’est fait, le cercle vicieux du déclin ira jusqu’à son terme, ce qui aurait été le cas des services régionaux si la loi sur la décentralisation du transport ferroviaire n’avait été établie.

 
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Jeudi 11 août 2005 4 11 /08 /2005 00:00

De nombreuses liaisons ferroviaires interrégionales – transversales telles que Lyon-Nantes ou radiales telles que Paris-Bâle – sont menacées à court terme d’une nouvelle régression, voire d’une disparition pure et simple (Caen-Tours), la SNCF refusant d’en supporter seule le déficit d’exploitation (124 millions d’euros par an pour 25 lignes), l’Etat et les régions refusant de s’engager.

La SNCF fait valoir que l’exploitation du réseau TGV ne lui permet plus de soutenir ces liaisons en raison de la forte augmentation des péages qu’elle doit verser à RFF, et que des bénéfices lui sont indispensables pour pouvoir autofinancer la modernisation de ses gares et le renouvellement de son matériel roulant. L’Etat estime que ces liaisons n’ont pas de caractère national alors qu’en reliant entre elles des agglomérations importantes et en irriguant de nombreuses villes moyennes, elles ont un rôle décisif à jouer pour un aménagement harmonieux du territoire. Enfin les régions considèrent que leurs moyens financiers limités doivent aller en priorité aux liaisons régionales dont elles sont devenues autorités organisatrices.

Curieusement aucun des trois acteurs ne s’interroge sur l’origine du déficit des liaisons interrégionales, c’est pourtant par là qu’il fallait commencer.

- La SNCF a sa part de responsabilité. Depuis l’introduction très réussie des turbotrains sur les lignes Lyon-Nantes/Bordeaux/Strasbourg au début des années 70, elle n’a pris aucune initiative technique ou commerciale pour attirer la clientèle. Et, depuis plus de dix ans, elle a laissé se dégrader la qualité des services, qu’il s’agisse de l’information, du confort, des fréquences, des correspondances ou de la restauration : dès qu’elle le peut, elle privilégie même le report de la clientèle sur le TGV, quitte à occulter son offre sur les lignes classiques et à imposer aux voyageurs des détours longs en kilomètres donc coûteux.

- Mais la SNCF, sans cesse poussée par l’Etat à rechercher des économies à court terme, n’a pas disposé des moyens financiers nécessaires pour maintenir et développer son offre. Les performances des infrastructures se sont dégradées, faute d’entretien, sur la majorité des lignes à trafic moyen ou faible (soit les deux-tiers du réseau national), obligeant la SNCF à réduire la vitesse de ses trains et à supprimer des arrêts intermédiaires pour ne pas trop augmenter les temps de parcours de bout en bout. Le matériel roulant a vieilli : sur Nantes-Bordeaux, les voitures ont 25 ans d’âge moyen et les locomotives 35. Des points de croisement ont été supprimés sur les lignes à voie unique. Les coûts d’exploitation ont augmenté et la régression du trafic de fret a reporté tous les frais fixes sur le seul trafic voyageurs.

- L’Etat a par ailleurs vigoureusement favorisé la concurrence routière et aérienne en renforçant le maillage routier (recalibrages, déviations) et autoroutier du territoire et en soutenant de nombreuses liaisons aériennes déficitaires alors que le rail était handicapé par le sous-investissement.

- Enfin si les régions ont efficacement pris en charge les liaisons régionales, elles se sont, sauf exception, désintéressées des liaisons interrégionales à longue distance. Faute de coopération entre régions voisines, certaines lignes ont été fragilisées par le tronçonnage de liaisons de bout en bout dites « de cabotage ». Et les régions, de concert avec les départements, accompagnent les efforts de l’Etat en faveur de la route et de l’avion sans se préoccuper des conséquences sur le rail : l’autoroute A 65 Bordeaux-Pau coûtera 1 milliard d’euros, elle sera financée à 25% par l’Etat et 25% par l’Aquitaine et les départements.

La menace de nouvelles suppressions de services par la SNCF, avec l’aval implicite de l’Etat, doit inciter à repenser en profondeur l’offre ferroviaire interrégionale, sa gestion et son financement.

- Les lignes interrégionales françaises, handicapées par la démographie, un tracé sinueux et parfois le relief, répondent essentiellement à des besoins d’aménagement du territoire et relèvent donc du service public. A ce titre, elles auraient dû bénéficier depuis longtemps d’une intervention financière spécifique de l’Etat et des régions, tant pour l’investissement que pour l’exploitation.

- Il ne s’agit cependant pas de maintenir en l’état des services coûteux, inadaptés aux besoins des voyageurs et parfois peu fréquentés. RFF et la SNCF doivent présenter un plan ambitieux de valorisation des infrastructures interrégionales existantes, de modernisation du matériel roulant et de développement de l’offre, en concertation avec les élus régionaux et les représentants des usagers.

- L’Etat, sauf à renier tous ses discours sur le service public, l’aménagement du territoire, l’environnement, le développement durable, … ne peut rester indifférent à l’avenir du rail sur les itinéraires interrégionaux : il n’est pas acceptable que de nombreuses villes moyennes ne soient plus desservies que par des trains régionaux alors qu’elles sont presque toutes, aujourd’hui, situées à proximité d’un axe autoroutier.

- Enfin les régions ne peuvent écarter dogmatiquement tout engagement financier. Elles se disent prêtes à accepter un rôle d’autorité organisatrice des dessertes interrégionales, c’est un point très positif. Mais on comprendrait mal qu’elles refusent d’en partager le coût avec l’Etat et la SNCF alors qu’elles n’hésitent pas, de la Basse-Normandie à l’Aquitaine, à financer de très importants travaux routiers, concurrents directs du rail, bien que la loi ne leur ait confié aucune responsabilité en ce domaine.

 
Par Jean Sivardière - Président de la FNAUT - Publié dans : FNAUT interrégional
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Lundi 29 août 2005 1 29 /08 /2005 00:00
Dimanche 28 août, Ouest France a publié un article vantant les trains corails et TER, moins chers que le TGV, et parfois plus rapides.

Deux exemples cités :
- Nantes - Montpellier par Bordeaux, (8h30 ou 10h00 de voyage mais 75 Euros seulement l'Aller retour , contre 150 Euros en 7 à 9 h  en TGV via Paris avec carte 12/25)
- Cherbourg - La Roche sur Yon : 82,50 Euros en 7 h via Pris (Corail puis TGV) alors que via Lison, Rennes et Nantes, avec des Corails et RTER, c'est 57,20 Euros en 6h19...

La SNCF répond en ces termes : "nous proposons les trajets les plus rapides..." (sic !)

Lundi 29 août, Ouest France remet ça, en citant une campagne de pub  pour les trains Corail.  Le contenu de l'article laisse à penser dqu'il s'agit d'une pub pour les TER... Nuance ? A suivre...

 
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Samedi 10 septembre 2005 6 10 /09 /2005 00:00

Dans un article du Courrier de l'Ouest, l'information est arrivée, émanant du Conseil Régional de Poitou Charentes, dont Ségloène Royal est présidente.


Enfin, Bressuire va être reliée quotidiennement et ferroviairement à Thouars et Saumur par des TER qui permettront de choper la correspondance vers Paris le matin et de Paris le soir.
Cette expérimentation durera un an et sera réalisée avec un autorail confortable récent (X73500).



Détail des nouveautés prévues
:

En semaine, deux A/R Bressuire Saumur :
- Bressuire 6h35 -> Saumur 7h30 -> Saumur 7h37 (TGV) - > Paris 9h20

- Paris à 18h40 -> Saumur 20h29 (TGV) -> Saumur 20h36 -> Bressuire 21h30

- Saumur 17h40 -> Bressuire 18h35
- Bressuire 19 h -> Saumur 20h (TGV Saumur à 20h36)

1 A/R Saumur Thouars par jour , pour les équilibres des mouvements de matériel, vient renforcer la trame Saumur Thouars, désormais honnête. Nouveaux trains :

- Saumur 8h18 -> Thouars 8h48
- Thouars 14h25 -> saumur 14h55

Il n'y aura pas de desserte par train le samedi.

Le vendredi est plus complet avec 3 A/R Bressuire - Saumur.

Le dimanche soir est complété par la correspondance en provenance de Paris à Saumur (TGV).

 
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Mardi 13 septembre 2005 2 13 /09 /2005 00:00

Après les multiples pétitions spontanées, qui circulent depuis quelques semaines dans les trains des lignes concernées par les risques de suppressions de trains corail en décembre 2005, la Région des Pays de la Loire vient de lancer une pétition officielle sur un site géré par ses soins.

La FNAUT Pays de la Loire vous invite à vous rendre sur le site www.batailledurail.fr pour y signer la pétition "officielle".

Notons ceprendant que Dominique PERBEN, Ministre des transports, a annoncé la suspension de la procédure lancée par la SNCF. Espérons qu'il tienne parole. La pression populaire peut y aider.

 
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Mercredi 14 septembre 2005 3 14 /09 /2005 00:00
Aujourd'hui, les élus régionaux ont pris le train CORAIL Nantes Lyon, pour maintenir la pression sur ce dossier sur lequel ils sentent un soutien populaire inhabituellement fort.

Les gens qui prennent le train sont en effet de tous bords politiques et, pour beaucoup, se passeraient bien d'avoir à faire de longues distances pour des voyages professionnels, domicile - travail ou domicile - étude. Et se voient mal être contraints de "passer à la route" en ces périodes de pétrole hors de prix.


La région (et ses TER, au premier plan), appelée à financer des
 grandes lignes (le Corail Nantes Lyon en gare de Nantes) ?


Jacques Auxiette profitait de ce voyage (et des caméras de France 3 Ouest) pour faire parler de sa pétition et faire témoigner et signer les usagers de la ligne. Et de mettre le Ministre des transports (Domonique Perben) devant les contradictions de la politique gouvernementale : d'un côté, l'annonce d'une volonté de renforcer les économies d'énergies et, de l'autre, la suppression des lignes CORAIL qui contribuent à l'aménagement du territoire et offrent une alternative à la voiture individuelle.

L'opposition régionale (qui a contribué à la relance des TER quand elle était aux commandes) a quant à elle fustigé cette "agitation médiatique".  Posons-lui la question : qui a lancé le projet de suppression des trains CORAIL en Pays de la Loire : la SNCF toute seule comme une grande ?  On y croit, pardi !

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /2005 00:00

La SNCF déclare tout faire ce qui est de son ressort pour maintenir les trains CORAIL sur les lignes qu'elle juge déficitaire. Ah bon ? La FNAUT vous propose un exemple vécu ce mardi 28 septembre 2005.

L'énoncé

Le webmaster de ce blog avait à réaliser un aller – retour Angers / La Roche sur Yon dans la journée. Le trajet se fait en moins d'une heure 45, ce qui est équivalent au temps de trajet par autoroute annoncé par le site INTERNET d'un célèbre fabricant de pneumatiques.


Trajets prévus
:

Aller : Angers (8h05) – Nantes (8h41) par TGV 8901 puis correspondance sur le TER 58873 Nantes (8h57) – La Roche sur Yon (9h42).

Retour : La Roche sur Yon (17h21) - Nantes (18h34) par Corail 3854 puis correspondance sur le TGV 5288 Nantes (18h34) – Angers (19h08).


Les faits

Premier écueil : réserver un billet de train sur INTERNET. Le système refuse obstinément de fournir une réservation sur le train CORAIL 5288 (Le service technique de www.voyages-scnf.com a répondu dans un temps record (1h30 !) à mon courriel de réclamation à ce sujet : "nous sommes conscients de la gêne occasionnée, …"). La SNCF pourra toujours annoncer ainsi que personne ne voyage sur ce train, au regard du faible niveau de réservations !

Jour J : le TGV 8901 est annoncé avec 30 minutes de retard à Angers. Faisons le compte : il arrivera à Nantes à 9h11 au lieu de 8h41. Je me rends à l'accueil de la gare pour savoir si l'INTERLOIRE, annoncé à l'heure, passera ou non devant le TGV et arrivera à l'heure prévue à Nantes (9h10). Et du coup, si la correspondance sera maintenue à Nantes. Stupeur à l'écoute de la réponse de l'agent d'accueil : la correspondance ne sera pas assurée et le train suivant est à …12h23 au départ de Nantes (c'est ce que dit l'ordinateur de l'accueil à Angers…)

J'insiste. Angers rappelle Nantes. Qui maintient que le TER 58873 n'attendra pas, mais que le train suivant n'est pas à 12h23 mais à 10h19.

à noter : les agents de la gare d'Angers n'ont pas sur leur machine l'horaire du Corail 3832 Quimper Bordeaux. La SNCF invente le corail fantôme, donc forcément vide et déficitaire.

Départ pour Nantes avec l'INTERLOIRE. Qui arrive bien à 9h10. Et attente d'une heure pour monter dans le Corail, à l'heure, et plutôt rempli pour un train fantôme…

Le retour du soir s'effectuera sans problème, le Corail 3854, bien fréquenté malgré l'impossibilité de réserver des places sur INTERNET, rattrapant à Nantes son retard de 5 minutes au départ de La Roche.


Le bilan

Les quelques photos qui émaillent cet article donnent une idée de l'âge avancé de certaines voitures Corail… Le client préférerait des toilettes neuves plutôt qu'un beau logo "Corail" faisant office de cache misère…

Quant à la promotion des trains corail sur Nantes Bordeaux, la SNCF peut revoir sa copie !

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /2005 00:00

Dans son édition du soir, France 3 Pays de la Loire a consacré son dossier du 29 septembre à l'avenir des trains CORAIL menacés de disparition.

Sur la base d'interviews d'usagers du corail Nantes – Lyon notamment, les journalistes ont présenté des cas concrets qui ternissent l'image de la SNCF et du TGV, en appuyant l'idée que la SNCF vide ses propres Corails en vendant du TGV.


Le Corail plus économique pour l'usager …

Le reportage commençait par démontrer que la combinaison de trains corail et TER est systématiquement moins coûteuse pour l'usager que l'usage forcené du TGV, car la distance kilométrique est plus courte. Dans certains cas, comme Nantes Lyon, le TGV permet certes de gagner du temps, mais avec un tarif incompatible avec de nombreux budgets de voyageurs… (près de 100 Euros de gagnés sur un billet plein tarif aller retour, sur Nantes – Lyon, en prenant le Corail).

Plus confortable …

Sur certains trajets, le TGV oblige à des correspondances à Paris, car il faut par exemple passer de la gare Montparnasse à la gare St Lazare, ce qui complique la correspondance, là où la combinaison TER / Corail offre un meilleur confort de voyage par des correspondances quai à quai.

Plus rapide que le TGV …

France 3 Ouest enfonce ensuite le clou : sur certaines relations, le TGV est non seulement plus cher, mais aussi … plus long ! Chiffres à l'appui, Nantes Cherbourg (via Le Mans et Caen) et Nantes – Clermont Ferrand (via Tours et Bourges) s'avèrent plus rapide avec le Corail que la relation via Paris avec usage du TGV au départ de Nantes. Et bien sûr, à moindre coût pour l'usager.

Vendre du TGV à tout prix !

Le coup de grâce que porte France 3 à la SNCF est cruel pour l'opérateur public. Certains usagers dégottent eux-même ces intéressantes solutions sur le site INTERNET de la SNCF. En effet, voyages-sncf.com promeut (enfin !) quelques unes de ces solutions CORAIL, grâce à son comparateur de prix. Mais quand l'usager se rend au guichet pour acheter son billet, l'agent lui propose, aux horaires concernés, … du TGV. Et quand l'usager insiste et demande à son interlocuteur d'aller vérifier sur INTERNET, la réponse est étonnante : "on n'a pas INTERNET, et notre logiciel ne propose pas (par défaut) le trajet avec le CORAIL".

Pour voyager en France, renseignez-vous… en Allemagne

Rappelons pour mémoire, que pour des trajets province – province, la FNAUT Pays de la Loire conseille à ses sympathisants internautes de faire une première recherche horaire sur le site INTERNET des chemins de fer allemands (langue française disponible), puis, muni du détail de la solution trouvée, de se rendre à un guichet où le vendeur SNCF vous établira votre titre de transport. Il faut en effet savoir que le logiciel des vendeurs SNCF donne la priorité à la vitesse et au nombre de correspondances réduite et non au tarif le plus serré.

"Grâce au TGV, vous n'avez qu'une correspondance… à Paris !"

De plus, la correspondance quai à quai en province y est mise au même niveau qu'une correspondance à Paris avec changement de gare, ce qui est pour le moins anormal.

Merci à France 3 pour ce reportage qui se concluait par un interview d'un cadre de la SNCF, à Nantes. Celui-ci, pas gêné, osait affirmer que la SNCF ne laissait pas tomber les Corails et allait même investir pour leur permettre de se développer.

Sans commentaire !

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Mardi 4 octobre 2005 2 04 /10 /2005 00:00

Depuis plus de 10 ans, l'expérience d'un TER interrégional rapide et confortable existe dans notre région. INTERLOIRE relie trois fois par jour Nantes, Angers, Tours, et Orléans.


Si le succès est officiellement au rendez-vous, il ne faut pas se leurrer. Il reste beaucoup à faire pour offrir une réelle alternative à la route entre les deux capitales régionales.

Les trois aller-retour sont insuffisants et ne permettent pas de choisir, matin et soir, entre au moins deux solutions.

Le matin, un départ plus tardif d'Orléans nous apparaît indispensable, de même qu'un départ plus précoce... de Nantes, permettant d'atteindre Orléans avant 9h00.

Même problème en soirée, où un départ plus précoce de Nantes et un plus tardif d'Orléans ne seraient pas de trop.

Les 5 aller-retours constitueraient une trame attractive, complétée des solutions existantes, avec correspondance à Tours ou St Pierre des Corps, mais beaucoup trop lentes pour des trajets de bout en bout.

Tout cela permettrait de transformer l'essai tout en déchargeant l'INTERLOIRE de ses surcharges chroniques.

Mais l'INTERLOIRE est pris en otage dans le bras de fer entre état et régions, car ce TER est finalement fort comparable à ... un TIR, (Train Inter Régional), sujet à forte polémique en ce moment (voir notre rubrique Sauvons les trans CORAIL)

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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Dimanche 11 décembre 2005 7 11 /12 /2005 16:25
C'est fait. Les nouveaux horaires 2006 sont entrés en vigueur aujourd'hui. Et les trains Corail sont laminés, au profit du TGV. Sur Nantes Lyon, la desserte classique est désormais squelettique et nécessite une correspondance systématique à Tours, si l'on en croit les fiches horaire 723A et 723B Lyon / Le Croisic.

Des fiches horaires délirantes

Car nous ne sommes pas sûrs, malgré notre grande habitude des fiches horaires, de tout comprendre. La fiche horaire Le Croisic Lyon, qui combine TER, TGV et corails résiduels, est un modèle du genre :
- 104 colonnes présentant 104 trains pour lesquels les usagers sont invités à prendre connaissance de  63 renvois.
- Sur ces 104 colonnes, seules trois sont affublées d'un fond vert, indiquant une circulation quotidienne. Surprise,  deux de ces trains sont le vrai corail (4402) et le Corail "TER" (16834) Tours Lyon, ainsi qu'un TGV ... Le Mans Lyon (5318).


Même l'offre TGV Nantes Lyon semble opaque,
sur la fiche horaire Le Croisic - Lyon


Un comble (?) : l'offre TGV illisible !

Même en TGV, l'offre est incompréhensible. Si on essaie malgré tout d'y comprendre quelque chose, on constate :
- Aucun TGV n'apparaît comme quotidien sur Nantes Lyon
- Le dernier départ TGV de Nantes pour Lyon est fixé à :
    - 15h50 ou 15h55 du lundi au jeudi (la SNCF ne vise donc plus la (riche) clientèle d'affaires sur cette relation, couverte en 1h15 par avion pour 249 Euros si on s'y l'on réserve en classe éco moins de deux semaines avant le départ ; la (pas riche) clientèle d'affaires devra se farcir la correspondance à Paris,
    - 19h30 les vendredi (19h35 pour faire simple, une partie de février...)
    - 18h44 ou 49 (presque) tous les dimanches

Et le train de nuit ?

Le train de nuit quittant désormais Nantes à 21h05 circule "périodiquement" jusqu'au 22 juin, puis tous les jours (ooooouuuauuouh !) du 23 juin au ... premier juillet, soit durant 9 jours. Gageons qu'après l'été, le pudique terme "périodique" figurera à nouveau au programme... Un beau train estampillé LUNEA qui jouera à l'Arlésienne.

Bref, un Corail qui bénéficie d'un enterrement de première classe !

Question provoc' : vivement l'ouverture des liaisons voyageurs sur rail à la concurrence, que les Chemins de fer Suisses s'emparent du Nantes - Genève et le redynamisent ?
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT interrégional
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... Et avant !

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