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Lundi 22 juin 2009

Nantes / Brest  : un temps de parcours indécent ...

Bien que Brest, (près de 300 000 habitants dans l’aire urbaine), soit à 300 km de Nantes, il faut compter au mieux 3h54 mn (près de 4 h) par le train, que l’on change à Quimper ou à Rennes. La ligne électrifiée et les trains venant de la côte Atlantique s’arrêtent à Quimper. La desserte Nantes Quimper vient d’être améliorée (après avoir été réduite ! ).


Le salut viendrait de ... l'électrification mais ...

L’électrification de Brest Quimper ne serait pas prioritaire dans le contrat de projet régional.



Tous les élus dans le même... train et les usagers dans la même galère...

Elus de Brest Métropole Océane, du Conseil Général du Finistère, de la Communauté de Quimper avaient pris le train ensemble (le 22 août 2006) pour protester et dire que faire 80 km en 1h10 mn n’était pas acceptable, en particulier pour le millier de migrants domicile travail journaliers. Ils demandaient que le trajet soit ramené à 50 mn, en électrifiant, et en modifiant si besoin certains tronçons.



Avantages...

D’autres usages sont possibles pour cette ligne. Des trains Brest Nantes donneraient un accès plus direct:


  • pour les Finistériens du Nord,  à la côte sud bretonne, à Nantes et aux correspondances vers la Vallée de la Loire et  la Côte Atlantique,
  • pour les Bretons du Sud (Vannes, Lorient,…), les habitants de Loire Atlantique, vendéens et angevins, au Finistère Nord

La LGV Ouest à la rescousse...

Les travaux à prévoir sur la Côte Sud bretonne en accompagnement de l’arrivée de la LGV à Rennes devraient permettre d’améliorer sensiblement les performances actuelles entre Quimper et Nantes. Brest Nantes en 3 h est donc un objectif raisonnable (et minimum vu la distance).


Tout cela devient moins utopique maintenant que des élus aussi (y compris des représentants du Conseil Général traditionnellement plus favorables à la route !) demandent la modernisation des voies ferrées longtemps restées sans investissement.



 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire
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Mercredi 9 avril 2008

En effet  quelques remarques sont à faire...

Une desserte lente pour Châteaubriant, et donc moyennement incitative
  :

De Sucé à Châteaubriant (47 km), il n’y aura que 3 gares intermédiaires seulement. Il aurait été souhaitable de disposer de matériels plus rapides pour cette desserte en rase campagne. Les temps de parcours jusqu’à Châteaubriant ne vont pas être exceptionnels : de l’ordre d’une heure (pour 64 km), même s’ils sont  meilleurs que ceux des autocars actuels.

 

Pas de liaison directe Nantes Rennes : un occasion manquée

Les deux tronçons Rennes Châteaubriant et Nantes Châteaubriant utiliseront  des matériels différents. On devra donc « transborder » à Châteaubriant pour monter dans les automoteurs de la Région Bretagne ! si on veut poursuivre le voyage.

 

Le tracé Nantes Rennes par Châteaubriant,  plus court que le tracé actuel par Redon qui demande 1h 15, pourrait  être amélioré et parcouru par  des automoteurs classiques, aptes aux 160 km/h. Ces liaisons directes auraient  intéressé au moins les banlieusards concernés des deux agglomérations, sinon l’ensemble des agglomérations.

 

Les Régions étudient une ligne nouvelle Nantes Rennes, qui risquent de prendre du temps avant réalisation vu les financements à dégager (un milliard ?). Ne pouvait-on pas faire d’une pierre deux coups ? jumeler au moins partiellement desserte locale et axe rapide ? Il n’y a apparamment pas eu de débat sur la question.

 

Un « sous-réseau », un tronçon exclusivement à usage péri urbain ?

Les caractéristiques de la voie ne sont pas données. Nantes Châteaubriant pourra t’il accepter tous les trains, et en particulier les trains  lourds ? et  ainsi  compléter et mailler le réseau existant ? permettre l’implantation d’activités nouvelles raccordées ? être utilisée comme voie de secours en cas de difficulté ailleurs ?

 

Cette réouverture doit donc être saluée (il y en a encore peu malgré l’explosion de la demande périurbaine et l’urgence climatique) mais n’y avait il pas moyen

 

1     d’une meilleure coordination interrégionale ?

2     d’une intégration complète dans le réseau national ?. N’est-ce pas le rôle de l’Etat et de RFF de maintenir la cohérence du réseau (et donc d’intervenir dans les programmes régionaux qui peuvent s’intégrer dans un réseau interrégional/national),  d’avoir une vision d’avenir  laissant ouverte toutes les options ? Pourtant RFF et l’Etat participent au financement.

 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire
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Mardi 8 avril 2008

L'information fait déjà l'évènement : la ligne Nantes Châteaubriant  réouvre bientôt. Officiellement la date retenue est 2010.  Le site  officiel précise d'autres élèments  : http://www.reouverture-nantes-chateaubriant.fr/

 Définition du projet  : les grandes lignes...

La Région prend en charge une bonne part de l’investissement : 30 % de l’infrastructure (estimée à environ 160 millions €) plus le matériel roulant :  tram train de 96 places assises, le double « en charge », capable de rouler à 100 km/h.

Le Département , non compétent en théorie pour le ferroviaire,  est en pointe pour les alternatives à la route : il a choisi de reporter les crédits prévus pour un doublement de voie entre  Sucé et Nort sur Erdre pour investir dans l’alternative ferroviaire (pour 40 millions environ, soit 27% de l’investissement).

Nantes Métropole apporte 9,7%,  l’Etat 24%, le solde devant venir de RFF, de la SNCF, de l’Europe.

 

                                      Le Tram- Train présenté dans le journal des Pays de la Loire

Les dessertes
 

 Les dessertes varieront en fonction de l’éloignement de Nantes :

1 /    Nantes  / Sucé ( 17 km), 23 AR quotidiens, soit toutes  les ½  heures en heure de pointe pour desservir la première et deuxième couronne de l’agglomération, avec 5 arrêts intermédiaires, éloignés en moyenne de moins de 3 km

2    Sucé / Nort sur Erdre (12 km), 14 AR quotidiens. La demande de la commune de Casson, de disposer d’un arrêt entre Sucé et Nort a été écartée : la commune est à l’écart de la ligne et les utilisateurs risquent d’aller directement à la gare de Sucé où la desserte sera plus fréquente. La Fnaut n’avait pas appuyé cette demande consciente que les risques de favoriser l’étalement urbain n’étaient pas contrebalancés par des avantages importants en terme de service aux usagers et de transfert modal.

3     Nort sur Erdre / Chateaubriant (35 km), 5 AR quotidiens depuis Nantes, sera réalisé en 2ème phase, mais dans la continuité. Au terminus, la ligne retrouve la liaison fer vers Rennes, qui n’a jamais été fermée.

 Pour la visite réelle de la ligne , un Blog vient de se constituer  ayant pour but de réaliser un suivi des travaux de réouverture de la ligne Nantes - Chateaubriant ...  Donc à voir : http://reouverture-ligne-nantes-chateaubriant.over-blog.com/
 

Cette réouverture de ligne, que nous saluons et avons appuyé ( nous nous sommes même opposé à la fermeture au trafic voyageur de la ligne en 1980 !), comporte cependant quelques aspects moins  favorables que vous découvrirez demain sur le Blog.

                                                                                                                                              à suivre

 

 

 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire
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Mercredi 27 février 2008
Nantes Lyon     ou comment améliorer les liaisons de l’Ouest vers l’Est
 
 
La volonté de développer les Lignes à Grande Vitesse (LGV) à la suite du Grenelle de l’Environnement met en avant de nouveaux projets. Alors que le Secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau pousse à étudier une transversale par le Massif Central, son Ministre Jean Louis Borloo préfère tenir compte de l’histoire, de l’économie et de la géographie : la transversale Nantes Lyon par Tours et Nevers existe déjà, n’a guère besoin de tunnels et est en voie d’électrification complète de Tours à Saincaize / Nevers. Cette ligne peut être encore améliorée, en commençant par les deux extrémités :
 
1/    Entre Nevers et Lyon, où les tracés sont anciens et difficiles. La Fnaut a déjà proposé que les voyageurs TGV de Nantes Lyon passent par Tours et Nevers, moyennant des améliorations de tracé entre Nevers et Lyon.
 
2/      Entre Nantes Angers, en voie de saturation. Une amélioration de la signalisation peut augmenter le débit, mais ensuite il faudrait ajouter une 3ème voie en taillant dans la falaise le long de la Loire, en site très sensible. Mauvaise solution pour un résultat limité. Mieux vaut doubler la voie existante par une LGV nouvelle qui permettrait de gagner du temps vers un grand nombre de villes et d’améliorer la desserte locale le long de la Loire, actuellement très insuffisante en particulier pour les banlieues de Nantes et Angers, tout en gardant plus de sillons pour le fret. 
 
Ces investissements utiles pour le désenclavement de l’Ouest, y compris pour les villes intermédiaires, permettraient de diminuer la production de CO², alors qu’un nouvel aéroport, même rebaptisé de « durable », aboutira au résultat inverse. Faciliter le transfert des voyageurs de l’avion vers les TGV pour les liaisons à moyenne distance, c’est diviser plusieurs fois les coûts externes (pollution, nuisances, etc….), et c’est possible à condition de faire les bons choix d’investissement.
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire
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