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Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire

Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /2007 08:40
Dans le cadre du Grenelle, la FNAUT Pays de la Loire  a rédigé une contribution qui sera remise en Préfecture, comme synthèse des propositions.  


Contribution de la Fnaut Pays de la Loire
 
 
La Fnaut Pays de la Loire appuie les propositions proposées au plan national : réduction de vitesse sur autoroute, développement du fret ferroviaire, réduction des émissions de CO² des véhicules et surtout une éco-redevance touchant tous les modes et affectée au développement des modes de transport collectifs très peu polluants (au profit de l’AFITF et des Régions et Agglomérations), élaboration d’un code de la Rue.
 
Elle déplore que la majorité des habitants concernés ne puisse pas participer à ce Grenelle régional du fait du choix de la ville qui connaît les plus grandes difficultés d’accès en transport en commun depuis le reste de la Région.
1 / Orientations générales
 
La Fnaut Pays de la Loire demande une réorientation fondamentale des fonds d’intervention des collectivités
Au profit des modes de transport peu polluants, transport ferroviaire, autres transports collectifs de surface, vélos. Les subventions doivent être réservées aux modes peu polluants, aux opérations immobilières exemplaires pour les transports.
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AGC en gare du Mans : le mode ferroviaire est le mode de transport terrestre mécanisé le moins agressif

Les objectifs des collectivités (fréquemment du type : tout point du territoire à moins de X km d’une voie rapide) doivent être remplacés par des objectifs de mobilité par TC accessibles à tous, par exemple :
En agglomération, une desserte toutes les 20 minutes à moins de 500 m, en petite ville, une fréquence de desserte horaire à moins d’un km, avec une approche vélo possible et des moyens spécifiques pour les personnes handicapées. 90% de la population doit pouvoir bénéficier de transport collectif performant.
 
Il est nécessaire qu’une coordination des investissements d’infrastructure existe au niveau de la Région
Pour éviter que le découpage par mode et territoire soit source de gaspillage (infrastructures ou tarifications concurrentes). L’exploitation des réseaux de bus départementaux doit être mieux coordonnée (suppression des effets de frontière, coordination des tarifications et des horaires, cadencement, etc.)
 
Le Schéma Régional et tout projet d’infrastructure doivent comporter une évaluation environnementale  
(dont bilan CO² en situation actuelle, et évolution attendue – situation par département et par agglomération – impact de chaque infrastructure proposée). Les objectifs environnementaux doivent être compatibles au niveau régional avec la division par 4 préconisée pour les émissions.
 
2006--a28-berce-v1.jpg
A 28 tout projet d’infrastructure doivent comporter une évaluation environnementale  


Les PDU (Plans de Déplacement Urbains) sont à généraliser dans les agglomérations,
En se fixant des objectifs cohérents avec ceux de diminution des émissions de polluants et de diminution du bruit. Ils doivent donc promouvoir une réaffectation de l’espace public, une réorientation des crédits en développant les zones piétonnes, les zones à circulation contrainte, les axes TCSP, les voies cyclables, etc, en influant sur les choix urbains (densification, création de pôles, d’axes lourds, etc.)


2 /Actions concrètes et immédiates
 
Les emprises ferroviaires doivent être préservées et des lignes réouvertes,
·          Comme 1) Cholet Bressuire Parthenay, partie de Nantes Poitiers Limoges 2) St Nazaire Châteaubriant Segré Château-Gontier Sablé qui permettrait des dessertes St Nazaire Rennes et Sablé Nantes en desservant le Nord Anjou et en facilitant l’évacuation du fret de St Nazaire, alors que Nantes Angers sature. 3) Laval Mayenne. 4) Nantes la Roche sur Yon Fontenay Le Comte Niort. 5) (Le Mans) La Suze La Flèche. 
·        RFF s’étant montré pressé de se défaire de son patrimoine, celui-ci ne doit-il pas être transféré à la Région ? 
 

2005-ferriere-de-flee-deferrement-v.jpg

                                                     Tronçon de la voie Château-Gontier en cours de démontage
 

Les investissements envisagés pour le maillage en 2 x 2 voies (hors investissements ayant pour objet de limiter des nuisances, améliorer la sécurité) et pour Notre Dame des Landes sont à réaffecter au désenclavement régional par le rail,
·          en particulier sur les axes qui peuvent concurrencer des lignes aériennes existantes ou ayant existées,
·           pour gagner une heure depuis Nantes ou la Roche sur Yon vers Bordeaux et Toulouse ou l’Espagne,
·           depuis Nantes vers Brest (pour raccourcir aussi de 4h à 3h la durée du trajet),
·          depuis Nantes, Angers et le Mans vers Lille, la Lorraine et l’Alsace (réalisation du barreau Sud en Région Parisienne),
·          pour faire de Nantes Angers Lyon par le Berry un axe plus performant,
·          Pour réouvrir Nantes Clisson Cholet Poitiers Limoges (3h 30 sans LGV Poitiers Limoges, 2h 30 avec).
 
Le développement des transports en site propre dans les agglomérations doit être aidé. Politique des transports et politique d’urbanisation sont à lier :
·         Une politique plus volontariste de densification, de lutte contre l’étalement urbain est nécessaire 
·          On doit éclairer les ménages sur les coûts et les enjeux de localisation, favoriser des types d’habitat intermédiaire, et le maintien et l’implantation de services et commerces de proximité, évitant le recours systématique à la voiture.
·       Tout lancement de zone urbanisée ou d’activité doit bénéficier d’une desserte suffisamment étoffée en transport en commun, avec des infrastructures et points d’accueil pour cycle.
 

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Laval / Mayenne
 
L’intermodalité est à poursuivre,
·          Avec des pôles bien équipés (dont gardiennage et location de vélo, informations, correspondances, tarification intégrée, etc.) donnant la priorité aux modes doux et aux TC.
·          Avec toujours la possibilité, même restreinte et en complément de parkings vélos en gare, de transporter des vélos dans les Transports en Commun moyenne ou longue distance
·          Les ménages qui souhaitent diminuer l’usage de la voiture ou s’en passer ou qui ne peuvent pas en acquérir une doivent trouver des solutions que les collectivités doivent aider à mettre en place : covoiturage, auto partage, location de vélos, etc
 
L’auto partage et le covoiturage doivent être encouragés sans pénaliser pour autant les transports publics.  
 
L’accès aux loisirs sans voiture doit être favorisé,
·          Axes piétons et cyclables (réseau dans les agglomérations et maillage régional en s’appuyant sur Loire à vélo et les berges de voies navigables),
·          Maintien d’une offre TC de qualité en week end, politique promotionnelle.
 
Développement du vélo, au delà du seul vélo loisir,
·         Affectation de 10% des budgets routiers aux aménagements cyclables et prise en compte systématiquement d’aménagements cyclables dans les aménagements de voirie
·       Appui au marquage des vélos, pour lutter contre le vol de certains types de vélo
·        Programmes d’action pour le stationnement vélo dans les équipements, les lieux de travail, l’habitat, y compris l’habitat collectif ancien
 

2005-angers-velocite-v.jpg

                                                                                           VéloCité à Angers

Pousser les alternatives au fret routier
,
·          Pas de grande zone d’activité, de base logistique, sans plusieurs modes de desserte
·       Favoriser le développement d’une offre de transport combiné, en commençant par la Basse Loire 
·          Pousser à la création d’OFP (Opérateur Ferroviaire de Proximité), comme dan la Région Centre, éventuellement avec les Régions voisines, pour suppléer au désengagement de la SNCF sur les voies locales, de façon à garder et développer sur le rail des trafics de céréales, agrégats, liquides divers, etc, et à aider au financement de l’entretien des lignes.
·          S’intéresser au potentiel des voies d’eau, comme nous y invite le SRIT (Estuaire et Loire amont, alentours des grandes villes, etc) pour les déchets, les agrégats, les céréales, les conteneurs, etc
 
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 11:00
Nantes Lyon     ou comment améliorer les liaisons de l’Ouest vers l’Est
 
 
La volonté de développer les Lignes à Grande Vitesse (LGV) à la suite du Grenelle de l’Environnement met en avant de nouveaux projets. Alors que le Secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau pousse à étudier une transversale par le Massif Central, son Ministre Jean Louis Borloo préfère tenir compte de l’histoire, de l’économie et de la géographie : la transversale Nantes Lyon par Tours et Nevers existe déjà, n’a guère besoin de tunnels et est en voie d’électrification complète de Tours à Saincaize / Nevers. Cette ligne peut être encore améliorée, en commençant par les deux extrémités :
 
1/    Entre Nevers et Lyon, où les tracés sont anciens et difficiles. La Fnaut a déjà proposé que les voyageurs TGV de Nantes Lyon passent par Tours et Nevers, moyennant des améliorations de tracé entre Nevers et Lyon.
 
2/      Entre Nantes Angers, en voie de saturation. Une amélioration de la signalisation peut augmenter le débit, mais ensuite il faudrait ajouter une 3ème voie en taillant dans la falaise le long de la Loire, en site très sensible. Mauvaise solution pour un résultat limité. Mieux vaut doubler la voie existante par une LGV nouvelle qui permettrait de gagner du temps vers un grand nombre de villes et d’améliorer la desserte locale le long de la Loire, actuellement très insuffisante en particulier pour les banlieues de Nantes et Angers, tout en gardant plus de sillons pour le fret. 
 
Ces investissements utiles pour le désenclavement de l’Ouest, y compris pour les villes intermédiaires, permettraient de diminuer la production de CO², alors qu’un nouvel aéroport, même rebaptisé de « durable », aboutira au résultat inverse. Faciliter le transfert des voyageurs de l’avion vers les TGV pour les liaisons à moyenne distance, c’est diviser plusieurs fois les coûts externes (pollution, nuisances, etc….), et c’est possible à condition de faire les bons choix d’investissement.
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /2008 07:19

L'information fait déjà l'évènement : la ligne Nantes Châteaubriant  réouvre bientôt. Officiellement la date retenue est 2010.  Le site  officiel précise d'autres élèments  : http://www.reouverture-nantes-chateaubriant.fr/

 Définition du projet  : les grandes lignes...

La Région prend en charge une bonne part de l’investissement : 30 % de l’infrastructure (estimée à environ 160 millions €) plus le matériel roulant :  tram train de 96 places assises, le double « en charge », capable de rouler à 100 km/h.

Le Département , non compétent en théorie pour le ferroviaire,  est en pointe pour les alternatives à la route : il a choisi de reporter les crédits prévus pour un doublement de voie entre  Sucé et Nort sur Erdre pour investir dans l’alternative ferroviaire (pour 40 millions environ, soit 27% de l’investissement).

Nantes Métropole apporte 9,7%,  l’Etat 24%, le solde devant venir de RFF, de la SNCF, de l’Europe.

 

                                      Le Tram- Train présenté dans le journal des Pays de la Loire

Les dessertes
 

 Les dessertes varieront en fonction de l’éloignement de Nantes :

1 /    Nantes  / Sucé ( 17 km), 23 AR quotidiens, soit toutes  les ½  heures en heure de pointe pour desservir la première et deuxième couronne de l’agglomération, avec 5 arrêts intermédiaires, éloignés en moyenne de moins de 3 km

2    Sucé / Nort sur Erdre (12 km), 14 AR quotidiens. La demande de la commune de Casson, de disposer d’un arrêt entre Sucé et Nort a été écartée : la commune est à l’écart de la ligne et les utilisateurs risquent d’aller directement à la gare de Sucé où la desserte sera plus fréquente. La Fnaut n’avait pas appuyé cette demande consciente que les risques de favoriser l’étalement urbain n’étaient pas contrebalancés par des avantages importants en terme de service aux usagers et de transfert modal.

3     Nort sur Erdre / Chateaubriant (35 km), 5 AR quotidiens depuis Nantes, sera réalisé en 2ème phase, mais dans la continuité. Au terminus, la ligne retrouve la liaison fer vers Rennes, qui n’a jamais été fermée.

 Pour la visite réelle de la ligne , un Blog vient de se constituer  ayant pour but de réaliser un suivi des travaux de réouverture de la ligne Nantes - Chateaubriant ...  Donc à voir : http://reouverture-ligne-nantes-chateaubriant.over-blog.com/
 

Cette réouverture de ligne, que nous saluons et avons appuyé ( nous nous sommes même opposé à la fermeture au trafic voyageur de la ligne en 1980 !), comporte cependant quelques aspects moins  favorables que vous découvrirez demain sur le Blog.

                                                                                                                                              à suivre

 

 

 

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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 08:00

En effet  quelques remarques sont à faire...

Une desserte lente pour Châteaubriant, et donc moyennement incitative
  :

De Sucé à Châteaubriant (47 km), il n’y aura que 3 gares intermédiaires seulement. Il aurait été souhaitable de disposer de matériels plus rapides pour cette desserte en rase campagne. Les temps de parcours jusqu’à Châteaubriant ne vont pas être exceptionnels : de l’ordre d’une heure (pour 64 km), même s’ils sont  meilleurs que ceux des autocars actuels.

 

Pas de liaison directe Nantes Rennes : un occasion manquée

Les deux tronçons Rennes Châteaubriant et Nantes Châteaubriant utiliseront  des matériels différents. On devra donc « transborder » à Châteaubriant pour monter dans les automoteurs de la Région Bretagne ! si on veut poursuivre le voyage.

 

Le tracé Nantes Rennes par Châteaubriant,  plus court que le tracé actuel par Redon qui demande 1h 15, pourrait  être amélioré et parcouru par  des automoteurs classiques, aptes aux 160 km/h. Ces liaisons directes auraient  intéressé au moins les banlieusards concernés des deux agglomérations, sinon l’ensemble des agglomérations.

 

Les Régions étudient une ligne nouvelle Nantes Rennes, qui risquent de prendre du temps avant réalisation vu les financements à dégager (un milliard ?). Ne pouvait-on pas faire d’une pierre deux coups ? jumeler au moins partiellement desserte locale et axe rapide ? Il n’y a apparamment pas eu de débat sur la question.

 

Un « sous-réseau », un tronçon exclusivement à usage péri urbain ?

Les caractéristiques de la voie ne sont pas données. Nantes Châteaubriant pourra t’il accepter tous les trains, et en particulier les trains  lourds ? et  ainsi  compléter et mailler le réseau existant ? permettre l’implantation d’activités nouvelles raccordées ? être utilisée comme voie de secours en cas de difficulté ailleurs ?

 

Cette réouverture doit donc être saluée (il y en a encore peu malgré l’explosion de la demande périurbaine et l’urgence climatique) mais n’y avait il pas moyen

 

1     d’une meilleure coordination interrégionale ?

2     d’une intégration complète dans le réseau national ?. N’est-ce pas le rôle de l’Etat et de RFF de maintenir la cohérence du réseau (et donc d’intervenir dans les programmes régionaux qui peuvent s’intégrer dans un réseau interrégional/national),  d’avoir une vision d’avenir  laissant ouverte toutes les options ? Pourtant RFF et l’Etat participent au financement.

 

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 08:56

Nantes / Brest  : un temps de parcours indécent ...

Bien que Brest, (près de 300 000 habitants dans l’aire urbaine), soit à 300 km de Nantes, il faut compter au mieux 3h54 mn (près de 4 h) par le train, que l’on change à Quimper ou à Rennes. La ligne électrifiée et les trains venant de la côte Atlantique s’arrêtent à Quimper. La desserte Nantes Quimper vient d’être améliorée (après avoir été réduite ! ).


Le salut viendrait de ... l'électrification mais ...

L’électrification de Brest Quimper ne serait pas prioritaire dans le contrat de projet régional.



Tous les élus dans le même... train et les usagers dans la même galère...

Elus de Brest Métropole Océane, du Conseil Général du Finistère, de la Communauté de Quimper avaient pris le train ensemble (le 22 août 2006) pour protester et dire que faire 80 km en 1h10 mn n’était pas acceptable, en particulier pour le millier de migrants domicile travail journaliers. Ils demandaient que le trajet soit ramené à 50 mn, en électrifiant, et en modifiant si besoin certains tronçons.



Avantages...

D’autres usages sont possibles pour cette ligne. Des trains Brest Nantes donneraient un accès plus direct:


  • pour les Finistériens du Nord,  à la côte sud bretonne, à Nantes et aux correspondances vers la Vallée de la Loire et  la Côte Atlantique,
  • pour les Bretons du Sud (Vannes, Lorient,…), les habitants de Loire Atlantique, vendéens et angevins, au Finistère Nord

La LGV Ouest à la rescousse...

Les travaux à prévoir sur la Côte Sud bretonne en accompagnement de l’arrivée de la LGV à Rennes devraient permettre d’améliorer sensiblement les performances actuelles entre Quimper et Nantes. Brest Nantes en 3 h est donc un objectif raisonnable (et minimum vu la distance).


Tout cela devient moins utopique maintenant que des élus aussi (y compris des représentants du Conseil Général traditionnellement plus favorables à la route !) demandent la modernisation des voies ferrées longtemps restées sans investissement.



 

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 08:05

Voici  ci-dessous la 1ère partie d'une note concernant l'itinéraire Nantes / Poitiers sur huit au total...


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1/ Une situation difficilement compréhensible

 

L’offre transport en commun par car est peu attractive (3h 15 et un aller simple par jour !). Il est aussi rapide de prendre le train par Tours pour aller à Poitiers. Le trajet Nantes Poitiers par la route demande 2h 30 (2h par l’autoroute).

 

La voie ferrée Nantes Poitiers (203 km, dont 30 à double voie), a été coupée dans les années 75, victime de l'inadaptation de l'offre en transport et de la volonté de la SNCF de se délester de toutes les lignes jugées alors non rentables.

 

Quittant Nantes Bordeaux à Clisson, la ligne est en service jusqu’à Cholet (4 allers et retours complétés par 3 AR de cars/jour). Elle est active entre Poitiers et Chalandrey, à proximité de Parthenay pour du trafic fret (desserte d’un silo). Entre Parthenay et Poitiers, les cars transportent 150 voyageurs par jour, essentiellement des scolaires.

 

L’offre transport en commun, qui devrait être prioritaire quand on parle de développement durable, ne s’est donc pas améliorée depuis 25 ans sur cet axe, sauf sur les extrémités (Nantes Cholet, d’une part, Parthenay Poitiers d’autre part), isolant ainsi les territoires.

 

La voie ferrée qui prolonge Nantes Poitiers va être améliorée : Poitiers à Limoges est inscrit au contrat de plan avec un objectif final : trajet ramené de 2h10 à 1h30.

 

Il est à noter que le renforcement de cette liaison, qui a un potentiel plus faible et un tracé plus difficile que Nantes Poitiers, a été jugé tout à fait pertinent. La régionalisation, qui a beaucoup d’avantages, ne permet que difficilement de remédier aux incohérences qui touchent les liaisons multirégionales.

 

nantes_gare_sud.jpg
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 12:00

Deuxième partie


  2 / Que disent les régions ? : Soumises à de nombreuses priorités, elles n’ont pas abordé le problème.

 

+ Les propositions de développement des transports publics du Pays de la Loire (2001-2008) sont remarquablement discrètes. On parle des liaisons en développement avec les autres capitales régionales voisines, Rennes et Orléans, mais juste d’un léger renforcement de l’offre « car » pour Nantes Poitiers.


loire-atlantiqueP2783.jpg

Des liaisons en développement avec les autres capitales régionales mais un léger renforcement de l’offre « car » pour Nantes Poitiers


+   La Région Poitou-Charentes, questionnée, affirme s’intéresser aux liaisons qui existent.

 

Or la ligne ancienne Nantes Poitiers, qui n’autorisait plus que des vitesses réduites par manque d’équipement et d’entretien, a de bonnes potentialités :

 

+  Le tracé actuel de la voie ferrée devrait permettre une vitesse atteignant les 160 km/h sur une part significative du linéaire. Le trajet Nantes Poitiers, se ferait en moins de 2h, grâce à une voie modernisée et une pénétration rapide au coeur des villes.

 

+  Des améliorations plus substantielles du tracé (modifications de quelques courbes), la suppression de passages à niveau permettraient de raccourcir significativement cette durée du trajet. C’est ce qui a été fait sur la ligne le Mans Angers Nantes.

 

Près de 60 % du linéaire de Nantes Limoges est encore en exploitation voyageurs et plus des 3/4 est encore équipé de rails.

Gare-de-limoges-la-nuit-88 La Gare SNCF de Limoges la nuit  le 27 décembre 2006


Le reste (la partie centrale) est devenu propriété des Conseils Généraux qui travaillent à la réalisation sur ces emprises de pistes cyclables. C’est une solution moins définitive que la vente par morceau. Encore faut-il s’assurer que la réalisation ne sera pas un obstacle supplémentaire à une réouverture (emprise insuffisante, nouvelles contraintes d’accès, avantages acquis de riverains, etc…).

 

Deux observations :

 

1. De même qu’on profite souvent des nouvelles lignes de tramway pour prévoir des bandes cyclables, on peut réaliser une piste « circulation douce » le long d’une infrastructure ferroviaire (exemple en rive Nord de la Loire entre Nantes et Angers).

 

2. L’impact économique, social, écologique du transport ferroviaire pour l’ensemble de la collectivité est globalement nettement plus intéressant que celui d’une utilisation en circulation douce, dans une région qui n’a pas une haute valeur touristique.


A suivre demain...

 

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 08:18
3 ème partie :

  3 / Un contexte plus favorable au fer

 

La population s'est concentrée dans les villes, particulièrement dans les grandes, renforcées par la régionalisation.

+  La demande de transport croît régulièrement (3%/an), ce qui est le cas entre les aires urbaines de Nantes (674 000 h) et Poitiers (188 000 h).

+  Le Futuroscope draine 2 millions de visiteurs/an, soit près de 6 000/jour

+  La population dans les villes intermédiaires (Cholet, Bressuire, Parthenay) se maintient


image002.gifLa partie nord de la carte TER

 

Les grandes villes favorisent le transport en commun, seul remède pour éviter l'asphyxie. On a intérêt à pénétrer les grandes villes "en site propre".

 

Les trafics sur le réseau ferré augmentent de nouveau, sur le réseau TGV, mais aussi sur tous les réseaux régionaux où des efforts ont été faits.

+  Les réouvertures de ligne se multiplient. La Région Centre va réouvrir Orléans Chartres ; PACA, Cannes Grasse ; la Région Pays de la Loire a réactivé Nantes Pornic, va réouvrir Nantes Châteaubriant.

 

 

2005-nantes-x73500-pornic-2v.jpg

X 73 500 sur Nantes / Pornic

 


Les liaisons interrégionales sont un succès ; Nantes Orléans ou Nantes Rennes voient leur trafic augmenter avec l’offre de service, malgré la concurrence d’autoroutes. Nantes Poitiers reste à l’écart, bien que se situant dans le prolongement des axes :

+  allant de Nantes vers l'Estuaire de la Loire et la Bretagne d'une part,

+  reliant Poitiers à Limoges (aire urbaine : 231 000 hab), qui donne accès au Sud Ouest et au Massif Central.

A suivre...

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 12:00

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Suite de l'analyse de la FNAUT sur l'axe Nantes / Poitiers

 

4 / La voie ferrée répondrait à des besoins importants

 

Pour le fret, la route supporte un trafic important (entre 1200 à 1600 Pl/jour, soit plus de 15% des véhicules). Pour le transport de transit (dans quelques secteurs tels : bois, hydrocarbures, produits de carrière, engrais, aliments pour bétail, céréales), des transferts vers le rail sont possibles.


  B0000099.JPG

Une ligne ouverte sur trois capitales régionales serait un déboucher naturel  pour le Port de Nantes St Nazaire...

 


Le port de Nantes, très actif pour les céréales, les engrais, le bois, les hydrocarbures, estime son trafic potentiel avec le Limousin à 300 000 t dans chaque sens, à 900 000 t avec Poitou-Charentes, dont une partie devrait se trouver sur l’axe des 3 capitales régionales.

 

Pour la desserte locale, la ligne permettrait de raccorder des unités dans les secteurs qui demandent la voie ferrée (carrières, silos céréaliers, grands entrepôts).

 

Même si la ligne est pénalisée dans son prolongement au Nord de Limoges par un profil plus difficile qui limitera la taille des convois ou demandera une traction renforcée, il existe donc des potentialités importantes de plusieurs centaines de milliers de Tonnes.

 

Pour les voyageurs, la ligne répondrait aux besoins suivants :

 

+     liaisons interrégionales et entre capitales régionales (Nantes, Poitiers, Limoges), au besoin avec le renfort de quelques automoteurs directs, plus rapides,

+   désenclavement des villes intermédiaires, à accompagner par une desserte de zones rurales avec rabattement par bus et taxi, au maintien de dessertes bus des communes situées entre les villes.

+     desserte "banlieue" des grandes villes pour les trajets domicile travail et scolaires

+     liaison entre deux régions touristiques : Massif Central et Bretagne

 

Gare-de-Clisson.jpg

L'intérêt de la réouverture de l'axe Nantes / Poitiers illustré par la gare de Clisson (desserte "banlieue" des grandes villes pour les trajets domicile travail et scolaires)

 


Le trafic actuel ne peut servir de référence, car il n’y a pas d’offre crédible Nantes Poitiers. Les potentiels et le nombre de dessertes à mettre en œuvre peuvent s’apprécier, avant étude, de diverses manières :

 

+     Le trafic routier sur l’axe Cholet Poitiers est de l’ordre de 10000 véhicules jour. Une part du fer de 15%, plus des fluxs nouveaux, justifierait une dizaine d’automoteurs par jour. (A noter que dans des pays voisins en avance, une desserte cadencée à l’heure est la norme sur les petites lignes)

 

+     Cette fréquence se trouve sur d'autres axes de moindre population ( ex Angers Tours avec une douzaine de liaisons complètes par jour, ou Le Mans Tours avec près d’une dizaine de trains par jour). Ces fréquences peuvent être absorbées par une voie unique : il existe déjà des possibilités de croisement dans de nombreuses gares. Orléans Chartres (voie unique - trafic estimé de 1500p/jour) qui touche une population plus faible que Nantes Poitiers, devrait démarrer avec une demie-douzaine d’AR/jour.

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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 08:08

 

  5 / Et pourquoi pas une Ligne à Grande Vitesse ?

 

Le projet ALTRO prévoit une LGV Lyon Clermont Limoges d’où partiraient deux branches, l’une vers Poitiers Nantes, l’autre vers Bordeaux. Elle faciliterait les liaisons à longue distance et permettrait de parcourir Nantes Poitiers en moins d’une heure, mais :

 

Les villes intermédiaires (comme Bressuire et Parthenay) ne seraient pas desservies : un TGV n’est pas fait pour s’arrêter tous les 50 km à plusieurs kilomètres de centres d’agglomérations de vingt milles habitants. Les gares nouvelles concernent des agglomérations plus espacées et plus importantes : Amiens, Valence.


  73500_parthenay.jpg

La gare de Parthenay

 

Les différents trafics, fret, TGV, locaux, ne peuvent circuler sur une même ligne, à moins de contraintes fortes et de diminution des capacités.

 

Les LGV, coûteuses, s’avèrent difficiles à financer et doivent justifier d’une bonne rentabilité. Nantes Poitiers, (coût estimé en 2000 par l’association ALTRO à 1 milliard €), n’est justifiable qu’avec le prolongement vers Lyon. L’ensemble est extrêmement coûteux (15 milliards), traverse des régions à faibles moyens qui ne pourront pas apporter une quote-part importante.

 

Les candidatures de LGV, derrière la LGV Est en construction, sont nombreuses : LGV Sud-Ouest, Lyon Turin, Nîmes Catalogne, ligne vers Genève, Rhin Rhône, Prolongement du TGV Ouest, LGV du Bas Rhône vers l’Italie, etc…avec des arguments au moins aussi convaincants que Nantes Limoges Lyon. On ne construit actuellement qu’environ 50 km de LGV par an. Les projets actuels vont mobiliser les énergies pour au moins un tiers de siècle.

 

Il est symptomatique de constater que les commentaires sur le récent rapport d’audit sur les grandes liaisons ne mentionnent pas le projet ALTRO.

 

Par contraste, une desserte Intercités est une solution efficace et réaliste à moyen terme. La liaison Nantes Limoges qui demandait en 1974 plus de cinq heures se ferait en moins de 3h 30 en desservant les villes intermédiaires. Elle serait compétitive pour les déplacements de centre à centre, des déplacements domicile travail.


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Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire
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