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Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire

Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 09:00

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La FNAUT donne son avis sur le POCL. Ce dossier va avoir des incidences pour les Pays de la Loire, ne serait-ce que par l'amélioration des liaisons Est /Ouest. L'enjeux c'est que ce projet au final serve l'interêt régional au mieux ....

 

"Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (POCL) consiste à relier Paris à Lyon par une ligne nouvelle de près de 500 km passant par les régions Auvergne, Bourgogne et Centre.

L’aire d’études du projet POCL s’étend sur cinq régions et quinze départements : l’Ile-de-France avec Paris, l’Essonne, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne, le Centre avec le Loiret, le Cher, l’Indre et le Loir-et-Cher, la Bourgogne avec la Nièvre et la Saône-et-Loire, l’Auvergne avec l’Allier et le Puy-de-Dôme et enfin Rhône-Alpes avec l’Ain, la Loire et le Rhône.

En 2007, le projet POCL est né de la recherche d’une réponse adaptée à deux besoins considérés jusqu’alors de façon isolée : une meilleure accessibilité des territoires du centre de la France, et la désaturation de la LGV Paris – Lyon existante. Ces deux enjeux constituent les deux piliers fondateurs du projet." (extrait des plaquettes de présentation du projet dans le cadre du débat public : voir )

 

 

Contribution de la FNAUT Pays de la Loire au débat POCL

 

Le débat est lancé sans qu’il soit pris en compte les liaisons Est Ouest concernées par ce projet, alors qu’elles peuvent avoir un impact non négligeable sur la rentabilité du projet (une demie douzaine d’AR/jour sont déjà assurés quotidiennement sur cette liaison). Mais les seuls axes ferroviaires actifs Est Ouest de bout en bout passent par l’agglomération parisienne ou par Bordeaux Toulouse Narbonne Marseille. L’axe intermédiaire par Tours Bourges (Nantes Lyon en 6h 30, mais avec un retournement à Tours) a été asséché par les TGV Nantes ou Rennes Lyon (prolongé vers Marseille et Montpellier), passant par Massy, plus rapides (Nantes Lyon en 4h 30) malgré 250 km de plus.

 

Rappelons que cette liaison Est Ouest intéresse 10 millions d’habitants à l’Ouest (de la Basse Normandie à Poitou Charentes), autant à l’Est (Rhône Alpes et différents territoires périphériques).

 

 

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Infographie : La Vie du Rail

 

 

Les différents scénarios du projet POCL sont :

 

+ Ouest Sud (Orléans, Est Vierzon,. Roanne) qui serait selon RFF le tracé avec la plus faible rentabilité. Il serait par contre celui qui permettrait les meilleurs liaisons Paris Clermont et serait favorable aux liaisons Est Ouest, substituant 250 km de LGV à des lignes classiques. Le gain de 1h 30mn, plus quelques améliorations ponctuelles rendrait l’itinéraire direct Nantes Lyon aussi rapide que l’itinéraire actuel (4h30 mn)

 

+ Ouest (Orléans, Est Vierzon, Nord Moulin), qui serait un peu plus “rentable” selon RFF. Même intérêt pour les liaisons Est Ouest, plus faible pour les liaisons Ouest Clermont.

 

Ces 2 scénarios mettraient Lyon à 1h 55 de Paris, soit 10 mn de plus que par les itinéraires suivants plus directs, et plus « radiaux ». Mais un décalage de 10 mn impacte peu la concurrence avion train.

 

+ Médian (Est Bourges, Est Moulins), moins favorable pour les liaisons Est Ouest, en fonction des conditions de raccordement, à hauteur de Bourges.

 

+ Est (Est Nevers), le moins favorable aux itinéraires Est Ouest

 

Les scénarios Ouest doivent être réexaminés en prenant en compte leur intérêt pour le passage des TGV de la façade atlantique à l’axe rhodanien, de façon à ne pas créer qu’une LGV radiale de plus centrée sur Paris.

 

Le doublement de Paris Lyon, qui serait l’argument principal pour la réalisation de la LGV POCL doit aussi favoriser la modernisation partielle de l’itinéraire Est Ouest par le centre de la France qui apporterait les avantages suivants :

 

+ Valorisation d’un itinéraire Est Ouest intermédiaire desservant des territoires mal desservis, itinéraire de bonne caractéristique, encore améliorable.


+ Itinéraire plus court, économique en énergie et pour le voyageur, ce qui devrait permettre d’accroître la fréquentation entre les pôles extrêmes (côte Atlantique et sillon rhodanien/Méditerrannée) au détriment de l’avion. La banlieue Sud parisienne resterait desservie par d’autres TGV intersecteurs.


+ Désaturation de l’interconnexion Sud, mais aussi entre Courtalain et Massy (tronçon qui va être chargé avec la LGV SEA et ses prolongements), permettant le passage d’autres TGV intersecteurs

 

La non prise en compte de cet enjeu signifierait que l’on ne s’occupe que des liaisons radiales de Paris vers les très grandes métropoles de province, toute préoccupation de maillage du territoire par des liaisons rapides desservant les principales agglomérations étant abandonnée. Il est donc essentiel que Vierzon Lyon, ou à défaut Saincaize Lyon soient inclus dans le projet POCL, avec les raccordements vers Tours indispensable.

 

 

FNAUT Pays de la Loire

Pour en savoir plus : http://www.debatpublic-lgv-pocl.org/

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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 08:00

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La FNAUT a élaboré un plan d'urgence en proposant des solutions aux différents partenaires du système ferroviaire pour qu'ils réagissent face à la crise du système...

 

PENSEUR

 

Résumé des solutions de fond proposées par la FNAUT

 

Le rail peut fonctionner de manière efficace et économique pour la collectivité :

 

1/    si la production des services est organisée en fonction des besoins du public ;


2/    si on lui fait jouer son rôle naturel d’ossature du système de transport ;


3/    et s’il dispose d’un réseau modernisé et sans points d’engorgement.

 

La SNCF est responsable d’environ 50% des dysfonctionnements observés, 25% étant dus à l’état des infrastructures et 25% aux perturbations sociétales : c’est une réaction de tous les acteurs du système ferroviaire qui est devenue indispensable.

b logo-sncf 1/  La SNCF

 

1.1/  La SNCF doit réviser sa stratégie traditionnelle de repli et dynamiser ses activités non rentables (trains Corail, wagon isolé) au lieu de les élaguer après les avoir asphyxiées.


1.2/  Elle doit corriger les effets pervers de sa gestion par activités étanches, en particulier le cloisonnement des personnels et des matériels.


1.3/  Elle doit réintroduire des réserves de personnel et de matériel disponibles pour limiter les perturbations en cas d’incident et lors des pics de trafic.


1.4/  Elle doit améliorer sa qualité de service en écoutant davantage les doléances des voyageurs et de leurs associations.

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 2/  RFF


RFF doit revoir son organisation des travaux et le rythme de mise en place du cadencement du TGV, qui perturbe le fonctionnement des services régionaux.

 

 

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3/  L’Etat et les collectivités territoriales

 

3.1/  La réforme des collectivités territoriales doit garantir une plus grande cohérence des choix des régions et des départements en matière de transports (coordination train-autocar).

 

3.2/  Les conditions de concurrence entre le rail et les autres modes doivent être assainies. Des conditions loyales de concurrence dans le secteur du fret permettraient de diminuer le déficit du fret ferroviaire, qui absorbe les bénéfices du TGV.


3.3/  Les investissements doivent être concentrés sur le rail et les transports urbains.

 

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4 / De nouvelles sources de financement, clé du problème

 

On ne peut évidemment exiger des seuls usagers du train qu’ils financent, à travers de fortes hausses des tarifs, un système ferroviaire aujourd’hui à bout de souffle.


Des économies peuvent être réalisées sur les dépenses routières et aéroportuaires.

Le versement transport des entreprises peut être étendu à l’ensemble du territoire.


Enfin des moyens financiers nouveaux peuvent être dégagés en créant des écoredevances sur les trafics autoroutier et aérien, à l’image de l’écoredevance poids lourds qui sera mise en place en 2013 ou du supplément de taxe d’aménagement du territoire récemment imposé aux sociétés autoroutières pour financer les trains intercités d’aménagement du territoire.

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Cette politique permettrait par ailleurs d’assainir les conditions de concurrence entre le rail, peu consommateur d’espace et d’énergie, et les autres modes, et de préparer un avenir où le pétrole bon marché aura disparu.

 

 

Pour en savoir plus 

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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 08:00

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Suite des propositions de la FNAUT

 

 

La crise du rail (baisse de la ponctualité et de la fiabilité du transport ferroviaire, quelque soit le secteur : TGV, Intercités, TER, Transilien) a été maximale au cours des mois de novembre et décembre 2011, impliquant des difficultés inextricables et du stress pour les voyageurs quotidiens et occasionnels. Les dysfonctionnements n'ont pas disparu : la FNAUT et les associations qui en sont membres demandent que des mesures et efficaces soient prises en faveur des voyageurs.

 

 

Ces mesures, dont l'application doit se faire dans les meilleurs délais, sont les suivantes :

 

 

3/ prévention des dysfonctionnements


       Mesure 6 : faire établir et diffuser par la SNCF des baromètres de ponctualité par lignes, voire par trains pour les plus fréquentés, tenant compte du point de vue du voyageur, tenant compte des annulations, et distinguant, notamment, la ponctualité des jours de semaine de celle des fins de semaine.


      Mesure 7 : mettre en place à la SNCF des interlocuteurs par lignes ou ensemble de lignes (pas seulement sur les lignes "sensibles", mais sur l'ensemble des lignes).

 

Ces interlocuteurs, pleinement responsables de la qualité de service, doivent pouvoir être joints de manière rapide, réactive, au moyen des outils de communication…contemporains ! Ils doivent disposer d'une capacité de réaction technique et commerciale aux demandes collectives des voyageurs. Il doit être mis en place, sur le même modèle, des interlocuteurs TER au sein des conseils régionaux.


       Mesure 8 : créer des comités de lignes pour les axes qui n'en disposent pas (la loi les a institués pour le TER et le Transilien, mais non pour les grandes lignes : TGV et Intercités). La composition de ces comités doit être étendue et prévoir la participation systématique de RFF, des autorités organisatrices, ainsi que des entreprises ferroviaires autres que la SNCF.

 


4/ autres mesures


      Mesure 9 : développer la vente de l'ensemble des trajets en billets électroniques dont les titres TER et les réservations des abonnés TGV et Téoz.


      Mesure 10 : généraliser les accords entre les autorités organisatrices des TER et la SNCF permettant aux abonnés TER d'utiliser les TGV sur leurs parcours terminaux.


      Mesure 11 : inclure dans le champ de la loi relative à la continuité du service public les grèves de 59 minutes, qui contribuent à désorganiser le système ferroviaire, notamment les dessertes TER.


     Mesure 12 : la FNAUT demande enfin le gel de toutes les augmentations tarifaires tant que des réponses précises à ces mesures n'auront pas été fournies !

 

Bien entendu l’essentiel est de tout mettre en oeuvre pour restaurer la ponctualité des trains, diminuer le nombre des annulations de trains et des compositions de rames de trop faible capacité. La FNAUT a présenté de nombreuses propositions permettant d’y parvenir (à paraître dans FNAUT Infos n°193, avril 2011).

 

La FNAUT demande que des engagements précis et publics de la SNCF, de RFF, de l’Etat et des régions soient pris en ce sens, chacun pour ce qui le concerne, avec un calendrier de mise en place effective des mesures demandées. Le rail est indispensable à la collectivité au même titre que le transport urbain : les distances domicile-travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, les employeurs n’admettent plus les retards.

 

Les voyageurs, dont la vie quotidienne est rythmée par leurs déplacements, ne peuvent pas accepter une régression de leurs conditions de transport.

 

 

FNAUT  Propositions face à la crise du rail  --  29 mars 2011



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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 09:00

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Propositions FNAUT : 12 mesures pour faire face à la crise du rail 

 

La crise du rail (baisse de la ponctualité et de la fiabilité du transport ferroviaire, quelque soit le secteur : TGV, Intercités, TER, Transilien) a été maximale au cours des mois de novembre et décembre 2011, impliquant des difficultés inextricables et du stress pour les voyageurs quotidiens et occasionnels. Les dysfonctionnements n'ont pas disparu : la FNAUT et les associations qui en sont membres demandent que des mesures et efficaces soient prises en faveur des voyageurs.

 

 

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Ces mesures, dont l'application doit se faire dans les meilleurs délais, sont les suivantes :

 

 

 1/ gestion des situations perturbées


        Mesure 1 : améliorer l'information en temps réel en cas de situation perturbée.

Cette information doit être disponible plus rapidement, et simultanément pour tous les voyageurs, quels que soient les moyens de communication qu'ils utilisent ; elle doit être homogène sur l'ensemble des circuits d'information utilisés par la SNCF.


      Mesure 2 : rendre le service clientèle de la SNCF accessible par courrier électronique et non uniquement par courrier postal !


       Mesure 3 : faciliter l'échange ou le remboursement des billets incluant une réservation en cas de perturbations graves du trafic ferroviaire notamment en termes de coûts, démarches et délais pour procéder aux opérations d'échange ou de remboursement.

 

 

2/ dédommagements suite aux perturbations des services


      Mesure 4 : adapter les modalités de dédommagement commercial minimum de la SNCF (Engagement Horaire Garanti) aux abonnés du TGV ainsi qu'aux abonnés des TER (les conventions conclues entre la SNCF et les conseils régionaux devraient inclure systématiquement des dispositions à ce sujet). Des dispositions d'indemnisation minimales doivent être prévues.


P1070924.JPG Information déficiente le train de 20h48 n'est toujours pas arrivé ... il est 21h30

 

      Mesure 5 : compléter la mesure 4 consistant à prévoir un processus de dédommagement minimum.

Toute perturbation d'une certaine durée, entraînant des difficultés dans la circulation ferroviaire (travaux, grèves, conditions météorologiques, incidents techniques, nouveau matériel "en rodage", etc.) doit faire l'objet d'un dédommagement commercial proportionné à la durée et à la gravité des perturbations, à l'initiative de la SNCF et/ou de l'autorité organisatrice.


A suivre

 


FNAUT  Propositions face à la crise du rail  --  29 mars 2011  

 

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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 08:00

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Perturbations des services ferroviaires : la FNAUT réclame des mesures en faveur des voyageurs

 

Les services ferroviaires - TGV, Intercités, TER - ont connu une véritable crise fin 2010, entraînant de graves difficultés pour les voyageurs. Ces dysfonctionnements - trains supprimés, en retard ou surchargés - n'ont pas disparu : tout en réclamant la mise en oeuvre de solutions de fond, la FNAUT et ses associations demandent des mesures rapides permettant de limiter les désagréments subie par les usagers (voir le détail des 12 mesures).

 

La gestion des situations perturbées doit être nettement améliorée :

 

+ diffusion plus rapide et plus fiable de l’information nécessaire aux voyageurs ;


+ accessibilité du service clientèle de la SNCF par courrier électronique ;


+ échange et remboursement plus facile des billets.

 

tcm 28-23524 28-332-64

 

Des dédommagements financiers doivent être accordés aux abonnés du TGV, des trains Intercités et du TER par la SNCF ou l’autorité organisatrice ; ils doivent être indexés sur la durée et la gravité de la perturbation.

 

La SNCF doit établir des baromètres fiables de ponctualité des trains et désigner un interlocuteur précis aux usagers de chaque ligne. Des comités de lignes pour les axes TGV et Intercités doivent être créés sur le modèle des comités TER.

 

La FNAUT demande enfin le gel des hausses tarifaires tant que ces dispositifs n’auront pas été mis en place.

Bien entendu l’essentiel est de tout mettre en oeuvre pour restaurer la fiabilité des services ferroviaires. La FNAUT a présenté de nombreuses propositions de fond permettant d’y parvenir (voir résumé des propositions de la FNAUT). Elle demande que des engagements précis soient programmés et rendus publics par la SNCF, RFF, l’Etat et les régions.

 

Le rail est indispensable à la collectivité au même titre que le transport urbain : les distances domicile-travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, les employeurs n’admettent plus les retards. Les voyageurs ne peuvent pas accepter une régression de leurs conditions de transport quotidien.

 

 

Communiqué de Presse de la FNAUT Nationale

que l'Association Régionale des Usagers des Transports 

 FNAUT Pays de la Loire reprend intégralement 

2 avril 2011

 

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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 07:30

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Troisième partie de l'article  ici

 

 

Options pour relier l’Ouest à la LGV SEA (4) Bilan et Fin 

 

 

Le lancement de la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours Bordeaux) réveille les villes et les régions de l’Ouest qui se rendent compte qu’elles seront mal reliées à la future LGV vers la péninsule ibérique (+ Toulouse, le piémont pyrénéen et la Méditerranée occidentale)

 

 

Bilan

 

Les Angevins et Manceaux sont peu concernés, leur accès à la LGV devant se faire par St Pierre des Corps/Tours, quelque soit la solution.

Les « bonnes solutions » de lien avec la LGV SEA ne sont pas identiques selon le territoire concerné, et en particulier les territoires desservis par l’une ou l’autres des solutions.

Nantes et la Basse Loire, Rennes et la Bretagne s’intéressent par contre d’abord à la liaison Nantes Bordeaux la plus rapide.

 

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La voie ferrée Nantes / Bordeaux en 2005

 

Quelles conclusions tirer ?

 

1/ Le potentiel de trafic de la ligne actuelle par la Rochelle est très important. Le statu quo actuel est injustifiable : une double voie, sans contrainte physique marquée, mais sous équipée et sous exploitée, alors que les perspectives démographiques, les contraintes économiques et les objectifs écologiques devraient pousser à améliorer la ligne ferroviaire.

Les rares dessertes InterCités sont à renforcer et doivent être complétées par des TER interrégionaux desservant les petites villes (en particulier entre Nantes La Rochelle Rochefort pour lesquelles Pays de la Loire et Poitou Charentes n’ont pas d’offre coordonnée).


La gare de la Rochelle- r-nov-e- attend la r-novation de laLa gare de la Rochelle  

 

 

2/ Nantes Poitiers permettrait de rejoindre la LGV SEA au plus court et s’inscrit aussi dans un itinéraire Nantes Limoges, mettant en liaison des régions dynamiques.

Les projections INSEE 2040 prévoient, outre la forte croissance déjà mentionnée en Poitou Charentes et Pays de la Loire, une continuation de la croissance du Limousin (+10% de population) entamée depuis les années 2000.


Une LGV nouvelle Nantes Poitiers n’est cependant pas justifiée, mais les tronçons encore disponibles et le tracé ancien permettraient, après modernisation, de bons temps de parcours, tout en diversifiant les fonctions (correspondance locales, désenclavement, fret, etc….) qui en faciliteraient la réalisation : le financement reste cependant une difficulté tant que des fonds spécifiques ne seront pas disponibles et tant que les Régions continueront à financer routes et LGV.


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L'axe Tours / Vierzon a été récemment électrifié et se situe sur Nantes / Lyon. La modernisation d'Angers / Tours qui se trouve sur cet axe profiterait à son amélioration directement...

 

3/ Le passage par St Pierre des Corps n’est guère intéressant pour les liaisons entre l’Ouest et les Pyrénées, que ce soit en terme de temps de trajet, d’efficacité énergétique ou de prix de billet. Elle attirera peu de voyageurs.

La modernisation de Angers Tours est intéressante, mais pour d’autres objectifs ( Nantes / Orléans, Nantes Clermont / Nevers ….à plus long terme Nantes et Rennes vers Lyon, avec la LGV Bretagne, la virgule de Sablé et le doublement via le Berry de la LGV Paris Lyon …)

 

 

Le programme pourrait s’articuler en deux phases :

 

+ court terme (pour l’ouverture au trafic de la SEA 2016-2018 ?) : amélioration significative de l’itinéraire Nantes Bordeaux actuel (infrastructures et desserte) pour diminuer les temps de trajet et augmenter l’offre ; cet investissement sera de toutes façons utile et justifiée par la zone.


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Les LGV sont confrontés à deux obstacles majeurs :  les coûts de réalisation et l'équilibre de l’exploitation (Photo Fnaut Nationale)

 

+ long terme : une fois que le mirage LGV aura disparu au vu des coûts de réalisation et de l’impossibilité d’équilibrer l’exploitation, la modernisation des infrastructures classiques apparaîtra comme une bonne solution.


Les deux itinéraires via la Rochelle et via Poitiers ont leur intérêt. Le rétablissement d’une liaison Nantes Poitiers aurait des impacts positifs diversifiés, et apporterait un complément très utile au maillage du réseau et aux relations interrégionales, en rendant possibles des liaisons directes péninsule Armorique Massif Central.

 

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 10:30

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Première partie de l'article   ici  

 

 

Options pour relier l’Ouest à la LGV SEA (3)

 

 

Le lancement de la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours Bordeaux) réveille les villes et les régions de l’Ouest qui se rendent compte qu’elles seront mal reliées à la future LGV vers la péninsule ibérique (+ Toulouse, le piémont pyrénéen et la Méditerranée occidentale)

 

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Nantes

 

3) Nantes Poitiers (Bordeaux)

 

Cette solution est avancée dans le PDU Nantes Métropole (Nantes / Poitiers en 1 heure, Nantes / Bordeaux en 2 heures), en complément de Nantes Rennes amélioré.

 

L’association ALTRO avait déjà proposé une LGV Rennes / Nantes / Lyon par Limoges et Clermont, avec beaucoup d’ouvrages d’art, coûteux au vu des trafics à en attendre, qui en font une liaison non crédible.

Une LGV Nantes Poitiers avec un nouveau tracé (4 milliards probablement) n’irriguerait pas les territoires intermédiaires : on peut au mieux envisager une gare dans le Choletais.

 

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La gare de Poitiers

 

La liaison directe Nantes / Poitiers dont la desserte a été arrêtée en 1974, reste cependant indispensable.

 Des solutions sont envisageables, pour un coût beaucoup moins élevé (4 à 8 fois moins suivant options), en réutilisant les voies existantes (Nantes / Cholet en particulier) et les emprises encore disponibles, et avec un équipement moderne permettant du 160 km/h ou mieux du 220 km/h, jusqu’à la LGV SEA qui serait empruntée entre Poitiers et Bordeaux .

 

Cette solution permettrait :

 

+ Un temps de parcours jusqu’à Bordeaux nettement inférieur à 3 heures en option vitesse maxi.


+ Un désenclavement des territoires intermédiaires, et des petites villes, qui alimenteront aussi le trafic, avec des correspondances multiples TER ou grandes lignes à Clisson (vers la Roche sur Yon et la banlieue nantaise), Cholet (vers Angers), Bressuire (vers Saumur Tours), Parthenay (potentiellement vers Niort, Thouars et Saumur).


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La Gare de Parthenay

 

+ Un rétablissement de la liaison Nantes Limoges. La liaison Poitiers Limoges vient d’être améliorée (devant permettre le trajet en 1h30) et mieux desservie avec 7 AR/jour. Limoges permet d’atteindre Périgueux, Brive, le Massif Central.

 

+ Le passage de trains de fret (céréales vers les ports atlantiques et les usines bretonnes d’aliments de bétail, matériaux de carrière du Thouarsais, éventuellement bois, conteneurs, etc…)

 

 

A Suivre (suite et fin)

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 07:30

 

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Première partie de l'article ici 

 

 

 

Options pour relier l’Ouest à la LGV SEA (2)

 

 

Le lancement de la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours Bordeaux) réveille les villes et les régions de l’Ouest qui se rendent compte qu’elles seront mal reliées à la future LGV vers la péninsule ibérique (+ Toulouse, le piémont pyrénéen et la Méditerranée occidentale)

 

 

2) Nantes Bordeaux par St Pierre des Corps/Tours

 

Dans cette solution, il est possible qu’il y ait quelques trains directs Nantes Bordeaux (avec arrêts dans toutes les gares importantes du parcours), mais il est plus probable que la majorité des liaisons nécessitera un changement à St Pierre/Tours.


Il faudra accepter de payer un prix très supérieur au trajet actuel (du fait du kilométrage de 520 km au lieu de 376 km actuellement et du fait du péage d’accès à la LGV).

 

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Gare de St Pierre des Corps

 

Le passage envisagé de 140 à 200 km/h entre Angers et Tours apporterait un gain de temps limité, mais bénéficierait à d’autres liaisons : quelques TGV, Nantes Orléans, Nantes Tours Bourges Lyon.

Le coût est estimé à 500 millions (75 PN à traiter).

 

Pour Nantes Bordeaux, le détour par Tours/St Pierre nécessiterait au moins 3h et n’apporterait pas de gain significatif par rapport à la ligne actuelle améliorée, d’autant que la correspondance est vécue comme un allongement significatif du temps de transport et rebute le voyageur.

 

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Gare de Tours

 

La solution ne va pas dans le sens du développement durable : augmentation forte du kilométrage, faible report modal depuis l’avion ou la voiture, et n’améliore pas la desserte de territoires mal desservis (côte Atlantique ou Vendée - Nord Poitou).

 

 

A suivre (3 et Fin)

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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 07:32

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Options pour relier l’Ouest à la LGV SEA

 

 

Le lancement de la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique (Tours Bordeaux) réveille les villes et les régions de l’Ouest qui se rendent compte qu’elles seront mal reliées à la future LGV vers la péninsule ibérique (+ Toulouse, le piémont pyrénéen et la Méditerranée occidentale).

 

C’est effectivement un enjeu important pour l’Ouest. Les propositions d’amélioration fusent entre lesquelles il est nécessaire d’y voir clair.

 

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1) Nantes Bordeaux par la ligne actuelle

 

Plusieurs élus se sont prononcés pour une réduction du temps de transport. Début 2011, une étude interrégionale devrait fournir des données sur les scenarii d’amélioration de la ligne, avec un objectif de temps de parcours de 3h, contre plus de 4 actuellement.

 

La ligne a un rôle de desserte locale important : 15% seulement des voyageurs iraient de Nantes à Bordeaux, d’autant plus que la desserte TER est insuffisante, en particulier entre La Roche sur Yon et la Rochelle. Une durée de trajet plus courte augmentera la fréquentation, mais aussi la proportion de voyageurs allant de Nantes à Bordeaux, au détriment de la voiture et de l’avion (3 AR/jour actuellement).

 

Intérêt d’une ligne modernisée :

 

+ Dessert une zone côtière en forte croissance démographique.

L’INSEE vient d’indiquer que la croissance des régions atlantiques allait de poursuivre. Pour une augmentation de population en moyenne de 15% en France à l’horizon 2040, celle de Poitou Charentes serait de 18,5%, celles de Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine tourneraient autour de 25%.

Les seuls besoins de proximité, localisés entre deux grandes métropoles aux multiples correspondances, justifient l’amélioration de la ligne.


+ Permet des correspondances TER

à Clisson (vers Cholet), la Roche sur Yon (vers les Sables d’Olonne et potentiellement Bressuire Saumur), la Rochelle (vers Niort), Saintes (vers Angoulème et Royan), des correspondances banlieue des métropoles à Clisson et Saint Mariens

 

+ Allège la future LGV SEA d’un trafic par rapport aux autres solutions...

 

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La gare de la Rochelle, les gares intermédiaires bénéficieraient du renouvellement de la voie

 

 

A  Suivre 

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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 08:30

Sans voitures : point de salut à l'abbaye de Fontevraud ?

Fontevraud est un équipement culturel important de la Région Pays de la Loire. La fréquentation est significative (166 000 entrées en 2006, soit entre 1000 et 2000 visiteurs/jour en saison : un des monuments les plus visités en Pays de la Loire), mais  stagnante depuis de nombreuses années, malgré les investissements continus de remise en état et de valorisation.

 

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Autocar du réseau Anjou bus. Aucune ligne n'existe  pour desservir Fontevraud


Un site inaccessible en Transport en Commun.

L’abbaye est isolée, loin  des grandes agglomérations et des lignes de transport. Le site n’est pas accessible en transport en commun, payant ainsi une localisation excentrée aux frontières du département (pas d’autocar départemental) et de la Région.

Les habitants des bords de Loire, de Fontevraud ne peuvent se déplacer autrement qu’en voiture.


Comment améliorer l’accès depuis les grandes villes voisines, Nantes, Angers, Tours, qui sont aussi des grandes villes touristiques et qui regroupent les plus nombreux visiteurs potentiels ?


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Entrée de la gare de Tours

 

Une liaison en autocar : une offre pertinente

Une liaison Saumur Fontevraud serait peu fréquentée et sans trafic suffisant hors saison, car se terminant dans une ville à la population limitée.


P1020531.jpg Décor de la gare de Tours en faïence


Une liaison en autocar entre Saumur (40 000 hab) et Chinon (9 000 hab) serait plus pertinente. Elle mettrait de plus en relation, sur 35 km, des territoires  à fort potentiel touristique (bords de Loire, caves et  troglodytes, Montsoreau, Fontevraud, et le pays de Rabelais (Lerné, Seuilly), regroupant 5 000 hab actuellement non desservis.

 

 

Une desserte a mettre en coordination avec les TER Centre et Pays de la Loire

Les deux villes de Saumur et Chinon sont accessibles à partir des grandes agglomérations, avec une bonne desserte journalière (une dizaine de liaisons de Nantes et Angers vers Saumur et autant de Tours vers Chinon), cependant plus faible le dimanche.

2005-saumur-tgv-nantes-marseille-v2.jpg Gare de Saumur


Trois à quatre allers et retours quotidiens en car Saumur Chinon, coordonnés avec les TER,  seraient un minimum, à mettre en place par les régions Centre et Pays de la Loire.


P1040293.jpg

 

Une offre répondant à la fois à la demande touristique et à celle des habitants

Serait ainsi constitué un itinéraire transport public Sud Loire entre Saumur et Tours desservant une série de villes et de sites de grand intérêt touristique (dont Azay le Rideau et son château). 


Le coût de cette liaison devrait être amorti par les recettes directes,  les retombées sur les activités locales, et les possibilités offertes aux habitants d’accéder aux villes voisines.

 


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les propositions de la FNAUT Pays de la Loire - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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