Voici l'état des réponses reçues par la FNAUT à la date du jeudi 7 juin 2007.
Réponse des candidats sur la circonscription 53 02 (CHATEAU-GONTIER) :
LISTE DES CANDIDATS Deuxième circonscription 53-02
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titulaire
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Réponse et date
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Katell MAUTIN
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FN
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DS
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Marc BERNIER
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UMP
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X 6 juin 2007
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Sophie LEFORT
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MPF
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Martine AMELIN
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LO
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Dominique NOIROT
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LCR
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Jean Yves GRIOT
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Vert
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X 1 juin 2007
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Linda BRUNEAU
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PS
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Claudette LEFEBVRE
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PC
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Elisabeth DOINEAU
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UDF-MD
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X 13 juin 2007
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Vincent SAULNIER
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SE/DD
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X 5 Juin 2007
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Guy ROUSSEAU
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SE
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Joseph GAUDIN
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L F A
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Brigitte ANGIBAUD
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M PRE
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Questionnaire
Politique des transports et environnement
1. Quelles sont vos propositions en matière de transport et en particulier de transport collectif ? En tant que député(e) quels seraient les moyens que vous voudriez mettre en
avant ou les lois qui vous sembleraient prioritaires dans le secteur des transports pour lutter efficacement contre l’effet de serre et le réchauffement climatique?
Le secteur des transports contribue pour 26 % à l’effet de serre, et sa part est en augmentation. Il est urgent d’inverser la tendance. Il
faut agir dans deux directions : re- localiser les productions qui peuvent l’être pour réduire les volumes à transporter d’une part, développer les transports collectifs et le transport des
marchandises par rail ou voie d’eau, d’autre part.
Concrètement il faut abandonner les projets autoroutiers et réaffecter les budgets vers le rail, et les voies d’eau pour le fret, vers
les trains régionaux et TGV pour les voyageurs. En ville, il faut donner la priorité absolue aux transports collectifs.
Un territoire quel qu'il soit ne saurait se développer s'il ne dispose d'une infrastructure d'axes de communication suffisamment dense et
ramifiée pour permettre à ses habitants de pouvoir se déplacer de façon optimale.
Les axes routiers, parce qu'ils permettent facilement de mailler un territoire, font partis des équipements que tout élu, et à fortiori un député,
se doit de renforcer pour garantir un développement à son territoire. Dans le même objectif, les transports collectifs par autocars ou trains constituent également des pistes privilégiées et
recherchées.
Cela étant, les incertitudes liées aux pénuries annoncées du pétrole tout autant que le réchauffement climatique nous incitent à envisager une
politique de transport collectif sous l'angle du développement durable.
Parallèlement, et outre le désenclavement de Château Gontier Bazouges, il convient d'agir plus généralement sur celui du
sud-Mayenne.
Là encore, des besoins existent notamment la nécessité de renforcer la RN 171 - Axe Laval/St Nazaire via
Cossé-le-Vivien/Craon/Renazé/Pouancé/Nozay. La mise en 2x2 voies de la sortie sud-ouest de Laval, dans la partie comprise entre le rond-point de la polyclinique et la RD 112, constitue à
l'évidence une avancée significative.
Cela étant, son impact pour le développement du sud-Mayenne reste très limité. Il faut donc poursuivre cet effort de
désenclavement.
A l'instar de la RN 171, la mise en 2x2 voies de la RN 162 Laval/Angers via Château Gontier Bazouges demeure également une priorité, la priorité,
au regard du trafic conséquent (notamment poids-lourds) supporté par cet axe routier.
Sachant les délais importants de mise en œuvre des projets (10 à 20 ans), il est urgent d'initier rapidement une mise en 2x2 voies complète de
cet axe routier majeur et vital pour l'économie de notre Département.
Pour lutter efficacement contre l’effet de serre et le réchauffement climatique en matière de transport, je suis convaincu qu’il est
nécessaire d’encourager les Français à changer leur comportements quotidiens, en les incitant d’une manière ou d’une autre à moins utiliser leur véhicule individuel et à privilégier les
transports en commun. Mais pour y parvenir et que ce changement d’habitudes soit naturel, il faut développer des transports en commun rapides, confortables, sûrs, et circulant sur une large
amplitude horaire pour satisfaire aux besoins du plus grand nombre.
Pour ce qui est des transports longs, j’estime qu’il est urgent de développer le fret ferroviaire, le ferroutage, les
canaux et les autoroutes de la mer, qui sont moins polluants que les transports routiers. Pour autant, le développement de ce type de transport, notamment par voie maritime, ne peut être
envisageable que si un contrôle international veille scrupuleusement aux règles de circulations et à l’état des
navires de transport maritime. De plus, la densité du trafic de poids lourds entre la Grande-Bretagne et l’Espagne, qui fait de la France une zone de fret routier sans communes mesures, avec les
conséquences que l’on connaît, implique qu’il faille développerà tout prix des moyens de substitution moins polluants et
plus protecteurs de l’environnement. Il me semble donc urgent d’engager une réflexion de grande envergure sur les travaux d’infrastructure les plus utiles pour
l’avenir.
La ligne Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant
2. Votre circonscription est traversée par la voie ferrée Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant / Montoir de Bretagne (St Nazaire) inaugurée à la fin des années 1870. Le
tronçon Sablé / Château-Gontier est ouvert au trafic fret et sur la section Château-Gontier / Segré le trafic s’est arrêté en septembre 1994. Quelle est votre position concernant cette
voie de chemin de fer sachant que c’est la seule possibilité d’offrir une alternative au mode routier ?
Cette voie ferrée qui irrigue la région des Pays de la Loire depuis le grand port de Montoire est une chance et un atout.
Il faut bien entendu la conserver et engager dès maintenant les études pour sa remise en service.
Le train apparaît dès lors comme une alternative intéressante au transport routier, encore faut-elle qu'elle soit économiquement réaliste. En ce
sens, l'étude lancée par le Conseil Régional des Pays de la Loire concernant la réouverture d'une ligne TER de voyageurs entre Château-Gontier et Sablé-sur-Sarthe me semble de nature à pouvoir
juger du potentiel client et à démontrer la faisabilité financière d'une telle opération
En d'autres termes, je suis favorable à la réouverture de cette ligne voyageur Château-Gontier / Sablé, encore faut-il qu'au nom de
l'intérêt général le contribuable (qui inévitablement sera mis à contribution) y retrouve son compte.
S’agissant du tronçon ferroviaire Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant / Montoir de Bretagne, je suis plutôt favorable à sa
réouverture et à la mise en place de liaisons régulières pour desservir toutes les villes de la ligne. Pour autant, l’exploitation de cette dernière dépend du bon vouloir de la SNCF qui est la
seule à pouvoir en apprécier l’opportunité. Or, si cette ligne ferroviaire a été fermée en 1994, c’est que les usagers qui en justifiaient le maintien se sont peu à peu détournés de ce mode de
transport. Mais inversement, je doute que la réouverture de cette ligne fasse changer les pratiques des usagers qui semblent préférer la voiture aux transports en commun. Aussi, pour revendiquer
sa réouverture, il faudrait pouvoir démontrer que cette ligne serait utilisée par une clientèle importante et constante, afin que cela puisse correspondre aux exigences commerciales de la SNCF.
Si tel est le cas, vous pourrez compter sur mon soutien pour, d’une part, demander qu’une étude d’impact soit établie et, d’autre part, pour intervenir auprès des autorités compétentes pour
défendre le bien-fondé de ce projet.
3. Les
élu(e)s locaux, depuis l’apparition du dossier de Rocade Sud notamment, évitent de se prononcer sur la question de fond : Le sud Mayenne peut-il décider, aujourd’hui de se couper
irrémédiablement, de Nantes, de Châteaubriant, d’Angers, de Paris et du réseau ferroviaire dans son ensemble ? Qu’en pensez-vous ?
Je constate à regret qu’une majorité des élus du conseil communautaire considère que le train à Château Gontier, c’est du passé !
Ce sont précisément eux qui n’ont pas de vision d’avenir, ni le souci du devenir de la planète. Le retranchement et le déclassement des voies seraient une énorme faute. Il faut
cependant noter que quelques élus deviennent réceptifs aux arguments développés par la FNAUT et l’association ROCAD.
Pour ce qui est de la rocade Sud, il est vrai qu’elle est dans tous les esprits et que sa mise en œuvre donne l’impression de mettre sous le
boisseau les autres projets dont vous parlez. Sur ce point, il faut bien avoir à l’esprit que la ligne TGV répond à un programme de désenclavement national et régional, notamment à l’égard de la
Bretagne, ainsi qu’à des priorités budgétaires. Les deux projets – celui de la ligne Sablé / Châteaubriant et la ligne TGV – doivent avant tout être considérés comme des projets complémentaires
et non concurrents, comme vous le laissez sous entendre. Qui plus est, leur mise en place répond à des contraintes budgétaires qui font qu’ils ne peuvent pas être traités simultanément, mais l’un
après l’autre
4. Depuis 2001, suite aux
diverses actions de la FNAUT pour obtenir le retour du train sur cet axe, plusieurs décisions administratives et juridiques[1] sont venues conforter
notre volonté de préserver l’emprise de la voie. Tout irait pour le mieux, si le projet de Rocade Sud[2] de Château-Gontier ne venait
annihiler toutes perspectives de réouverture.
Ce projet dont le coût a plus que doublé (8,85 millions d’€ lors de l’Enquête Publique) atteint actuellement les 15 millions d’Euros (sans tenir compte de
la dépréciation financière des biens immobiliers des habitants d’AZE). Ce projet obsolète, archaïque, impopulaire a 20 ans d’âge et il cumule tous les inconvénients à la différence du
barreau Nord. Dans le contexte actuel de lutte contre les gaz à effet de serre, ne serait-il pas plus sage d’exiger de la part de l’Etat qu’il revoit ce projet au profit d’un choix
alternatif pour le contournement de Château-Gontier, tout en préservant le retour du train sur l’ensemble de cet axe ?
Corollaire de cette perspective de réouverture ferroviaire de la ligne Château-Gontier/Sablé, le désenclavement routier de Château Gontier
Bazouges rendu indispensable eu égard aux éléments ci-après :
La ville de Château-Gontier Bazouges représente un nœud routier d'importance dont les axes principaux sont constitués par l'itinéraire d'intérêt
régional Laval / Nantes et par la route nationale RN 162 Laval (53) / Angers (49).
Cette route a connu une augmentation de trafic de 70 % sur la période 1985/2000, évolution nettement supérieure à la moyenne de celle constatée
au niveau national.
Plus récemment, l'analyse des trafics réalisée par l'Equipement en 2000 fait apparaître un engorgement très significatif sur l'agglomération
notamment dans le secteur sud légitimant à titre prioritaire une rocade sud et, à court terme, un barreau de liaison au nord, entre la RD 1 et la RN 162.
Les comptages effectués en février 2004 démontrent à l'évidence une augmentation significative et régulière du trafic sur l'agglomération,
principalement en deux points particulièrement sensibles puisque situés en secteur fortement urbanisé :
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Secteurs
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Trafic 2000
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Comptage 2004
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Evolution
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Rue Garnier
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19.768 véh/jour
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21.887 véh/jour
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+ 11 %
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Avenue Joffre
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12.048 véh/jour
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12.249 véh/jour
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+2 %
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La situation est donc réellement préoccupante surtout lorsque l'on sait que les projections de trafic à l'horizon 2020, sont d'ores et déjà
approchées.
Le projet de rocade sud se doit en conséquence d'être réaliser dans les plus brefs délais afin de permettre :
1) Une sécurisation de la partie urbaine de la RN 162 : De nombreux accidents de piétons ont été malheureusement constatés avenue Joffre et rue Garnier, étant précisé
que pour cette dernière portion, en 2 fois 2 voies, trop d'automobilistes l'utilisent comme créneau de dépassement des poids-lourds qui transitent par l'agglomération.
2) Un développement de l'agglomération : Eu égard à la présence de la rivière La Mayenne, tout développement équilibré des 2 rives nécessite des franchissements en
nombre suffisant.
Enfin, la réalisation d'un pont au nord pour relier les RD 1 et RN 162 apparaît incontournable. Conscient des coûts importants d'une telle
réalisation à raison des ouvrages d'art à édifier, cette perspective doit néanmoins être défendue et intégrée dans les documents d'urbanisme, et ce, pour une mise en œuvre à moyen
terme.
Concernant le projet alternatif dont vous parlez, je crains que cela ne retarde une fois de plus ce projet qui dure – comme vous le
rappeliez – depuis près de 20 ans. Faut-il prendre ce risque, même si cela doit retarder d’autant plus le projet de réouverture de la ligne Sablé / Château-Gontier/Segré/Châteaubriant ? Quoi
qu’il en soit, même si je suis résigné à admettre que la nouvelle ligne TGV n’aura aucune incidence directe pour la Mayenne, et que notre département ne peut empêcher la Bretagne de se
« rapprocher » de Paris, je reste néanmoins intimement persuadé de la complémentarité du train à grande vitesse et du TER qui pourrait desservir la ligne Sablé /
Châteaubriant.
Rapprochement avec la Région, virgule de Sablé [3]
5. Le fuseau de la future
ligne TGV, passant au voisinage de Sablé, peut permettre grâce à l’aménagement d’un raccordement province/province de recréer à partir de Laval une liaison directe avec Angers / Nantes, et
permettre enfin de raccorder notre département à la Région.
Cet aménagement mineur (moins de 2 km), proposé par la FNAUT a recueilli le vote favorable du département, de la CAL, de
plusieurs conseils de développement et des 2 Conseils Economiques Régionaux (Pays de la Loire et Bretagne)... Il dépend maintenant de la réalisation du TGV Ouest même s’il n’était pas
envisagé dans l’Avant Projet Sommaire (APS) pour la LGV. Une étude régionale est en cours. Quelle est votre position ?
Bravo pour cette proposition de la FNAUT.
La virgule de Sablé me semble tout autant être d'un intérêt majeur pour relier deux lignes ferroviaires à fort potentiel mais également
pour mailler notre territoire en dessertes régionales et interrégionales. En outre, ce désenclavement ferroviaire connecterait enfin directement les habitants de l’arrondissement de
Château-Gontier à Laval, Angers, Nantes et Paris.
Partisan inconditionnel du désenclavement de notre département et notamment de son ouverture vers les grands pôles économiques de la Région
des Pays de la Loire, j’avais, en tant qu’élu du Conseil Général de la Mayenne, voté en faveur de l’aménagement d’un raccordement permettant la liaison directe de Laval avec Angers/Nantes. En
outre, la convention, signée au Ministère des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, le 30 janvier 2007 – que j’avais défendue auprès de Dominique PERBEN – garantit le maintien du
nombre d’arrêts et la qualité des dessertes du T.G.V., notamment pour la gare de Sablé.
Démocratie participative
6. Dans
certaines situation la société civile et les associations en particulier sont obligées de saisir la justice administrative contre des décisions administratives arbitraires. Les recours sont
rarement suspensifs. Tant que les dossiers ne sont pas jugés, l’action contestée se poursuit avec des conséquences irrémédiables. Pourtant depuis 2001 les décisions contestées sont annulées par
le Conseil d’Etat et les Tribunaux Administratifs confirment les arrêts de la juridiction administrative suprême. Seriez-vous favorable à une modification de la loi pour que tous les
contentieux soient suspensifs ?
Le problème est d’autant plus aigu que les délais pour des recours devant les tribunaux administratifs sont particulièrement longs. C’est
pourquoi, je ne suis pas certain que tous les recours doivent être suspensifs. Je souhaiterai, sur cette question, consulter des hommes de loi.
Vous fustigez tout d’abord l’effet non suspensif des recours administratifs qui empêche que l’action contentieuse d’une personne habilitée à
agir mette un terme provisoire au caractère exécutoire des décisions administratives, le temps que la juridiction saisie se soit prononcée. Or, vous n’êtes pas sans savoir que ce principe, qui
repose sur la présomption de légalité des actes administratifs, a été érigée en règle fondamentale du droit public par le Conseil d’Etat (arrêt CE, Ass., 2 juillet 1982, Huglo). Il existe une
dérogation à ce principe, introduit par la loi du 4 février 1995, qui consiste à reconnaître un caractère suspensif aux déférés préfectoraux diligentés contre les actes des collectivités
territoriales. Cette dérogation pourrait être étendue à tous les justiciables. Pour ma part, je ne serais pas opposé à remettre en cause le principe de la légalité des actes administratifs, et
par la même celui de l’effet non suspensif des recours, notamment en développant la suspension provisoire d’exécution. D’ailleurs, le principe du respect des droits
de la défense impose de pouvoir obtenir le sursis à exécution de la décision attaquée. A défaut, au même titre des dérogations
qui peuvent exister en matière de travaux sur les monuments historiques ou de reconduites à la frontière, je serais assez favorable que les recours – dans le cadre des grands travaux ayant un
impact sur la nature ou l’environnement ou qui présentent des exigences d’intérêt général – aient un effet suspensif et qu’ils soient traités dans l’urgence pour éviter de bloquer
inutilement les projets qui peuvent présenter un intérêt majeur pour la population.
7. L’ordonnance du 9 juin 2005
a modifié le mode des consultations concernant les déclassements des lignes. Cette nouvelle procédure ne renforce pas la transparence et la démocratie. Pour la FNAUT tout projet de déclassement
de ligne devrait faire l’objet d’une évaluation prospective sérieuse puis être soumis à enquête d’utilité publique comme c’est le cas quand il s’agit d’aliéner le moindre chemin vicinal.
Qu’en pensez –vous ?
Oui, un projet de déclassement de ligne mérite une évaluation sérieuse et une enquête publique car les enjeux vont au delà de la
rentabilité immédiate : quel service pour les usagers, quel aménagement du territoire, quelle politique des transports ?
Ensuite, concernant l’ordonnance du 9 juin 2005, j’estime que tout déclassement d’une ligne devrait, au préalable, faire l’objet d’une étude
d’impact objective et plurilatérale, afin que tous les acteurs et les usagers du service public en question y soient associés.
Réponse globale
J'ai bien reçu vos courriels et je vous en remercie sincèrement. Malheureusement, nous sommes tellement sollicités
pendant cette campagne que c'est difficile de répondre à tous et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Je n'ai eu ni le temps ni les moyens humains pour vous répondre avec précision.
J'ai préféré m'abstenir plutôt que d'avoir une réponse évasive. Toutes les questions étaient extrêmement intéressantes, j'apporterai plus tard ma contribution au débat, mais j'ai besoin
d'examiner ces dossiers avec attention. Pour tous ces sujets, en tant qu'élue locale, j'ai toujours privilégié le débat et la concertation, c'est pourquoi je considère qu'il faut associer
largement la population et tous les collectifs associatifs. (E. Doineau le 13/06/07)
Déclaration complémentaire
Par Fnaut Pays de la Loire
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Publié dans : Spécial Election Législative
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Comme la FNAUT s'y était engagée, nous publions les réponses qui nous sont parvenues :
Premier constat, les écologistes et la gauche sont les seuls à avoir répondu alors que tous les candidats ont été relancés. La droite n'a absolument pas adressé la moindre réponse ... Ce qui
est aussi une manière de répondre. Les Transports Publics ce n'est pas leur priorité semble t-il à l'heure où le G8 se penche sur le réchauffement
climatique....
Réponses des candidats sur la circonscription 53 01 (LAVAL) :
LISTE DES CANDIDATS Première circonscription 53-01
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titulaire
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Réponse et date
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Paul LE MORVAN
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FN
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Guillaume GAROT
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PS
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X 4 juin 07
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Benoît PERNIN
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UDF -MD
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Serge FAGUET
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PT
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Geneviève BOUGARD
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LO
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Isabelle CORDEAU
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MPF
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Yohann THIAUX
|
LCR
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X 5 juin 07
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Françoise MARCHAND
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Vert
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X 2 juin 07
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Michèle AUBUJEAU
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SE
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François d’AUBERT
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UMP
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Michel SORIN
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MRC
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X 6 juin 07
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Jacques POIRIER
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PC
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Bernadette BRESARD
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L F A
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Bernard LANGLADE
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SE
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Questionnaire
Politique des transports et environnement
1. Quelles sont vos
propositions en matière de transport et en particulier de transport collectif ? En tant que député quelles sont les moyens que vous voudriez mettre en avant ou les lois qui vous semblent
prioritaires dans le secteur des transports pour lutter efficacement contre l’effet de serre et le réchauffement climatique?
Les transports sont responsables de presque 1/3 de l’émission de gaz à effet de serre et leur part ne cesse d’augmenter encore. Il faut agir vite
pour inverser ce processus et pour cela agir dans 2 directions :
- relocaliser les productions qui peuvent l’être pour réduire les volumes à transporter
- développer les transports collectifs et le transport du fret par le rail ou les voies d’eau.
Très concrètement et très rapidement, il faut stopper tout projet autoroutier et en réaffecter les budgets vers le rai et les vois d’eau pour le
transport de marchandises, vers les TGV, les TER et les tram-trains pour les voyageurs. En ce qui concerne les transports en ville, il faut absolument privilégier les transports collectifs et
alternatifs.
Il semble primordial dans l’idée dans un égal accès de chacun aux transports de se rapproprier collectivement cette question par le biais
d’un véritable service public du transport mis à mal ces dernières années par les gouvernements successifs qu’ils soient de droite mais aussi de gauche. Pour la LCR, au niveau national comme au
niveau local, il nous semble important de développer le réseau ferroviaire, pour le transport des personnes mais aussi pour celui des marchandise à travers la généralisation du Ferroutage, seule
alternative au « tout routier » et aux conséquences dramatiques sur l’environnement que l’on connaît.
J’ai bien reçu votre questionnaire et vous en remercie. Pendant les périodes électorales et au-delà, le
débat avec les associations est nécessaire pour formuler des propositions concrètes. Cela est
particulièrement vrai concernant le développement du transport ferroviaire. Ce sujet concerne
directement la vie quotidienne des Mayennais.
Comme élu local, je me suis clairement engagé pour le développement du transport ferroviaire. Cela
contribuerait efficacement à la réduction des gaz à effet de serre. Au-delà, le transport ferroviaire est
un outil majeur pour désenclaver et améliorer la solidarité entre nos territoires
La lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique fait partie des trois priorités que j’ai présentées dans ma profession de foi
(voir ci-joint et sur mon blog). Je m’inspire des positions de l’association « Sauvons le climat », qui a fait des propositions concrètes, y compris en ce qui concerne le transport
(voir ci-après un extrait de l’article paru le 3 juin sur mon blog, catégorie « environnement climatique et énergies »).
« Rechercher l'efficacité carbone dans le secteur des transports :
- Par la réduction de vitesse,
- Par la généralisation du ferroutage avec traction électrique et le développement du fluvial grand gabarit,
- Par le développement des transports en communs électriques,
- Par l'extension des voitures individuelles électriques ou hybrides-électriques avec échange standard des batteries vides par des pleines dans les
stations service,
- Plutôt que produire des biocarburants de première génération, utiliser la biomasse pour produire de la chaleur, ce qui est actuellement
économiquement préférable.
Par contre, développer les biocarburants de deuxième génération, fabriqués à partir de la plante entière, dans la mesure où des sols sont disponibles
pour cet usage ».
La ligne Laval / Mayenne
2. Votre circonscription s’étend jusqu’au Nord du département et elle est traversée par l’ancienne voie ferrée Laval (la Chapelle Anthenaise) / Mayenne
(Caen). Quel est votre position sur cette voie de chemin de fer sachant que c’est la seule possibilité d’offrir une alternative au mode
routier ?
Elue depuis 1998 au Conseil Régional des Pays de la Loire, c’est depuis pratiquement cette date que je défends la préservation de l’emprise de cette
voie en vue d’une réouverture et j’ai d’ailleurs milité (et je continuerai de le faire) aux côtés de l’association TRACES contre le projet de contournement de Mayenne. Je suis arrivée à faire en
sorte qu’une étude de faisabilité soit faite et cette étude a montré que ce sont près de 1000 voyageurs qui seraient intéressés chaque jour par ce moyen de transport. Cette réouverture figure
désormais dans le Schéma Régional des Infrastructures et des Transports (SRIT) qui sera adopté à l’automne.
Il faut réhabiliter cette voie et la développer. Les enjeux sont multiples : emploi, environnement et bien sûr transport
accessible à tous.
En Mayenne, je m’engage à mettre le train au service de tous les Mayennais. J’agirai en particulier
pour la réouverture de la ligne Laval-Mayenne. L’information et la mobilisation des citoyens sont
nécessaires pour faire avancer ce dossier utile à un développement équilibré de notre département.
J’appuie à fond cette position de réouverture de la voie ferrée Laval – Mayenne avec des moyens modernes de liaison courte entre villes.
C’était déjà ma position quand je siégeais au Conseil régional avant mars 2004.
3. Elle dessert
également tout un secteur périurbain de la Communauté d’Agglomération de la ville de Laval (Louverné, La Chapelle Anthenaise, Châlons-du-Maine…) qu’elle pourrait rattacher au réseau ferré
national et européen après réouverture. Plus généralement pensez-vous que le nord Mayenne peut se couper aujourd’hui et irrémédiablement
du réseau ferroviaire ?
Il est impensable que le Nord Mayenne se coupe du réseau ferroviaire et donc des réseaux national et européen. La réouverture de la ligne
Laval-Mayenne est la chance du Nord Mayenne de se désenclaver, la
chance aussi du secteur périurbain de l’agglomération lavalloise concerné de se rendre plus facilement au centre ville de Laval.
NON, il est au contraire nécessaire de développer ce réseau.
Non.
4. Depuis 2000,
suite aux diverses actions des associations pour obtenir le retour du train sur cet axe, les prises de position de différents responsables politiques mais aussi plusieurs décisions
administratives et juridiques[1] sont venues conforter notre volonté de préserver l’emprise de la voie. Tout irait pour le mieux pour ce projet, si l'implantation de l'échangeur
de la future déviation[2] de
Mayenne ne venait annihiler toutes perspectives de réouverture.
Il est donc urgent de revoir cette implantation et la configuration du point d’échange afin d’assurer le maintien d’une emprise à gabarit ferroviaire permettant
le retour du train ultérieurement. Etes-vous favorable d’exiger de la part de l’Etat une modification de cet échangeur ? Si oui, comment comptez-vous faire aboutir rapidement cette
demande, étant donné son caractère urgent ?
Je pense effectivement qu’une négociation soit menée avec l’Etat pour arriver à une modification de l’implantation de l’échangeur. J’ai déjà alerté
mon collègue Vert Romain Langlet, membre de la commission transports infrastructures, ainsi que le président de la commission des transports du Conseil régional de l’importance de ce
problème.
Oui, nous y sommes favorables
Ainsi, je m’engage, pour ne pas compromettre la réalisation de se projet, à demander une modification
de l’implantation de l’échangeur prévue pour la déviation de Mayenne.
C’est un point d’information dont je ne disposais pas. Le député de la première circonscription devra peser en faveur de cette
modification
Offre ferroviaire
5. Que
pensez-vous de l’offre de transport ferroviaire entre Le Mans / Laval / Rennes ?
La FNAUT la juge non satisfaisante et pour pallier cette situation,
ellesouhaite que l’accès aux T.G.V. soit possible aux titulaires de l’abonnement de travail régional lorsque
l’offre TER n’est pas satisfaisante (TGV de fin de soirée…). Partagez–vous cette analyse ? Si oui vous engagerez-vous en particulier
à intervenir dans ce dossier ?
L’offre de transport sur l’axe Le Mans –Rennes n’est effectivement pas satisfaisante et ce pour 2 raisons :
- La vétusté du matériel TER et l’imprévoyance de la majorité précédente du Conseil régional qui n’a pas commandé de nouveau matériel font que les trains sont
souvent en panne. Le Conseil régional a acheté, en 2006, 47 rames de trains pour un montant de 220 millions d’euros.
- Les voyageurs munis d’abonnements de travail régionaux devraient avoir accès aux TGV. Ceci ne se fait pas du seul fait de la SNCF.
Cette offre est effectivement plus qu’insuffisante
Elu, j’agirai pour améliorer l’offre actuelle de transport ferroviaire. Je me mobiliserai notamment pour
maintenir les dessertes de TER. Au-delà, je soutiens votre proposition d’accès aux TGV des abonnés
du transport régional.
Oui, je partage votre analyse et je m’engage à intervenir.
Rapprochement avec la Région, virgule de Sablé [3]
6. Le fuseau de la future ligne
TGV, passant au voisinage de Sablé, peut permettre grâce à l’aménagement d’un raccordement province/province de recréer à partir de Laval une liaison directe avec Angers / Nantes, et permettre
enfin de raccorder notre département à la Région.
Cet aménagement mineur (moins de 2 km), proposé par la FNAUT a recueilli le vote favorable du département, de la CAL, de
plusieurs conseils de développement et des 2 Conseils Economiques Régionaux (Pays de la Loire et Bretagne)... Il dépend maintenant de la réalisation du TGV Ouest même s’il n’était pas
envisagé dans l’Avant Projet Sommaire (APS) pour la LGV. Une étude régionale est en cours. Quelle est votre position ?
La « virgule de Sablé » fait elle également partie des points que je défendais déjà pendant la mandature précédente lors des sessions du
Conseil régional. La nouvelle majorité a validé cet aménagement et voté des crédits d’étude.
Nous sommes favorables à la mise en place de cette « virgule »
Enfin, je continuerai à me battre pour le projet de Virgule de Sablé et le raccordement de Laval à
Nantes. Ce projet serait une grande avancée pour notre département. J’agirai pour que les Mayennais
soient mobilisés et unis autour de ce projet. C’est un enjeu majeur pour l’ouverture et l’attractivité de
notre département
Vous le savez, j’étais intervenu auprès du président du Conseil régional et au sein de la Commission permanente afin de soutenir votre
proposition. J’avais eu alors une réponse peu convaincante, qui était celle de l’appareil administratif de la Région. Je suis heureux de constater que le dossier, grâce à la nouvelle majorité
régionale, a bien avancé.
Démocratie participative
7. Dans
certaines situation la société civile et les associations en particulier sont obligées de saisir la justice administrative contre des décisions administratives arbitraires. Les recours sont
rarement suspensifs. Tant que les dossiers ne sont pas jugés, l’action contestée se poursuit avec des conséquences irrémédiables. Pourtant les décisions contestées sont souvent annulées par
les Tribunaux Administratifs ou le Conseil d’Etat (cf. action de la FNAUT). Seriez-vous favorable à une modification de la loi pour que tous les contentieux soient suspensifs ?
Le problème des recours non suspensifs est crucial et les délais pour des recours peuvent effectivement avoir des répercussions catastrophiques pour
l’environnement. Je ne saurais toutefois répondre à votre question sur une modification de la loi rendant tous
les contentieux suspensifs.
Oui
Assurément.
Commentaires complémentaires
Merci à la FNAUT, aux associations TRACES et ROCAD pour le travail qu’elles accomplissent.
Françoise Marchand
Candidate Les Verts
Yohann THIAUX
Ligue Communiste Révolutionnaire
Guillaume GAROT
Candidat PS
Michel SORIN
MRC
[1]
Voir liste en annexe 1
[2]
Voir plan en annexe 2
[3]
voir plan En annexe 3
Par Fnaut Pays de la Loire
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Publié dans : Spécial Election Législative
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Comme convenu voici les premières réponses pour la circonscription de Château-Gontier .
Questionnaire 53 02
Politique des transports et environnement
1. Quelles sont vos propositions en matière de transport et en particulier de
transport collectif ? En tant que député(e) quels seraient les moyens que vous voudriez mettre en avant ou les lois qui vous sembleraient prioritaires dans le secteur des transports pour
lutter efficacement contre l’effet de serre et le réchauffement climatique?
Le secteur des transports contribue pour 26 % à l’effet de serre, et sa part est en augmentation. Il est urgent
d’inverser la tendance. Il faut agir dans deux directions : re- localiser les productions qui peuvent l’être pour réduire les volumes à transporter d’une part, développer les transports
collectifs et le transport des marchandises par rail ou voie d’eau, d’autre part.
Concrètement il faut abandonner les projets autoroutiers et réaffecter les budgets vers le rail, et les voies
d’eau pour le fret, vers les trains régionaux et TGV pour les voyageurs. En ville, il faut donner la priorité absolue aux transports collectifs.
Un territoire quel qu'il soit ne saurait se
développer s'il ne dispose d'une infrastructure d'axes de communication suffisamment dense et ramifiée pour permettre à ses habitants de pouvoir se déplacer de façon optimale.
Les axes routiers, parce qu'ils permettent facilement de mailler un territoire, font partis des équipements que tout élu,
et à fortiori un député, se doit de renforcer pour garantir un développement à son territoire. Dans le même objectif, les transports collectifs par autocars ou trains constituent également des
pistes privilégiées et recherchées.
Cela étant, les incertitudes liées aux pénuries annoncées du pétrole tout autant que le réchauffement climatique nous
incitent à envisager une politique de transport collectif sous l'angle du développement durable.
Parallèlement, et outre le désenclavement de Château Gontier Bazouges, il convient d'agir plus généralement sur celui du
sud-Mayenne.
Là encore, des besoins existent notamment la nécessité de renforcer la RN 171 - Axe Laval/St Nazaire via
Cossé-le-Vivien/Craon/Renazé/Pouancé/Nozay. La mise en 2x2 voies de la sortie sud-ouest de Laval, dans la partie comprise entre le rond-point de la polyclinique et la RD 112, constitue à
l'évidence une avancée significative.
Cela étant, son impact pour le développement du sud-Mayenne reste très limité. Il faut donc poursuivre cet effort de
désenclavement.
A l'instar de la RN 171, la mise en 2x2 voies de la RN 162 Laval/Angers via Château Gontier Bazouges demeure également une
priorité, la priorité, au regard du trafic conséquent (notamment poids-lourds) supporté par cet axe routier.
Sachant les délais importants de mise en œuvre des projets (10 à 20 ans), il est urgent d'initier rapidement une mise en
2x2 voies complète de cet axe routier majeur et vital pour l'économie de notre Département.
La ligne Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant
2. Votre circonscription est traversée par la voie ferrée Sablé / Château-Gontier
/ Segré / Châteaubriant / Montoir de Bretagne (St Nazaire) inaugurée à la fin des années 1870. Le tronçon Sablé / Château-Gontier est ouvert au trafic fret et sur la section Château-Gontier /
Segré le trafic s’est arrêté en septembre 1994. Quelle est votre position concernant cette voie de chemin de fer sachant que c’est la seule possibilité d’offrir une alternative au mode
routier ?
Cette voie ferrée qui irrigue la région des Pays de la Loire depuis le grand port de Montoire est
une chance et un atout. Il faut bien entendu la conserver et engager dès maintenant les études pour sa remise en service.
Le train apparaît dès lors comme
une alternative intéressante au transport routier, encore faut-elle qu'elle soit économiquement réaliste. En ce sens, l'étude lancée par le Conseil Régional des Pays de la Loire concernant la
réouverture d'une ligne TER de voyageurs entre Château-Gontier et Sablé-sur-Sarthe me semble de nature à pouvoir juger du potentiel client et à démontrer la faisabilité financière d'une telle
opération.
En d'autres termes, je suis favorable à la réouverture de cette ligne
voyageur Château-Gontier / Sablé, encore faut-il qu'au nom de l'intérêt général le contribuable (qui inévitablement sera mis à contribution) y retrouve son compte.
3. Les élu(e)s locaux, depuis l’apparition du dossier de Rocade Sud notamment,
évitent de se prononcer sur la question de fond : Le sud Mayenne peut-il décider, aujourd’hui de se couper irrémédiablement, de Nantes, de Châteaubriant, d’Angers, de Paris et du réseau
ferroviaire dans son ensemble ? Qu’en pensez-vous ?
Je constate à regret qu’une majorité des élus du conseil communautaire considère que le train à Château
Gontier, c’est du passé ! Ce sont précisément eux qui n’ont pas de vision d’avenir, ni le souci du devenir de la planète. Le retranchement et le déclassement des voies seraient une énorme
faute. Il faut cependant noter que quelques élus deviennent réceptifs aux arguments développés par la FNAUT et l’association ROCAD.
4. Depuis 2001, suite aux diverses actions de la FNAUT pour obtenir le
retour du train sur cet axe, plusieurs décisions administratives et juridiques[1] sont venues conforter notre
volonté de préserver l’emprise de la voie. Tout irait pour le mieux, si le projet de Rocade Sud[2] de Château-Gontier ne
venait annihiler toutes perspectives de réouverture.
Ce projet dont le coût a plus que doublé (8,85 millions d’€ lors de l’Enquête Publique) atteint actuellement les 15 millions d’Euros (sans tenir compte de la dépréciation
financière des biens immobiliers des habitants d’AZE). Ce projet obsolète, archaïque, impopulaire a 20 ans d’âge et il cumule tous les inconvénients à la différence du barreau Nord.
Dans le contexte actuel de lutte contre les gaz à effet de serre, ne serait-il pas plus sage d’exiger de la part de l’Etat qu’il revoit ce projet au profit d’un choix alternatif pour le
contournement de Château-Gontier, tout en préservant le retour du train sur l’ensemble de cet axe ?
Oui.
Corollaire de cette perspective de réouverture ferroviaire de la ligne Château-Gontier/Sablé, le désenclavement routier de
Château Gontier Bazouges rendu indispensable eu égard aux éléments ci-après :
La ville de Château-Gontier Bazouges représente un nœud routier d'importance dont les axes principaux sont constitués par
l'itinéraire d'intérêt régional Laval / Nantes et par la route nationale RN 162 Laval (53) / Angers (49).
Cette route a connu une augmentation de trafic de 70 % sur la période 1985/2000, évolution nettement supérieure à la
moyenne de celle constatée au niveau national.
Plus récemment, l'analyse des trafics réalisée par l'Equipement en 2000 fait apparaître un engorgement très significatif
sur l'agglomération notamment dans le secteur sud légitimant à titre prioritaire une rocade sud et, à court terme, un barreau de liaison au nord, entre la RD 1 et la RN 162.
Les comptages effectués en février 2004 démontrent à l'évidence une augmentation significative et régulière du trafic sur
l'agglomération, principalement en deux points particulièrement sensibles puisque situés en secteur fortement urbanisé :
|
Secteurs
|
Trafic 2000
|
Comptage 2004
|
Evolution
|
|
Rue Garnier
|
19.768 véh/jour
|
21.887 véh/jour
|
+ 11 %
|
|
Avenue Joffre
|
12.048 véh/jour
|
12.249 véh/jour
|
+2 %
|
La situation est donc réellement préoccupante surtout lorsque l'on sait que les projections de trafic à l'horizon 2020,
sont d'ores et déjà approchées.
Le projet de rocade sud se doit en conséquence d'être réaliser dans les plus brefs délais afin de permettre :
1) Une sécurisation de la partie urbaine de la RN 162 : De nombreux accidents de
piétons ont été malheureusement constatés avenue Joffre et rue Garnier, étant précisé que pour cette dernière portion, en 2 fois 2 voies, trop d'automobilistes l'utilisent comme créneau de
dépassement des poids-lourds qui transitent par l'agglomération.
2) Un
développement de l'agglomération : Eu égard à la présence de la rivière La Mayenne, tout développement équilibré des 2 rives nécessite des franchissements en nombre suffisant.
Enfin, la réalisation d'un pont au nord pour relier les RD 1 et RN 162
apparaît incontournable. Conscient des coûts importants d'une telle réalisation à raison des ouvrages d'art à édifier, cette perspective doit néanmoins être défendue et intégrée dans les
documents d'urbanisme, et ce, pour une mise en œuvre à moyen terme.
Rapprochement avec la Région, virgule de Sablé
5. Le fuseau de
la future ligne TGV, passant au voisinage de Sablé, peut permettre grâce à l’aménagement d’un raccordement province/province de recréer à partir de Laval une liaison directe avec Angers / Nantes,
et permettre enfin de raccorder notre département à la Région.
Cet aménagement mineur (moins de 2 km), proposé par la FNAUT a recueilli le vote favorable du département, de la CAL, de
plusieurs conseils de développement et des 2 Conseils Economiques Régionaux (Pays de la Loire et Bretagne)... Il dépend maintenant de la réalisation du TGV Ouest même s’il n’était pas
envisagé dans l’Avant Projet Sommaire (APS) pour la LGV. Une étude régionale est en cours. Quelle est votre position ?
Bravo pour cette proposition de la FNAUT.
La virgule de Sablé me semble tout autant être d'un intérêt majeur pour relier deux
lignes ferroviaires à fort potentiel mais également pour mailler notre territoire en dessertes régionales et interrégionales. En outre, ce désenclavement ferroviaire connecterait enfin
directement les habitants de l’arrondissement de Château-Gontier à Laval, Angers, Nantes et Paris.
Démocratie participative
6. Dans certaines situations la société civile et les associations en particulier sont obligées de saisir la justice administrative contre des décisions administratives arbitraires.
Les recours sont rarement suspensifs. Tant que les dossiers ne sont pas jugés, l’action contestée se poursuit avec des conséquences irrémédiables. Pourtant depuis 2001 les décisions contestées
sont annulées par le Conseil d’Etat et les Tribunaux Administratifs confirment les arrêts de la juridiction administrative suprême. Seriez-vous
favorable à une modification de la loi pour que tous les contentieux soient suspensifs ?
Le problème est d’autant plus aigu que les délais pour des recours devant les tribunaux administratifs sont
particulièrement longs. C’est pourquoi, je ne suis pas certain que tous les recours doivent être suspensifs. Je souhaiterai, sur cette question, consulter des hommes de
loi.
7. L’ordonnance du 9 juin 2005 a
modifié le mode des consultations concernant les déclassements des lignes. Cette nouvelle procédure ne renforce pas la transparence et la démocratie. Pour la FNAUT tout projet de
déclassement de ligne devrait faire l’objet d’une évaluation prospective sérieuse puis être soumis à enquête d’utilité publique comme c’est le cas quand il s’agit d’aliéner le moindre chemin
vicinal. Qu’en pensez –vous ?
Oui, un projet de déclassement de ligne mérite une évaluation sérieuse et une enquête publique car les enjeux vont au delà de
la rentabilité immédiate : quel service pour les usagers, quel aménagement du territoire, quelle politique des transports ?
En complément
Je tiens à féliciter la FNAUT et ROCAD pour le travail accompli dans le sens de l’intérêt général à long terme.
.
Jean Yves Griot
Candidat Les Verts, 2ème circonscription.
"Quel service
pour les usagers, quel aménagement du territoire, quelle politique des transports ? "
Jean Yves Griot Candidat Les
Verts, 2ème circonscription.
Nom : GRIOT
Prénom : Jean Yves
Partis : Les Verts
Circ. de Château Gontier
VINCENT SAULNIER
Adjoint au Maire
de Château-Gontier Bazouges
Candidat du Centre
2ème Circonscription de la Mayenne
Par Fnaut Pays de la Loire
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Publié dans : Spécial Election Législative
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