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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 08:01

Un petit focus sur la poursuite de la construction du réseau autoroutier français dans le cadre de la campagne N°31 d'Agir pour l'Environnement 

 

A Montpellier, Pau, Rochefort, Strasbourg, Mâcon, Lyon, Castres, Tours, Toul… la pieuvre autoroutière tisse sa toile. Pourtant, chaque nouvelle autoroute pose systématiquement les mêmes problèmes : une bande de bitume de plusieurs dizaines de mètres de large fragmente les milieux écologiques et limite ainsi le brassage des espèces.

 

Chaque année, ce sont 60 000 hectares de terre qui disparaissent sous le bitume !

Les autoroutes asphyxient les zones périphériques et rurales qu’elles transpercent sans les desservir et qui se résument à de vagues lieux de passage exposés aux bruits et polluants de toute sorte.


 

Ces nouvelles artères (ou hub) sont une invitation à de nouveaux flux de circulation motorisés et constituent donc une incitation à émettre des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires.

De plus, la possibilité offerte aux automobilistes d’accroître leur vitesse a un coût énergétique direct. Le fait, par exemple, de passer d’une vitesse de 120 à 130 km/h engendre une hausse de 14 % de sa consommation, l’équivalent de 1 litre de carburant supplémentaire pour 100 km.

Pire, en investissant massivement pour ce type d’infrastructures, l’Etat opte durablement pour le transport de marchandises par voie routière, dont le bilan carbone ne cesse d’être décrié.

C’est ainsi que depuis 1990, le secteur « transport » a accru ses émissions de CO2 de 26 %!

                           Le transport de marchandises par la route, corollaire du développement du réseau autoroutier


L’Etat français doit revoir sa copie en publiant un schéma national des infrastructures excluant tout financement en faveur de la construction de nouvelles autoroutes.

 

• Route Centre Europe Atlantique : Capen (71)

A65 Pau-Langon

A45 Lyon-Saint Etienne

Rocade autoroutière nord de Grenoble

• A32 Toul-Luxembourg : Association du Toulois pour la préservation du cadre de vie

A831 entre Rochefort et Fontenay le Comte

Autoroute Castres-Toulouse

Contournement ouest de Strasbourg

A10bis Contournement de Tours

• Mise en 2x2 voies de la RN88 : Non à la deuxième autoroute – Brugers – 48100 Palhers

Mise en concession autoroutière de la RN154 entre Orléans et Rouen



                         L'autoroute A 28 dans la Sarthe dont la fréquentation s'apparente à celle d'une départementale (voir)

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Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
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commentaires

DJAMENT A. 26/11/2009 08:17


Tout à fait d'accord avec cet article ; il est vraiment absurde et effrayant de persister aujourd'hui dans une telle voie alors que le réseau d'autoroutes et voies rapides existant est déjà bien
trop développé. Néanmoins, une petite critique au niveau de l'argumentation : dire " Pourtant, chaque nouvelle
autoroute pose systématiquement les mêmes problèmes : une bande de bitume de plusieurs dizaines de mètres de large fragmente les milieux écologiques et limite ainsi le brassage des espèces." est
juste mais mérite d'être nettement précisé. En effet, construire (ou rouvrir) une voie ferrée consomme aussi des terres et fragmente les espaces naturels, mais nous n'y sommes pas forcément
hostiles, au contraire ! (Optimiser le réseau existant est indispensable mais absolument insuffisant.)
   Si j'ai les bons chiffres en tête, une ligne ferroviaire à deux voies, même à grande vitesse, consomme environ deux fois moins d'espace qu'une autoroute à quatre voies. Au niveau de
l'impact sur l'environnement naturel, je n'ai jamais vu d'études comparant une voie de chemin de fer et une voie routière, mais cela doit exister quelque part (ou alors mérite d'être réalisé).
  De toute façon, le reste du sujet souligne bien les aspects les plus évidents sur lesquels le développement routier est infiniment plus néfaste.
   Mais même en en restant à la consommation d'espace, il est important de rappeler (ce que les sujets de ce blog font d'ailleurs régulièrement) qu'un autre aspect fondamental du
gaspillage de terre lié à la promotion du transport routier est celui du mode d'urbanisation dont il s'accompagne. Là encore, si j'ai les bons chiffres en tête, la destruction de terre liée à
l'urbanisation est au moins égale à celle liée à la construction de routes. Double gaspillage générateur de nombreux cercles vicieux.


N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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