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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 08:13

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Synthèse du 19ème congrès de la FNAUT


19ème congrès de la FNAUT :

les usagers dénoncent la politique des transports

 

 

Le 19ème congrès de la FNAUT s’est tenu à Nantes les 15 et 16 novembre 2014. Les 150 participants, venus de toute la France, ont exprimé leur déception et leur vif mécontentement.

 

Les transports oubliés


Comme celle du gouvernement Ayrault, la politique actuelle des transports n’a été précédée d’aucune réflexion de fond et se met en place de manière improvisée, incompréhensible car sans ligne directrice, sans vision économique, sociale et écologique à long terme.


Le projet de loi sur la transition énergétique ne concerne que la voiture électrique et ignore totalement le secteur du transport collectif : un comble !


Le redécoupage régional est conçu sans la moindre référence aux flux de déplacements.

 

Une faiblesse regrettable devant les lobbies


Le gouvernement cède à tous les lobbies : « bonnets rouges », transporteurs routiers, constructeurs automobiles, autocaristes, syndicats de cheminots, entreprises de travaux publics et bien d’autres.


Cette faiblesse amène à des décisions incohérentes, démagogiques, contraires à une transition énergétique et ruineuses pour l’Etat : l’abandon de l’écotaxe en est le meilleur exemple.  


2006_interloire_st_nazaire_v1.jpg

 

Le service public menacé


Refusant la suppression des niches fiscales anti-écologiques et la mise en œuvre d’une fiscalité écologique soi-disant punitive, le gouvernement se prive des moyens nécessaires à une politique ambitieuse d’investissements de transports urbains et ferroviaires (alors que les pays européens voisins relancent leurs investissements de transports collectifs).


Les transports collectifs sont de plus en plus saturés dans les zones denses et restent sous-développés dans les zones périurbaines et rurales.


Une dégradation très sensible du service public ferroviaire est déjà observée : transferts sur route de services TER et Intercités, fermetures de lignes régionales et interrégionales.

 

Une politique routière dépassée


Des projets autoroutiers sont relancés même en milieu urbanisé : A45, A31 bis, GCO de Strasbourg, Nouvelle Route du Littoral à La Réunion,… Les travaux routiers sont réintroduits dans les Contrats de plan Etat-Régions. RFF ne peut plus entretenir 2 500 km de lignes capillaires fret.


La libéralisation des services interrégionaux d’autocars est engagée sans recherche d’une complémentarité entre train et autocar, elle menace les services Intercités par écrémage.

 

Des contradictions


La FNAUT ne critique pas systématiquement et reconnaît que des décisions positives ont été prises. Ainsi 500 millions € vont être consacrés au renouvellement du matériel Intercités et la réforme ferroviaire affirme le rôle de l’Etat-stratège et crée un « gestionnaire d’infrastructure unifié ». Mais l’ouverture indispensable du rail à la concurrence (qui a pourtant fait ses preuves en Allemagne) a été écartée alors que la concurrence va être introduite dans le transport de voyageurs par autocar.


La FNAUT demande au gouvernement de corriger d’urgence sa politique qui menace très sérieusement le transport public au moment où la demande du public est croissante, et qui contribue à la dégradation de l’environnement local et global.

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Published by Fnaut Pays de la Loire - dans FNAUT en France
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commentaires

MARSILLE 22/12/2014 18:51


Je suis navré de constaté que de:


1 - la politique manque de volonté claire et cohérente dans le développement du transport public. c'est à dire en intégrant les budgets consacré au routier qu'on peut économiser en réinvestissant
dans le ferroviaire.


2 - le transport public en soit ne peut pas etre complètement rentable, sont bénéfice va au-dela du prix bu billet. ce sear trop beau de le faire payer à 100% par l'usager. Il y a un bénéfice
claire pour la société en générale de choisir le transport en public: moins de frais d'entretien des routes, moins de pollution. moins d heures perdues dans les embouteillages.


3 - la priviatisation ne peut qu'etre benefique pour un vrai progrès pour la société, l'usager sans que nous vendons notre patrimoine et/ou donnons des benefices aux sociétés privés (comme pour
l'eau, l'électricité et tout le reste).


faire attention par rapport au TAFTA, cela ira encore plus loin, et l'état français meme n'aura plus rien à dire, que ces yeux pour pleurer en s'agenouillant devant l'OMC. D'ailleurs notre nouvau
président de la commission CE, M Juncker, en est un grand partisan pour nous soumettre à ce système ultra-capitaliste, et de nous soumettre comme des esclaves modernes. Travailler plus pour avoir
rien de meiux, que de devoir consommer ... quelle vie!!!


vous avez compris, je suis très inquièt sur notre futur que nous préparrer les politiques et lobbyies transnationales.


j'espère que je ne suis pas seul, peut etre ensemble nous pourrions infléchier l'évolution vers un progès humaine et non pas capitalistique.


Merci d'avoir lu et s'interroger sur ce qui se prépare


 


bonne fetes quand meme!!

Fnaut Pays de la Loire 22/12/2014 20:35



Merci pour vos voeux


et votre message



michou 21/12/2014 11:07


"Les usagers dénoncent la politique des transports": Qui ne serait pas d'accord avec ce constat de bon sens de la connivence, effective et constante, entre la classe politique et certains lobbies
dont les agissements anti-ferroviaires sont flagrants ? Pas grand'monde en toute logique.


Mais néanmoins deux choses me paraissent contradictoires: le fait de citer les syndicats de cheminots parmi les lobbies (principalement routiers), et surtout l'affirmation récurrente de
"l'ouverture indispensable du rail à la concurrence".


1°) Intégrer les syndicats dans les ant-ferroviaires est tout simplement déplacé: ce ne sont pas eux qui soutiennent les fermetures de gares, les suppressions de personnel, une politique
tarifaire visant à la rentabilité immédiate, l'abandon de l'Ecotaxe, la relance du programme autoroutier, bref une politique des transports largement faussée et ouvertement en faveur de la route.
En cela continuer à stigmatiser certains cheminots ou leurs représentants nuit à l'ensemble de la profession et encourage les propos orduriers que l'on peut découvrir sur le Net.


2°) Prétendre avec obstination, et une certaine mauvaise foi, que l'ouverture à la concurrence va résoudre les problèmes du ferroviaire est une contre-vérité manifeste et purement idéaliste.La
mise en oeuvre actuelle de l'accès de la concurrence montre déjà ses limites, exemple cette société privée qui exploite des trains de nuit dont les défaillances n'ont pa été relatées dans les
médias: vétusté du matériel, pannes, retards, qualité de service insuffisante...


Que dire du Fret où les sociétés privées se sont ruées sur les trafics les plus rentables et en précipitant la filialisation de Fret SNCF (c'était effectivement le but recherché!)


Et on nous dit que cette solution serait appliquée au TER ? Il est évident que le privé ne se contenterait pas de reprendre "des petites lignes délaissées par la SNCF", mais s'accapareraient là
aussi les plus rentables, car c'est bien connu l'appétit vient en mangeant. Sans parler du renouvellement futur des conventions TER pour lesquelles certaines Régions ne font plus mystère de
lancer des appels d'offres ouverts au privé dans le but affiché de mettre la SNCF en état d'infériorité, si cela ne s'appelle pas de la privatisation rampante, cela y ressemble très fortement.


Pour conclure il semble que les motivations profondes de la FNAUT pour la défense du service public qu'officiellement elle soutient.


FNAUT, SNCF, Etat, Europe même combat ? A vous de répondre en ne tirant pas sur l'ambulance.

Fnaut Pays de la Loire 22/12/2014 01:32



Je crois qu'il faut arrêter d'idéaliser les cheminots parce qu'ils ont une part de responsabilité dans l'état où se trouve la SNCF, le chemin de fer. Il faut arrêter de faire croire que les
syndicats de cheminots les plus importants sont des bisounours et qu'ils ne sont en rien responsable de  la situation .Ils ont codirigé cette entreprise puisque l'Etat a laissé à la SNCF le
soin de le faire.


Mais ce qui les a le plus préoccupé c'est leur statut avant de vouloir péréniser l'activité de l'entreprise. Pas de changements imposés par l'Etat de l'extérieur et un conservatisme provenant de
l'intérieur résultant de l'accord tacite syndicat - direction pour ne rien changer et avoir la paix sociale. Cela se traduit maintenant par une déconnexion de la sncf vis à vis de l'extérieur :
le monde change et la SNCF ne s'est pas adaptée sauf sur les marges... Son outil de production est vieux le réseau s'est rétréci comme une peau de chagrin...


La SNCF coûte cher et son service se dégrade : il y a+ de 360 trains supprimés en 2013 sur l'étoile ferroviaire du Mans.


Il faut que les ter soient soumis aux appels d'offre comme dans les transports urbains et les interurbains. L'exploitation se fera sous le régime de la DSP (Délégation de Service PubliC). C'est
la collectivité  : la Région qui sera l'AO et qui choisira son prestataire. Je suis représentant d'une association de consommateurs et je souhaite que les usagers payent un service au prix
qu'il coûte et pas à celui que la sncf estime !


Quant aux privés  : le premier groupe de transport public s'appelle Kéolis : filiale de la SNCF ... qui exploite des réseaux à l'étanger... Que la sncf soit cohérente avec ses choix et son
développement à l'étranger... La sncf est loin d'être en infériorité... Par contre une société qui ne s'adapte pas c'est une société qui meurt surtout dans le cadre de la mondialisation...



N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !

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