A Laval : le Conseil de Développement de Laval Agglomération serait-il virtuel ?
Les deux seules associations membres de cette instance de dialogue s'interrogent sur son existence en pointillé...
Cela fait presque trois ans que le Conseil de Développement de Laval
Agglomération ne s’est pas réuni c’est un paradoxe alors que les candidats aux élections municipales redoublent d’attention pour recueillir
les avis de leurs concitoyens et que l’actuel maire de Laval et à ce
titre Président de Laval Agglo, redécouvre les qualités du dialogue social et des rencontres avec les habitants.
Visiblement cela ne semble préoccuper personne ni le maire de Laval, ni le Président du Conseil de Développement M. Jean Paul Noury qui avait
pourtant manifesté de l’intérêt pour prendre sa présidence lors de sa création fin 2004.
Laval : une exception en Pays de La Loire
C’est que jusqu’en décembre 2004 Laval faisait exception dans les Pays de la Loire ; c’était la seule agglomération de taille importante à ne pas
s’être dotée spontanément de cette instance de démocratie participative (Nantes, Angers, Le Mans … même Châteaubriant et Ancenis avaient leur Conseil de Développement et en Mayenne le Pays
de la Haute Mayenne s‘était doté de cette instance de concertation…).
Les Conseils de Développement ont été institués parla Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le
Développement Durable du Territoire (LOADDT) dite loi Voynet du 25 juin 1999. Le Conseil de développement est une instance qui permet d'associer la société
civile à l'élaboration et au suivi des projets concernant une agglomération ou un Pays.
C’est un lieu de dialogue entre les acteurs économiques, sociaux, associatifs afin de faire émerger des idées, des propositions pour un développement
durable du territoire. Il est en quelque sorte un outil d’aide à la décision des élus. Ce qui est en phase au regard de l’actualité récente et des consultations pré
électorales.
Une instance de dialogue c’est plutôt bien d’autant que, paradoxalement François d’AUBERT, maire
de Laval et Président de l’Agglomération rappelle dans le dernier édito du journal de Laval Agglomération (n°7 hiver 2007) que la ville « a connu un grand moment d’échanges et de
réflexions » avec la tenue et l’accueil du Grenelle de l’Environnement *. On ne peut rêver mieux comme apologie de la concertation et de la démocratie participative.
Un petit tour et puis s’en va…
Il s’est réuni 3 fois en tout et pour tout** depuis le 13 décembre 2004, date de sa mise en place. Il faut dire que sa création était une
condition imposée par la Région des Pays de la Loire pour la signature du Contrat Régional d’Agglomération.
Les moyens étaient dérisoires, la composition était déséquilibrée puisque 9 postes sur une trentaine étaient occupés par les Chambres Consulaires alors
que 2 associations seulement y siégeaient et que d’autres auraient dû légitimement y avoir leur place (maison de quartiers…).
Une fois le Contrat Régional d’Agglomération signé et entériné, la ville n’avait plus besoin de ce Conseil auquel le maire était opposé. Pourtant plusieurs sujets devaient être abordés : la culture, l’enseignement supérieur,
l’agriculture périurbaine… alors que le thème des transports avait été abordé avec le dossier TGV… Exit donc le Conseil de Développement jusqu’à la signature du prochain Contrat Régional
d’Agglomération ?
Pour les associations,
F. Eymon et B. Legot
*un des ateliers du Grenelle a traité de la démocratie participative et le compte rendu en plénière par le juriste Raphaël ROMI était très
intéressant.
** le 12 janvier 2005 et le 10 février 2005
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