Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la
Loire
Une publicité dont la SNCF se passerait bien pour le comité de ligne du 1 mars...
La gare de Sille-le-Guillaume
Presque à la limite des départements de la Sarthe et de la Mayenne, se trouve Sille-le-Guillaume, qui se situe sur la grande ligne diamétrale de chemin de fer Paris - Brest .
Sa gare démontre également son importance comme en témoigne son architecture... C'est cette importance qui est remise en cause par la SNCF...
La publicité comparative dont la SNCF se passerait....l
Depuis le début d'année, la gare est menacée par la SNCF qui a décidé de reduire les plages d'ouverture des guichets sans concertation préalable à l'origine, avec les élus... D'ou une agitation revendicatrice de la part des habitants, des élus et des usagers ... qui ont manifesté pour faire fléchir la SNCF.
Outre le fait que c’est une atteinte au service public en zone rurale, c'est aussi un mauvais coup porté au TER et au service rendu par les transports collectifs...
Oyé, oyé.... Avis à la population
Aussi la Région, pour dégoupiller la situation a fait plaquarder cette affiche en gare. La SNCF doit donc se tenir sur ces gar...de... Sillé le Guillaume bien sur.
Attention au
départ
Antenne Mayennaise
Communiqué de Presse
28/02/2012
La gare fait débat, mais les associations ne voudraient pas « rester sur le quai »
En effet, alors qu’à l’occasion du dernier conseil municipal de Laval, le dossier de l’aménagement de la gare a fait débat dans «l ‘hémicycle» entre les élus, la FNAUT en Mayenne constate que l’information sur ce dossier ne dépasse pas le stade de la communication (via la presse et les déclarations des élus).
Ainsi le contenu du dossier lui est inconnu et surtout comme elle le précise dans son courrier adressé au Député Maire de Laval, Guillaume GAROT, elle voudrait éviter des erreurs préjudiciables pour les usagers. Il lui « semble pourtant essentiel que le point de vue des usagers soit pris en compte dans le processus d’élaboration du projet bien en amont de sa présentation devant le public ».
De même pour la FNAUT, « ce projet ne doit pas être la transcription du seul point de vue des financeurs et des techniciens du transport ».
C’est pour cette raison que l’Association Régionale des usagers a fait une demande officielle, écrite, pour être associée au comité technique qui élabore le dossier de l’aménagement de la Gare.
Cette demande est d’autant plus motivée que depuis un certain temps, l’opérateur historique, la SNCF, n’a pas une attitude très réceptive vis à vis des demandes des usagers et l’actualité récente conforte plutôt cet état de fait. En effet depuis plusieurs mois les fermetures de gare (récemment : Sillé le Guillaume, Doulon, Bouaye, La Suze ou plus anciennement : Château Gontier, la Flèche…) se sont multipliées, la question des horaires de trains a été très mal vécue par de nombreux usagers et surtout la ponctualité sur la ligne Le Mans / Rennes (voir) s’est dégradée de plus belle.
De ce dernier point, il en sera question au prochain comité de ligne qui se déroulera à St Pierre la Cour, le jeudi 1 mars 2012 à 18h.
La gare de St Pierre la Cour n'est plus un BV ouvert aux voyageurs.
Le seul agent SNCF qui reste en poste est là pour assurer la sécurité...
Pour l’ensemble de ses dossiers la FNAUT souhaite avoir des réponses, elle préfère donc « prendre le train que de rester à quai ». A ce jour elle n’a pas encore eu réponse à son courrier.
Pour la FNAUT
Fabrice EYMON
Charte des Transports proposée par la FNAUT (2) :
les principes et les moyens d’une politique nouvelle
(février 2012)
( suite )
Les moyens d’une politique nouvelle
Une politique efficace des transports passe par une profonde révision du choix des infrastructures nouvelles (SNIT), encore beaucoup trop axé sur la route ; de la fiscalité et des financements ; de la réglementation et de la gouvernance.
Infrastructures nouvelles
+ Abandon des projets autoroutiers ou de type autoroutier
+ Abandon des projets aéroportuaires (Notre-Dame-des-Landes)
+ Abandon des projets de canaux à grand gabarit (Seine-Nord, Saône-Moselle)
+ Accélération des investissements de TCSP urbains, des aménagements cyclables et de
l’adaptation des transports urbains aux personnes handicapées
+ Régénération, modernisation et maillage du réseau ferré classique
+ Hiérarchisation des projets de LGV (abandon du projet Poitiers-Limoges)
+ Investissements à l’échelle européenne : lignes transfrontalières et internationales, autoroutes, ferroviaires et maritimes
En matière d'infrastructures, les choix favorisent la route au détriment du rail (2 x 2 voies de type autoroutière
entre Laval et Mayenne et voie ferrée Nantes - Bordeaux
Fiscalité
+ Diminution du niveau du barème fiscal kilométrique
+ Taxation du kérosène consommé par les avions en trafic intérieur
+ Introduction d’une écoredevance sur le billet d’avion pour financer les LGV
+ Hausse des taxes sur les péages autoroutiers pour financer les trains Intercités
+ Mise en place rapide de l’écoredevance poids lourds pour financer le fret ferroviaire (chaque écoredevance doit être affectée de manière précise, rationnelle et pédagogique)
+ Arrêt de la baisse du taux de la fiscalité des carburants automobiles
+ Suppression des subventions aux agrocarburants
+ Extension du versement transport des entreprises à l’ensemble du territoire
+ Retour de la TVA à 5,5% pour les transports publics
Le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes est emblématique des choix politiques dans le domaine des transports
Réglementation
+ Approfondissement du Code de la Rue
+ Réduction de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sur route et autoroute
+ Maintien des sanctions pour les petites infractions au Code de la route
+ Normes environnementales plus sévères (émissions de gaz à effet de serre par les véhicules)
+ Affichage obligatoire du contenu en gaz à effet de serre de toutes les prestations de transport
+ PDU obligatoires dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants
Gouvernance
+ Poursuite de la décentralisation (stationnement urbain, possibilité d’expérimenter le péage
urbain dans toutes les villes, autorisation d’augmenter la part régionale de la TIPP)
+ Répartition des compétences transport des départements entre agglomérations et régions
+ Simplification de la gouvernance du système ferroviaire
+ Ouverture à la concurrence (TER et trains Intercités) avec guichet unique pour le voyageur
et maintien de la tarification sociale
+ Soutien aux opérateurs ferroviaires de proximité (fret)
Communiqué de presse
Mardi 28 février 2012
44 tonnes : un camion qui coûtera cher aux contribuables et à l’environnement !
Dans le cadre de l'examen de la proposition de loi Warsmann sur la simplification du droit, les députés devraient adopter, ce mercredi 29 février, la suppression de l’obligation d'un sixième essieu pour les camions de 44 tonnes.
Cette disposition aura de graves conséquences sur l’environnement et les budgets des collectivités.
Explications.
Environnement, sécurité et porte-monnaie sacrifiés
Le texte permettra aux camions de circuler avec quatre tonnes de plus sans avoir à ajouter un essieu supplémentaire.
Cette disposition augmentera donc significativement l’impact des camions sur la chaussée et donc les coûts d’entretien [1] à la charge des collectivités et aura des conséquences graves en termes de sécurité en réduisant les capacités de freinage des véhicules.
De plus, en favorisant une nouvelle fois la compétitivité du transport routier de marchandises, elle pénalisera les modes alternatifs que sont le ferroviaire et le fluvial.
Pour Gérard Allard, spécialiste transport de marchandises à France Nature Environnement : « Nous sommes fermement opposés à la généralisation de ce type de méga camions et à cette mesure qui, dans un contexte de crise économique et environnementale – aggravation de la dette publique et assèchement des finances locales, dépendance aux énergies fossiles, raréfaction des ressources et changement climatique - revient à faire payer aux contribuables les coups de pouces accordés aux transporteurs routiers et à favoriser le report du rail vers la route.»
L’opinion de FNE confirmée par le CGEDD
Le rapport du Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable [2] (CGEDD), paru le 13 octobre 2011, indique que le « bilan socioéconomique » de l'autorisation des 44 tonnes est « globalement négatif » dans « l'hypothèse du maintien des véhicules à cinq essieux », car « les coûts de l'impact sur les chaussées dépassent l'avantage économique lié à l'amélioration de la productivité du secteur des transports ».
L’avantage économique ne justifie donc pas cette disposition.
Seul recours : la saisine du Conseil Constitutionnel
FNE souligne qu’outre le fait que cette disposition aura un impact environnemental négatif sans pour autant être compensé par son bilan socio-économique, elle n’est pas constitutionnelle.
En effet, pour Morgane Piederriere, chargée du suivi législatif à FNE « il s’agit d’un cavalier législatif sans rapport avec l’objet de la proposition de loi. De plus, la définition du poids autorisé relève du domaine réglementaire et non du domaine de la loi.Enfin, cet article est contraire à l’article 6 de la Charte de l’environnement, qui dispose que « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social. ».
Selon le rapport du CEGDD ce n’est pas le cas.
Pour toutes ces raisons, FNE invite les parlementaires à saisir le Conseil Constitutionnel pour qu’il constate l’inconstitutionnalité de cet article et l’abroge.
[1] Voir notre communiqué du 17 octobre dernier : voir sur le site de la FNAUT
Charte des Transports proposée par la FNAUT (1):
les principes et les moyens d’une politique nouvelle
(février 2012)
Des enjeux fondamentaux
L’organisation de la mobilité des personnes et des marchandises conditionne de nombreux paramètres de la vie collective ou interagit avec eux :
+ la facilité et la sécurité des déplacements quotidiens et occasionnels ;
+ la consommation des ménages ;
+ la qualité du cadre de vie et la santé publique ;
+ le fonctionnement des entreprises et l’équilibre de notre balance commerciale ;
+ l’urbanisme et l’aménagement du territoire ;
+ le réchauffement climatique (le transport en est le premier contributeur, avec la plus forte croissance).
Un état des lieux inquiétant
Malgré certaines évolutions positives, force est de constater que la situation n’est pas favorable :
+ la mobilité des piétons et cyclistes reste entravée par un trafic routier omniprésent ;
+ la mobilité des personnes handicapées s’améliore bien trop lentement ;
+ le nombre et la gravité des accidents de la circulation se maintiennent à un niveau inadmissible;
+ faute d’investissements réalisés à temps, le système de transport collectif (grandes
agglomérations, ferroviaire) est saturé et les infrastructures se sont dégradées ;
+ de vastes zones sont mal desservies (petites villes, zones rurales et périurbaines) ; l’accès
à l’emploi, aux établissements d’enseignement, aux services de santé est difficile pour une part notable de la population ;
+ les entreprises souffrent de la congestion des réseaux routiers et des transports publics ;
+ de nombreux services ferroviaires sont menacés (TER, Intercités et même TGV) ;
+ le fret ferroviaire a diminué de moitié depuis 2000 (il a augmenté de 50% en Allemagne) ;
+ l’étalement urbain (lié à la pénurie de logement social) et la métropolisation se sont poursuivis ;
+ les nuisances de l’automobile, du camion et de l’avion impactent le cadre de vie et la santé publique;
+ la segmentation et l’artificialisation du territoire n’ont pas été enrayées ;
+ la dépendance pétrolière et le réchauffement climatique se sont accentués.
Trois principes directeurs pour une politique nouvelle
L’expérience a largement démontré que la voiture (surtout en milieu urbain), le camion (surtout sur la longue distance) et l’avion (surtout sur la courte distance) occupent aujourd’hui une place excessive qui doit être réduite au bénéfice :
+ du vélo, du transport urbain, de l’autocar et du TER pour les déplacements de proximité ;
+ du TGV et du train Intercités pour les déplacements à moyenne et longue distance ;
+ du rail et de la voie d’eau pour le transport du fret.
Dans cette perspective, la FNAUT propose trois principes directeurs :
+ chaque mode de transport a un rôle à jouer mais il doit être cantonné à son domaine
de pertinence, défini à partir de ses caractéristiques techniques, économiques et environnementales ;
+ chaque mode de transport doit assumer ses coûts externes à travers sa tarification ;
+ l’aménagement du territoire et la politique industrielle doivent limiter le besoin de mobilité (densification urbaine, revitalisation des villes moyennes, relocalisation des activités).
A suivre
Communiqué de Presse du 22 février 2012
La FNAUT présente une Charte des transports aux candidats à l’élection présidentielle
Un paradoxe déconcertant
La politique des transports a un impact déterminant sur la vie sociale, sur l’économie et sur l’environnement. Or, alors que le thème du logement fait souvent l’objet d’un chapitre copieux des programmes des candidats, le thème des transports est quasiment absent de la présente campagne électorale.
Pour la plupart (mais on trouve quelques exceptions : Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Corinne Lepage), les candidats ne s’intéressent pas aux transports ou, s’ils évoquent ce sujet pourtant stratégique, le font en quelques lignes et en termes très généraux et ne s’engagent sur aucune mesure spécifique, technique ou financière.
Certains sujets, la sécurité routière par exemple, sont ignorés. Aucun d’eux n’a d’ailleurs consulté la FNAUT lors de l’élaboration de son programme.
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La démarche de la FNAUT
Cette observation, paradoxale et inquiétante, a incité la FNAUT à intervenir auprès des candidats.
+ Au lieu de les interroger sur leurs intentions, comme elle l’avait fait lors des précédentes campagnes électorales, elle a soumis à chacun d’eux une « Charte des transports », qui résume ses analyses et ses propositions pour une nouvelle politique des transports, afin de recueillir leurs réactions et les amener à préciser leurs choix, qu’elle rendra publics. (Publié sur le blog dans la semaine) .
+ Parallèlement, elle a étudié leurs publications et leurs déclarations publiques spontanées, dont on trouvera une analyse (ce sont les positions des candidats eux-mêmes qui ont été prises en compte, non celles des partis auxquels ils appartiennent ; leur programme contient rarement un chapitre transport, ce qui en rend la lecture difficile). (publié ultérieurement).
+ Cette analyse est précédée d’un bilan de l’action de Nicolas Sarkozy. (voir) .
La FNAUT rappelle qu’elle est rigoureusement indépendante politiquement, et que ses commentaires ne concernent que les choix des candidats dans le secteur des transports et de l’aménagement du territoire.
La FNAUT dans la campagne ... électorale...
Non, rassurez-vous la FNAUT ne se lance pas en politique ... elle suit les "politiques" dans leurs programmes et leurs propositions... pour mieux les analyser... mesurer les insuffisances et les avancées...
Deux semaines "très politiques" sur le Blog de la FNAUT
Cette semaine et la suivante le Blog de la FNAUT Pays de la Loire va publier dans un premier temps la "Chartes des transports" que la FNAUT Nationale a élaboré et qui définit selon elle, les principes et les moyens d’une politique nouvelle dans le domaine des transports.
Puis un nouveau bilan avec une analyse du quinquenat de Nicolas SARKOZY dans le domaine des transports sera publié, avant d'introduire les propositions des autres candidats qui seront eux aussi décryptés et analysés en fonction des attentes de la FNAUT ...
Donc tout un programme...
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" BASTA " informe ... et vous invite...
A l'occasion d'une précédente réunion de l'Association BASTA
Afin de faire le point sur le projet routier départemental Ancenis-Savenay, nous vous convions à notre réunion publique :
Mardi 28 février à 20h30 dans la salle municipale de Héric
Cette réunion, organisée conjointement avec l'ADR 164, nous permettra d'évoquer les récentes péripéties de ce projet dans sa partie située dans La Communauté de Communes de la Région de Blain (CCRB), mais surtout de proposer une alternative infiniment plus économe de l'argent public, des écosystèmes et du foncier agricole, respectueuse des riverains des voiries existantes.
Cette réunion sera bien entendu un lieu de débat et d'information, ouvert à tous.
L'ancienne gare de Blain en avril 2007 ( à comparer avec celle du site de la CCRB - voir lien)
Eric Paturel, pour Basta
La FNAUT vous propose une nouvelle conférence sur les transports en Europe avec pour thème "La mobilité au
Portugal " ...si vous êtes disponible mercredi 29 février entre 16h et 17h30...
Ici.
Après l'Espagne, la FNAUT c'est ... plein sud... avant d'aller ... chez nos amis polonais une prochaine fois ?
Un intéressant reportage de la chaîne régionale France 3 qui évoque la situation actuelle de la ligne Saint Gilles Croix de Vie / Sainte Pazanne / Nantes, en faisant s'exprimer les voyageurs.
Jean GASNIER pour la FNAUT explique en quelques mots que les finances ne vont pas au rail mais à la route : CQFD !
Le reportage commence au bout de 3'49 du début du journal le 19/20 du 22 février 2012 et s'achève à 6'20. Pour voir le reportage cliquez sur le lien ici.
L'état de la voie est tellement perceptible à l'image que le TER neuf tremble, bouge, tressaute de toute part et les voyageurs avec...
Autre image choc "l'alignement" de la voie qui ondule... ""Il était une fois dans l'Ouest" n'est pas loin. Il est vrai que l'âge de la voie est identique...et date du XIXème siècle...
Un véritable scandale que l'on doit à la politique menée depuis 40 ans en France...
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