Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la
Loire
Transports et Grenelle de l’environnement :
le fret ferroviaire est à contre-sens
La SNCF communique actuellement sur les grosses difficultés financières que rencontre sa branche Fret ferroviaire, avec comme conséquence l’abandon possible de l’activité du wagon isolé* qu’un audit a qualifiée d’activité non pertinente . Si cette activité est abandonnée, ceci représente près de 10 milliards de tonnes kilomètre pour l’année 2008 (l’équivalent de plus de 2 millions de poids lourds !) soit plus de 25% de l’activité fret ferroviaire.
Réaction et propositions des associations
Conformément à la loi Grenelle, le gouvernement affiche un objectif à court terme « une croissance de la part du fret non routier et non aérien de 25% à l’horizon 2012 par rapport à 2006 », objectif de plus en plus impératif au regard des urgences climatiques. Face aux annonces de la SNCF, le gouvernement refuse l’abandon du service wagons isolés….mais refuse aussi toute aide. Solution élégante pour obtenir rapidement au moins une perte de 25% des volumes du fret ferroviaire et une application parfaite des engagements du Grenelle…. Mais à contre sens !
A contre sens ... plus de route ! les engagements et les grands discours du Grenelle non respectés
Si le gouvernement souhaite maintenir ses objectifs, il doit intervenir de façon active et non pas se contenter d’observer. La desserte ferroviaire effective de tous les territoires est un sujet d’intérêt général. Le risque d’un décrochement des entreprises et territoires français de l’Europe ferroviaire est réel. A ce titre, des décisions stratégiques s’imposent. Nous proposons quelques pistes :
- Prendre réellement et fermement le dossier en main au niveau gouvernemental : nommer un Monsieur /Madame Fret Ferroviaire indépendant de la SNCF et de RFF, qui devra s’assurer de la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ;
- Mettre tout en œuvre pour la mise en place rapide des dessertes fines des territoires avec l’appui des collectivités, notamment par le projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité »**, freiné par la SNCF depuis de nombreuses années ;
- Appliquer, au nom de l’intérêt général, une tarification spécifique et très faible sur les péages d’infrastructure *** sur l’activité de regroupement des wagons isolés, quitte à augmenter ceux des trains entiers ;
- Stopper tous les projets en faveur du mode routier qui défavoriseraient encore plus le fret ferroviaire (projets d'autoroutes, généralisation du 44 tonnes, expérimentation de méga camions, mesures fiscales…).
Fret entre Pré en Pail et Alençon (photo Marc Lerochais)
Les échecs organisationnels de la SNCF ne doivent pas remettre en cause cette activité de transport de marchandises, présentant des avantages environnementaux évidents.
Face à une position d’attentisme de la part de l’Etat et de la SNCF, nous demandons que des actions en faveur du fret ferroviaire soient mises en œuvre au plus haut niveau. La première de ces mesures doit être le maintien, voire le développement, du wagon isolé et non son abandon. Elles doivent assurer la pérennité du transport ferroviaire et s’inscrire dans un plan de grande ampleur pour les années 2020 – 2025. Comment l’Etat tiendra-t-il ses engagements de transfert modal en transport marchandises et notamment le passage de la part du non routier et non aérien de 14% à 25% à l'échéance 2022 ?
Le Changement drastique de stratégie dans les transports, affiché au Grenelle de l’environnement, doit s’appliquer également au fret ferroviaire…Les choix à faire ne sont pas seulement économiques mais également environnementaux : c’est réellement le moment de mettre en œuvre la rupture annoncée.
Mardi 16 juin 2009
Communiqué de Presse Commun
FNAUT / FNE / Réseau Action Climat France / Les Amis de la
Terre
* : wagon isolé : collecte et regroupement de wagons à partir des sites des clients de la SNCF, pour constituer un train entier
** : projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité » : projet de la SNCF visant la prise en charge de la desserte ferroviaire locale par des acteurs économiques privés.
*** : péage d'infrastructure : péage payé par tout utilisateur du réseau ferroviaire à RFF. EN réduisant ce coût d'utilisation, on favorise le wagon isolé ( par rapport à la route) alors que le "train entier" est moins sujet à la concurrence routière.
Le slogan « Elargissez vos horizons » peut-il s’appliquer dans le Sud Mayenne ?
Alors que l’enquête publique sur la Rocade Sud se termine, il n’est pas inutile de rappeler les enjeux qui gravitent autour de la non réalisation du contournement de Château-Gontier à la place de la voie ferrée.
L’importance de la voie ferrée :
La ligne ferroviaire de Sablé-sur-Sarthe à Montoir-de-Bretagne constitue un itinéraire ferroviaire reliant initialement directement Paris-(Le Mans-Sablé) au port de Montoir de Bretagne puis St Nazaire en desservant Château-Gontier, Segré, Pouancé, Châteaubriant.
Seule une partie de l’emprise située entre Châteaubriant et Pontchateau a physiquement disparu. L’emprise ferroviaire reste physiquement ou juridiquement préservée de (Paris) Sablé à Châteaubriant suite aux 2 abrogations des décrets de Retranchement.
La réouverture de la ligne de Châteaubriant à Nantes étant programmée (fin des travaux 2013), il sera aisé de rejoindre Nantes et Savenay et la côte Atlantique. Il est déjà possible de rejoindre Rennes et la Bretagne Nord (St Malo…) à partir de Châteaubriant.
Autrement dit, cette ligne offre toujours la possibilité d’offrir un itinéraire ferroviaire « bis » en Pays de la Loire, entre Le Mans et Nantes, tout en desservant trois sous-préfectures (Château-Gontier, Segré et Châteaubriant).
Or la partie de l’itinéraire principal, située entre Angers et Nantes souffre de problèmes de saturation au point qu’est actuellement étudiée par R.F.F. la possibilité de construire des bouts de 3è voie, laquelle se heurte à d’importants obstacles techniques, environnementaux (La Loire est classée patrimoine mondial et la ligne sert de digue, contenant le fleuve sur une partie de son itinéraire ligérien. Quand sera–t’il en période de crue ?) et financiers (travaux de génies civils coûteux et plus cher que le coût de réouverture).
A chaque extrémité de la ligne, est prévue la
réouverture de sections ferroviaires : entre Châteaubriant et Nantes d’une part, entre Sablé et Château-Gontier d’autre part (au moins relance du trafic fret).
La voie ferrée entre Sablé
et Château-Gontier aux Agets St Brice
La Rocade Sud par son implication uniquement locale remet en cause la logique régionale d’aménagement du territoire et les perspectives de développement du territoire à moyen et long terme. Le sud Mayenne peut-il se passer de la seule voie ferrée qui traverse son territoire avec les aléas énergétiques que nous connaissons (hausse du pétrole, épuisement des ressources à long terme et crise écologique majeure).
La Rocade Sud est située dans la partie centrale de l’axe et sa coupure physique (symbolisée par la récupération par la route du seul pont ferroviaire) viendrait rendre impossible toute reconquête de l’axe ferroviaire dans son intégralité.
La balle dans le camp des élus.
La disparition physique de cette voie ferrée incombera aux seules élus de Château-Gontier, incapable de se projeter au delà des limites de leur territoire, à la Région incapable d’imposer ses vues surtout dans un domaine de sa compétence (le ferroviaire). Le problème est à Château-Gontier.
Avant d’entériner et de décider d’un nouvel aménagement routier, il serait plutôt judicieux que les élu(e)s locaux se prononcent sur une question de fond qui n’a à ce jour jamais été abordé mais toujours esquivé, à savoir :
Le Sud Mayenne peut-il décider, aujourd’hui de se couper irrémédiablement du réseau ferroviaire ? De se couper de Nantes, d’Angers, de Paris et de toutes les villes connectées par le rail en l’occurrence ?
Si les élu(e)s doivent faire un choix c’est d’abord celui ci, surtout dans une perspective à long terme. Avant même de se prononcer sur une variante routière de la rocade Sud, il serait plus profitable pour les populations (sans exclusivité) que le débat porte sur les conséquences à court, moyen et long terme de la non-possibilité de maintenir un lien ferré et des incidences en terme de développement.
Circulation d'un train de FRET à destination des Etablissements Maisonneuve
Aujourd’hui les Etablissements Maisonneuve se maintiennent sur Château-Gontier parce que la ligne dessert cette ville et que c’est un atout.
Concernant la Rocade Sud il est assez surprenant qu’en 2009 on puisse proposer un aménagement routier en zone urbanisée qui est ou sera :
o toujours plus gourmand en financement (le coût de la Rocade a été multiplié par 3)
o toujours plus consommateur d’espace
o toujours plus exclusif (au dépend de la voie de chemin de fer) et réducteur de l’offre de transport à la seule voiture.
o toujours plus gênant pour les riverains en terme de nuisances.
Et cela sans jamais avoir pensé et réfléchi les déplacements dans la communauté de communes en dehors du schéma traditionnel de la voiture. D’autant que force est de constater que cette rocade Sud ne contribuera pas à réduire le trafic routier, bien au contraire. Les infrastructures nouvelles dopent les trafics qui se cumulent mais ne les suppriment pas.
Le viaduc du Pendu : un
enjeu majeur pour le retour du train
Préserver l’avenir et les générations futures, serait la solution la plus sage. Actuellement le sud Mayenne et le nord de l’Anjou ne sont pas des territoires attractifs. Les jeunes désertent le territoire et n’y reviennent pas. La route au contraire du rail, loin d’aménager le territoire contribue à le désertifier…
La solution est un barreau nord, ailleurs mais par au dépend du rail…
C'est maintenant ou jamais !
Comme vous le savez, l'étude d'opportunité de réouverture de la ligne Thouars - Parthenay - Niort aux voyageurs est lancée depuis décembre 2008.
Les premières données sont tout à fait encourageantes
et peuvent présager une réouverture. Seulement, rien n'est acquis pour autant.
TER en gare de Parthenay... (X73 500)C'est pourquoi, l'Association pour le Développement du Transport Ferroviaire Thouet Sèvre Niortaise (ADTFTS) invite l'ensemble des citoyens, des élus, des entreprises... à signer la NOUVELLE PETITION appuyant la nécessité de réouvrir la voie ferroviaire reliant du nord au sud le département des Deux-Sèvres tout en répondant aux enjeux environnementaux et sociaux du XXIème siècle. Nous devons aller au bout de l'action !
Des actions de même nature existe en France. Nous ne sommes pas des cas isolés. Vous trouverez les informations correspondantes sur le site www.france-rails.fr.
Votre signature est très importante, associée à toutes les autres, nous pouvons réussir ce dessein collectif !
Rejoignez nous et signez la
pétition
ici . Et Faites
suivre à vos proches, ami-e-s et autres contacts...
Pascal BIRONNEAU
Pdt de l'ADTFTS
16, rue Blaise Pascal
79200 PARTHENAY
La FNAUT sera partie prenante d'une soirée débat organisée par une association-politique :
un Autre Souffle de Château-Gontier.
Non la FNAUT n'est pas encartée politiquement ...
Elle milite pour faire avancer les dossiers ... Et parfois il faut saisir l'opportunité d'une tribune pour parler des transports. Surtout dans le contexte de la nouvelle Enquête Publique de
Château Gontier ...
L'Association se présentera à cette soirée débat comme acteur du transport public et témoignera en apportant son éclairage associatif et son analyse.
CI-dessous l'invitation :
A cette soirée débat il sera
question :
Du devenir du viaduc du Pendu...
... et de la place du train dans le Sud Mayenne ...
De la nouvelle enquête publique de la Rocade Sud ...
Des transports interurbains (quans ils ont une place...) (arrêt d'autocar rue Thiers à Château-Gontier)
Et de l'aménagement du territoire ...
Voici la suite du compte rendu des dépositions des défenseurs appelés à la barre pour affirmer leur
opposition au projet .
Les Notes sont de Catherine Edé, sauf les interventions de G. Poisson et G. Denigot reçues par mail et insérées telles quelles. Pour le site Internet quelques mises en forme ont été nécessaires.
Rappel des faits :
Le mercredi 14 janvier 2009, des sondages géotechniques sont effectués à Notre Dame par le Laboratoire des Ponts et Chaussées. Des prélèvements de terre sont placés dans un véhicule. Un manifestant brise une vitre du véhicule pour récupérer des échantillons, les gendarmes interviennent, un autre manifestant vient soutenir son camarade. Tous les deux sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont libérés le lendemain.
Gilles DENIGOT, conseiller général de St-Nazaire.
« Hier, Mr Le Président, j’étais sur le site devant 10 cars de gardes mobiles. J’étais présent pour m’opposer moi aussi aux forages sur le site agricole de Notre Dame des Landes.
Je suis opposé à ce projet, car il est inutile, nuisible et coûteux.
Ce projet est inutile car nous avons déjà un aéroport international, qui dans son dispositif actuel tourne à 30% de ses capacités. Je vous invite Mr le Président à prendre le temps de regarder comme je l’ai fait moi-même, l’excellent diaporama que l’ACIPA expose. Je doute que vous puissiez alors trouver des arguments personnels qui vous empêchent de comprendre leur lutte contre ceux qui leur volent la terre.
Ce projet est nuisible, car cet aéroport détruirait 2000 ha de terre agricole dévolues à une grande partie de la production laitière de notre région, détruirait des bocages et des espaces riche pour la biodiversité, détruirait 80 exploitations agricoles, c'est-à-dire les vrais emplois utiles et non dé-localisables.
Vous ne pouvez, Mr le Président être insensible à la défense de la terre nourricière.
Ce projet est coûteux, car personne à part les promoteurs et les élus français qui les croient ne sait sortir un tel ouvrage pour 581 millions d’€. Tous les chiffres montrent que le coût réel pour les autres aéroports en Europe et dans le monde est de 4 à six fois plus élevé.
Manifestation contre ND des
Landes
Je suis là aujourd’hui pour soutenir cette action légitime de désobéissance civile. Pour soutenir ces militants, ces agriculteurs pacifistes, qui veulent vivre sur leur terre et la transmettre comme un service public aux générations futures.
Quel tribunal aurait aujourd’hui l’idée de condamner Gandhi ou Lanza des Vasto ? Mr le Président, nous sommes les enfants de ces hommes là, et je partage l’opinion si bien exprimée d’Hannah Arendt lors quelle dit : « il y a une distinction à faire entre la désobéissance civile et le mouvement criminel. Alors que les criminels violent la loi de manière clandestine, la désobéissance civile réclame et clame sa désobéissance et ne cherche surtout pas à la cacher. Alors que les criminels peuvent user et abuser de toute forme de violence, la désobéissance civile bannit la violence sous toutes ses formes’ C’est d’ailleurs ce dernier trait qui distingue fondamentalement la désobéissance civile de la révolution car celle-ci peut être violente. » Hannah Arendt démontre comment et pourquoi la désobéissance civile est un moteur indispensable à la démocratie, un support pour que la justice en tienne compte et un rempart aux régimes totalitaires.
Georges Bernanos rajoute "que la désobéissance civile apparaît nécessaire à la respiration de la démocratie. Loin d'affaiblir la démocratie, elle la protège et la renforce. "Il faut beaucoup d'indisciplinés, écrit t-il, pour faire un peuple libre."
Mr le Président, nous ne regrettons pas aujourd’hui que les paysans du Larzac se soient mobilisés dans les années 70, comme les opposants à NDDL le font aujourd’hui pour garder leur terre et pour que nous puissions encore produire et vendre du Roquefort. L’armée Française ne s’en est pas trouvée affaiblie…
Mr le Président, je ne veux pas que les électeurs qui m’ont élu et les autres citoyens puissent m’accuser de ne pouvoir répondre aux besoins de la société, en collèges, en lycées, en écoles, en crèches, en hôpitaux, en lieux sportifs, en personnels pour tous ces services publics utiles.
Je veux en tant qu’élu pouvoir me regarder dans la glace et ne pas entendre nos enfants nous accuser d’avoir contribué, soit par laxisme, soit par ignorance ou manque de courage à accélérer les dérèglements climatiques et la disparition d’une alimentation de proximité qui soit saine.
Enfin, Mr le Président, ce n’est pas parce qu’une déclaration d’utilité publique est prononcée que les projets voient le jour. Rappelons-nous ici, de cette centrale nucléaire au Pellerin, puis de celle du Carnet, puis de ce projet de plus de trente qui consistait à étendre le port sur les zones sensibles de Donges Est…
Tous ces projets ont tous été abandonnés. Tous étaient inutiles, nuisibles et onéreux pour les deniers publics. Pour autant, vous pouvez prendre l’avion sans problème à Nantes-Atlantique, pour autant nous ne manquons pas d’électricité, car nous en exportons et nous gaspillons beaucoup, pour autant les activités du Port vont enfin pouvoir se développer non pas à Donges Est, mais vers la mer, c'est-à-dire ou il y a de l’eau pour accueillir les navires marchands.
Mr le Président, ces hommes qui sont cités à la barre, ne sont pas deux, ils sont 500, ils sont 5000, et plus encore… Je fais partie d’eux et vous demande de me poursuivre pour les motifs que vous leur reprochez.
Si vous les condamnez en les considérants comme des délinquants, alors je crains que vous ayez participé à un jugement contraire à ce que l’histoire des hommes dira d’eux.
Elle se souviendra qu’ils ont défendu la planète, contre les appétits financiers des entreprises de BTP et autres et que la majorité des politiques soutient faute d’avoir fait la « mutation culturelle » sur le monde à construire et non à détruire.
L’histoire se souviendra du courage de ses opposants qui luttent pour la terre, pour notre terre »
« A titre personnel je suis contre ce projet et en tant qu’élu j’y suis opposé également. Notre commune
représente 3 740 ha, ce projet représenterait 1/3 à ¼ de son territoire.
Pas d’accord avec les promesses de développement économique qu’on dit lié à ce projet car il s’agirait plutôt de déplacement d’emplois du Sud Loire vers le Nord Loire.
En ce qui concerne la création d’entreprises, que ce projet se fasse ou non, la CCEG fera les mêmes zones d’activité.
Par contre, ce que l’on aura à gérer c’est un afflux de population et malgré les mesures compensatoire annoncées, les communes ne seront pas aidées pour la construction de nouveaux équipements publics…
Le choix du site est une aberration écologique avec la présence de ZNIEF de type 1 ou 2.
C’est un projet d’un autre âge, coûteux et surdimensionné qui ne va pas dans le sens du Développement Durable et de l’Agenda 21.
Il est prévu pour 9 M de passagers en 2050 : chiche, pourtant Nice a 10 M de passagers sur 370 ha et Genève 10 M sur 340 ha."
« A titre de témoin, je ne connais pas les prévenus, mais je connais leur combat relayé par les élus de la CCEG, qui a adopté une délibération pour un recours juridique, et du Sivu Aéroportuaire.
Ce combat est ancien, obsolète, sans avoir été modifié par rapport à son emplacement, sa superficie (1250 ha prévus pour un aéroport à 9 M de passagers en 2050, alors que partout dans le monde des aéroports de 340 ha gèrent un trafic à 20 M de passagers).
On peut comprendre la colère des gens confrontés à ces aberrations.
« Il n’appartient pas à l’institution judiciaire de juger le bien-fondé du projet… mais il y a les faits dont la matérialité n’est pas contestée par les prévenus. Le but de cette réunion était de s’emparer de ces échantillons pour retarder le chantier.
Le défenseur de M. David invoque la légitime défense, cela supposerait que le laboratoire n’était pas dans la légalité hors il agissait dans le cadre légal, un arrêté préfectoral a autorisé ces sondages effectués sur un terrain privé exploité par Mr Briand. Un protocole prévoit une indemnisation de 2000 €. »
L’avocat de la défense intervient alors car il n’a pas connaissance de ces pièces.
Le juge n’en tient pas compte et la procureure reprend : « La procédure a été respectée ; aucune infraction de vol ne peut être retenue à l’encontre du laboratoire. Pas de légitime défense car il n’y a pas d’infraction de la DDE."
Les infractions – dégradation de véhicule et vol de terre – sont constituées
Complicité Balej, le gendarme Lefeuvre a été ceinturé par Balej : état de nécessité ?
Article 122-7
N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.
Refus prélèvement ADN : le prélèvement était justifié.
La procureure requiert la même sanction pour les deux prévenus :
- refus prélèvement ADN : 2 mois d’emprisonnement avec sursis
- vol et dégradation : 3 mois d’emprisonnement avec sursis
Après délibération, Rodolphe et Christian on été déclarés coupables et condamnés à
2 mois d’emprisonnement avec sursis pour le vol
2 mois d’emprisonnement avec sursis pour refus de prélèvement d’ADN.
L'Association pour la Défense et la promotion de la Ligne Ferroviaire Caen-Saint-Lo-Rennes
(ADPCR) a ouvert les colonnes de son journal ADPCR Infos aux promoteurs de la réouverture de Laval Mayenne.
Dans notre série en cours « il faut lire les magazines des collectivités locales » nous ne pouvons pas, face aux lecteurs du blog de FNAUT Pays de la Loire, ne pas réagir à la tribune du groupe d’opposition Démocratie 44 du Conseil général de la Loire Atlantique. Intitulée « Nouveau franchissement de la Loire : renoncer est une faute » elle est un plaidoyer pour un nouveau pont (gigansteque) entre ceux de Saint Nazaire et de Chéviré. Plaidoyer essentiellement axé sur une critique de la procédure suivie tant par le Conseil général que par la Préfecture qui a entériné le refus d’investissement de Patrick MARESCHAL qui lui constatait le…. non engagement de l’Etat. Plaidoyer reprenant aussi les vieilles antiennes sur l’accompagnement de la croissance démographique du Pays de Retz (évidente depuis la fin du péage sur le pont de Saint Nazaire), la nécessité de relier la Vendée à l’aéroport de Notre Dame des Landes dont l’utilité n’est pas mise en cause.
Nous préférerions que les mêmes élus, surtout ceux de l’agglomération
nantaise moins soumis aux pressions locales, adoptent en la matière une logique plus proche du « Grenelle de l’Environnement » et renoncent au
surinvestissement routier, à l’illusion des voies autoroutières facteur de développement (voyez le Nord, voyez la Lorraine). Peut être que FNAUT Pays de la Loire n’a pas assez soutenu sur ce
point Patrick MARESCHAL lorsqu’il était venu en 2006 nous présenter à Chéméré ses analyses plutôt hostiles à l’étalement urbain.
Mais il n’est pas trop tard. Nous nous adresserons prochainement aux groupes du Conseil Général de la Loire Atlantique pour leur rappeler nos positions :
- hostile à tout ouvrage créant une voierie routière favorisant une circulation automobile dans des nouveaux territoires ruraux, facteur d’embouteillages au bout de quelques années et d’étalement urbain
- favorables à l’optimisation de l’étoile ferroviaire nantaise (cadencement) et à sa coordination avec les services d’autocars du Conseil général
- demandant une mise en œuvre rapide de nouvelles traversées en bateau de la Loire (St Brevin-St Nazaire, Paimboeuf-Donges et St Nazaire),
- contre le projet d’aéroport alors que devraient croître et être améliorées les liaisons ferroviaires au départ de Nantes (existantes ou à recréer : Nantes-Poitiers, contournement de la Région Parisienne, Nantes Bordeaux) délestant l’aéroport de trafics à moyenne distance
- -favorables aux
aménagements proposés ou à envisager (par exemple priorité aux voitures chargés et transport en commun, taxation en heure de pointe) sur le pont de Saint Nazaire qui ne doivent pas oublier le transport public alors qu’enfin on annonce des investissements sur le réseau STRAN de St Nazaire
(que l'on aimerait revoir à St Brevin et Paimboeuf!)
Persister dans le gaspillage de deniers publics et la promotion d’un nouveau pont routier coûteux au dessus de la Loire ne serait pas une faute mais un crime contre l’environnement, contre la lutte contre les désordres climatiques, contre le véritable développement.
Rappel des faits
Le mercredi 14 janvier 2009, des sondages géotechniques sont effectués à Notre Dame par le Laboratoire des Ponts et Chaussées. Des prélèvements de terre sont placés dans un véhicule. Un manifestant brise une vitre du véhicule pour récupérer des échantillons, les gendarmes interviennent, un autre manifestant vient soutenir son camarade. Tous les deux sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont libérés le lendemain.
Christian DAVID de Couëron et Rodolphe BALEJ de Nantes comparaissent pour les faits suivants qui leur sont reprochés :
- Dégradation de véhicule et vols de terre,
- Complicité de dégradation de véhicule et vols de terre,
- Refus d’ADN pour les deux interpellés,
- Résistance aux forces de l’ordre.
Au cours du procés 7 témoins se succèdent à la barre :
« Ce projet date des années 1962, je suis né avec lui. Je me suis installé en 1984 en refusant ce projet. C’est une aberration .
Ce secteur a été mis en valeur par nos parents et nos grand-parents. Il y a une qualité de vie et de travail en équipe, des compétences, sur tout le secteur.
Le dossier est resté longtemps en sommeil et a été relancé en 2000. 68 exploitants sur les 1425 ha de ZAD.
La moyenne d’âge des agriculteurs du secteur est la plus jeune du département. Le quota de lait est le plus important par rapport au reste du département. D’un désert, on a fait une valeur, une force.
17 exploitations seraient complètement détruites et 35 autres très impactées. 1 actif agricole fait travailler 7 actifs salariés.
De grandes idées dans le Grenelle de l’Environnement mais nous on est complètement dedans, nous avons de l’avance sur le Grenelle. C’est aberrant de saccager des terres. »
Gérard POISSON, agriculteur, membre de la CONFEDERATION PAYSANNE
Son intervention est basée sur 5 points :
1/ Intervention position départementale
Elle s'inquiète de la consommation d'espace dans le département sur 600 000 ha, il y a 400 000 ha de surface agricole, qui est le deuxième département en zones humides après les Bouches du Rhône (70 000 ha). La consommation actuelle est de 2 500 ha par an, en 130 ans il n’y aura plus de surfaces agricoles.
2/ La consommation de cet espace tout le monde la dénonce
En moyenne sur 20 ans, 1/3 des terres consommées l'ont été par l'urbanisation, liée aux flux migratoires et au dynamisme, 1/3 l'ont été par les infrastructures (10 ha par Km), Z.I.D. (150 ha), les Z.A.C, les carrières etc. Enfin le dernier 1/3 par les loisirs (étangs, chevaux etc. )
3/ Carte blanche
La zone agricole représente 20% des emplois.
1 agriculteur = 7 emplois. C'est la deuxième force économique de France après le tourisme et c'est une activité non délocalisable. Enfin l'étalement urbain constitue un véritable gaspillage.
4/ Résistance positive
L'agriculture est passée des années 70 à un type intensif en montrant dans les années 80 des signes de qualité, les années 2000 sont placées sous le signe du durable.
et les autres forces économiques (habitat, éducation, santé, transport?)
5/ L'avenir et la sobriété
Des interrogations et des Contradictions avec un projet ancien. Les générations futures sont -elles prises en comptes : l'emprunt sera pour nos enfants, pourra t’il être remboursé et qui payera les intérêts ?
Un hectare de terre pèse 5 000 tonnes ; qui sont devant nos génération futures les vrais voleurs de terre ?
Jean RENARD, professeur émérite à l’Université de Nantes, géographe, spécialiste des questions foncières depuis 50 ans.
« Je crois bien connaître les problèmes de consommations d’espaces pour l’urbanisation. C'est un projet qui va accélérer cette consommation d’espace. Un projet surdimensionné de 1650 ha avec des effets indirects sur l’environnement proche et lointain (zones industrielles). Il y a DANGER. Depuis 1970 la donne a changé.Un article le 14/04/09 du journal Le Monde soulève le problème de la Ruée sur les terres agricoles.
Ce projet est un non-sens en 2009, ce qui n’était pas le cas en 1973.
MIRABEL est concomitant de NDL ; MIRABEL a été réalisé, aujourd’hui il est devenu un parc d’attractions car le trafic est revenu sur l’aéroport de Dorval.
Nous ne sommes plus dans le toujours plus, nous sommes dans le toujours mieux. Il a été annoncé 6 Millions de passagers à Nantes-Atlantique, on en est à un peu plus de 2 M. Le trafic aérien n’aura pas la puissance annoncé dans les 30 glorieuses (30 piteuses).
Ce projet est inutile et démesuré. Le site est une zone dynamique, un bassin laitier important. Ce projet est le Larzac de la Loire-Atlantique qu’on essaye de démanteler.
Ce projet est identique des projets qui ont été abandonnés : Donges-Est, La Martinière, et Le Carnet qui devait régler tous les problèmes énergétiques de la région ».
Une opposition
ancienne...
Yannick JADOT, tête de liste Europe Ecologie pour l’Ouest
« Ce projet est un projet des « 30 glorieuses » : argent public, futur linéaire, trafic en augmentation, élus locaux qui aimaient les grands projets.
Aujourd’hui, ce projet est un projet du passé, dépassé. Dans la presse récemment, le Préfet annonce que beaucoup d’opérateurs sont candidats car c’est le seul projet européen d’aéroport, mais ailleurs on réaménage ce qui existe. La mobilisation citoyenne est légitime face à ce projet aberrant.
Le Grenelle de l’Environnement aurait dû stopper ce type de projet. Je cite Nicolas Sarkozy lors de son discours du 25/10/07 concluant le Grenelle de l’Environnement :
Il faut avoir le courage de reconnaître que nous ne pouvons plus définir des politiques en ignorant le défi climatique, en ignorant que nous détruisons les conditions de notre survie… tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour le climat, leur « coût en carbone ». Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé… nous allons renverser la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. Les décisions « non écologiques » devront être motivées et justifiées comme « dernier recours. Nous allons appliquer immédiatement ce principe à la politique des transports. Le Grenelle propose une rupture »
A suivre
A quelques
variantes prés même si la voie ferrée est réutilisée en voie verte et partiellement "sauvée", le pont ferroviaire est réutilisé par la route et des talus sont arrasés...
Le groupe de voitures anciennes vues du BV de Château du Loir...
Patrimoine en péril à Château du Loir...
Lors d'une récente visite sur le site de la Gare de Château du Loir, il est possible de remarquer un groupe de voitures, fourgons anciens garés sur les voies à l'opposé de l'espace gare... Ces matériels anciens attendent une restauration hypothétique mais néanmoins nécessaire... Un ensemble qui pourrait constituer un début de collection et qui aurait toute sa place dans l'ancienne rotonde ferroviaire, elle aussi en grand péril.
Cette "voiture fourgon" à 2 essieux provient de la "métallisation" d'anciennes voitures omnibus ex
ETAT, jadis à caisses en bois tôlé et portières latérales (par exemple : C 7t ou B 6t...); ces voitures, en différentes versions (3 ème classe ou mixtes, mais peu ou pas de 1ère ) avaient
été construites à partir des années 1908/1910 et, pratiquement elles furent les seules jusqu'à l'apparition des premières métalliques de banlieues dites TALBOT, c'est à dire... 1928 ! Des
voitures similaires ont été construites pour le C° de l'Est. Seul le numéro de châssis peut déterminer si il s'agit vraiment d'une voiture Etat ou Est .
Un intérêt certain pour sauver ce matériel
Le cas de
cette "voiture fourgon" mérite un sauvetage d'urgence. Une restauration s'impose et peut être, même une reconstruction si nécessaire. En effet, si quelques voitures "métallisées"
par la SNCF dans les années 1950/1960 de type "Etat" à 2 essieux ont été sauvées, aucune aménagée "mixte" comme celle-ci n'existe (une autre similaire, garée à Lorient a été
incendiée et ferraillée).
Certains voitures non mixtes ont roulé à la TRANSVAP, d'autres, peut être les mêmes, roulent actuellement au CFVE de Paçy sur Eure, en Alsace à St Nabor...
Un autre fourgon semble lui, par contre, être étranger au réseau de
l'ouest (Est ou Nord?)
Un fourgon à 3 essieux surnommé "3 pattes" venant du PLM, figure parmi les matériels
stationnés.
L'origine n'est pas trop difficile à établir pour ce Fourgon ex PLM, car, exceptés les "prises de guerre" en
1919/20, seul le PLM (le réseau de La Compagnie Paris Lyon Méditerranée) disposait d'un parc très important de "voitures et fourgons, à 3 essieux" !
Dans ce domaine ex PLM, il ne faut pas oublier à ce sujet les voitures dites: "trois pattes - métallisées" ex PLM, qui furent largement employées sur nombres d'omnibus et semi - directs, dès le milieu des années ciquante et, même, bien après la fin de la traction vapeur ! (seules 3 exemplaires restent en service sur la rame de renfort du Chemin de Fer de la Doller (http://www.train-doller.org/medias/pour-le-passionne/b6-burnhaupt-ph-r-renauld-01.jpg), les autres étant en positions statiques, pour loger des bénévoles, comme à Rillé dans l'Indre et Loir (http://aecfm.fr/).
Un autre fourgon "plus commun"... Attention ne pas tamponner...| Juin 2012 | ||||||||||
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