Glissante, ... Mais pourquoi ?
Les paris sont ouverts : qu'est-ce qui a rendu la voie glissante, ce 2 décembre 2005 au matin, du côté de Noyen sur Sarthe ?
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Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la
Loire
Le 21 octobre, la SNCF a fait circuler sur Paris Nantes son TGV rénové en profondeur, dont les aménagements sont signés du couturier Christian Lacroix (source : site web www.sncf.fr).
Ces aménagements vont donner un sérieux coup de jeune à des TGV Atlantiques dont les aménagements intérieurs sont souvent usés jusqu'à la moelle. Même propres, ces rames ont en effet une image de propreté dégradée du fait de leur vétusté, et de par la comparaison que les usagers peuvent faire avec les TER récemment mis en service, ou les TGV Duplex (à deux étages), circulant sur le Sud Est essentiellement.
S'il est parfaitement légitime de communiquer sur cette rénovation désormais lancée dans sa phase industrielle, il est regrettable de vouloir faire croire aux usagers de Paris - Nantes qu'ils vont bénéficier dès à présent de ces rames rénovées.
Car la SNCF l'a annoncé : c'est en priorité sur Paris Bordeaux que circuleront ces rames rénovées (source : magazine Rail passion, novembre 2005). Les Nantais se contenteront dans un premier temps des miettes, car les longues dessertes vers le Sud Ouest seront d'abord privilégiées (ce qui est logique), de même que les rames (dites "réseau") qui seront réutilisées pour le futur TGV Est dès 2007 (ce qui est aussi logique : l'ouverture d'une ligne nouvelle avec des rames aux aménagements à bout de souffle, ça ferait mauvais genre...).
La rénovation des rames TGV A devant s'étaler jusqu'en 2009, nous n'avons pas finir de maudire les entre-sièges étroits, le tissus élimé et les interrupteurs de liseuses individuelles bloqués. Malgré tout la bonne volonté des agents qui entretiennent ce matériel intensément utilisé, quand c'est usé, c'est usé.
Les nouvelles Bornes Libre Service (BLS) ont déferlé avec une rapidité déconcertante dans les gares de notre région. Alors que les anciennes machines cumulaient les pannes du fait de leur grand âge, les nouvelles semblent avoir du mal à s'adapter à un usage intensif.
Ainsi, le 26 octobre à 19h45, 3 des 7 machines installées en gare d'Angers St Laud étaient en rade.
Si ces machines apportent un plus en terme de rapidité et de qualité de service, un défaut, de nature à réduire à néant ces qualités semble faire l'unanimité chez les usagers : l'écran tactile est-il vraiment tactile ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il faut tapoter, tapoter, tapoter... pour que notre volonté soit suivie d'effet. Et quand on tapote, il arrive souvent que ce soit la case du dessus, du dessous, (...) qui s'active, au grand dam des tapoteurs.
Espérons que ce problème trouvera rapidement une solution, car ce défaut ralentit sérieusement le temps de la transaction. Tous les voyageurs ne commandent pas leurs billets sur INTERNET pour venir les retirer après quelques tapotements rapides, sur les bornes libre service.
Après Nantes et Angers, le remplacement des antédiluviens automates de vente "grandes lignes" de la SNCF est passé à la vitesse supérieure. De véritables commandos (notre photo) ont investi la gare du Mans le 19 septembre pour enlever les anciens automates (pour les connaisseurs, ce sont souvent d'antiques processeurs Intel 386 et 486 qui faisaient battre le coeur de ces machines).
Quand certains critiquent la SNCF pour son manque d'entrain à favoriser la circulation de trains anciens sur ses lignes, on constate qu'en son sein, la SNCF sait paradoxalement maintenir en service commercial de véritables musées informatiques !
Ce 8 septembre 2005, France 3 Ouest a consacré le dossier de son édition du soir aux bons résultats enregistrés depuis la prise en charge de l'organisation et du financement des transports TER par la Région des Pays de la Loire.
Ce (publi ?) reportage a permis de faire savoir aux téléspectateurs ligériens que le trafic TER a doublé en 10 ans, avec un matériel neuf ou rénové (mais "pas partout"... ce qui sera quasiment la seule critique osée par France 3, avec les trains victimes de leur succès, donc très pleins).
Les interwievés qui illustraient le reportage semblaient ne pas appartenir aux 70 % de français qui doutent actuellement de leur avenir. Le vice-président de la Région (Jean-Claude Antonini) est satisfait, les voyageurs pris sur le vif sont satisfaits, même quand ils sont serrés, même quand ils trouvent encore le TER cher, car "c'est moins cher que l'autoroute" (Soit, mais il s'agissait de l'axe Nantes Le Mans, le plus rapide en TER...). Même le syndicaliste (CGT !) de la SNCF était enchanté : TOUT VA BIEN !
Or, ce beau bilan ne parlait pas de futur (qui fâche ?). Quid des nouveaux matériels pour remplacer les antédiluviens autorails sur Alençon - Le Mans - Tours ? Quid des investissements sur les infrastructures (réouvertures et rénovations de lignes comme Nantes - Châteaubriant, Nantes - Pornic, ...), quid de l'amélioration des dessertes, en cette période de risque de suppression des dessertes CORAIL dans notre région ? Quid de la possibilité d'accès des usagers aux TGV vides circulant juste avant ou après un TER Bondé ? Silence radio.
Qu'il soit de bon ton de rappeler que le TER INTERLOIRE, qui relie a 200 km/h Nantes, Angers, Tours et Orléans fut à son époque une innovation quasi révolutionnaire est normal. Mais INTERLOIRE, c'est, depuis plus de 10 ans, un train le matin, un le midi et un le soir. Point final.
Noël approche. On peut toujours espérer :
- l'annonce d'un programme de nouvelles améliorations sur le réseau TER, pour accompagner le développement du trafic et rendre encore plus crédible le rail pour les déplacements de tous types
- et ... un peu d'impertinence sur France 3 Ouest !
Frédéric Guimier - FNAUT Maine et Loire
La FNAUT Mayenne s'insurge contre la modification des modalités de déclassement des lignes ferroviaires, suite à une ordonnance qui va faciliter singulièrement les procédures et permettre à Réseau Ferré de France de solder ses lignes inutilisées au profit de collectivités intéressées par une emprise "bon marché", pour faire des routes et rocades notamment.
La FNAUT Pays de la Loire a pris bonne note des engagements du conseil régional, qui affirme qu'il surveillera de très près toute dérive de RFF en ce domaine.
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