Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la Loire
L'ANDE, association de la FNAUT participe au "Collectif
Transport" de Nantes Métropole.
Notre texte peut être consulté dans son intégralité sur le site du Conseil de développement http://www.nantes-citoyennete.com/
Nous poursuivons la publication en plusieurs épisodes du (long) bilan du PDU 2000-2010 de Nantes Métropole par le Collectif Transport. Les titres proviennent du document officiel.
15) se doter d’une charte de partage de la voierie :
Si une charte de partage de la voirie a été élaborée, on ne peut pas dire qu’elle ait toujours atteint ses objectifs. Les problèmes rencontrés sur l’aménagement de la rue de Strasbourg démontrent pourtant l’importance d’une telle charte. Non seulement pour la typologie des voiries mais également sur un certain nombre de normes à respecter dans tous les aménagements techniques pour les cheminements des différents modes ; doux et motorisés.
Il faut également noter l’importance de cahier des charges très précis à transmettre aux architectes sollicités par la collectivité et qui ont une fâcheuse tendance à vouloir imprimer leur marque, souvent au détriment des utilisateurs.
Un partage de la voirie est nécéssaire
16) retraitement des pénétrantes
Si la réduction de capacité des voiries pénétrantes est bien devenue une réalité, les modes doux n’ont pas toujours été pris en considération dans des aménagements pourtant récents :
* Le Bd des pas enchantés a effectivement été aménagé en privilégiant les modes doux (marche à pied, vélo).
Boulevard des Pas Enchantés à St Sébastien sur Loire (photo http://www.saintsebastien.fr/-Environnement-.html)
* Le Boulevard Martin Luther King a également bénéficié d’un aménagement au profit des modes doux (bus et vélos).
* Une première tranche a été réalisée sur la route de Vannes avec des cheminements assez réussis pour les vélos mais en laissant de côté tout aménagement pour les bus.
* La 2ème ligne des ponts a vu son aménagement s’opérer autour de la réalisation d’un axe lourd de transport en commun avec une continuité cyclable presque de bout en bout (amputée en son centre au profit de la voiture).
* La route de Rennes a bénéficié du prolongement des aménagements de la rue P Bellamy pour créer une ligne Chronobus, en lieu et place du prolongement de la ligne de Busway envisagé à sa création. La cohabitation bus-vélo n’étant pas toujours aisée sur cet axe au profil accidenté.
* La route de Paris n’a eu droit qu’à des aménagements éphémères pour les transports en commun.
* La route de Ste Luce est en cours d’aménagement sans que, étonnamment, compte tenu de l’espace disponible, les bus bénéficient d’un cheminement prioritaire de bout en bout.
* Le Bd de la prairie de Mauves s’est contenté de quelques coups de peinture pour en limiter le nombre de files.
* Enfin la route de Pornic qui constitue la dernière pénétrante en 2 fois 2 voies a été partiellement aménagée (avec des ronds points suicidaires pour les cyclistes…) et sans aucun aménagement pour les transports en commun. A défaut d’un re-calibrage coûteux des voies, une expérimentation de site réservé aux : transports en commun, bus express en provenance du Pellerin, cars, taxis, mais également véhicules de covoiturage (plus d’un passager dans le véhicule) pourrait être menée, depuis le périphérique jusqu’au futur pôle d’échange de la gare de Nantes (via le pont des 3 continents).
17) Homogénéiser le périphérique :
Avec le changement de statut de certains tronçons, ainsi que l’information lumineuse de gestion de la circulation en temps réel, cet objectif d’homogénéisation a été atteint. Il n’empêche toutefois pas la congestion quotidienne liée à un déséquilibre notoire entre le Nord et le Sud engendrant des mouvements pendulaires, matin et soir, ni la fragilité du trafic en cas de moindre perturbation.
Entrée du Pont de Cheviré
18) Intégration du périphérique dans le paysage et jalonnement directionnel :
voir ci-dessus.
19) mise en œuvre d’un système de gestion du périphérique et du réseau structurant :
voir ci-dessus
A suivre ...
Ou comment la priorité affichée aux transports en commun a du mal à se transcrire dans la réalité.
Application en Loire Atlantique
La crise pétrolière qui s’annonce, les dégâts climatiques qui sont déjà là tout comme la difficulté pour beaucoup de familles de remplir les réservoirs des voitures ne freinent pas tous les projets routiers. Ainsi pour les liaisons Ancenis Nort sur Erdre ou Ancenis Clisson, destinées à « renforcer les pôles secondaires et à éviter le périphérique nantais ».
Sans s’appesantir sur les risques d’étalement urbain, on constate que ces liaisons, qui sont jugées
suffisamment importantes (au fait, quel est le trafic routier et son évolution ? ) pour être équipées en voie rapide, ne sont pas desservies par les autocars du réseau
départemental.
Autocar du réseau LILA à la Baco
Plus de liaisons en autocar et moins de 2x 2 voies
Il serait pourtant logique de soulager d’abord la circulation de ces axes en créant une offre de transport en commun attractive, avant d’envisager tout investissement coûteux dans l’infrastructure. D’autant plus que les villes secondaires concernées disposent ou disposeront de gares fréquentées et ont donc vocation à être des plateformes d’échange multimodales.
Même cas de figure sur d’autres axes, comme l’axe interrégional Cholet Bressuire Parthenay (sur Nantes Poitiers), que l’on continue à équiper en 2x2 voies alors que la desserte par bus est squelettique et qu’il n’est pas question de réouvrir la voie ferrée .
Les efforts des Conseils Généraux en matière
de Transport Collectif sont constatés (halte routière d'Angers)
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ?
Les collectivités demandent aux habitants de prendre les transports en commun mais en l’occurrence les habitants seront toujours condamnés à la voiture.
Elles font pourtant par ailleurs des efforts méritoires : comme pour le Département, transfert de financement de la route vers le fer sur Nantes Châteaubriant, mise en œuvre d’une navette St Brévin St Nazaire au lieu d’un nouveau pont sur l’Estuaire, pour la Région, augmentation des capacités des trains existants, et projet Nantes ferroviaire Châteaubriant, mais elles sont encore loin de répondre à l’ensemble des besoins de déplacement en transport en commun et continuent par ailleurs à financer largement l’infrastructure routière, productrice de CO² et de moins en moins à même de répondre aux défis futurs de l’énergie.
Un contresens légal car situé en zone 30 et même 15 pour le plateau piétonnier et le vieux pont mais non mis en oeuvre pour raison de danger
??
Poursuivre la mise en œuvre pluri-annuelle du schéma directeur d’aménagements cyclables de Laval-Agglo, dans la concertation.
Aller vers un PDU (plan de déplacements urbains) avec des objectifs ambitieux (part modale du vélo à 10% ? réduction de l’usage de la voiture solo en centre ville sur petites distances…)
Créer un réseau cyclable continu dans Laval avec : zone 30, zones de rencontres, couloirs bus ouverts aux cyclistes, doubles sens cyclables, bandes et pistes cyclables…
Stationnements vélos sur le parvis de la gare de Laval
Généraliser les double sens cyclables
Installer des sas vélos aux carrefours à feux et faire de la communication
Améliorer la zone 30 actuelle (lisibilité des entrées, vitesse des motorisés…)
Installer des appuis-fixations pour les vélos sur l’espace public et dans les immeubles.
Inciter à des plans de déplacements d’entreprises/d’administrations (PDE), aux pédibus et vélobus (écoles)
Ceci est un panneau de contresens cyclable
Un colloque sur le thème “climat et transports : du global au local” est organisé :
Sous l’égide du groupe de travail parlementaire sur les pics pétrolier et gazier présidé par le député Yves Cochet, les trois tables-rondes évoqueront la préparation du sommet de Copenhague, la crise de l’automobile et la mobilité durable.
Pour obtenir le programme, les informations pratiques et s’inscrire (l’inscription est gratuite mais obligatoire), écrire à l’adresse suivante : colloque@agirpourlenvironnement.org
- Site web d'Agir pour l'environnement
L'ANDE , association de la FNAUT participe au "Collectif
Transport" de Nantes Métropole.
Notre texte peut être consulté dans son intégralité sur le site du Conseil de développement http://www.nantes-citoyennete.com/
J B LUGADET
Dans le cadre du PDU, les élus du district avaient définis huit « lignes d’action » et le
comité de pilotage sélectionné 42 « actions » propres à « rendre durable le fléchissement de la voiture au profit des modes
doux ».
Nous en faisons le bilan détaillé ci-après.
1ére Ligne d’action :
DEVELOPPER L’OFFRE ALTERNATIVE A LA VOITURE
1) Définir le schéma de développement des transports collectifs à l’horizon 2010 :
Le Schéma Directeur des Transports Collectifs adopté en 2002 avait établi une liste détaillée et chiffrée des aménagements à réaliser entre 2001 et 2010.
Certains objectifs ont été atteints notamment :
· Le prolongement de la ligne de TW 3 Nord.
· Le prolongement de la ligne de TW 2 sud.
· La ligne express de Carquefou.
· La ligne train-tram : Nantes-Vertou
. Les navettes fluviales.
· La vidéo surveillance.
Certains objectifs ont été partiellement atteints :
· L’aménagement de la ligne 70.
· L’aménagement de la « rocade sud ».
· La ligne 4 de Vertou au Cardo (arrêtée à Foch).
· La valorisation de l’étoile ferroviaire.
· L’aménagement pour l’accessibilité des arrêts.
Certains objectifs n’ont pas été atteints :
· Le prolongement de la ligne1 de TW vers la Chantrerie.
· La liaison TW Ligne1 – Ligne 2.
· La ligne de tram-train : Carquefou -Bouaye
· L’axe Guist’hau-Dervallières.
· L’aménagement de la route de Paris.
· Le pôle d’échange multi modal de la gare de Nantes.
· La billetique.
· La centrale de mobilité.
Enfin certaines réalisations non prévues sont en cours d’élaboration :
· La liaison : Nantes-La Chapelle/Erdre-Sucé-Nort/Erdre-Chateaubriant
2) Renforcer les liaisons de rocades :
Déjà, le schéma directeur de 1990 prônait : « la constitution d’un axe lourd bus en rocade en prévision d’y mettre un tramway ». A ce jour, que ce soit sur le plan de ligne ou sur le terrain, on ne peut pas dire que le réseau de transports en commun soit passé à une mixité entre lignes radiales et lignes de rocades :
* La seule rocade véritablement lisible reste celle circulant sur les premiers boulevards de ceinture avec la ligne 70 que la Semitan a eu toutes les peines du monde à certifier selon la norme NF compte tenu de son aménagement partiel.
* La ligne 5 qui devait circuler sur un axe lourd de transport en commun s’est transformée en de simples aménagements ponctuels de la ligne 25.
* Quand à la 3ème ceinture elle n’est constituée que d’une addition de lignes (avec ruptures de charge) illisibles pour qui n’est pas fin connaisseur du réseau Nantais.
* Enfin, la liaison de rocade Sud n’a pas eu plus de succès qu’elle n’a bénéficié d’aménagements de voirie spécifiques.
3) Créer des axes forts entre le Nord et le Sud :
· La ligne 4 s’est en effet arrêtée au centre ville et, bien que la place Foch en fût présentée comme un terminus provisoire, elle n’a même pas fait l’objet d’une étude de prolongement vers le Nord malgré le succès dont elle a bénéficié au Sud.
· Peut-on parler d’un second axe fort entre le Nord et le Sud avec la liaison Sillon-Neustrie qui, de fait, a supplanté une autre liaison Orvault Grand Val-Neustrie ?
· On notera par ailleurs que la liaison Nord-Sud qui emprunte le pont de Cheviré a progressivement fondu au point de ne plus franchir le pont qu’une seule fois par heure et par sens.
· Enfin la seule ligne ferroviaire diamétrale envisagée dans le schéma directeur (Carquefou-Bouaye) a été supplantée par la liaison radiale : Chateaubriant-Nantes. (photo tram train)
On ne peut donc pas considérer que cet objectif ait été atteint, alors que le déséquilibre entre le Nord et le Sud reste patent, avec son lot quotidien d’échanges entre les deux rives du fleuve.
4) Densifier l’offre sur les radiales
5) Poursuivre les projets TW.
Le "Bus Way"
6) Mettre en place les projets concernant l’étoile
ferroviaire :
borne SNCF-TAN à la gare des Pas Enchantés
7) Poursuivre les connexions avec les autres réseaux :
· Le projet d’aménagement d’un pôle d’échange à la gare Sud s’est vu repoussé dans le cadre d’un projet reprenant l’aménagement de l’ensemble de la gare.
· Le projet de connexion du train-tram au réseau des transports en commun à Baco n’est plus guère évoqué dans les services de N.M.
· En attendant, l’accès gare Nord reste un parcours du combattant pour les piétons, cyclistes et usagers de la seule ligne de bus qui tente de se frayer un chemin à travers les obstacles, ainsi que pour les voyageurs chargés de bagages qui veulent passer du train au tramway.
· Enfin il n’existe toujours pas de gare routière ni de véritables pôles
d’échanges entre les transports urbains et péri urbains.
La première réalisation méritant d’être signalée concerne l’aménagement du « quai à quai » train/tram de Pont Rousseau alors que trop d’autres gares continuent d’ignorer les bus (Bouaye, Mauves), ou n’ont pas poussé leur logique d’aménagement jusqu’au bout (Chantenay).
8) Organiser le
dispositif d’échanges de l’hyper centre :
9) Créer une carte déplacements donnant accès à l’ensemble des transports publics et permettant de payer le stationnement :
10) poursuivre les schémas directeurs des continuités piétonnes et cyclables.
11) Expérimenter les vélos en libre service.
12) stationnements sécurisés pour 2 roues :
13) liens entre transport public et taxis :
14) Renouveler le parc de véhicules des collectivités avec des véhicules propres :
A l'occasion de la 4ème réunion du Comité de lignes Le Mans / Laval / Vitré; Laval / Nantes; Laval /
Angers... il a été questions de certains sujets dans le cadre des débâts au sein du Comité et puis d'autres ont été abordé après la clôture de la réunion. Un Festival "In" et "Off"...en
quelque sorte ...que France Bleu Mayenne a évoqué à travers plusieurs reportages.
La halte routière : "circulez y'a rien à ... faire"
Cela a été le cas de la halte routière, qui du fait de l'absence des représentants politiques de la ville, n'a pas été abordé. En effet ce dossier est de la compétence de la ville qui
pilote les PEM (Pôle d'Echange Multimodal) d'après M. BONTEMPS. Le sujet a été évoqué mais sans solutions...
La Halte Routière : une vision d'enfer...
Laval / Mayenne : l'étude c'est pour bientôt.
Autre sujet évoqué : la réouverture de Laval / Mayenne dont l'étude de faisabilité, devait sortir pour la fin du mois d'août et qui, aux dernières nouvelles devaient sortir
"dans quelques jours". Pourtant le lieu aurait été idéal pour en parler.
Le point sur la réouverture de la ligne Laval Mayenne (écouter
Mayenne Reportage ici
6H45 France Bleu du mercredi 30 septembre 2009 par Jonathan Landais ). L'étude de faisabilité doit être rendue publique dans quelques jours pour une réouverture
éventuelle en 2020.
L'ancienne gare de COMMER
Enfin il y a les sujets que la FNAUT n'aborde plus : l'accessibilité des TGV aux usagers TER dans
certaines conditions. Les fiches horaires Le Mans / Rennes éditées par les 2 Régions Bretagne et Pays de la Loire qui font doubles emplois et surtout qui n'indiquent pas les mêmes
horaires (dixit)... Les dessertes de certaines communes toujours aussi mal desservies...
Plus de TER et de cars en
Mayenne!
Au niveau de la ponctualité une amélioration a été enregistrée. En ce qui concerne le matériel, les RRR vont bientôt être remplacés...
Les RRR vont bientôt être remplacés
Le compte rendu sera
prochainement en ligne sur le site de la Région.
Destruction de la voie ferrée au
delà de Chemazé (voir ICI)
A un mois du sommet de Copenhague, où seront décidées les mesures
pour réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre, cette décision est plus que contestable, dépassée et obsolète.
Les élus ont tort du point de vue écologique : cette décision
c’est substitué par une route le seul axe possible de transport ferroviaire du sud Mayenne.
Les avantages intrinsèques du mode ferroviaire (consommation d’espace moindre, nuisances plus faibles,
meilleure sécurité…) et la crise de l’énergie, les menaces climatiques qui se profilent ne peuvent que confirmer le mode ferroviaire comme le plus écologique des transports terrestres
motorisés.
A l’heure où l’on célèbre les 20 ans de l’arrivée du TGV dans l’Ouest, le
recul est suffisant pour mesurer combien son impact et l’impact du chemin de fer est important en terme d’aménagement du territoire.
Photomontage : X 73 500 en gare
de Château Gontier
Les élus ont tort du point de vue économique
La voie ferrée Sablé / Château Gontier / Segré / Châteaubriant : C’est la garantie d’un accès vers Paris et
Angers via Sablé la seule gare TGV du Haut Anjou Segréen.
C’est la garantie d’une ouverture vers Nantes quand la ligne de Châteaubriant et le tram train seront mises en service en 2012.
C’est déjà la garantie d’une ouverture vers Rennes, via la gare de Châteaubriant et la ligne
TER.
Quel territoire peut dans les Pays de la Loire se prévaloir d’une ouverture sur autant de pôles
économiques via un seul axe de transport collectif écologique et durable par excellence.
Les élus ont tort du point de vue social.
Quel élu peut-il négliger ce qui apparaîtrait pourtant à un néophyte comme un avantage déterminant dans
le maintien des emplois (une voie ferrée n’est pas délocalisable !), du maintien et du retour des jeunes sur ce même territoire, de la qualité de vie, d’un atout pour attirer des entreprises
de l’Ouest ?
C’est oublier aussi un peu vite que les contentieux ne sont toujours pas levés car même si RFF et l’ETAT se sont acharnés sur ce dossier, la FNAUT a toujours clamé que c’est une monstrueuse
erreur de supprimer cette voie ferrée et qu’elle a réussi à faire casser les décrets de retranchement par le Conseil d’Etat.
Une fois la continuité ferroviaire démantelée la FNAUT est pessimiste sur la viabilité de la réouverture du tronçon restant entre Sablé / Château-Gontier surtout avec l’annonce du dernier plan fret et ce malgré les études de RFF.
Communique de presse de la FNAUT Pays de la Loire
F. EYMON
L'entrée de l'Hôpital qui bénéficiera d'une desserte...
Le nouveau franchissement de la Maine se poursuit
Un pont trop loin... du bord...
Le dessin du Pont a été confié au cabinet d'architectes Lavigne-Chéron
Le projet de route nouvelle nous amène à faire les constats suivants :
1 ) Il est paradoxal d’envisager une voie nouvelle alors que n’existe sur cet axe aucun service de transport public. Le développement durable voudrait que l’on offre d’abord une alternative de qualité à la voiture avant tout nouvel investissement routier.
L'autocar comme alternative aux travaux de surinvestissement routier... Autocar de la Région des Pays de la Loire
2 ) Cet investissement ne tient pas compte de l’élévation du coût du carburant (qui entraîne déjà des baisses de km parcourus), de certains besoins croissants (la population à niveau de vie limité nécessite une autre solution que la voiture particulière et le covoiturage n’est qu’une réponse ponctuelle).
3 ) Le projet va faciliter l’éloignement entre lieu de travail et de vie, et développer la production de CO². Le dossier ne donne pas d’indication sur le trafic routier supplémentaire induit par le nouvel investissement. Il est question d’environnement, mais le critère le plus important actuellement, avec la consommation de terres agricoles, n’est pas analysé.
vers Angers, Tours, Paris
Vers La Roche sur Yon, les Sables d’Olonne, la Rochelle, Bordeaux
vers Cholet
Nos propositions sont les suivantes :
Le dossier doit être complété par une indication de l’évolution des trafics et de la production de CO² sur l’axe actuel et l’axe futur.
Des alternatives sont à proposer. La priorité doit être donnée à la mise en place de transport public, plus qu’à la multiplication de 2 x 2 voies, qui favorisent l’étalement urbain et le gaspillage énergétique. Il est temps en effet, face à de nouvelles contraintes, de proposer d’autres solutions que celles habituelles. Cependant des contournements routiers d’agglomération restent sans doute à étudier.
Autocar du réseau LILA (44) Dans le cadre d'une desserte routière, peu importe qui prend en charge la
ligne, mais une collectivité doit s'en occuper, les usagers ne se préoccupent pas de voyager dans un car bleu, blanc ou gris....
Un transport en commun par car est parfaitement justifié, et a été « oublié », probablement du fait d’un itinéraire à cheval sur deux départements. Et pourtant :
Le transport public serait à mettre en place par les deux départements (ou par la Région).
La correspondance rail / route se ferait aux deux extrémités de la ligne.... Ici Z2 en partance de la gare d'Ancenis vers Nantes
La population disposerait d’une alternative économique à la voiture, l’environnement serait préservé. Ceci aurait aussi un fort impact démonstratif en cette période où le changement est impératif, les actes étant alors en accord avec le discours des collectivités qui recommande aux habitants d’utiliser d’autres modes que la voiture individuelle.
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