Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la Loire
Ligne Rives-St Rambert : Le Tribunal enjoint à RFF de verbaliser le Département pour illégalité des emprunts routiers sur une ligne ferroviaire sans trafic non déclassée
Par jugement du 20 octobre 2009, le Tribunal administratif de Grenoble enjoint à Réseau ferré de France et au préfet de l’Isère de dresser procès-verbal pour « contravention de grande voirie » commises à l’encontre de la ligne de chemin de fer reliant Rives à St Rambert d’Albon, ainsi que d’engager les poursuites judiciaires subséquentes.
Cette ligne, actuellement sans trafic, n’a jamais été déclassée, en raison de son potentiel de trafic pour l’avenir, qui n’est pas sérieusement contesté. Ce qui n’a pas empêché le Conseil Général de l’Isère, dans le cadre de divers aménagements routiers, notamment à St Etienne de St Geoirs, de procéder à des « emprunts » sur la ligne de chemin de fer, en déposant la voie et sans garantir la pérennité de la ligne ferroviaire (aucune installation de passages à niveau).
Chemazé (53) dépose des voies sur le tronçon de la section de ligne de Château-Gontier /
Segré
pour empécher la pérennité de la ligne ferroviaire
Face à ces pratiques, dont la multiplication menace nécessairement la possibilité de réouverture de la ligne, la F.N.A.U.T. a réagi en sollicitant le préfet et R.F.F. et en attirant leur attention sur les infractions commises par le Département de l’Isère. Négligeant leur devoir de protection du domaine public ferroviaire, ces autorités ont fait la sourde oreille. La FNAUT a alors contesté leur « refus » devant le Tribunal administratif de Grenoble, qui vient de lui donner raison.
Ce jugement revêt un caractère essentiel pour la sauvegarde de cette ligne, et, de façon plus générale, des lignes sans trafic non déclassées (environ 3000 km en France). Réseau ferré de France ne pourra plus laisser faire de tels emprunts (routiers ou autres) illégaux par le Département ou les communes sur cette ligne. A terme, cette affaire pourrait conduire à l’aménagement de passages à niveau, ou dénivelés, aux frais du Département, afin de reconstituer la ligne illégalement amputée par le Conseil Général.
Ce jugement devrait faire jurisprudence et mettre fin aux nombreuses négligences de R.F.F. qui tolère de telles pratiques, dont l’effet est de décourager les Régions dans leurs projets de remise en service de certains lignes actuellement désaffectées. Il constitue donc une étape importante dans la nécessaire reconquête du réseau ferré national.
Xavier Braud
Ce jugement devrait faire jurisprudence dans plusieurs dossiers dont ceux de la Mayenne : Laval / Mayenne et Château-Gontier / Segré / Châteaubriant !
Vous trouverez ci-joint la déclaration commune des réseaux de collectivités locales françaises (AMF, ARF , ACUF, AFCCRE, AMGVF , CGLU, ARCCRE...). Leurs représentants étaient présents à l'hôtel de Ville de Paris pour lancer cette campagne le mardi 1er décembre.
Sommet de Copenhague, déclaration commune des associations françaises de collectivités territoriales
"Face aux dangers pour notre planète et pour l'humanité que constituent le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité, aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui ignorer l'urgence environnementale à laquelle nous sommes confrontés.
Ce défi appelle des réponses à la hauteur des enjeux: instances internationales, communautés d'Etats, Etats, entreprises, collectivités territoriales, associations, citoyens, chacun doit prendre part à cette tâche. Un engagement écologique fort doit fédérer les initiatives et actions, tant il est vrai qu'aucun effort particulier ne portera véritablement ses fruits, s'il ne s'inscrit pas dans une dynamique collective.
S'associant à la démarche entreprise par les organisations internationales de pouvoirs locaux et régionaux tels Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, les associations françaises de collectivités territoriales appellent de leurs vœux la signature d'un accord ambitieux sur le changement climatique à Copenhague.
Parce que les collectivités territoriales demeurent au plus près des concitoyens, des lieux de vie, d'échange, de partage, de lien social, elles agissent quotidiennement et sont des moteurs pour promouvoir en profondeur de nouveaux comportements.
Photo AFCCRE
Pour relever ce défi environnemental global, les gouvernements locaux et régionaux ont un rôle essentiel à jouer : sans leur engagement, il ne sera pas possible d'atteindre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre compatibles avec des changements climatiques supportables. A l'évidence les élus locaux et régionaux avec l'appui indispensable de tous leurs partenaires techniques et financiers, de l'Etat, de l'Union européenne et des instances internationales, doivent en être les artisans majeurs.
Au travers de leurs compétences et des politiques locales qu'ils décident et mettent en œuvre sur leur territoire, les élus locaux et régionaux font preuve depuis longtemps de leur engagement pour atténuer le changement climatique et s'y adapter : maîtrise des consommations d'énergie, efficacité énergétique, promotion des économies d'énergie et développement des énergies renouvelables, urbanisme, politiques de logements, organisation des modes de déplacement de leurs habitants et mise en service des transports en commun moins polluants, gestion des déchets, protection des espaces naturels et de la biodiversité. Ils sont également nombreux à organiser leurs actions au travers de politiques territoriales de développement durable, comme les agendas 21 et les plans climat-énergie territoriaux.
Les élus locaux et régionaux sont prêts à poursuivre cet engagement en développant la coopération avec leurs partenaires européens et internationaux et à agir, tant pour aider à atteindre des objectifs nationaux ambitieux de réduction des émissions que pour soutenir les nécessaires mesures d'adaptation sur leurs territoires, via leurs politiques territoriales.
Le rôle essentiel des élus locaux et régionaux doit être reconnu et leur action confortée par des capacités techniques et financières renforcées. Cela nécessite que les accords internationaux sur le climat et en premier lieu ceux qui seront conclus à Copenhague mentionnent explicitement le rôle et l'action des collectivités."
« Les collectivités territoriales s'accordent :
1. A soutenir la définition d'accords de grande portée et transparents, avec des objectifs ambitieux, clairs et contraignants juridiquement.
2. A être attentifs aux principes de justice, d'équité et de solidarité en faveur des plus démunis.
3. A lier l'action sur le climat aux stratégies de développement tout en œuvrant pour:
- la promotion de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables ;
- la maîtrise de l'urbanisme et la diversification de l'offre de transports publics ;
- la préservation des ressources naturelles et la protection de la biodiversité ;
- la conjugaison "environnement et santé" ;
- la conduite de politiques locales et territoriales écologiquement responsables.
Les gouvernements doivent parvenir à un accord. Cet accord doit reconnaitre le rôle des collectivités territoriales.
Vous pouvez compter sur les autorités locales et régionales pour se mobiliser et relever le défi du changement climatique. »
A Paris, le 1er décembre 2009
télécharger la déclaration : voir
Les collectivités territoriales s'accordent sur la diversification de l'offre de transports publics (gare de
Tours)
Nantes métropole n’est pas mal classée par rapport à d’autres grandes villes, mais il serait intéressant de comparer Nantes uniquement avec des agglomérations de taille proche, et équipés en tramway (par exemple Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Rouen, Montpellier), et en particulier avec celles qui ont une politique transport donnée comme exemplaire (Strasbourg, Grenoble, Bordeaux ….), ce qui serait plus stimulant.
Les évolutions entre modes de transport à Nantes ont été lentes, mais elles constituent une rupture par rapport aux comportements anciens, qui constataient toujours plus de déplacements et de voitures.
La répartition modale est très différente selon que l’on habite à l’intérieur ou à l’extérieur du périphérique, ce qui illustre la difficulté en zone peu dense à offrir des alternatives à la voiture : le TC y est considéré par beaucoup d’habitants, sauf sur quelques axes, comme assez peu performant.
Le deux roues motorisés se développe, avec ses problèmes (sécurité, bruit, ..), accentuant les conflits avec les vélos, en particulier sur les bandes et pistes dites « cyclables ». Une analyse plus fine deux roues (motorisées et vélo) serait nécessaire.
L'usage de la voiture un "mal
nécessaire" pour pallier à l'absence des TC pour ceux qui habitent hors de Nantes
Il est regrettable que la note n’explicite pas plus la problématique de ceux qui habitent hors Nantes Métropole, mais y travaillent, et qui sont de plus en plus nombreux. Il est probable que la dépendance à la voiture y est encore plus forte.
Pour les déplacements longue distance, la place croissante de l’aérien, particulièrement polluant, est préoccupante, mais traduit la sous tarification de l’aérien (carburant détaxé,…). Il serait nécessaire que, grâce à plus d’investissement sur les lignes à grande vitesse, mais aussi sur les lignes classiques (exemple de la liaison Nantes Bordeaux peu rapide), le ferroviaire capte une plus grande part du trafic moyenne distance.
Le busway Ligne N°4
Les évolutions positives vers plus de transport urbain « durable » seront difficiles, car actuellement ce sont les zones au delà du périphérique qui sont le plus en croissance. La répartition modale en centre d’agglomération donne une image idéale ou objectif de ce qu’il faudrait faire partout, mais des conditions différentes en périphérie imposent une approche différente. On peut esquisser quelques pistes :
+ Organisation de l’urbanisation en lien avec l’offre de transport, y compris hors Nantes Métropole
+ Continuation des efforts en centre agglomération : diminution du stationnement, piétonnisation, diversification des modes, etc …
+ Continuation de la politique d’axes TC en site propre (dont ferroviaire) et de parkings relais
+ Politique vélo (avec sans doute beaucoup de vélo électrique) pour les « banlieusards », le vélo répondant bien à des besoins de déplacements diffus.
+ Lignes de rocade en transport en commun à développer.
+ Intermodalité.
La Réunion du Comite des Lignes Angers-Cholet, Poitiers-Nantes, Cholet-Clisson-Nantes s'est déroulée lundi
30 novembre 2009.
Le comite de ligne s'est passé de façon houleuse car de nombreux usagers de Cholet Angers étaient présents.
Le mécontentement était fort et liée aux grèves du dimanche et du lundi reconductible.
Les moyens mis en place dans le cadre du service minimum en autocar ne répond à la demande.
Sur Angers-Cholet, dans le cas de la grève de lundi de niveau 2 (train + autocar), la SNCF n’avait mis en place que 2 autocars (un direct et un omnibus). Si pour le direct le temps de trajet a été respecté, cela n’a pas été le cas pour l'horaire de l'autocar omnibus, des voyageurs à Chalonnes ne l’ont jamais pris et sont partis en voiture car l'horaire d'arrivée était indéterminé à Angers.
Dans le cadre du service minimum les temps de trajet prévu sont impossibles à réaliser. Pendant les travaux de maintenance la SNCF prévoit des temps trajets en autocar allant jusqu'à 20 minutes en plus du temps ferroviaire.
La carence de l'information est récurrente (problème de la certification).
Un collectif d'usagers abonnés a commencé à faire la grève de présentation des billets, la police les attendait à Angers pour contrer le manque d'information pour la greve de la semaine précédente.
En bref :
+ Sur Cholet-Clisson, détente horaire pour mise en place de ralentissement à 60km en attendant les travaux programmés en octobre et novembre 2010 avec fermeture totale de la ligne pendant 8 semaines.
+ Sur Clisson-Nantes, le problème de l'adaptation des quais bas Tram Train avec les nouveaux TER (quai classique à 55cm).
+ Sur Poitiers-Nantes liaison routière, le renouvellement de la délégation se termine en décembre 2010,petite possibilité de deuxième desserte le matin au départ de Nantes et retour le soir de Poitiers.
+ Concernant les surcharges ponctuelles des autocars, le transport par taxi est prévu, le transporteur prévoit maintenant un deuxième autocar sur les jours les plus chargés au départ de Bressuire et de Cholet.
Jean François HOGU
Une comparaison systématique est faite avec la moyenne des 14 plus grandes agglomérations françaises disposant de transports guidés, échantillon assez hétérogène. Dans les grandes agglomérations, le poids des transports en commun est ainsi plus élevé.
|
Mode de transport principal |
14 grandes agglomérations à transport public guidé |
Nantes métropole 2002 |
Nantes Métropole 2007 |
N M 2007 Intérieur périphérique |
N M 2007 Extérieur périphérique |
|
Transports collectifs |
11
|
13,9 |
15 |
17 |
11 |
|
Véhicules automobiles |
53 |
61,6 |
57 |
49 |
71 |
|
Marche à pied |
31 |
20,6 |
24 |
30 |
13 |
|
Cyclomoteur, motocycles |
3 |
1,5 |
2 |
|
|
|
Bicyclette |
2 |
2,4 |
2 |
|
|
|
Ensemble |
100 % |
100 % |
100 % |
|
|
Le recours à la voiture est en baisse, grâce aux habitants de l’intérieur du périphérique, tandis que la part voiture est stable à l’extérieur.
La part du transport collectif progresse légèrement, grâce à une ensemble de mesures : développement des abonnements, extension du stationnement payant, réduction des voies d’accès routières, etc, mais la voiture est de loin le principal moyen de transport pour le domicile travail. Les gains sur le réseau TAN ont été complétés par de forts accroissements sur les bus départementaux (mise en place de la tarification unique) et les trains régionaux qui desservent aussi l’agglomération.
Le recours à la marche à pied se développe, mais reste inférieur à celui constaté ailleurs. La bicyclette « piétine », mais l’enquête précédait la mise en place du « bicloo ».
L'enquête précédait la mise en place du « bicloo ».
La répartition modale à l’extérieur du périphérique a peu bougé en 6 ans. Les évolutions constatées sont l’usage croissant du deux roues motorisés et le développement de l’intermodalité, avec plus de parkings relais en extrémité de tram et de bus way.
A noter aussi que les déplacements contraints (motif travail ou étude) ne représentent plus que 37% des déplacements. Ce sont les déplacements pour lesquels on recoure le plus aux transports en commun.
On se déplace presque autant le samedi (3 déplacements) qu’en semaine, ce qui n’est pas vrai pour le dimanche (2 déplacements seulement), mais pour ces 2 jours, le recours à la voiture est plus important, avec cependant une fréquentation croissante du TC le samedi.
Gilles Bontemps, vice Président de la Commission Transport en charge des transports a annoncé lundi 30 novembre en marge de la Réunion du Comite des lignes Angers-Cholet, Poitiers-Nantes, Cholet-Clisson-Nantes, que le Président Jacques Auxiette allait adresser mardi 1 décembre une lettre au directeur régional de la SNCF de Nantes pour l’informer de l'application de la convention et de son principe du malus.
TER X 72500 au départ de la gare de Château du Loir
Le torchon brûle entre la Région et la SNCF !
Le malus tel que définit dans la Convention sera institué pour : train supprimé, manque de régularité, carence et non respect de la Convention Régionale.
L'application du malus : une première en Pays de la Loire
Jusqu’à présent la Région n’avait jamais appliqué de pénalités alors que certaines régions ont refusé de payer pour service non rendu.
Guillaume Peppy, le Président de la SNCF, Jacques Auxiette, le Président de la Région et le Directeur SNCF de la Région
Pays de la Loire au moment de la signature de la nouvelle convention.
Les déplacements à Nantes Métropole : la pôle position de la voiture contestée.
L'INSEE est partenariat avec l'AURAN, la SEMITAN et Nantes Métropole vient de réaliser une étude sur les déplacements. L'étude a été réalisé par Sébastien SEGUIN (Insee), Laurent FOUIN, Yan LE GAL (Auran), Bruno TISSERAND (Semitan), Dominique GODINEAU, Amélie RANTY (Nantes Métropole).
Nantes dans le peloton de tête des villes les plus T.C.
« Depuis 2002, la part de la voiture dans les déplacements des habitants de la métropole nantaise chute au profit des transports collectifs et des modes de déplacements doux que constituent la marche et la bicyclette.
Cette forte évolution conforte la position de la métropole nantaise dans le peloton de tête des métropoles françaises en termes de recours aux transports collectifs, derrière Paris et Lyon. »
Pour en savoir plus :
Le site de l'INSEE (voir)
Télécharger l'étude (voir)
A noter que France 3 Ouest a réalisé des reportages sur le sujets (voir)
L'agglomération Nantaise bénéficie de l'action des défenseurs de la petite reine depuis de nombreuses
années.
Il est possible maintenant de télécharger et de lire le dernier bulletin de l'association Place au Vélo Nantes en cliquant sur le lien suivant :
http://www.fubicy.org/nantes/pav/journal/bl77.pdf
8 rue d'Auvours
44000 NANTES
tel : 02 40 200 400
mail : nantes@fubicy.org
Dernier focus liée aux
projets contestés dans le cadre de la campagne de l'Association Agir pour l'environnement.
Le secteur aéronautique est responsable de plus de 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Dans les scénarios les plus délirants, certains acteurs économiques n’hésitent pas à imaginer un doublement du trafic aérien d’ici à 2020, faisant abstraction des conséquences d’une raréfaction des ressources pétrolières.
Ces hypothèses ubuesques amènent certains aménageurs à proposer la création de nouvelles infrastructures aéroportuaires afin d’anticiper un trafic en constante augmentation.
Manifestation à Nantes contre Notre Dame des
Landes
Aéroport : Il est temps d'atterrir...
C’est ainsi qu’un projet vieux de plusieurs décennies a été remis au goût du jour à Notre-Dame des Landes à proximité de Nantes.
Ce projet, outre ses effets directs sur le climat, entraînerait la destruction de 2000 hectares de zone humide, l’expropriation d’une cinquantaine d’agriculteurs ! Des associations ont proposé, à l’occasion du débat public, d’étudier des solutions alternatives au survol de Nantes mais n’ont pas été écoutées !
Début 2008, la construction de cet aéroport a été confirmée malgré le gel, annoncé lors du Grenelle de l’environnement, de toute nouvelle structure aéroportuaire.
Fresque Humaine et Manifestation anti Notre Dame des Landes sur le terrain le 26 juin 2006 (photo ACIPA)
Aéroport Notre Dame des Landes : http://acipa.free.fr
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