Ici, nous ne parlons pas de transports amoureux, mais nous sommes des amoureux du transport public
... mais les usagers attendront fin 2009 pour pouvoir circuler.
Sur l'ensemble de la future ligne de tramway, l'agglomération vient d'installer des totem matérialisant l'emplacement des futurs arrêts du tramway (notre photo).
On ne peut que se réjouir de cette opération symbolique, qui permet aux angevins de visualiser le tracé de la future ligne de tramway qui reliera Avrillé au quartier sud-angevin de La Roseraie.
A l'occasion de la semaine de la mobilité, la FNAUT Pays de la Loire aurait aussi espéré que le maire d'Angers annonce des actions moins symboliques en faveur du transport public et des modes de déplacement doux (marche à pied, vélo).
Refonte du réseau de bus, lignes (vraiment) directes entre la gare et l'université de Belle Beille en préfiguration de la ligne 2 du tramway, piétonnisation accrue du centre ville, multiplication des contresens cyclables... Les idées ne manquent pourtant pas et ne sont pas toutes synonymes de contraintes financière lourdes.
La FNAUT Pays de la Loire lance un défi à la COTRA : pour éviter le stationnement anarchique le dimanche, pendant les trois semaines de la foire St Martin, peut-on espérer un service de bus renforcé et médiatisé ? Réponse dans un peu plus d'un mois.
Alors que la FNAUT Pays de la Loire s'était inquiétée de la santé du totem horaire qui orne la gare SNCF d'Angers St Laud (notre photo), nous avons pu constater avec soulagement que l'oeuvre d'art avait recommencé à compter les secondes avec régularité. Quant à lire l'heure depuis la place de la gare... L'objet, pourtant monumental, demeure un excellent test de vision.

Bus en retard, correspondances loupées au "point de correspondance" Balzac (à l'écart du centre ville...), circuit scolaire qui laisse sur le carreau des élèves pour cause de bus surchargé ou, mieux, qui "oublie" carrément de desservir un arrêt où attendent les enfants, tel est le lot quotidien vécu par les usagers des transports de la Communauté d'Agglomération de Saumur, en cette rentrée de septembre 2005.
Alors que la nouvelle organisation du réseau de bus était testée depuis juillet et avait donné lieu à de multiples remarques des usagers dépités, rien ou presque n'a été fait pour corriger les défauts de conception du nouveau plan de transport. Remercions malgré tout les chauffeurs de bus, en première ligne pour capter la grogne des usagers : ils ont essayé d'orienter les usagers du mieux qu'il pouvaient. Mais quand la recette est mauvaise, le gâteau est loupé !
Malgré les demandes répétées de l'ADUTS, qui représente la FNAUT à Saumur, l'agglomération s'est enfermée dans un raisonnement technocratique qui doit sans aucun doute assimiler les voyageurs à des variables mathématiques.
Les gens qui prennent le train sont en effet de tous bords politiques et, pour beaucoup, se passeraient bien d'avoir à faire de longues distances pour des voyages professionnels, domicile - travail ou domicile - étude. Et se voient mal être contraints de "passer à la route" en ces périodes de pétrole hors de prix.

La région (et ses TER, au premier plan), appelée à financer des
grandes lignes (le Corail Nantes Lyon en gare de Nantes) ?
Jacques Auxiette profitait de ce voyage (et des caméras de France 3 Ouest) pour faire parler de sa pétition et faire témoigner et signer les usagers de la ligne. Et de mettre le Ministre des transports (Domonique Perben) devant les contradictions de la politique gouvernementale : d'un côté, l'annonce d'une volonté de renforcer les économies d'énergies et, de l'autre, la suppression des lignes CORAIL qui contribuent à l'aménagement du territoire et offrent une alternative à la voiture individuelle.
L'opposition régionale (qui a contribué à la relance des TER quand elle était aux commandes) a quant à elle fustigé cette "agitation médiatique". Posons-lui la question : qui a lancé le projet de suppression des trains CORAIL en Pays de la Loire : la SNCF toute seule comme une grande ? On y croit, pardi !
