Ici, nous ne parlons pas de transports amoureux, mais nous sommes des amoureux du transport public
Ce 22 septembre, seules 10 villes françaises ont banni les automobiles de leur centre ville. Dont Nantes.
Les médias relaient les critiques sur cette idée de journée sans voiture, qui "gêne beaucoup et apporte peu", micro trottoirs à l'appui. D'où la justification de son abandon au profit d'opérations de sensibilisation.
Mais Nantes (maire socialiste) a tenu bon, comme certains ministres (UMP) ont tenu bon quand il s'est agi de remplacer les inefficaces opérations de ... sensibilisation à la sécurité routière par des radars fixes qui "gênent" beaucoup, mais réduisent le nombre de tués (et blessés rendus invalides, on l'oublie souvent).
Mais revenons à ce 22 septembre. Certes, quelques automobilistes ulcérés par ce blocage de leur itinéraire habituel, ont argumenté sur les supposés désagréments subis à cette occasion non par eux même mais par d'autres qui ne leur ont rien demandé (reportage de France 3 Ouest).
Certes, un jour par an sans voiture, cela peut paraître ridicule, quand certains voudraient des mesures radicales pour donner de l'air et de la place aux piétons et cyclistes coincés 364 jours par an entre les pots d'échappements de voitures sous-occupées.
Mais cette journée a le mérite de faire réfléchir à notre mode de vie, confortable, mais dangereux à moyen terme, réchauffement climatique oblige. Un jour par an, cette contrainte de laisser la voiture au garage (pour ceux qui en ont...) nous invite fermement à tester d'autres moyens de déplacement, d'autres organisations de notre vie quotidienne.
Pour conclure cette réflexion, et suite :
- à l'observation d'une sur-représentativité féminine sur les vélos urbains
- au fait incontestable que la voiture convient parfaitement au cabotage entre crèches, maternelles, nourrices, boulot et magasins dans un laps de temps que les transports en commun ne peuvent pas encore proposer mais que ces activités sont encore trop souvent effectuées par ... des femmes.
Une conclusion s'impose : allez les mecs ! Si vous voulez continuer de justifier votre indicible besoin de bagnole, occupez-vous des courses et des gamins ou laissez votre voiture au garage et allez au travail à vélo. C'est excellent pour rester svelte ...
Jusqu'ici relativement épargnée quand on la compare à d'autres régions, les Pays de la Loire n'en sont pas moins concernés par le problème des Tags, assimilés par certains à une œuvre artistique.
Ces derniers temps, ces dégradations colorantes semblent se multiplier, dans des espaces jusqu'ici demeurés intacts.
En gare de Sablé sur Sarthe, ce sont les abris voyageurs du quai 2 (notre photo) qui ont fait les frais de ce qu'on dénomme "incivilités" en langage politiquement correct.
Dans son numéro 129, la revue de la communauté urbaine mancelle fait le point sur l'état d'avancement du chantier du tramway, qui avance suivant le calendrier prévu.
Le plan du futur réseau de bus, publié en page 23, provoque des réactions parmi les usagers allant du "demain, j'irai plus vite à pied ou en vélo qu'en bus aujourd'hui" (vive les modes de déplacement doux !) à "je n'aurai plus qu'à m'acheter une voiture" (bingo pour le PDU !).
Loupé de la ligne circulaire 19 qui disparaît...
Pourquoi de telles remarques ? La ligne semi-circulaire (19) disparaît. Seuls les utilisateurs qui effectuent le trajet de bout à bout (Californie – Université), pour lesquels la solution Bus 7 + tramway est performante, peuvent s'accommoder d'une telle disparition. Pour les autres, les lignes de rabattement vers le centre ville, avec correspondance debout dans des trams probablement bondés à l'heure de pointe, sera source de perte de confort et augmentation des temps de trajet. Pour Coulaines, troisième commune de l'agglomération l'accès au secteur de l'université – CHU va devenir bien malaisé.
... et de la 18, incohérente
Second point de critique : la ligne 18 ne permet ni aux Rouillonnais ni aux habitants de La Chapelle St Aubin d'atteindre le centre ville du Mans sans correspondance avec le Tram. Fait aggravant, cette correspondance s'effectue tardivement eu égard à la proximité géographique de ces communes des arrêts de tram Bartholdi (Rouillon) et Robin des Bois (La Chapelle). Comme si on avait voulu obliger les usagers à utiliser le tramway sans les y emmener le plus rapidement possible. Un comble !
La FNAUT propose
Si la conservation de la ligne circulaire s'avère impossible (quels arguments sont avancés par l'agglo ?), une solution intéressante consisterait en un redécoupage des lignes 11, 9 et 18 :
- lignes 18 sud + 11 Est = ligne Rouillon / Coulaines Closerie (avec correspondance tram à la station Théodore Monod)
- lignes 18 Nord et 11 Est + ligne 9 = Ligne en Y entre La Chapelle St Aubin et Le cadran d'une part, et Villaret d'autre part.
Que la SETRAM et l'agglo ne nous opposent pas de principes de rabattement systématique sur le tram, puisque au sud, la ligne 3 continue d'effectuer le trajet Oasis – centre ville en doublon avec le tram sur une partie de son parcours, de même que la ligne 7 permet aux usagers des Raineries de choisir en correspondances tram ou trajet sans rupture de charge pour atteindre la gare et le centre ville.
Les concepteurs du futur réseau seraient-ils en train de commettre les erreurs du réseau orléanais (erreurs qui avaient conduit à la chute du maire socialiste JP Sueur...), en mettant en oeuvre des principes parfaits sur le papier, mais pas dans leur application ?
Les bornes d'informations horaires de la COTRA faiblissent singulièrement ces derniers mois.

Répartis en direction des sorties de la gare, ces écrans donnent les temps d'attente des différentes lignes de bus de la COTRA, compagnie qui gère le réseau angevin. Pratique pour les habitués qui savent ainsi s'ils peuvent marcher ou doivent courir pour ne pas louper un bus.
Après une longue panne de plusieurs mois pour l'écran situé au bas de l'escalier d'accès au pont de Létanduère depuis le quai des voies B et C, c'est au tour des écrans du hall principal de faire la sieste, comme le témoigne la photo prise ce 19 septembre en fin d'après midi.
Avec les chantiers en sommeil très prolongé de la gare routière et du buffet de la gare, le label "NF Services" apposé sur la façade de la gare d'Angers prend tout son charme pour le voyageur, peu au fait des responsabilités respectives des multiples acteurs intervenant sur ce pôle de correspondances.
