Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la Loire

La même mais disposé a proximité de la hall (photo de l'association)|
ACF VELORAILS DE LA SUISSE NORMANDE GARE DE PONT-ERAMBOURG 61790 ST PIERRE DU REGARD |
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Dans les gares allemandes, plusieurs compagnies se côtoient...
Nouvelle audience au Tribunal Administratif de Nantes
La FNAUT Pays de la Loire vient de recevoir un avis d'audience du T.A. de Nantes.
Une nouvelle audience publique est fixée au vendredi 18 décembre à 11h30 et concerne la vente de la section de ligne de Château-Gontier (53) à St Sauveur-de-Flée (49).
Cette section est un des tronçons de la ligne Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant, et il a été déferré dans l’illégalité puisque la ligne n’était plus fermée lors de sa dépose.
L’intégrité de la voie est menacée à Château-Gontier par le projet de Rocade Sud, projet local « climaticide ».
Une partie de ce tronçon est transformée en voie pédestre, voie verte de St Fort à Chemazé / limite du département du Maine et Loire.
RFF et le département de la Mayenne, acheteur et principal artisan du démantèlement de la voie ferrée,
tentent par ce biais de légaliser une situation complètement illégale et d'enteriner la technique du fait accompli.
La séance est ouverte au public mais pour cause de grippe A ... Il est déconseillé d'y aller...
Même si la cause est juste, la FNAUT ne part pas gagnante...
6 / Une infrastructure peu nuisante, aux effets secondaires positifs
Sécurité et santé
+ Allègement du trafic routier, dont une partie est dangereux. Les accidents impliquant des poids lourds sont fréquents et graves.
+ Diminution du nombre de morts et de blessés, à nombre égal de déplacements.
+ Limitation d’émission de gaz à effet de serre et d’autres polluants (divisé plusieurs dizaines de fois en comparant avec la voiture). Le faible impact environnemental laidera à répondre à nos engagements internationaux.
Budget
La voie ne nécessite pas d'emprise nouvelle. La remise en service peut être rapide. Le coût de la réouverture de la ligne sera plusieurs fois inférieure à la construction d’une infrastructure nouvelle (autoroute ou Ligne à Grande Vitesse) sans doute 5 fois moins que la construction d’une LGV, en se basant sur des estimations de réouverture de ligne, d’autant plus qu’une partie de la ligne fonctionne encore.
La remise en service des anciennes voies ferrées coûte moins que la construction d’une LGV, en se basant sur des estimations de réouverture de ligne
La remise en état de la ligne permettrait la croissance du trafic et une cohérence d’actions avec :
+ la liaison envisagée de Bressuire Thouars avec le TGV de Saumur
+ les investissements programmés sur Poitiers Limoges.
Cette infrastructure serait adaptée au matériel roulant dont s’équipent les régions. Les coûts externes (pollution, accidents) à charge de la collectivité seront réduits
Services à la population et aux activités
+ Nouvelles possibilités de déplacement, pour les actifs et pour ceux qui sont peu mobiles (personnes âgées, scolaires, étudiants).
+ Déplacements sans fatigue, permettant des allers et retours journaliers entre villes.
Désenclavement et Développement économique
+ Elargissement du marché du travail .
+ Atout supplémentaire pour l’accueil (ou le maintien) d’activités.
+ Relations améliorées avec les ports du Nord du Golfe de Gascogne, dont Nantes Saint Nazaire.
+ Limoges à 3h 30 de Nantes.
+ Desserte du centre de toutes les villes, Cholet rapprochée de Nantes et à une heure et demie de Poitiers, Bressuire à 1h de Poitiers et Nantes, Parthenay à une demie heure de Poitiers à 1 h 30 de Nantes.
Financement
Les 175 km de voie unique à améliorer ou à rouvrir se répartissent sur deux régions : les trois quarts en Poitou-Charentes, un quart en Pays de la Loire, et peuvent se faire par phase.
Ceci rend l’investissement plus à portée des régions, en particulier si l’on remarque que la Région Poitou Charente a un potentiel d’accroissement de ses financements : c’est une des régions qui consacre le plus faible budget aux transports (11% en 2003, à comparer avec les 25% du Limousin, les 29% du Languedoc Roussillon, les 20% de Rhône Alpes et même les 16% des Pays de la Loire).
La contrainte "développement durable" sera de plus en plus présente, pour limiter l’émission des gaz à effet de serre, ce qui devrait accélérer la priorité au fer. De plus en plus de voies s’élèvent pour mobiliser de nouvelles ressources, en taxant par exemple les camions. Des pays voisins ont déjà mis cela en pratique.

5 / Et pourquoi pas une Ligne à Grande Vitesse ?
Le projet ALTRO prévoit une LGV Lyon Clermont Limoges d’où partiraient deux branches, l’une vers Poitiers Nantes, l’autre vers Bordeaux. Elle faciliterait les liaisons à longue distance et permettrait de parcourir Nantes Poitiers en moins d’une heure, mais :
Les villes intermédiaires (comme Bressuire et Parthenay) ne seraient pas desservies : un TGV n’est pas fait pour s’arrêter tous les 50 km à plusieurs kilomètres de centres d’agglomérations de vingt milles habitants. Les gares nouvelles concernent des agglomérations plus espacées et plus importantes : Amiens, Valence.
Les différents trafics, fret, TGV, locaux, ne peuvent circuler sur une même ligne, à moins de contraintes fortes et de diminution des capacités.
Les LGV, coûteuses, s’avèrent difficiles à financer et doivent justifier d’une bonne rentabilité. Nantes Poitiers, (coût estimé en 2000 par l’association ALTRO à 1 milliard €), n’est justifiable qu’avec le prolongement vers Lyon. L’ensemble est extrêmement coûteux (15 milliards), traverse des régions à faibles moyens qui ne pourront pas apporter une quote-part importante.
Les candidatures de LGV, derrière la LGV Est en construction, sont nombreuses : LGV Sud-Ouest, Lyon Turin, Nîmes Catalogne, ligne vers Genève, Rhin Rhône, Prolongement du TGV Ouest, LGV du Bas Rhône vers l’Italie, etc…avec des arguments au moins aussi convaincants que Nantes Limoges Lyon. On ne construit actuellement qu’environ 50 km de LGV par an. Les projets actuels vont mobiliser les énergies pour au moins un tiers de siècle.
Il est symptomatique de constater que les commentaires sur le récent rapport d’audit sur les grandes liaisons ne mentionnent pas le projet ALTRO.
Par contraste, une desserte Intercités est une solution efficace et réaliste à moyen terme. La liaison Nantes Limoges qui demandait en 1974 plus de cinq heures se ferait en moins de 3h 30 en desservant les villes intermédiaires. Elle serait compétitive pour les déplacements de centre à centre, des déplacements domicile travail.

Suite de l'analyse de la FNAUT sur l'axe Nantes / Poitiers
4 / La voie ferrée répondrait à des besoins importants
Pour le fret, la route supporte un trafic important (entre 1200 à 1600 Pl/jour, soit plus de 15% des véhicules). Pour le transport de transit (dans quelques secteurs tels : bois, hydrocarbures, produits de carrière, engrais, aliments pour bétail, céréales), des transferts vers le rail sont possibles.
Le port de Nantes, très actif pour les céréales, les engrais, le bois, les hydrocarbures, estime son trafic potentiel avec le Limousin à 300 000 t dans chaque sens, à 900 000 t avec Poitou-Charentes, dont une partie devrait se trouver sur l’axe des 3 capitales régionales.
Pour la desserte locale, la ligne permettrait de raccorder des unités dans les secteurs qui demandent la voie ferrée (carrières, silos céréaliers, grands entrepôts).
Même si la ligne est pénalisée dans son prolongement au Nord de Limoges par un profil plus difficile qui limitera la taille des convois ou demandera une traction renforcée, il existe donc des potentialités importantes de plusieurs centaines de milliers de Tonnes.
Pour les voyageurs, la ligne répondrait aux besoins suivants :
+ liaisons interrégionales et entre capitales régionales (Nantes, Poitiers, Limoges), au besoin avec le renfort de quelques automoteurs directs, plus rapides,
+ désenclavement des villes intermédiaires, à accompagner par une desserte de zones rurales avec rabattement par bus et taxi, au maintien de dessertes bus des communes situées entre les villes.
+ desserte "banlieue" des grandes villes pour les trajets domicile travail et scolaires
+ liaison entre deux régions touristiques : Massif Central et Bretagne
Le trafic actuel ne peut servir de référence, car il n’y a pas d’offre crédible Nantes Poitiers. Les potentiels et le nombre de dessertes à mettre en œuvre peuvent s’apprécier, avant étude, de diverses manières :
+ Le trafic routier sur l’axe Cholet Poitiers est de l’ordre de 10000 véhicules jour. Une part du fer de 15%, plus des fluxs nouveaux, justifierait une dizaine d’automoteurs par jour. (A noter que dans des pays voisins en avance, une desserte cadencée à l’heure est la norme sur les petites lignes)
+ Cette fréquence se trouve sur d'autres axes de moindre population ( ex Angers Tours avec une douzaine de liaisons complètes par jour, ou Le Mans Tours avec près d’une dizaine de trains par jour). Ces fréquences peuvent être absorbées par une voie unique : il existe déjà des possibilités de croisement dans de nombreuses gares. Orléans Chartres (voie unique - trafic estimé de 1500p/jour) qui touche une population plus faible que Nantes Poitiers, devrait démarrer avec une demie-douzaine d’AR/jour.

Contact : Train à Vapeur de Touraine - La gare - BP 66 - 37120 Richelieu : 02.47.58.12.97
Site internet : www.train-vapeur-touraine.fr
3 / Un contexte plus favorable au fer
La population s'est concentrée dans les villes, particulièrement dans les grandes, renforcées par la régionalisation.
+ La demande de transport croît régulièrement (3%/an), ce qui est le cas entre les aires urbaines de Nantes (674 000 h) et Poitiers (188 000 h).
+ Le Futuroscope draine 2 millions de visiteurs/an, soit près de 6 000/jour
+ La population dans les villes intermédiaires (Cholet, Bressuire, Parthenay) se maintient
La partie nord de la carte TER
Les grandes villes favorisent le transport en commun, seul remède pour éviter l'asphyxie. On a intérêt à pénétrer les grandes villes "en site propre".
Les trafics sur le réseau ferré augmentent de nouveau, sur le réseau TGV, mais aussi sur tous les réseaux régionaux où des efforts ont été faits.
+ Les réouvertures de ligne se multiplient. La Région Centre va réouvrir Orléans Chartres ; PACA, Cannes Grasse ; la Région Pays de la Loire a réactivé Nantes Pornic, va réouvrir Nantes Châteaubriant.
Les liaisons interrégionales sont un succès ; Nantes Orléans ou Nantes Rennes voient leur trafic augmenter avec l’offre de service, malgré la concurrence d’autoroutes. Nantes Poitiers reste à l’écart, bien que se situant dans le prolongement des axes :
+ allant de Nantes vers l'Estuaire de la Loire et la Bretagne d'une part,
+ reliant Poitiers à Limoges (aire urbaine : 231 000 hab), qui donne accès au Sud Ouest et au Massif Central.
A suivre...
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