Ici, nous ne parlons pas de transports amoureux, mais nous sommes des amoureux du transport public
La FNAUT et l'association TRACES ont pu exposer leur projet de réouverture de la ligne SNCF Laval Mayenne.
L'axre est en partie en service, car De Laval à la bifurcation de La Chapelle Anthenaise, les TER emprunteraient la ligne Laval Le Mans, à double voie.
Seul le tronçon reliant cette bifurcation à Mayenne serait à réactiver.
Si les réticences de certains élus sont fortes, le soutien de la population va grandissant. Il en va de l'avenir de ces territoires périphériques de la région des Pays de la Loire, qu'il est difficile d'atteindre par transport public et desquels l'accès aux services des grandes agglomération régionales est problématique pour qui ne possède pas de voiture.
Ce n'est pas une rocade de plus qui sauvera Mayenne de la désertification...
seule l'amélioration significative de l'offre de transports publics pourra changer la donne, en commançant d'ailleurs par l'amélioration de l'offre "car" dans l'attente de la relance ferroviaire de l'axe.
Depuis plus de 10 ans, l'expérience d'un TER interrégional rapide et confortable existe dans notre région. INTERLOIRE relie trois fois par jour Nantes, Angers, Tours, et Orléans.

Si le succès est officiellement au rendez-vous, il ne faut pas se leurrer. Il reste beaucoup à faire pour offrir une réelle alternative à la route entre les deux capitales régionales.
Les trois aller-retour sont insuffisants et ne permettent pas de choisir, matin et soir, entre au moins deux solutions.
Le matin, un départ plus tardif d'Orléans nous apparaît indispensable, de même qu'un départ plus précoce... de Nantes, permettant d'atteindre Orléans avant 9h00.
Même problème en soirée, où un départ plus précoce de Nantes et un plus tardif d'Orléans ne seraient pas de trop.
Les 5 aller-retours constitueraient une trame attractive, complétée des solutions existantes, avec correspondance à Tours ou St Pierre des Corps, mais beaucoup trop lentes pour des trajets de bout en bout.
Tout cela permettrait de transformer l'essai tout en déchargeant l'INTERLOIRE de ses surcharges chroniques.
Mais l'INTERLOIRE est pris en otage dans le bras de fer entre état et régions, car ce TER est finalement fort comparable à ... un TIR, (Train Inter Régional), sujet à forte polémique en ce moment (voir notre rubrique Sauvons les trans CORAIL)
Depuis quelques temps, pour pallier à la saturation des rames de la ligne 1 entre les stations Gare SNCF et Commerce, la TAN a mis en place un service de bus direct entre ces deux stations (notre photo).

Ces navettes sont fort prisées des étudiants qui doivent rejoindre la ligne 2 de tram, qui les emmènera vers les facultés et écoles du nord de l'agglomération.
Un autre solution existe pourtant, prônée par la FNAUT Pays de la Loire depuis plusieurs années : la création, aux heures de pointe, de services tram directs (à nommer ligne 12 ?), entre les stations Manufacture (ligne 1) et Ecole centrale Sup de Co (ligne 2, Nord).
Le raccordement entre les deux lignes, électrifié et à double voie, existe à Commerce. A la station Sup de Co, un tiroir de retournement permet de mettre en oeuvre un terminus intermédiaire (il sert d'ailleurs en cas de problèmes sur le réseau).
Enfin, compte tenu de l'exiguïté de la station Gare, il semble plus simple de créer une voie de tiroir à la station Manufacture, en rognant sur les installations SNCF voisines. Dans l'attente de ce seul investissement, le service pourrait être créé avec une origine à la station Moutonnerie, les installations voisines du dépôt de tramway pouvant alors servir de lieu de retournement des rames. A l'heure de pointe, elles sont forcément disponibles...
Ce service éviterait aux rames de la ligne 2 des temps d'attente dus aux très fortes montées de voyageurs à Commerce et offrirait un meilleur confort aux usagers (pas de rupture de charge à Commerce et meilleure capacité dans les tram que dans les bus, entre Gare et Commerce).
Les élus et les associations dont l'AUT 85 voient enfin leur projet de réouverture de la ligne SNCF Fontenay le Comte – Niort se concrétiser. En 2007 ou 2008 plus probablement, les autorails modernes (73500) devraient permettre aux habitants du Sud Vendée de rejoindre Niort et son bassin d'emplois en train. De là, le TGV direct les attend pour Poitiers et Paris.
Si certains s'interrogent encore de la future fréquentation des rames, rappelons-leur que les réouvertures de lignes, avec du matériel moderne, des horaires adaptés et des temps de parcours de centre à centre inférieurs à l'alternative routière, sont actuellement couronnées de succès et dépassent les prévisions toujours timides lisibles dans les interminables études préalables (Nantes Pornic, Cannes Grasse). Avec le carburant à 1,50 Euros le litre, ces prévisions de trafic n'en apparaîtront que plus timorées.
