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FNAUT en France

Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 09:05

Le plan Fret d’Avenir


Communiqué commun CGT, CFDT, CFE-CGC, FNAUT, Réseau action climat, WWF, FNE

   

"Confirmer le Financement du plan Fret d’Avenir et ne pas anéantir ses effets bénéfiques, par des choix à contre sens sur le wagon isolé".

 

En 2007, lors les travaux du Grenelle de l’Environnement, nos organisations ont travaillé ensemble pour faire admettre que seule une vraie rupture avec la politique des transports, actuellement basée sur le tout routier, permettrait de lutter, efficacement, contre le réchauffement climatique. Le secteur des transports est, en effet, responsable du tiers de nos émissions de CO2. En juin 2008, nous avons organisé ensemble, au Conseil Economique, Social et Environnemental, un colloque intitulé « agir pour des transports écologiquement, socialement et économiquement durables » avec la participation du ministre des Transports et de nombreux acteurs dont la SNCF. Les conclusions de ce colloque ont confirmé notre détermination à mettre fin à la politique du tout routier.

 

La dernière publicité de la SNCF

 


Le plan Fret d’Avenir, présenté le 16 septembre par le gouvernement, est une initiative prometteuse qui correspond à des engagements du Grenelle : création d’autoroutes ferroviaires, fret à grande vitesse, relance du transport combiné et de la desserte des ports, modernisation du réseau ferré, traitement des points de saturation. Ces mesures structurelles, dont certaines bénéficieront aussi aux voyageurs, devraient contribuer à enrayer le déclin du fret ferroviaire, faciliter son développement et provoquer un report modal depuis la route et l’aérien.

 

Le financement, à hauteur de 7 milliards d’euros, peut incontestablement enclencher la dynamique de rupture attendue. Encore faut-il qu’il soit confirmé concrètement, ce qui, à ce jour, est loin d’être cas, et mis en place dans le cadre d’une politique cohérente. Certains choix restent incohérents avec les décisions prises lors du Grenelle. Ainsi, l’Etat comme des collectivités territoriales n’infléchissent pas leurs programmes routiers et autoroutiers, concurrents des investissements ferroviaires, à hauteur des ruptures annoncées. D’autre part, les dispositions de la loi Grenelle 1 affaiblissent la portée de l’éco-redevance poids lourds. Si les coûts/avantages écologiques et sociaux de chaque mode de transport ne sont pas pris en compte, les investissements ferroviaires prévus ne seront pas suffisants pour provoquer un report modal à la hauteur des ambitions affichées.


Wagons tremis en gare de Laval

 

 

Enfin les effets bénéfiques du plan ne doivent pas être anéantis par un quasi abandon du fret ferroviaire de proximité : la technique wagon isolé répond, avec le ferroutage, à des besoins complémentaires des chargeurs. Elle représente actuellement 42% du volume fret ferroviaire, mais recèle un important potentiel de report modal puisque 220 milliards de tonnes kilomètres/an sont acheminées par la route sur ce domaine d’influence. Une part non négligeable doit faire l’examen d’un report modal.

 

Les investissements prévus dans le plan Fret d’Avenir devraient permettre de transférer sur le rail près de deux millions de parcours de camions par an, mais seulement à l’horizon 2020. L’abandon du wagon isolé envisagé par la SNCF provoquerait, lui, un transfert du même ordre de grandeur mais en sens inverse, de manière immédiate et irréversible.

 

En gare de Château Gontier , une UM de 2 locotracteurs  63 000 en manoeuvre devant la gare...

 


En définitive :

 

- à court terme, cette évolution serait un message terriblement négatif et incompréhensible donné à l’opinion ;

 

- comment inciter, demain, les producteurs et les distributeurs à changer de comportement modal si l’irrigation des territoires par la technique du wagon isolé a disparu et s’il n’y a plus d’alternative à la route ?

 

- à moyen terme, le bilan carbone du plan Fret d’Avenir serait nul. Il affaiblirait les capacités de la France à respecter ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Il est impératif de s’engager résolument vers un développement massif du fret ferroviaire combinant les acheminements massifiés et l’acheminement des lots de wagons. Le fret ferroviaire de proximité doit, impérativement, être non seulement maintenu mais développé. Ne faisons pas de ce dossier la grande occasion ratée du Grenelle de l’Environnement

 

Y 8160 en gare de LAVAL , devant les hangards SERNAM... vide.

 

L’urgence est là ! Nous demandons un moratoire sur l’abandon par la SNCF des trafics diffus par wagon isolé et son engagement volontariste vers de nouvelles organisations de production pour rendre économiquement pertinentes les opérations de groupage/dégroupage des wagons au plus près des territoires. La SNCF ne peut s’affranchir de cette responsabilité, au moins tant que la structuration avec des opérateurs de proximité reste virtuelle."

 

Paris, le 21 septembre 2009



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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 08:03



 




Un colloque sur le thème “climat et transports : du global au local” est organisé :


le jeudi 5 novembre à Paris
à l'Assemblée Nationale

par Agir pour l’Environnement, le Réseau Action Climat et la FNAUT.

Sous l’égide du groupe de travail parlementaire sur les pics pétrolier et gazier présidé par le député Yves Cochet, les trois tables-rondes évoqueront la préparation du sommet de Copenhague, la crise de l’automobile et la mobilité durable.


Pour obtenir le programme, les informations pratiques et s’inscrire (l’inscription est gratuite mais obligatoire), écrire à l’adresse suivante : colloque@agirpourlenvironnement.org


- Site web d'Agir pour l'environnement

 



 

 

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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 08:06

Les gares périrurbaines : des gares a valoriser pour la desserte du territoire...

Colloque coorganisé par le GART (Groupement des Autorités Responsables deTransports), la FNAU
(Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme) et la FNAUT.

 


L’extension rapide des zones périurbaines engendre une circulation automobile qui sature les voiries, dégrade l’environnement urbain, gaspille l’énergie et contribue au déréglement climatique. Or de nombreuses agglomérations françaises disposent d’une étoile ferroviaire peu utilisée, voire inutilisée, qui les relie aux villes voisines en traversant ces zones d’habitat dispersé.

 

collgaresperiurbaines

 

L'espace gare de Louverné  (53) à coté de LAVAL  peu développé

faute d'arrêts suffisant de trains et d'informations.

 

 

 

 

 

 




Le colloque aura pour objectif d’examiner les possibilités de valorisation de ces infrastructures et le rôle crucial que peuvent jouer les gares périurbaines comme centres de polarisation des territoires et de densification de l’habitat.

 

Les gares périurbaines : des points d'appui du développement urbain durable et du réseau ferré

 

En introduction, la FNAUT présentera les résultats de l’enquête qu’elle a effectuée sur ce thème auprès de ses associations. Les politiques menées à l’étranger (Allemagne, Italie) et les expériences en cours en France seront discutées.


Le colloque réunira des élus, des usagers, des urbanistes et des transporteurs. Il sera animé par Brigitte Bariol, directrice de l’agence d’urbanisme de Saint-Etienne.


Le colloque se déroulera le :

mardi 29 septembre 2009

au Conseil régional d’Ile de France
33 rue Barbet de Jouy, 75007 Paris
(métro Varenne, ligne 13)

 

  Télécharger la plaquette de présentation

 

La gare de Couëron dans l'agglomération Nantaise (http://www.ville-coueron.fr/-Transport-)
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 08:01

Un Emprunt national pour le financement d’un réseau ferroviaire Intercités


Voici la réaction et les propositions de la FNAUT suite à l'annonce récente du prochain lancement d'un grand emprunt national.


Le grand emprunt national a pour objectif de soutenir des « chantiers d’avenir » et non des dépenses de fonctionnement ou un même deuxième plan de relance (voir également ici )


Les préoccupations de la FNAUT : l'aménagement du territoire.

Dans cet esprit, la FNAUT demande qu’une part significative de son produit soit affectée à l’aménagement du territoire, et plus précisément à la remise à niveau d’un réseau ferroviaire Intercités, maillon manquant actuellement entre le réseau TGV et les réseaux TER.

 

Valoriser l'existant et répondre aux besoins des voyageurs

 

Cette proposition répond à deux préoccupations complémentaires.

  1. Le réseau ferré est loin, aujourd’hui, de couvrir tous les besoins des voyageurs.
    La mise en place du réseau TGV a considérablement amélioré les dessertes de l’Ile-de-France et des métropoles régionales ; ces métropoles sont elles-mêmes de mieux en mieux reliées par TER aux villes moyennes de leur région.
    Par contre les autres relations interurbaines à moyenne ou longue distance sont devenues plus difficiles car le maillage et les performances du réseau ferré se sont souvent dégradés, en particulier sur les itinéraires transversaux. Il n’existe même plus de ligne directe entre Nantes et Poitiers, capitales de deux régions voisines !
    Dans la perspective d’une hausse inévitable du prix du pétrole, il est important de garantir au public une offre sûre, efficace, économique et écologique de mobilité interurbaine.
  2. Alors que le TGV renforce l’attractivité des zones urbaines les plus peuplées et les plus actives, la recréation d’un réseau ferré Intercités concernerait aussi le trafic de fret et contribuerait à un aménagement équilibré et durable de l’ensemble du territoire français. Il stimulerait l’activité économique des villes moyennes – industrie, services, commerce, tourisme - et permettrait d’y attirer de nouveaux habitants en accompagnant une tendance nouvelle de migration de l’emploi en dehors des grandes métropoles.
Train corail au Mans : les relations intercitées sont les premières victimes de la politique du tout TGV


Des projets basés sur l'existant,

Le projet de la FNAUT, basé pour l’essentiel sur des infrastructures existantes à moderniser, pourrait représenter une dépense d’environ 10 milliards d’euros, soit l’équivalent de 500 km d’autoroutes ou de lignes à grande vitesse.


Son originalité est de ne pas exiger de grands travaux spectaculaires et très coûteux, mais des investissements plus ponctuels et parfois modestes qui peuvent avoir vite des effets positifs. Ainsi l’électrification de la ligne Nevers-le Creusot-Chagny ne coûterait que 200 à 300 millions d’euros et créerait une nouvelle transversale Nantes-Bourges-Dijon-Mulhouse.


Les projets de lignes à grande vitesse et les projets de transports du Grand Paris peuvent être financés soit par des mécanismes traditionnels, soit par les mécanismes plus novateurs imaginés par le député Gilles Carrez.


Mais les investissements proposés par la FNAUT risquent d’être laissés de côté malgré leur intérêt pour l’aménagement du territoire et l’environnement, car ils ne trouvent leur rentabilité qu’à moyen terme. Un recours à l’emprunt national est une occasion unique de les faire aboutir.


Communiqué de Presse FNAUT nationale (sauf intertitre) du 27 août 2009


Jean Sivardière, président de la FNAUT 

 

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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 08:00


Transports et Grenelle de l’environnement :

le fret ferroviaire est à contre-sens


 

La SNCF communique actuellement sur les grosses difficultés financières que rencontre sa branche Fret ferroviaire, avec comme conséquence l’abandon possible de l’activité du wagon isolé* qu’un audit a qualifiée d’activité non pertinente . Si cette activité est abandonnée, ceci représente près de 10 milliards de tonnes kilomètre pour l’année 2008 (l’équivalent de plus de 2 millions de poids lourds !) soit plus de 25% de l’activité fret ferroviaire.


 

Réaction et propositions des associations

Conformément à la loi Grenelle, le gouvernement affiche un objectif à court terme « une croissance de la part du fret non routier et non aérien de 25% à l’horizon 2012 par rapport à 2006 », objectif de plus en plus impératif au regard des urgences climatiques. Face aux annonces de la SNCF, le gouvernement refuse l’abandon du service wagons isolés….mais refuse aussi toute aide. Solution élégante pour obtenir rapidement au moins une perte de 25% des volumes du fret ferroviaire et une application parfaite des engagements du Grenelle…. Mais à contre sens !


A contre sens ... plus de route ! les engagements et les grands discours du Grenelle non respectés 


 

Si le gouvernement souhaite maintenir ses objectifs, il doit intervenir de façon active et non pas se contenter d’observer. La desserte ferroviaire effective de tous les territoires est un sujet d’intérêt général. Le risque d’un décrochement des entreprises et territoires français de l’Europe ferroviaire est réel. A ce titre, des décisions stratégiques s’imposent. Nous proposons quelques pistes :

- Prendre réellement et fermement le dossier en main au niveau gouvernemental : nommer un Monsieur /Madame Fret Ferroviaire indépendant de la SNCF et de RFF, qui devra s’assurer de la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ;

- Mettre tout en œuvre pour la mise en place rapide des dessertes fines des territoires avec l’appui des collectivités, notamment par le projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité »**, freiné par la SNCF depuis de nombreuses années ;

- Appliquer, au nom de l’intérêt général, une tarification spécifique et très faible sur les péages d’infrastructure *** sur l’activité de regroupement des wagons isolés, quitte à augmenter ceux des trains entiers ;

- Stopper tous les projets en faveur du mode routier qui défavoriseraient encore plus le fret ferroviaire (projets d'autoroutes, généralisation du 44 tonnes, expérimentation de méga camions, mesures fiscales…).

 

 Fret entre Pré en Pail et Alençon (photo Marc Lerochais)


 

Les échecs organisationnels de la SNCF ne doivent pas remettre en cause cette activité de transport de marchandises, présentant des avantages environnementaux évidents.


 

Face à une position d’attentisme de la part de l’Etat et de la SNCF, nous demandons que des actions en faveur du fret ferroviaire soient mises en œuvre au plus haut niveau. La première de ces mesures doit être le maintien, voire le développement, du wagon isolé et non son abandon. Elles doivent assurer la pérennité du transport ferroviaire et s’inscrire dans un plan de grande ampleur pour les années 2020 – 2025. Comment l’Etat tiendra-t-il ses engagements de transfert modal en transport marchandises et notamment le passage de la part du non routier et non aérien de 14% à 25% à l'échéance 2022 ?


 

Le Changement drastique de stratégie dans les transports, affiché au Grenelle de l’environnement, doit s’appliquer également au fret ferroviaire…Les choix à faire ne sont pas seulement économiques mais également environnementaux : c’est réellement le moment de mettre en œuvre la rupture annoncée.

 

Mardi 16 juin 2009

Communiqué de Presse Commun

FNAUT / FNE  / Réseau Action Climat France /  Les Amis de la Terre

 



* : wagon isolé : collecte et regroupement de wagons à partir des sites des clients de la SNCF, pour constituer un train entier

** : projet « Opérateurs Ferroviaires de proximité » : projet de la SNCF visant la prise en charge de la desserte ferroviaire locale par des acteurs économiques privés.

*** : péage d'infrastructure : péage payé par tout utilisateur du réseau ferroviaire à RFF. EN réduisant ce coût d'utilisation, on favorise le wagon isolé ( par rapport à la route) alors que le "train entier" est moins sujet à la concurrence routière.

 

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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 08:10

 

Il existe en France environ 18 000 passages à niveau (PN). Une centaine de collisions, dues dans leur quasi-totalité, à l’imprudence des usagers de la route, se produit chaque année entre des trains et des véhicules routiers. 40 tués en moyenne sont à déplorer.

  PN sur l'axe Le Mans / Tours à Vaas

Des accidents mortels ayant une cause routière...
Fin 1997, après l’accident de Port-Saint-Foy (13 morts), l’Etat a identifié 437 PN dits “préoccupants” : il en reste 282. De nouvelles signalisations routières ont été expérimentées.

On observe aujourd’hui que le risque d’accident à un PN est plus diffus car le trafic TER s’est intensifié sur des lignes peu ou moyennement circulées où subsistent de nombreux PN.

Carte de quelques passages dangereux...
 
A l'origine du rapport Bussereau ... 

Le 26 juin 2008, Dominique Bussereau a remis au Premier ministre un plan d’action pour la sécurisation des PN, commandé à la suite de la collision entre un train TER et un car scolaire survenue à Allinges (Haute Savoie). Il préconise 20 mesures regroupées en 4 chapitres :

1 - responsabiliser les automobilistes et chauffeurs routiers (prévention, contrôle, sanction) ;

2 - mobiliser les gestionnaires de la voirie (inspection des PN) ;

3 - accélérer le traitement des PN, “préoccupants” ou non ;

4 - proscrire la création de tout nouveau PN sur les lignes voyageurs (mesure n°20) :

“veiller ce que les projets de création, mais aussi de réouverture de lignes, qui créent de nouveaux services - en général par reconstruction de l’infrastructure - sur des sections peu ou plus fréquentées, ne conduisent pas à la création de fait de nouveaux PN”.

 

PN  sur l'axe Château -Gontier / Segré, à coté de Chemazé...

Conditionner la réouverture d'une ligne ferroviaire à la suppression de tous les passages à niveau : une mauvaise réponse au problème de sécurité routière.  

Des suppressions de PN lors d’une réouverture peuvent être nécessaires : 15 PN sans barrières ont été ainsi supprimés sur la ligne Bourg-Bellegarde destinée aux TGV Paris-Genève. La suppression de PN conservés lors de la réouverture de Cannes-Grasse est aujourd’hui envisagée. Mais une suppression systématique ne s’impose pas : tout dépend du PN considéré, et de la nature (intensité, vitesse) des trafics routier et ferroviaire (TER ou tramtrain).

 

L'emprise de la voie ferrée Bourg-Bellegarde destinée aux TGV Paris-Genève, au niveau d'un PN.

La suppression des PN une mesure parmi d'autres...  

Dès le 7-9-2008, la FNAUT a fait part de son désaccord à Dominique Bussereau:

- le nombre des PN réintroduits lors de réouvertures serait marginal par rapport au nombre des PN existants dont la suppression n’est pas envisagée ;

- aucune comparaison n’a été faite entre le risque lié à l’existence de nouveaux PN et sa diminution due au report du trafic routier sur le rail ;

- la recommandation ne tient pas compte de la possibilité de réduire le risque aux PN par les autres mesures proposées (renforcement de la signalisation, pose de ralentisseurs et de radars ;

- en faisant exploser les devis d’au moins 50%, son adoption bloquerait les réouvertures envisagées ou décidées par diverses régions, souvent à l’initiative de nos associations locales. Si on avait appliqué la mesure n°20, la ligne Cannes-Grasse n’aurait jamais été rouverte. La réouverture de Sathonay-Trévoux passserait ainsi de 76 millions d’euros à 120 environ (11 PN à supprimer pour 3 à 5 millions d’euros chacun) ; celle d’Oloron-Bedous, financée par la seule région Aquitaine, de 30 à 62 millions. Bien d’autres lignes sont concernées : Rouen-Louviers-Evreux, Fontenay-Niort, Avignon-Carpentras, Cavaillon-Pertuis, Digne-SaintAuban, Clamecy-Nevers, Chalons-Troyes, Belfort-Delle, Guebwiller-Bollwiller, ...

 

Au signal lumineux arrêt immédiat...

"Qui veut faire quelque chose, trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve un pretexte": proverbe SNCF / RFF. 

La recommandation n°20 n’a évidemment aucune valeur juridique, mais il semble que RFF en tienne déjà compte. Ses effets pervers sont évidents : l’Etat, RFF et la SNCF peuvent en tirer prétexte pour faire des économies en évitant des réouvertures, et les régions les moins motivées ont un bon prétexte pour y renoncer tout en dénonçant la responsabilité à l’Etat. Il est grand temps que Dominique Bussereau clarifie cette situation confuse qui pénalise inutilement le rail.

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 08:16


La carte Enfant-Famille : un avis favorable de la FNAUT mais non sans réserves



La création de cette carte a pour but d’étendre les avantages de la carte Famille Nombreuse aux familles à faibles ressources et monoparentales. La FNAUT est, bien sûr, favorable à cette initiative mais, outre l’absence de concertation avec les associations (pourtant promise par Nicolas Sarkozy) sur ses modalités d’application, elle en déplore deux défauts dangereux.


  1/ Un financement public a été refusé par l’Etat. Or une telle mesure, dont le chef de l’Etat lui-même a affirmé le caractère social en la présentant, ne doit pas être supportée par la SNCF, donc par ses usagers, mais par tous les Français, donc par l’Etat.


  2/ La formule retenue ne prévoit de réductions que dans les trains à réservation obligatoire (TGV, Téoz, Lunéa).

Or une mesure sociale ne doit pas introduire de discrimination, en particulier géographique, entre ses bénéficiaires.


 

source :medias.lepost.fr/ill/2008/04/09/h-20

 


Les réductions Famille Nombreuse s’appliquent à tous les trains : il doit en être de même des réductions Enfant Famille, qui doivent concerner aussi les trains Corail, Corail Intercités et TER.


La FNAUT a alerté le chef de l’Etat : la décision de la SNCF transforme une mesure sociale générale en une mesure commerciale délaissant toute une partie de la clientèle ferroviaire.


Communiqué de Presse de la FNAUT

 

 


 


http://www.fnaut.asso.fr/index.php/toute-actualite/39-communiques-presse/132-carte-enfant-famille.html





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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 15:00
La FNAUT communique :


Nous serions heureux de vous accueillir lors de la conférence de presse que nous organisons :


Le vendredi 13 février 2009 à partir de 9h15

au siège de la FNAUT (local au rez-de-chaussée sur cour)

32 rue Raymond Losserand, 75014 Paris

Métro Pernety, ligne 13 sortie nord


Au cours de cette rencontre (café à 9h15, exposé à 9h30), nous exposerons le point de vue de la FNAUT sur:

la réforme des collectivités territoriales et le secteur des transports.

Un trop grand nombre de décideurs, aux compétences enchevêtrées, interviennent dans le secteur des transports.

Nous donnerons des exemples de lenteurs, de choix incohérents et de gaspillages dargent public qui en résultent.


Puis nous répondrons aux deux questions suivantes :

- quelles sont les collectivités les plus aptes à piloter la politique des transports ?

- comment répartir les compétences transport entre communes, intercommunalités,départements, régions ?





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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 23:45

Communiqué de Presse de la FNAUT

A la veille d'une nouvelle journée de grève dans les transports, la FNAUT Nationale tient à réaffirmer sa position et son analyse.   

De très graves perturbations du service public sont survenues récemment sur le réseau SNCF de la gare Saint Lazare : une grève perlée des conducteurs de trains pendant un mois, à l’occasion du dernier changement de service, a été suivie, après l'agression d'un conducteur, de l'exercice du droit de retrait sans tenir compte des 450 000 usagers qui n’ont pu rentrer chez eux qu’au prix des plus grandes difficultés. Des perturbations prolongées des services TER sont encore observées en région Provence Côte d’Azur.

 
Matériels TER remisés en gare d'Angers : image récurrente du service TER pendant les grèves

Une indemnisation satisfaisante des usagers est indispensable, mais elle ne règlera pas les problèmes de fond :

  •  le blocage inquiétant du dialogue social au sein de la SNCF ;
  •  la persistance de l'insécurité dans les transports collectifs ;
  •  la disproportion, manifeste et inacceptable, entre les motivations du personnel gréviste et les conséquences de leur mouvement sur la vie quotidienne de centaines de milliers d'usagers ;
  •  enfin l’impact des grèves à répétition sur l'attractivité des transports collectifs, l’économie et l’environnement.

 

Gare routière déserte : image courante lors des grèves ? (gare routière d'Angers )

La loi Bertrand du 21 août 2007 relative au “service prévisible” est aujourd’hui contournée par de nouvelles pratiques syndicales (grève tournante, grève surprise, minigrève de 59 minutes), alors que son respect, comme on a pu le constater lors d’autres conflits à la SNCF ou dans les transports urbains, permet de mieux organiser et de faire connaître les services maintenus, ce qui est la première exigence des usagers.

 

Dans ce contexte, la FNAUT demande avec insistance :

  • à la direction et au personnel de la SNCF, ainsi qu’à l’Etat qui est son actionnaire unique, de prendre les initiatives nécessaires à la reprise du dialogue social ;
  • à l’Etat de renforcer les mesures de surveillance afin d’assurer la sécurité des usagers et des personnels ;
  • au gouvernement et au Parlement de faire évoluer la loi Bertrand afin de prévenir les usages abusifs et irresponsables du droit de grève et du droit de retrait, ce dernier ne devant être utilisé qu’en cas de danger immédiat, et d’atténuer ainsi la pénalisation imposée aux usagers.

 

Le trafic TGV sera comme à son ordinaire moins perturbé que le trafic TER ou Transilien

La FNAUT rappelle enfin que les grèves ne doivent pas occulter la dégradation des infrastructures, l’inconfort, le manque d’entretien et la saturation des matériels roulants dont ils subissent quotidiennement les conséquences, que les pouvoirs publics n’ont pas su prévenir, et que le plan de relance de l’économie doit être l’occasion de corriger.

 

Jean Sivardière, président de la FNAUT

tous les textes en italiques sont des compléments du texte d'origine 

 

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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 08:10

A l'occasion du dernier Congrès de la FNAUT au Mans les traditionnels prix ont été décernés pour reconnaître ou condamner les politiques transports des collectivités ou des élus.


Tickets verts

 

La communauté d’agglomération du Grand Dijon

Depuis de nombreuses années, elle mène une politique progressive, cohérente et déterminée de développement des modes alternatifs à la voiture (marche à pied, vélo et bus) et de maîtrise du trafic automobile. Elle vient de décider d’introduire le tramway et de commander du matériel en commun avec l’agglomération de Brest.

 

La région Midi-Pyrénées

Confrontée à la dégradation rapide de son réseau ferré et à l’insuffisance des interventions de RFF, elle a décidé de lancer un grand emprunt régional de 500 millions d’euros pour financer les travaux indispensables pour éviter des suspensions du trafic TER.

 

L'entreprise Monoprix

Elle s'est engagée dans une démarche d'approvisionnement plus écologique de ses magasins, qui s'est concrétisée en 2007 par un accord avec fret SNCF. L'objectif est de réduire de 10 000 le nombre annuel de ses camions entrant dans Paris. L'acheminement des marchandises depuis l'entrepôt ferroviaire se fait par des camions peu polluants. Cette démarche est d'autant plus intéressante qu'elle concerne des magasins implantés au coeur de la ville, notamment les “DailyMonop”.

 

Tickets rouges

 

André Vallini, président PS du Conseil général de l’Isère

Il a relancé le projet de rocade nord de Grenoble (6 km en grande partie en souterrain). La consultation de la population qu’il a organisée en juillet 2007, au moment des premiers départs en vacances, a été une parodie de démocratie participative : les opposants n’ont pas pu s’exprimer, les questions posées étaient orientées, les conclusions d’une étude de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Grenobloise démontrant la nocivité du projet (induction de trafic au détriment du tramway et du TER qui perdraient 8000 voyageurs par jour) ont été soigneusement occultées.

 

Hubert Falco, maire UMP de Toulon et président de Toulon Provence Méditerranée

Il a renoncé à une ligne de tramway décidée en 2000 dans le cadre du plan de déplacements urbains qu’il avait fait adopter, au profit d’un trolleybus guidé de moindre capacité, puis reporté la construction de la ligne après la réalisation du second tunnel routier qui doit traverser la ville de Toulon en 2012. Enfin il a décidé de ne réaliser d’ici 2015 que la moitié de la ligne prévue. Toulon est la seule grande agglomération française à ne posséder encore ni métro ni tramway.



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... Et avant !

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