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FNAUT en France

Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 08:30

Suite et fin des propositions de la FNAUT pour sauver les services ferroviaires Intercités.

 


4. Le financement


L’Etat va mettre en place un fonds de péréquation, similaire à celui qui existe dans le transport aérien, pour financer les trains Corail Intercités et les trains de nuit déficitaires. Ce fonds sera alimenté par une contribution des voyageurs Grandes lignes, mais «sans hausse de prix des billets TGV», a assuré Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports.


Pour financer le renouvellement du matériel roulant qui arrive en bout de course, une société Rosco (rolling stock operating company) sera mise en place, elle louera les trains à la SNCF et, le cas échéant, à d’autres opérateurs.

 

 

Propositions de la FNAUT


L’évolution prévisible de la situation financière de la SNCF ne lui permettra pas longtemps de financer les trains d’aménagement du territoire à partir des bénéfices du TGV sans augmenter les tarifs, contrairement à ce qu’affirme un peu vite Dominique Bussereau.


Si l’on veut éviter une hausse des tarifs TGV, qui serait particulièrement dangereuse au moment où certaines relations diamétrales sont menacées, il est indispensable de dégager une autre source de financement qui ne peut être qu’intermodale (écotaxe sur les trafics aérien et autoroutier). L’Etat a jusqu’à présent refusé cette perspective : cette attitude est contraire aux engagements du Grenelle de l’environnement.


En cas d’ouverture à la concurrence des services à grande vitesse, tous les opérateurs doivent contribuer au financement des dessertes d’aménagement du territoire par un prélèvement sur leurs recettes, par analogie avec le FIATA (fonds de péréquation du transport aérien intérieur). Cette disposition limiterait les conséquences d’une concentration des opérateurs sur les marchés les plus rentables (écrémage) en les plaçant sur pied d’égalité.

 

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L'Interloire en gare de Saumur


Nombre de trains Corail assurent aujourd’hui des dessertes TER interrégionales de qualité à long parcours. Des modernisations partielles du matériel actuel, dont le niveau de confort reste apprécié de la clientèle, permettraient, en prolongeant leur durée de vie, de réduire les coûts. Les nouvelles commandes devront bénéficier, comme en 1975 d’un effet de série quelle que soit l’autorité organisatrice, Etat ou régions.


Développer les liaisons Intercités et permettre à beaucoup d’entre elles de se rapprocher de la rentabilité économique suppose évidemment que l’Etat prenne au sérieux le projet, présenté par la FNAUT, d’une modernisation approfondie du réseau ferré classique (FNAUT Infos n°180). Malheureusement, un financement par l’emprunt national, suggéré par la FNAUT, a été écarté, de même qu’un financement par le produit de la taxe carbone, elle même devenue incertaine.


Enfin le développement des services Intercités suppose aussi qu’une politique intermodale cohérente soit suivie, c’est-à-dire qu’on cesse enfin de construire de nouvelles autoroutes ou quasi-autoroutes, qu’on élimine la perspective d’une mise en concurrence de ces services avec des services routiers interdépartementaux et qu’on cesse de subventionner les liaisons aériennes directement concurrentes : pour assurer sa réussite, il faut concentrer le trafic sur le rail, outil à rendement croissant !

 

 

Dernière partie de la Conférence de presse du 7 mai 2010 sur

" Les services ferroviaires Intercités : propositions de la FNAUT pour un contrat de service public Etat-SNCF"

 

 

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 08:32

Troisième partie de l'étude sur les services ferroviaires Intercités et les propositions de la FNAUT.


3. Le renouvellement du matériel roulant

 

A la demande du MEEDDM, la FNAUT a précisé les attentes des voyageurs concernant le matériel destiné à remplacer les voitures Corail, introduites en 1975. Ces attentes ont été présentées sous la forme d’un dossier fonctionnel et non technique.


Le matériel de jour


Ce matériel renouvelé doit offrir une nouvelle image du transport ferroviaire. Le voyage ferroviaire doit être perçu et vécu comme un moment de détente, de confort, de calme, tout en pouvant être mis à profit pour une occupation ludique ou professionnelle, ce qui constitue un avantage propre du train sur la voiture et le car.


Les durées des voyages pouvant être plus élevées en trains Corail qu’en TGV, il est encore plus important, en contrepartie, que confort et services à bord y soient de niveau élevé.


Une erreur stratégique consisterait à définir un matériel “au plus juste“ aujourd’hui, ce qui conduirait à une économie à court terme mais pénaliserait fortement le bilan d’exploitation sur la durée de vie du matériel. Les fonctionnalités demandées par la FNAUT relèvent d’exigences qui ne sont pas, dans bien des cas, à l’origine de surcoûts importants.


Ces exigences tiennent compte de l’amélioration de la concurrence routière et aérienne.


+ Le matériel doit pouvoir couvrir l’ensemble des liaisons à courte, moyenne et longue distance entre grandes villes ainsi que les liaisons de cabotage entre villes moyennes.

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Un diesel assurait encore la traction de nombreux intercités (Ici à Vierzon)


+ Rame tractée par une locomotive ou rame automotrice ? Les deux formules présentent des avantages et des inconvénients, et répondent à la diversité des besoins.

 

+ Les services à bord - restauration, espaces pour les bagages et les vélos, emplacement destiné au personnel de bord - doivent être disponibles pour l’ensemble des voyageurs, même en absence d’intercirculation.

 

+ La traction doit être multimode (thermique, électrique, tous courants), pour permettre des liaisons directes au passage d’une ligne électrifiée à une ligne qui ne l’est pas. Le matériel doit être réversible pour limiter les temps de stationnement en cas de rebroussement.

 

+ La vitesse doit atteindre 200 km/h. Des performances “traction-freinage“ élevées sont nécessaires, pour les dessertes à longue distance comme pour le cabotage.

 

+ La modularité des compositions est un avantage spécifique du rail. Elle doit être pleinement valorisée (pointes de trafic, transports de groupes, exploitation de trains à tranches multiples).

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TGV Nantes-Marseilles passant par Saumur. La solution TGV est à proscrire dans les dessertes de type Corail...


+ Les trains Corail comportent souvent plus d’arrêts que les TGV. La solution TGV (faible nombre de portes, ouverture lente) est à proscrire. Par rapport au matériel Corail actuel, le niveau du plancher doit être abaissé. Les personnes à mobilité réduite doivent disposer d’un accès autonome facilement repérable dans au moins une voiture par tranche exploitée.

 

+ Une intercirculation large doit garantir un passage fluide des voyageurs handicapés, du personnel de bord, du service de restauration.

 

+ Il est essentiel que le confort (sièges inclinables avec accoudoirs, tablettes, porte-bagages et porte-vêtements, poubelle, prises de courant, accès à internet) soit au standard “grandes lignes“. Même sur des trajets d’une heure, le confort des voitures Corail est très apprécié. Sur Marseille-Briançon (4h30), les AGC font regretter le confort des dessertes Corail antérieures.

 

+ Une bonne visibilité sur l’extérieur doit être offerte à toutes les places, sans exception.

 

+ Des espaces variés sont nécessaires pour éviter la monotonie : compartiment, couloir central, coin téléphone, espace famille, coin jeux, bar. L’enquête menée récemment par la SNCF sur le confort du train du futur ne doit pas être limitée au seul TGV.

 

+ Un éclairage collectif à deux niveaux, jour et nuit, et un éclairage individuel doivent être disponibles, de même qu’une climatisation à température réglable par espace : de nombreux voyageurs se plaignent du froid dans les Corail comme dans les TGV.

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Toilettes de Corail sur Nantes Bordeaux il y a quelques années


+ Les toilettes doivent être plus robustes, plus propres et plus nombreuses.

 

+ La décoration doit être acceptable par toutes les catégories et tranches d’âge de la clientèle.

 

La FNAUT a aussi rassemblé des suggestions variées concernant les services à bord :

réservation (non obligatoire) et affichage des places réservées, transport des vélos et des skis, restauration, nursery, nettoyage en cours de voyage, information sonore et visuelle (horaires, correspondances), disponibilité du personnel de bord.

 

 

Le matériel de nuit


Malgré l’extension des LGV, les trains de nuit ont encore un rôle important à jouer sur divers itinéraires nationaux et internationaux, parfois associé au transport des voitures.

 

Deux types d’offres sont nécessaires :

 

+ des places assises très confortables et bon marché, permettant au train de reprendre des parts de marché à la voiture et à l’avion à bas coût, mais aussi au car à l’international ;

 

+ des places couchées avec un rapport qualité/prix très sensiblement amélioré, alternative crédible en confort et gain de temps au voyage diurne en voiture, en train ou en avion.

 

+ La modularité des compositions des rames est essentielle, comme pour les relations diurnes.

 

+ L’amélioration du rapport qualité-prix peut s’obtenir de manière économique par l’utilisation de matériel de grande capacité, par exemple avec des voitures à deux niveaux.

 

+ Les rames doivent être sécurisées pour permettre des arrêts en pleine nuit afin de desservir certaines villes moyennes : couloirs télé-surveillés depuis le local du personnel de bord ; accueil filtré à partir d’un nombre limité de portes, les autres portes étant maintenues fermées.

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Etat des Corails il y a quelques années  


+ Les aménagements intérieurs doivent permettre indifféremment des circulations nocturnes et diurnes. Des circulations complémentaires de jour, pour des dessertes de cabotage, permettraient, à vitesse modérée mais à haut niveau de confort, d’augmenter la productivité du matériel. Cette pratique est courante en aviation civile : en quelques dizaines de minutes, les sièges des avions sont enlevés pour assurer des dessertes nocturnes pour le fret et la poste.


 + Pour les places assises, le concept actuel des voitures à sièges inclinables peut être reconduit tel quel, avec les mêmes améliorations que celles attendues pour les relations diurnes, mais avec du matériel de grande capacité, comme pour le TGV et le TER. Un semicompartimentage des voitures est souhaitable pour assurer la tranquillité des voyageurs lors des arrêts intermédiaires en regroupant les réservations par destinations.

  2005-voiture-interloire-v.jpg

 

+ Pour les places couchées, il faut, dans les deux classes, un niveau de confort intermédiaire entre celui de la voiture-couchette actuelle et celui des voitures-lits allemandes ou des trainshôtels espagnols. Le modèle à suivre est l’hôtel “low cost“ transposé au train de nuit :

compartiments à 4 couchettes ou 2 lits, personnel réduit, services automatisés, douches et toilettes communs, espaces fonctionnels et couchages confortables.

 

+ Comme l’accueil, la restauration doit être regroupée en quelques “points-services“ du train, et organisée comme dans les hôtels “low cost“ en espaces buffet automatisés. Le personnel doit pouvoir “accompagner“ ce service et vendre aussi à la place dans les compartiments-lits.

Pour les très longs parcours avec des départs relativement tôt, un service plus complet, de niveau analogue à celui des trains de jour, est souhaitable.

 

+ Chaque compartiment équipé de places couchées doit disposer d’un système d’appel et de contact avec le “point-service“ et d’une fonction réveil automatique, afin de libérer le personnel de bord et le rendre plus disponible pour accompagner le service de restauration et assurer la vente à la place dans les compartiments-lits.

 

A suivre ...

 

 

Conférence de presse du 7 mai 2010 sur

" Les services ferroviaires Intercités : propositions de la FNAUT pour un contrat de service public Etat-SNCF"

 

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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 08:00

Un contrat de service public Etat-SNCF pour sauver les services ferroviaires Intercités

 

2. L’exploitation des dessertes Intercités

 

L’instauration du contrat Etat-SNCF ne doit pas s’accompagner de suppressions de services par rapport à la situation de 2005. Il faut au contraire viser des renforcements progressifs : il ne s’agit pas de sauvegarder les dessertes dans leur état actuel de médiocrité mais de les rénover économiquement afin de répondre enfin aux besoins des voyageurs.

 

Cahier des charges

 

Un cahier des charges doit être imposé à la SNCF et garantir une modernisation de l’exploitation. Il doit reprendre les préconisations de la FNAUT en matière de fréquences, relations directes et correspondances, dessertes des villes moyennes, distances entre arrêts (entre 30 et 80 km), capacité des trains, qualité de service (information du public, propreté des trains, services à bord tels que transport des vélos et restauration), tarification simple et modérée (pas de suppléments), accès libre c’est-à-dire réservation possible mais non obligatoire (FNAUT Infos n°161 et 169).


2005-corail-sans-resa-v.jpg Affichage réservation dans un train Corail en ... 2005


La réservation obligatoire sur les trains Téoz doit disparaître (FNAUT Infos n°138). La SNCF devra informer les voyageurs de toutes les possibilités offertes pour aller d’une ville à l’autre : elle devra donc s’abstenir de tout détournement de trafic sur le TGV au détriment des dessertes classiques.

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Les avantages offerts par la carte Enfant-Famille sur le TGV seront étendus aux services TER et Intercités. Le cahier des charges doit être conçu pour pouvoir s’imposer à tout exploitant, une ouverture à la concurrence ne pouvant être exclue, dans le cadre d’une délégation de service public comme pour le TER, si la SNCF n’améliore pas ses dessertes et ne réduit pas ses coûts.

 

Contrôle de la qualité de service

 

L’Etat doit jouer pleinement son rôle d’autorité organisatrice, tutelle de la SNCF, c’est-à-dire contrôler l’exécution des services Intercités et leur qualité, et mettre en place un système de bonus-malus. Il doit aussi veiller à la cohérence entre dessertes Intercités, TGV et TER.

 

Concertation avec les voyageurs

 

Des comités de lignes Intercités doivent être créés sur le modèle des comités de lignes TER, et rassembler Etat, SNCF, RFF, associations de voyageurs, chambres consulaires, syndicats de cheminots et élus régionaux.

Une instance nationale de concertation est également nécessaire.

 

 

A suivre ...

 

   Conférence de presse du 7 mai 2010 sur

" Les services ferroviaires Intercités : propositions de la FNAUT pour un contrat de service public Etat-SNCF"

 

 

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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 08:00

Des propositions concrêtes de la FNAUT pour l'exploitation des services intercités . Un contrat de service public Etat-SNCF pour sauver les services ferroviaires Intercités. Première Partie. 

 

 

Les dessertes Intercités concernées par le contrat de service public : Etat des lieux

 

Les dessertes Intercités à moyenne et longue distance (hors TGV) sont organisées de manière très complexe. Elles sont en effet assurées :

 

+ par les trains Téoz et Corail de jour, les trains de nuit Lunéa et les auto-trains, gérés par la direction SNCF-Voyages, bénéficiaires ou déficitaires suivant les cas ;

 

+ par les trains Corail Inter-Cités (IC), gérés par la direction Proximités de la SNCF ;

 

+ par les trains TER interrégionaux (parcours de plus de 150 km), gérés par les régions (Lyon-Orléans, Dijon-Grenoble, Paris-Nancy, Interloire).

 

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Les IC sont eux-mêmes de deux types :

 

+ les IC du bassin parisien qui assurent les déplacements domicile-travail des “grands navetteurs“ de Rouen, Chartres, Orléans, Amiens,… vers Paris ;

 

+ les IC d’aménagement du territoire, qui assurent des déplacements de natures très diverses, radiaux (Paris-Amiens-Boulogne, Paris-Granville) ou transversaux (Lyon-Bordeaux, Nantes-Bordeaux), à moyenne ou longue distance, et dont l’avenir n’est pas assuré.

 

Enfin certaines relations ont un statut mixte, par exemple Aqualys Tours-Orléans-Paris, à la fois TER et Corail Intercités, ou Bruxelles-Bâle, à la fois TER et international.

 

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 En gare de Tours


Propositions de la FNAUT

 

La FNAUT estime que, dans une première étape, le contrat de service public Etat- SNCF doit prendre en compte la quasi-totalité des services nationaux, hors TGV, gérés directement par la SNCF : Téoz, Corail, Lunéa, auto-trains province-province, Corail Intercités, Bruxelles-Bâle, et pas seulement les Corail Intercités et Lunéa comme cela semble avoir été prévu initialement.

 

Dans une deuxième étape, une clarification des rôles respectifs de l’Etat et des régions devra intervenir afin que les services Intercités puissent constituer un réseau cohérent, bien maillé et couvrant l’ensemble du territoire :


+ l’Etat devra reprendre aux régions la gestion des TER longue distance ; outre les services intrarégionaux, les régions ne conserveront que les services TER interrégionaux à courte distance (entre régions adjacentes), qui fonctionnent bien et doivent rester gérés de manière décentralisée ;


+ inversement, la gestion et le financement des Corail Intercités du bassin parisien assurant principalement des déplacements domicile-travail devront être pris en charge par les régions concernées, dont l’Ile-de-France.

 

 

A suivre ....

 

 

   Conférence de presse du 7 mai 2010 sur

" Les services ferroviaires Intercités : propositions de la FNAUT pour un contrat de service public Etat-SNCF"

 

 

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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 13:00

Des propositions concrêtes de la FNAUT pour l'exploitation des services intercités (1).

 

La FNAUT a soulevé de longue date le problème de la survie des dessertes ferroviaires d’aménagement du territoire assurées par les trains Corail de jour et de nuit, exploitées de manière médiocre par la SNCF. En 2005, la SNCF avait demandé à l’Etat et aux régions de contribuer au financement des IC les plus déficitaires, mais s’était heurté à l’opposition des présidents de régions, et l’Etat l’avait obligé à conserver la quasi-totalité des IC. Depuis lors, la SNCF a pris quelques mesures pour développer le trafic des trains Corail Intercités mais elle a aussi continué à dégrader et à élaguer insidieusement son offre (Corail intercités, trains de nuit, services auto-train).

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Voiture Corail pour intercité (gare de Tours)

 


Jusqu’à présent, la SNCF a assuré le financement des dessertes grandes lignes déficitaires (de l’ordre de 100 millions par an, un déficit majoritairement dû aux dessertes du grand bassin parisien) par péréquation interne, en prélevant sur les bénéfices confortables du TGV. Mais la situation a aujourd’hui changé radicalement :

 

+ les bénéfices du TGV (de l’ordre de 800 millions d’euros par an) fondent rapidement (hausse des péages prélevés par RFF, nécessité de renouveler une partie du matériel TGV, mise en service de nouvelles lignes à grande vitesse dont l’exploitation sera moins rentable, augmentation des coûts d’exploitation, stagnation du trafic liée à la crise économique, éventuelle arrivée de concurrents sur les axes les plus rentables) ;

 

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Corail Caen Tours au Mans

 

 

+ les rames Corail et une grande partie des locomotives électriques et surtout thermiques doivent être renouvelées (1,5 à 2 milliards d’euros) ;

 

+ la SNCF doit enfin supporter le déficit écrasant du transport de fret (500 millions en 2009).

Confrontée à la baisse de la “capacité péréquatrice“ de la SNCF, l’Etat, autorité de tutelle et actionnaire unique de l’entreprise, a décidé d’intervenir, comme le réclamait la FNAUT. Il envisage aujourd’hui la signature d’un contrat de service public avec la SNCF pour sauvegarder ces services d’aménagement du territoire. C’est un progrès important : il reconnaît enfin que le TER n’est pas le seul secteur ferroviaire relevant du service public.

 

Mais ses intentions sont encore à préciser et aucun financement spécifique n’est prévu. La FNAUT lui a donc soumis un ensemble de propositions cohérentes sur les points suivants .

 

+ les dessertes Intercités concernées ;

 

+ l’exploitation des dessertes Intercités ;

 

+ le renouvellement du matériel roulant ;

 

+ le financement.

 

Vous retrouverez les propositions détaillée de la fnaut  dans ce blog... Donc à suivre....

 

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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 09:30

Résultats de l’enquête menée par la FNAUT en avril 2010.


L’enquête menée par la FNAUT a mis en évidence un ensemble de lacunes dont personne ne se préoccupe : ni élus, ni exploitants, ni syndicats. C'est cette enquête qui a provoqué le communiqué de presse.

 

Il n'y a pas de lignes pour les abonnés qui l'ont demandé ? 


+ Il est difficile d’obtenir des informations fiables sur les services offerts le 1er mai. Le site des transports de Reims fournit une information explicite sur sa page de garde, confirmée par communiqué de presse : « comme les années précédentes, aucun service de bus ne fonctionnera le 1er mai ». Mais les sites internet des exploitants sont généralement muets sur la question (les horaires sont donnés pour les dimanches et jours fériés sans préciser que rien ne circule le 1er mai, comme si cela allait de soi), ou donnent des informations erronées : à Dunkerque, le site du transporteur fournit des horaires alors que les services ne sont pas assurés !

 

Paris fait bande à part ... la France coupée en deux ...


+ Hors Paris, aucune agglomération de plus de 400 000 habitants (Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulon, Toulouse) n’offre de service le 1er mai.

 

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A Nantes pas de service le 1er mai


+ Parmi les 18 agglomérations de 200 000 à 400 000 habitants, seules celles de Metz et Nancy assurent des services, selon les horaires des dimanches et jours fériés. En Avignon, seules les navettes reliant les deux gares SNCF ou desservant la foire fonctionnent.


+ Dans les agglomérations de moins de 200 000 habitants, la situation est analogue (notre enquête n’a pas été exhaustive). Les services sont supprimés à Aix-les-Bains, Arras, Besançon, Boulogne, Caen, Châlons-en-Champagne, Chambéry, Chatellerault, Creil, Dunkerque, le Mans, Maubeuge, Pau, Poitiers, Troyes, Valence. Ils sont maintenus à Mâcon, Nevers et Quimper.


P1020266.JPG A Caen, pas de service urbain mais il vous reste le "Véol"... 

 

Un VAL sans aller-retour ...


+ A Lille, Toulouse et Rennes, même le métro automatique Val ne fonctionne pas, alors qu’il ne mobiliserait qu’un personnel réduit et pourrait assurer une majorité des déplacements.


- Les départements n’offrent généralement aucun service de transport le 1er mai selon notre enquête (10, 14, 25, 26, 29, 31, 37, 38, 44, 59, 60, 62, 63, 67, 68, 71, 72, 74, 86, 89, 90, 95).


En Ile-de-France, les bus et cars d’Optile restent au garage. Les exceptions sont rares : Marne, Nièvre et, seulement pour les lignes majeures, Ille-et-Vilaine.


+ Il n’y a aucune coordination entre transports urbains et départementaux : les premiers ne fonctionnent pas à Marseille, les seconds fonctionnent dans les Bouches-du-Rhône. Dans l’Oise, seuls circulent les cars SNCF. En Côte d’Or, seule une ligne en correspondance avec le TGV est en service. La navette routière reliant Digne à la gare d’Aix-en-Provence TGV ne fonctionne pas.

 

Un Premier mai pas unique dans le calendrier ?


Nous avons également noté que le 1er mai n’est pas le seul jour où le service public est paralysé. A Boulogne, pas de service le jour de Noël ; à Pau, il en est de même à Noël et le 1er janvier et, à Marseille, le 26 décembre.


A Châlons-en-Champagne, dans le Haut-Rhin, la Sarthe, le Nord, le Pas-de-Calais, les transports publics ne circulent pas les dimanches et jours fériés, comme dans les Vosges et en Savoie (seule la desserte des stations de montagne est assurée en saison) ; aucun service routier ces jours-là entre Aix et Marseille.

 

A vos commentaires !

 

Nous attendons maintenant vos témoignages pour évoquer l'existence ou l'absence de service de Transport Collectif dans vos communes et vos départements.


 

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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 09:00

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La FNAUT demande que les services urbains et départementaux de transport public soient maintenus le 1er mai


Le 1er mai, dans la très grande majorité des villes et départements de France, les transports collectifs ne fonctionnent pas (voir les résultats de l’enquête menée par la FNAUT).


Il est certain que les usagers subissent quotidiennement bien d’autres dysfonctionnements du système de transport, par exemple l’absence fréquente de desserte urbaine de soirée.


La FNAUT souhaite cependant attirer l’attention sur cette anomalie sans fondement légal qui porte atteinte à la continuité du service public, en contradiction la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs du 30-12-1982, laquelle affirme explicitement « le droit au transport » dans son article 2.


L’absence de tout service le 1er mai constitue une atteinte à la liberté de se déplacer, en particulier dans les agglomérations de grande taille. Elle pénalise injustement tous les habitants qui, faute de moyens financiers ou de capacités physiques, n’ont pas accès à la voiture et sont captifs du transport public :


+ ceux qui ne travaillent pas ce jour-là et sont contraints de rester chez eux ou d’avoir recours à un taxi coûteux en cas de déplacement obligé (visite à un proche hospitalisé par exemple) ;


+ ceux, certes peu nombreux, qui travaillent (hôpitaux, restauration) et doivent se débrouiller pour se rendre sur leur lieu de travail ;


+ les voyageurs devant accéder à une gare SNCF depuis leur domicile et les touristes se rendant dans une localité non desservie par le train.


Le 1er mai, la SNCF, la RATP, les compagnies aériennes et maritimes sont en activité :

pourquoi n’en est-il pas de même des transports urbains et départementaux ? C’est l’ensemble de la chaine de transport qui doit fonctionner le 1er mai comme les autres jours.


La FNAUT demande donc aux autorités organisatrices de transports de mettre fin à une situation injustifiée, antinomique avec la notion de service public, et d’offrir le 1er mai des services de transports selon les horaires des autres jours fériés.


Communiqué de Presse du 29 avril 2010

Jean Sivardière

 

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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 12:00

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COMMUNIQUE DE PRESSE NATIONAL de la  FNAUT

du 19/04/2010

 

 

La FNAUT souhaite le rétablissement complet et le renforcement des relations ferroviaires pour permettre l’acheminement des passagers aériens.


Il n'est pas de la compétence et du domaine de responsabilité de la FNAUT de porter un jugement sur le conflit qui oppose aujourd’hui la direction et certains syndicats de la SNCF, ou de proposer des solutions pour venir à bout de ce conflit qui pénalise les voyageurs.

 

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Cependant, dans l'état actuel de paralysie du transport aérien en France, la FNAUT souhaite que, dans le cadre des missions de service public attribuées à la SNCF par la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs, les relations ferroviaires, assurées par TGV et trains Corail de jour et de nuit, soient - ne serait-ce que provisoirement avant la conclusion du conflit interne à la SNCF - rétablies et même renforcées pour porter assistance aux très nombreux passagers français et étrangers en souffrance sur l'ensemble du territoire national.


La FNAUT estime également très important le renforcement des relations internationales, diurnes et nocturnes, assurées par TGV ou trains de nuit.

 


Jean Sivardière, président
Jean Lenoir, vice-président

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 10:00

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Le Congrès 2010 de la FNAUT aura lieu en ... Lorraine ! Mais vous le saviez déjà...

 

 

Du nouveau à l'Est !

Les dates viennent maintenant d'être confirmées.


Le Congrès 2010 aura lieu à Nancy le samedi 5 et le dimanche 6 novembre 2010 ! Qu'on se le dise !!


Alors réservez pour ce week end...

 

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 11:10


La FNAUT exprime son incompréhension et sa déception.

   

L‘abandon de la taxe carbone, mesure phare actée lors du Grenelle de l’environnement, est incompréhensible : le Chef de l’Etat présentait, il n’y a pas si longtemps, le dérèglement climatique comme « un désastre environnemental ».

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La FNAUT n’a pas les compétences nécessaires pour apprécier l’opportunité de cette décision en ce qui concerne les entreprises. Mais elle estime que la taxe concernant les ménages devait être maintenue, et ses modalités révisées, car son abandon dessert les intérêts bien compris des consommateurs, à commencer par les plus modestes d’entre eux.


De manière inéluctable, le prix du pétrole, qui a diminué de moitié depuis juillet 2008, augmentera fortement, et peut-être brutalement, dans un avenir proche. Les consommateurs doivent donc être incités à s’adapter à cette évolution en l’anticipant, afin de réduire leur vulnérabilité.


En particulier, une hausse régulière et programmée des taxes sur les carburants routiers est nécessaire pour amener les automobilistes à changer de comportement, par exemple à pratiquer l’écoconduite, à privilégier le commerce de proximité, à utiliser davantage le vélo et le transport collectif.


P1020578.jpgEn gare de Tours

 

Accompagnée d’un remboursement aux seuls ménages les plus fragiles économiquement, une hausse des taxes sur les carburants routiers permettrait d’autre part de dégager une ressource nouvelle, qui fait défaut aujourd’hui, pour accélérer les investissements menant à des économies d’énergie dans l’habitat et les transports, renforcer la desserte des zones périurbaines et rurales, et développer l’offre de logement près des gares et le long des axes de transport collectif urbain.

 

Contact : Jean Sivardière, président,

Communiqué du 24 mars 2010

 

 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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