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FNAUT en France

Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 08:07

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Trois défis pour le transport public ferroviaire

 

Dans le cadre des Assises du Ferroviaire, la FNAUT a participé à la Commission n° 3 sur l'Economie du ferroviaire. Une des tables rondes s'est réunie le 5 octobre 2011 avec pour Thème de la réunion l'Identification des besoins de transport et définition des priorités.

 

Voici le compte rendu de l'intervention de la FNAUT que l'on peut retrouver sur le site du Ministère du développement durable .

 

Invités de la troisième réunion, Jean Sivardière et Jean Lenoir, président et viceprésident de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ont exprimé leur vision du chemin de fer actuel et futur. Un exposé suivi de la présentation par Jean-Pierre Farandou, Directeur général délégué SNCF Proximités et directeur du Transilien, des grands paramètres du transport public ferroviaire.

 

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Lignes à Grande Vitesse (LGV) , Trains Express Régionaux (TER) et Trains d’Equilibre du Territoire (TET) constituent « trois composantes indispensables et complémentaires du système ferroviaire, qui doivent être exploitées en synergie », a souligné Jean Sivardière, président de la FNAUT.

 

La France a-t-elle les moyens de développer ces trois axes simultanément ? «Oui, répond M. Sivardière. Selon nous, la clé de cette question réside dans la fiscalité écologique. Les modes de transports concurrents au rail sont peu taxés au regard de leurs coûts environnementaux. Il nous semble primordial que les redevances de cette fiscalité soient réparties entre les différents secteurs du rail ».

 

Ainsi, la taxe kilométrique prélevée sur le transport par camion devrait profiter au fret ferroviaire. Le kérosène devrait être soumis à une redevance dédiée au financement des LGV. La hausse des péages routiers, accompagnée d’une augmentation de la TIPP régionale, serait source de financement des TER.

 

Cependant, pour Jean Lenoir, « le système ferroviaire ne doit pas vivre sous la perfusion des éco taxes… Mais celles-ci, compte tenu du retard d’investissement colossal, doivent contribuer au rattrapage ».

 


Ne pas céder au « tout TGV »


Au-delà du financement, les représentants de la FNAUT ont abordé la question de l’avenir du TGV.

Existe-t-il une réelle demande en ce domaine ? «Oui, car beaucoup de régions sont encore mal desservies ou ne bénéficient pas de LGV ».

Pour remédier à ce phénomène, la FNAUT propose de considérer les projets futurs à la lumière d’un temps de trajet « souhaitable » Paris-province - 2h45- (aller-retour possible dans la journée, marginalisation de l’avion), et de ne pas céder au « mythe du tout TGV ».

 

Parmi les grands projets TGV, la liaison Lyon-Turin est jugée « intéressante et nécessaire », pour un coût accessible - 2,5 milliards d’euros pour la France selon M. Sivardière.

 

Les représentants des usagers ont, en outre, pointé le manque de transparence de la politique tarifaire du TGV, le coût trop élevé des billets pour les déplacements de dernière minute et les groupes familiaux. Jean Sivardière regrette par ailleurs « la propension de la SNCF à supprimer des lignes lorsqu’elles ne sont pas rentables, ceci au lieu de les faire progresser en trouvant des marchés complémentaires… »

 

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TER : donner sa chance au train


En ce qui concerne les TER, « la régionalisation a fait augmenter le trafic, malgré des problèmes de qualité », soulignait J. Sivardière. « Ceci montre que le public est favorable au développement de ces lignes ».

Selon la FNAUT, 75 % des voyageurs choisissent le rail lorsque le temps de trajet en train est équivalent à celui effectué en voiture. En outre, le nombre de jeunes disposant du permis de conduire est passé en quelques années de 68 à 61 %.

Deux raisons supplémentaires de « donner sa chance au train » en améliorant les infrastructures, l’exploitation et la politique tarifaire…

Sur ce point, la FNAUT recommande une meilleure harmonisation des pratiques entre les régions et les départements afin que les tarifs des liaisons en autocar ne concurrencent pas directement le rail.

 

Au final, la FNAUT est « favorable à l’expérimentation de l’ouverture à la concurrence sur les lignes à faible trafic dont l’économie est fragile ».

 


Rétablir la rigueur d’exploitation


Dernier axe de la présentation, les TET « qui ne forment pas un réseau cohérent », selon la FNAUT.

Les représentants des usagers soulignent la difficulté de rallier certaines grandes villes régionales. « Il faut améliorer les correspondances et rétablir la rigueur d’exploitation », indique la fédération qui préconise de bâtir un « réseau complémentaire au TGV, plus accessible aux familles et aux jeunes ».

 

Enfin, à la question de Nicolas Baverez sur la particularité du trafic en Île-de-France, la FNAUT insiste sur le manque de capacité : « nous faisons face à un réseau exploité au mieux de ses moyens… On ne peux pas jeter la pierre aux opérateurs ».

Un constat qui amenait Jean-Pierre Farandou, Directeur général délégué SNCF Proximités et directeur du Transilien à présenter les grands paramètres du transport public ferroviaire.

 

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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 08:00

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Assises ferroviaires : la FNAUT réclame une nouvelle gouvernance du rail

 

Jeudi, 15 Décembre 2011

Communiqués de presse

 

 

 

La FNAUT constate que le système ferroviaire français ne répond que très imparfaitement aux besoins des voyageurs et chargeurs, comme aux attentes de la collectivité en matière d’aménagement du territoire, d’économies d’énergie et de maîtrise du climat.

 

+ L’offre de transport de proximité (TER et Transilien), placée sous la responsabilité des régions, reste inférieure à celle qui est proposée en Allemagne.


+ L’insuffisance est flagrante pour l’offre Intercités (TET), dont l’Etat est aujourd’hui autorité organisatrice mais dont la SNCF conserve la responsabilité commerciale.


+ La SNCF se situe dans une spirale de régression qui compromet de plus en plus l’avenir de l’ensemble de ses activités. Elle doit prendre des initiatives commerciales pour sauvegarder et développer ses activités, et les pouvoirs publics doivent l’aider à capter de nouveaux trafics : la FNAUT a fait de très nombreuses propositions en ce sens.


 + RFF a lancé un programme conséquent de rénovation et d’augmentation de la capacité du réseau ferré et des grandes gares, mais la pérennité de nombreuses lignes régionales reste incertaine.

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Opération de RVB à proximité de Savenay

 

La FNAUT attend donc des Assises ferroviaires qu’elles débouchent sur une nouvelle gouvernance du rail. Elle demande plus particulièrement :

 

+ une lisibilité à terme (20 ans) des dessertes souhaitées, de la qualité de service (vitesse, taux de ponctualité) et des infrastructures nécessaires, sur le modèle suisse du plan Rail 2000 ;


+ un plan à court terme de relance des dessertes Intercités (TET) ;


+ une cohérence entre les différentes offres (TER, TER interrégionaux, TET et TGV), ce qui implique une coordination institutionnelle des politiques des différentes autorités organisatrices (agglomérations, départements, régions, Etat) ;


+ un pilotage plus cohérent et plus simple du système ferroviaire RFF et SNCF ; -la mise en place de la fonction « guichet unique » (multiopérateurs et multicanaux) et le maintien par l’Etat de la tarification sociale, du tarif kilométrique dégressif homologué pour les trains TER et TET et de l’encadrement tarifaire pour les trains à prix de marché, conditions indispensables à l’ouverture à la concurrence en trafic national ;


+ une consultation systématique des associations d’usagers par les instances de décision.

 

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TER  X 72 500 en gare de Tours

 

Des conditions équitables de concurrence entre le rail et les autres modes doivent être établies.

Enfin de nouvelles sources de financement du rail doivent être rapidement dégagées, en particulier pour la modernisation des infrastructures et l’indispensable renouvellement des matériels Corail et TGV, par une réorientation des crédits routiers vers le réseau ferré classique et l’instauration d’une fiscalité écologique portant sur le transport aérien, le transport routier de fret et la voiture, en conformité avec le Grenelle de l’environnement.

 

 

Jean Sivardière, président de la FNAUT 

Jean Lenoir, vice-président 

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 09:07

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Fausses bonnes idées en matière de transports

La FNAUT combat les idées fausses mais aussi les fausses bonnes idées (voir). Après avoir vu plusieurs exemples dans d'autres domaines, une idée qui apparait régulièrement au gré de l'actualité et qui concerne les Passages à Niveau. L'actualité récente à l'occasion de l'accident en Bretagne a remis sur le devant de la scène médiatique ce dossier.

 

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La suppression des passages à niveau, une solution très limitée

 

On admet souvent que la suppression des PN est la solution la plus efficace pour éviter les collisions entre trains et véhicules routiers. Mais la suppression d’un PN par création d’un ouvrage d’art est coûteuse (typiquement entre 5 et 10 millions d’euros). On ne pourra jamais supprimer 15 000 PN.


Pour la même dépense, on peut sécuriser plusieurs PN en réaménageant la voirie, en améliorant la signalisation ou en installant un radar automatique. Seuls les 350 PN reconnus comme particulièrement dangereux doivent être supprimés rapidement.

 

La suppression systématique des PN lors d’une réouverture de ligne, exigée par Dominique Bussereau alors secrétaire d’Etat aux Transports, est particulièrement absurde car elle double le coût des réouvertures et bloque ces opérations.

 

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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 10:30

 

 

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La FNAUT, association agréée de consommateurs spécialisée dans la défense des usagers des transports publics, propose un stage au sein de son service juridique à compter du 1er novembre 2011.

 

Formation : licence en droit minimum

 

Connaissances souhaitées : droit pénal ou droit civil, spécialité transport ou consommation

 

Nature : stage à temps partiel (4 jours par semaine)

 

Lieu de travail : Paris 14e arrondissement

 

Indémnités : rémunération légale + 50% du pass Navigo mensuel 2 zones

 


Missions

Aux côtés de notre juriste chargée de médiation vous serez amené à :

 

+ Répondre aux appels téléphoniques et aux courriers des usagers, les informer de leurs droits et les orienter dans les procédures de réclamation ;

    + Traiter les litiges liés aux transports en commun selon les procédures de médiation mises en place à la FNAUT ;


    + Assurer la préparation, et la transmission des dossiers aux médiateurs de la SNCF, de la RATP, aux entreprises de transport aérien et aux agences de voyage ;


    + Assurer l'interface entre les services des médiateurs et les usagers, ainsi que le suivi des dossiers.

       

       

      Si cette offre vous intéresse, veuillez adresser votre lettre de motivation et votre CV, à l'attention de :

       

      M. Marc DEBRINCAT
      FNAUT - 32 rue Raymond Losserand

      75014 Paris

       

       

      P1080740.JPGLe siège de la FNAUT n'est pas loin de la gare Montparnasse (sortie gare Pasteur)

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      Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 08:00

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      A  l'occasion de la semaine des transports publics et de l'anniversaire des 30 ans du TGV , il n'est pas inutile d'évoquer  le TGV et les fausses idées qui circulent.

      Le 22 septembre 1981, François Mitterrand inaugurait le premier tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris et Lyon, un projet lancé en mars 1974 par  Georges Pompidou.

       

      Mais la multiplication de projets de nouvelles lignes suscite des critiques grandissantes sur la viabilité financière de ces chantiers coûteux.

      Le TGV n'est plus le modèle qui permettait à la SNCF d'éponger les pertes de ses autres activités, notamment le fret. Le modèle économique est en effet complètement déstabilisé depuis trois ans par la flambée des péages versés à RFF (Réseau Ferré de France, le propriétaire des voies) pour faire circuler les trains.

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      La  FNAUT est évidemment favorable à l’innovation. Mais bien des innovations techniques ou politiques, loin d’être les solutions-miracles universelles vantées par leurs promoteurs, ne sont que des gadgets ou n’ont que des créneaux de pertinence très étroits.


      Elles engendrent des débats stériles, des pertes de temps et des gaspillages d’argent public, ou entretiennent des illusions et détournent l’attention des vraies questions et des solutions de fond.

       

      Le développement du TGV s'est accompagné également de fausses bonnes idées dont quelques exemples apparaissent ci dessous :

       

      Les gares TGV « exurbanisées », une erreur persistante


      Pour bien des décideurs économiques et élus locaux, les gares TGV situées hors milieu urbain, à proximité d’un carrefour autoroutier, valorisent la desserte d’un territoire traversé par une ligne à grande vitesse et, grâce à un accès rapide à Paris, offrent des conditions favorables à l’implantation d’entreprises “innovantes“, à « une zone high-tech où s’implanteront de grande sociétés délocalisatrices ».


      La réalité est plus décevante. L’absence de connexion entre TGV et transports régionaux ou locaux pénalise les voyageurs et ne permet pas une bonne diffusion de l’effet TGV ; quant aux implantations d’entreprises, elles restent le plus souvent anecdotiques.


      Malgré ces échecs répétés dénoncés de longue date par la FNAUT, et la correction prochaine de certaines erreurs (Lorraine, Avignon), le mythe des gares TGV “exurbanisées“ persiste, et les projets poussés par les élus sont encore nombreux. Le projet d’Allan (Montélimar) est particulièrement inepte.

       

      L’abandon des LGV, une idée sommaire


      Selon beaucoup d’écologistes, les LGV étant coûteuses et créant de nouvelles coupures, une modernisation du réseau classique est préférable.


      C’est oublier que la capacité globale du réseau ferré est devenue insuffisante avec la croissance rapide du trafic TER, qu’une accélération des trains classiques permet rarement de capter le trafic aérien intérieur (qui pénalise les riverains des aéroports parisiens et contribue fortement au réchauffement climatique) et que les crédits destinés aux LGV se reporteraient plus vraisemblablement sur les autoroutes et aéroports que sur le réseau ferré classique.


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      La LGV Alpes-Atlantique, un rêve


      Le projet Transline, défendue par l’association ALTRO (présidée par René Souchon, président de la région Auvergne) est l’exemple type de la fausse bonne idée. Tout le monde sait que les relations ferroviaires entre la façade atlantique et Lyon sont difficiles.


      Mais il ne suffit pas de tracer un trait sur la carte entre Limoges et Lyon, et de tenir des discours creux sur l’aménagement du territoire, pour résoudre le problème. Il faut se préoccuper du trafic potentiel, et du coût de ce projet gigantesque.


      Les axes naturels de circulation est-ouest sont situé plus au nord (les axes diamétraux «passe-Paris», Nantes-Bourges-Lyon) ou plus au sud (Bordeaux-Marseille), ils évitent les obstacles montagneux.


       

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      Le tronçon Tours / Vierzon électrifié de l'axe Nantes/Lyon par Bourges


      Extrait du dossier de presse de la FNAUT Nationale sur les fausses bonnes idées en matière de transport...

       

      Mais il existe également de bonnes idées pour le TGV : "la Virgule de Sablé" qui se combine avec la LGV Ouest, l 'accessibilité des abonnés régionaux sur les TGV de fin de soirée des parcours terminaux quand les circulations TER n'existent plus....


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      Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 10:00

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      Assises du ferroviaire : la FNAUT attend une nouvelle gouvernance et de nouveaux moyens financiers.

       

      La FNAUT constate que le rail ne peut aujourd’hui répondre ni aux besoins immédiats des voyageurs et des entreprises, ni aux attentes de la collectivité en matière de dépendance pétrolière et de déréglement climatique.

       

      Le créneau de pertinence du rail est très large, toutes ses composantes ont un rôle à jouer et doivent être développées simultanément :

       

      + le TER (les distances domicile-travail se sont allongées et l’usage de la voiture est devenu plus difficile et plus coûteux, on observe une diminution du taux de motorisation des jeunes) ;


      + le TET (le train Corail Intercités, appelé aujourd’hui train d’équilibre du territoire, est indispensable à la desserte des villes moyennes et des axes transversaux) ;


      + le TGV (il permet de limiter le trafic aérien intérieur et ses nuisances, et de désengorger des axes ferroviaires très fréquentés par les trains TER) ;


      + le train complet et l’autoroute ferroviaire (ils permettent de limiter le transit routier de fret) ; - le wagon isolé (les entreprises ont besoin d’une desserte ferrée de proximité).

       

       

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      Une nouvelle gouvernance du rail est nécessaire :

       

      + la SNCF doit prendre en compte les besoins exprimés par les voyageurs (information tarifaire, facilité d’accès au train, indemnités en cas de perturbation du trafic, …) ;


      + les différentes autorités organisatrices (agglomérations, départements, régions, Etat) doivent mieux coordonner leurs politiques de transport (les tarifications intermodales doivent être généralisées, le car doit rabattre les voyageurs sur le train et non offrir un service parallèle) ;


      + l’ouverture du TER à la concurrence peut permettre de réduire les coûts d’exploitation, il faut l’expérimenter sur des lignes économiquement fragiles et menacées de fermeture ;


      + un pilotage unifié de RFF et de la SNCF doit être mis en place ; - les voyageurs doivent être systématiquement représentés dans les instances de décision.

       

      De nouvelles ressources financières doivent être dégagées car une paupérisation du transport ferroviaire est déjà perceptible (lignes dégradées, transferts sur route de services TER, menaces de réduction des services TET et même TGV, abandon du wagon isolé).

       

      Seule une fiscalité écologique peut permettre de financer le rail à hauteur des besoins, de valoriser ses vertus économiques et écologiques, et de le désendetter progressivement.

      Elle est légitime car les concurrents du rail ne paient pas leurs coûts écologiques.

       

      Elle implique :

       

      + une taxation du transport aérien intérieur ;


      + une hausse de la taxe sur les péages autoroutiers et de la TIPP ;


      + une taxe sur le trafic poids lourds (elle est prévue pour 2014) ;


      + l’introduction du péage urbain.


       

      Contacts presse :

       

      Jean Sivardière, 04 76 75 23 31 ;

      Jean Lenoir, téléphone 01 48 73 84 81.

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      Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 09:30

       

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      Communiqué de Presse                                               Lundi 12 septembre 2011


       

      Réservation obligatoire sur Paris-Cherbourg : projet inadmissible

       

       

      Désapprobation face au projet de résa obligatoire dans les trains Paris-Cherbourg

       

      La FNAUT désapprouve fortement le projet de la SNCF de rendre la réservation obligatoire dans tous les trains Paris-Cherbourg et en a fait part au ministère des Transports. Les présidents des régions Haute et Basse-Normandie s’élèvent eux aussi contre ce projet.


      La réservation obligatoire introduirait la rigidité de commercialisation du TGV sans les avantages de la grande vitesse : elle impliquerait en effet des démarches d’échanges de billets contraignantes, complexes et souvent coûteuses pour le voyageur.


      Ces contraintes désavantageraient fortement le rail par rapport à la route sur une des très rares lignes encore rentables parmi celles qui ont fait l’objet de la récente convention Etat-SNCF sur les trains d’équilibre du territoire (TET).

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      Hors TGV, la France a aujourd’hui les plus mauvaises liaisons Intercités d’Europe


      Le déficit des trains Téoz à réservation obligatoire Bordeaux-Toulouse-Montpellier-Marseille-Toulon-Nice, sur un axe au trafic potentiel très important, démontre clairement que l’offre de la SNCF ne répond plus aux attentes de la clientèle. Hors TGV, la France a aujourd’hui les plus mauvaises liaisons Intercités d’Europe, où la fréquence horaire et la réservation facultative sont la règle générale, y compris sur des lignes à trafic moyen.


      La SNCF doit admettre, surtout dans le cas d’un service public, qu’il faut gérer les pointes de trafic (comme le font d’autres opérateurs : électricité, transports urbains, autocaristes) et non essayer de les supprimer.

       

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      L’augmentation des prix maximum, compensée par plus de prix réduits  n’est pas recevable pour des trains de service public

      De même, en matière de prix, l’argument généralement avancé par la SNCF qu’avec le « yield management », facilité par la réservation obligatoire, l’augmentation des prix maximum est compensée par un plus grand nombre de prix réduits avec des achats anticipés n’est pas recevable pour des trains de service public : les nombreux usagers qui voyagent par nécessité n’ont pas à financer ceux qui peuvent anticiper leurs voyages de loisirs.


      En conclusion la FNAUT désapprouve fortement le projet de réservation obligatoire dans les trains d’équilibre du territoire, qui met le client au service de la SNCF. Elle demande l’intervention de l’Etat, autorité organisatrice de ce service public.


      Ce projet va à l’encontre des objectifs de la convention des trains d’équilibre du territoire qui a pour objectif de remplir les trains insuffisamment chargés et non de réduire la fréquentation des trains les plus fréquentés.

       

       

      Bureau National de la FNAUT

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      Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 09:45

       

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      Le prochain Congrès de la FNAUT est annoncé...

       

      Le 18ème congrès de la FNAUT aura lieu les 20 et 21 octobre 2012 à Lons-le-Saunier.

       

      Il sera organisée par l'Association pour la Promotion des Voies Ferrées Jurassiennes (APVFJ), en collaboration avec la  FNAUT Franche-Comté.

       

      Après Dole en 1994, Besançon en 2006, ce sera la 3ème fois qu'un congrès de la FNAUT aura lieu en Franche-Comté...

       

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      Dominique BUSSEREAU, entouré par Jean SIVARDIERE, le Président de la FNAUT, à droite et Regis Bergounhou,

        le secrétaire de la Fédération, à gauche, au Congrès du Mans . 

       

       

      Les Congrès sont l'occasion de parler de la politique des transports avec des élus mais aussi directement avec le Ministre comme ce fut le cas au Mans avec Dominique BUSSEREAU en 2008.

       

      Fera -t-on mieux à Lons-le-Saulnier ? On verra...

       


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      Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 08:30

       

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      L'étude, menée avec le soutien financier de la Direction Générale des Infrastructures de Transports et de la Mer du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, a porté sur les attentes de la FNAUT en ce qui concerne l'information multimodale et la billettique.

       

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      Pour chacun de ces deux thèmes, elle a dressé un état des lieux à l'étranger et en France, procédé à une évaluation et proposé des améliorations.

       

      Elle a fait intervenir le réseau des FNAUT régionales, des membres de la FNAUT experts de ces questions et a été rédigée par Marc DEBRINCAT (responsable du service juridique de la FNAUT), Aymeric GILLAIZEAU (FNAUT Pays de la Loire) et Jean LENOIR (vice-Président de la FNAUT).


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      Marc DEBRINCAT (au centre de la photo) et  Aymeric GILLAIZEAU (photo de droite)

      ont rédigée, avec Jean LENOIR cette étude...

       

       

      L'exigence de fluidité des déplacements en transports collectifs, surtout s'ils sont intermodaux, et la nécessité que les dispositifs d'information et les systèmes tarifaires couvrent le déplacement de porte à porte sont des exigences des voyageurs et donc des enjeux pour les Pouvoirs publics, les autorités organisatrices de transport et les exploitants de transport.

       

      L'information intermodale et la billettique se conjuguent en effet pour améliorer la facilité d'usage et l'attractivité du transport collectif.


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      Information "classique" à caractère multimodale (gare du Mans)

       

      La problématique qui se pose aux Systèmes d'Information Multimodale (SIM) et de billettique est de répondre aux besoins actuels des voyageurs dans un souci de simplification de l'usage des modes de transports collectifs et de maîtrise des coûts supplémentaires pour l'exploitant. La réalisation de ces deux objectifs pourrait contribuer à l'accélération du report modal.

       

      Les représentants de la FNAUT au comité d'orientation de l'AFIMB s'appuieront sur les conclusions de cette étude pour exprimer leurs attentes sur les systèmes d'informations multimodaux et la billettique.

       

      Le champ de l'étude est limité aux transports collectifs terrestres nationaux. La première partie ne porte pas sur l'intermodalité "physique" mais sur les informations dont le voyageur a besoin ou qu'il peut trouver pour réaliser un trajet combinant un ou plusieurs modes de transport collectif. Elle ne porte pas non plus sur les dispositifs d'information en situation perturbée. La seconde partie ne porte pas sur la politique tarifaire ou la tarification mais sur les systèmes dématérialisés de billetterie.

       

      voir l'étude détaillée / Télécharger l'étude

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      Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 08:00

       

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      Communiqué de Presse du 16 juin 2011

       

       

      La FNAUT est favorable à une expérimentation de l’ouverture à la concurrence.

       

      La FNAUT, qui a participé aux travaux de la commission présidée par le sénateur Francis Grignon, estime qu’une expérimentation de l’ouverture du TER à la concurrence est justifiée et nécessaire.

       

      La possibilité d’ouvrir le secteur du TER à la concurrence doit être abordée de manière pragmatique et non idéologique, en se basant en particulier sur l’exemple de l’Allemagne, où l’introduction très progressive de la concurrence dans le transport ferroviaire régional a permis de réduire les coûts d’exploitation et de réinvestir les économies ainsi réalisées dans un renforcement quantitatif et qualitatif de l’offre.

       

      Cette évolution positive ne peut être ignorée en France. Elle a été observée non seulement sur les lignes exploitées par des opérateurs privés, mais aussi sur les lignes dont la Deutsche Bahn, stimulée par la concurrence, a conservé l’exploitation.


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      TER Languedoc Roussillon, X 73 900 en gare de Carcassonne assurant la ligne Quillan / Limoux / Carcassonne

       

      L’introduction de la concurrence dans le secteur du TER n’aurait rien à voir avec un abandon du service public, bien au contraire.  

      Elle se ferait sous forme d’une délégation de service public par la Région, autorité organisatrice du TER, à un exploitant public ou privé suite à un appel d’offres, selon le modèle dominant en transport urbain, qui donne satisfaction.

       

      La région conserverait la maîtrise de la définition de l’offre et de la tarification. Ce qui compte pour les usagers, ce n’est pas le statut public ou privé de l’exploitant, mais la qualité du contrat qui lie l’exploitant et l’autorité organisatrice.

       

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      L’introduction très progressive de la concurrence dans le transport ferroviaire régional a permis de réduire les coûts d’exploitation et de réinvestir les économies ainsi réalisées dans un renforcement quantitatif et qualitatif de l’offre.(gare de Fribourg-en-Brisgau/ Freiburg ou Freyburg en Allemagne)


       

      Bien entendu, l’ouverture du TER à la concurrence n’est pas la solution miracle : elle ne changera rien à l’état et à la capacité des infrastructures ferroviaires, elle n’éludera pas la nécessité de dégager une ressource financière nouvelle permettant aux Régions de développer les dessertes TER, et elle ne supprimera pas la coordination souvent déficiente entre ces dessertes et les dessertes routières assurées par les Départements.


       

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      Automoteur diesel Regio Shuttle RS1 N°513  de la compagnie Ortenau-S-Bahn (OSB), assurant la liaison Strasbourg / Offenburg.

      OSB est un opérateur régional privé dont les trains desservent le Sud-Ouest de l'Allemagne.

       

       

      Elle peut cependant permettre de sauvegarder les lignes les plus fragiles économiquement et d’y développer l’offre à un coût compatible avec les moyens financiers des Régions, et d’éviter ainsi des transferts sur route, dont l’expérience montre qu’ils s’accompagnent toujours d’un retour d’une part notable des usagers à la voiture.  

       

      La FNAUT demande donc qu’elle soit expérimentée en priorité sur des lignes de ce type.

       

       

       

      Pour la FNAUT  

      Jean Sivardière, Président  

      Jean Lenoir, vice-président 

       

       

      Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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