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Transport et Environnement

Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 08:00

Comme ceux des matières nucléaires...

 

C'est la première fois que nous parlons des transports de matières nucléaires sur notre site ... Transports qui sont bien réelles... Pour information...

 

Un transport à haut risque..

 

"Un transport de déchets nucléaires extrêmement radioactifs va à nouveau traverser la France d'Ouest en Est, ainsi qu'une partie de l'Allemagne, exposant ainsi les populations et les agents SNCF au risque nucléaire.

 

Initialement prévu ce jeudi 24 novembre, le départ du train depuis le terminal ferroviaire de Valognes est avancé d'une journée par AREVA et la SNCF pour tenter d'éviter la mobilisation d'ampleur, actuellement en préparation. Le convoi devrait donc quitter Valognes le mercredi 23 à 14h36.

 

Les deux trajets envisagés par les autorités à partir d'Amiens restent inchangées, le convoi pourrait prendre la direction nord vers Arras ou la direction sud vers Reims. Onze conteneurs transporteront 301 fûts de déchets de très haute activité « retraités » à l’usine Areva de la Hague (Manche)."

 

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Le 23 novembre prochain, un train de déchets nucléaires allemands extrêmement dangereux, quittera le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche à 14h20 pour rejoindre le centre de stockage temporaire de Gorleben en Allemagne.

 

En France, il traversera de nombreux départements, dont la Manche, le Calvados, l'Eure, la Seine-Maritime et la Picardie. Afin d’éviter les manifestations antinucléaires, qui ne manqueront pas de ponctuer ce trajet, différents itinéraires sont envisagés par Areva et la SNCF. A Amiens, le convoi pourrait se diriger vers le nord de la France ou descendre vers Reims. Il traversera ensuite l’est de la France où il passera la frontière franco-allemande. Là aussi, plusieurs possibilités sont prévues. Nous publions donc les horaires de passage pour les différents scénarii.

 

Un Tchernobyl roulant ?

 

Le convoi sera composé de 11 conteneurs de type TN 85, également appelés CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material). Ils contiendront des déchets vitrifiés, déchets de très haute activité (HAVL) extrêmement dangereux issus du retraitement du combustible nucléaire usé.

 

"L’inventaire officiel de radioactivité de ce transport s’élève à 3756,5 péta becquerels (Pbq), soit 3,75 milliards de milliards de becquerels de becquerels. A titre de comparaison, ce convoi transportera donc plusieurs fois la radioactivité émise lors de la catastrophe de Tchernobyl . Eparpillée dans l’environnement, la radio- toxicité potentielle  de ce convoi suffirait à empoisonner l’ensemble de l’espèce humaine "

 

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L'acheminement des conteneurs par la route de l’usine AREVA de La Hague au terminal ferroviaire de Valognes, distant de 30 km, a commencé le 14 novembre et devrait se terminer lundi. Les déchets quitteront ensuite Valognes par le rail, pour rejoindre le terminal ferroviaire de Dannenberg en Allemagne, un périple très risqué de près de 2000 km. Là, ils seront à nouveau chargés sur des camions pour parcourir les derniers kilomètres qui les séparent de leur destination finale : le centre de stockage temporaire de Gorleben.

 

Des travailleurs dangereusement exposés !

 

"Une fois de plus, sur ce convoi, ni les conducteurs, ni les agents de manœuvre ne seront équipés de dosimètres individuels, contrairement aux forces de police présentes dans le train. Avec ce transport très hautement radioactif compris dans les 500 trains de déchets radioactifs qui traversent la France chaque année, les cheminots sont réellement exposés et pour certains peuvent dépasser la dose limite annuelle. Tant que la SNCF ne fera pas une réelle évaluation des risques, le syndicat SUD-Rail appelle tous les agents pouvant intervenir sur ce train à exercer leur droit de retrait."

 

Il s’agit du dernier retour de déchets vitrifiés de très haute activité à destination de l’Allemagne. S’en suivra une série de retours de déchets dits "de moyenne activité" (MA).

 

Vous pourrez consulter prochainement les nouveaux horaires du convoi sur la page de notre site dédiée à ce transport :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben

 

De nombreux rassemblements et actions sont d'ores et déjà prévus le long des différents trajets envisagés par AREVA et la SNCF. 

 

 

 Source : Sortir du Nucléaire et extrait du

communiqué de Presse commun Sud  (entre guillemets) et SDN

 

 

 

 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 09:00

 

Les associations lancent un nouveau coup de semonce...

 

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Pour les TRM : calculer les kilomètres, et les payer...

L'austérité a une nouvelle fois raison de l'environnement ... Le Grenelle n'est plus qu'un lointain écho, pour preuve la Taxe Kilométrique Poids Lourds qui devait être une mesure phare, est aménagé au grés et au bon vouloir des potentats locaux et lobbystes conservateurs... Cela devient pathétique... puisqu'elle ne s'appliquera pas partout, ni sur toutes les routes...  et surtout pas au même taux...

 

Cette idée semblait prometteuse pourtant. Une taxe kilométrique équitable devait :

 

+ faire que les charges payées par l'utilisateur de la route corresponde aux coûts réels

 

+ couvrir tout le réseau routier et pas seulement les autoroutes

 

+ respecter le principe de territorialité

 

+ co-exister avec les péages et le prix des routes en milieu urbain, ou les remplacer

 

Le transport routier est considérable


Le trafic de marchandises traversant la France du Nord au Sud est passé de 2 012 000 PL en 1993 à 2 800 000 en 1999 (source CETE Méditerranée) ; à ce rythme il double pratiquement tous les 13 ans. Et  2 poids lourds sur 3 qui traversent la France du Nord au Sud viennent de l’Europe du Nord ou de l’Est et se dirigent vers la péninsule Ibérique (et inversement)


 Il y a plus de marchandises transportées par camion que par n'importe quel autre moyen de transport. Le transport routier a augmenté en partie parce qu'il ne paie pas les vrais véritables coûts de ses activités et qu'il est à l'origine :


+ d'émissions polluantes et de gaz à effet de serre

 

+ de nuisances phoniques

 

+ d'accidents de la route

 

+ des frais pour réparer la dégradation des infrastructures routières, causé par les poids lourds qui n'en paient qu'une partie.

 

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Voici un extrait du dernier communiqué de presse de FNE et de deux autres associations de protection de l'environnement ...

 

Des amendements très défavorables  à l'environnement dans le projet de loi de finance

 

Hier, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2012, ont été adoptés des amendements très défavorables à l’environnement. FNE exprime sa consternation et demande aux Sénateurs de rectifier en profondeur ce projet de loi de finance pour qu’il place l’environnement au centre d’une stratégie de relance économique et écologique.

 

L’environnement sacrifié sur l’hôtel de l’austérité

 

La nuit dernière, les derniers arbitrages budgétaires de l’Assemblée nationale ont tous été défavorables à l’environnement.

 

Le transport routier ne paye pas ses coûts !

 

Ainsi un amendement a été adopté pour que la Bretagne bénéficie d’une augmentation de son exonération partielle de la Taxe Kilométrique Poids Lourds (TKPL). La TKPL doit pourtant faire acquitter aux poids lourds le coût des dégradations liées à l’usage de l’infrastructure routière. Le passage de 25% à 40 % d’allègement de taxe va induire une perte de 70 millions d’euros de recettes pour l’Etat dans un contexte pour le moins tendu.

 

Ce nouveau coup de rabot va vider le dispositif de sa substance et risque de mettre en péril son équilibre économique.

 

Extrait du communiqué de presse de FNE en italique et en noir

 

 

Pour en savoir plus : Vers une éco-redevance poids-lourds ? Comment, pourquoi ?

Compte-rendu du séminaire sur la taxe kilométrique sur les poids lourds Organisé par France Nature Environnement et TDIE le 3 mai 2011

 

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 08:00

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Localisation de l’habitat et pratiques de déplacements

 

Une recherche récente, proposée par Jean-Marie Beauvais et la FNAUT, et financée par l’ADEME, a permis de comparer les pratiques de déplacements de ménages ayant déménagé d’une zone périphérique vers la ville de Tours. Elle met en évidence une stabilité du nombre des déplacements et une forte baisse de la longueur moyenne des déplacements quotidiens et de l’usage de l’automobile, principalement au profit de la marche.

 

Le PREDIT et l’ADEME ont récemment confié au PACT d’Indre-et-Loire, à l’université de Tours (ETIcS) et au cabinet Beauvais-Consultants une recherche sur l’impact d’un déménagement d’une zone périphérique d’une aire urbaine vers la ville centre sur les consommations d’énergie des ménages au cours de leurs déplacements et sur les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent.

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La gare routière de Tours  

 

L’Agence d’urbanisme de Tours et Beauvais-Consultants avaient déjà montré qu’un ménage périurbain émettait en moyenne deux fois plus de CO2 qu’un habitant de Tours au cours de ses déplacements. Mais les ménages périurbains diffèrent de ceux du centre par la taille, le revenu, l’âge, le taux de motorisation.

 

Dans la présente recherche, réalisée elle aussi dans l’aire urbaine de Tours, ce sont les mêmes ménages qui ont été suivis : les consommations et émissions de chacun de leurs membres ont été estimées avant et après le déménagement. On peut ainsi mesurer l’impact du changement de résidence toutes choses égales par ailleurs.

 

 

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  Les effets de l'urbanisme sur les transports se vérifient partout...

 

Les impacts de ce déménagement identifiés par l’étude sont une stabilité du nombre des déplacements et une forte baisse (de 9 km à 6 km) de la longueur moyenne des déplacements quotidiens (surtout pour les achats) et de l’usage de l’automobile (-38%), principalement au profit de la marche. Cela entraîne donc une réduction des dépenses en carburant, de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre des ménages.

 

 

Télécharger le dossier de presse de la FNAUT 

 

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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 09:00

 

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Le 2 novembre 2011, le Comité « Trajectoires 2020-2050 : Vers une économie décarbonée », lancé par N. Kosciusko-Morizet au mois de juin, a remis son rapport définitif à la Ministre de l’Ecologie. Les associations membres du réseau action climat (dont la FNAUT fait partie) ont réagi par voie de presse.

 

 

Communiqué du Réseau Action Climat - France et de ses associations membres

 

 

Présidé par Christian De Perthuis et réunissant les parties du Grenelle sous format élargi, ce comité avait pour mission de « permettre au gouvernement de se positionner sur la question [européenne] du relèvement de l’objectif de réduction des émissions [à horizon 2020]. [1] ».

 

Le rapport du Comité sera sur la table du Conseil des Ministres le 9 novembre prochain. Pour Sébastien Blavier du RAC-France « il faut que ce rapport mette un terme aux tergiversations de la France et que le gouvernement se prononce enfin en faveur d’un objectif européen de réduction des émissions d’au minimum 30% pour 2020. C’est désormais à François Fillon de tirer les conclusions politiques de cet exercice. Il est hors de question pour nous que ce rapport finisse sur une étagère à Matignon ».

 

Pour rappel, l’Union européenne s’est fixée pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici à 2020 (par rapport à 1990). Or, cet objectif est largement insuffisant pour éviter un changement climatique dangereux et irréversible. Il ne permettra pas non plus d’engager la France et l’Europe sur une trajectoire de développement sobre en carbone et en énergie.

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Le rapport remis aujourd’hui va dans ce sens et constate ainsi que « le rehaussement de l’objectif à -25 ou -30 % conduit à un bénéfice climatique additionnel à l’horizon 2050 (…) Avec un objectif rehaussé, les réductions sont mieux réparties dans le temps ce qui évite une forte remontée des contraintes en fin de période. Un tel rehaussement serait également un facteur de remontée du prix du CO2 sur le système d’échange européen, ce qui est un objectif aujourd’hui largement partagé.(…) Il permettrait aussi de constituer des avantages compétitifs dans les nouvelles filières économiques bas carbone. »

 

Plusieurs pays européens [2], au premier rang desquels l’Allemagne et le Royaume-Uni, de nombreuses entreprises [3] et ONG ont compris les bénéfices économiques et sociaux liés à une ambition européenne renforcée pour 2020 et se sont positionnés en faveur d’un objectif européen de -30%. Alors que crises écologiques et économiques se croisent et s’alimentent, la France n’a toujours pas tranché sur ce point, empêchant de fait toute avancée sur la scène européenne.

 

 

Contact :  Sébastien Blavier - Responsable du Pôle International


 

 

Retrouvez également l’analyse du RAC-France sur le sujet :

 

http://rac-f.org/Objectif-climat-30...,1904.html

et http://www.rac-f.org/IMG/pdf/Note_Table_ronde_-30_-_BD.pdf.

 

 

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 [ 1] Lettre de mission de N. Kosciusko-Morizet à C. De Perthuis du 21 juin 2011

 [ 2] Lettre ouverte au Guardian de Chris Hune et des Ministres de l’environnement sur l’objectif de -30%,

http://bit.ly/gDpPNy , 14 mars 2011.

 [3] The Climate Group, Business call for EU policy move to 30 percent emissions cuts by 2020,

http://bit.ly/aIJwcm , octobre 2010.

 

 

 

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 08:00

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Communiqué de presse

 

 

Coup de rabot sur la Taxe Kilométrique Poids Lourds : un pas en avant, deux pas en arrière

 

Le Premier Ministre François Fillon a confirmé jeudi dernier qu'il allait déposer un amendement gouvernemental lors de l’examen du projet de Loi de finance pour que la Bretagne bénéficie d’une exonération partielle de la Taxe Kilométrique Poids Lourds (TKPL). Cette exonération supplémentaire survient alors même que le dispositif ne sera mis en œuvre que mi juillet 2013. Réaction de France Nature Environnement.

 

Mauvais pour l’environnement, mauvais pour le budget

 

La Taxe Kilométrique Poids Lourds doit faire acquitter au poids lourds le coût des dégradations liées à l’usage de l’infrastructure routière. Les ressources issues de cette taxe permettront aussi de financer partiellement les modes de transports alternatifs tels que le rail et le fluvial et de réduire les distorsions de concurrence dont bénéficie encore le transport routier aujourd’hui.

 

Trois régions - Bretagne, Aquitaine et Midi Pyrénées – ont déjà obtenu un allégement de 25% en raison de leur éloignement des grands axes de communication l’espace européen. Le passage de 25 à 40 % d’allègement de taxe reviendrait à une perte de 70 millions d’euros de recettes alors même que l’Etat est endetté.

 

Pour Gérard Allard, spécialiste transports de marchandises à France Nature Environnement : « Les recettes prévues pour la Taxe Kilométrique Poids Lourds sont déjà faibles au regard de ce qui est pratiqué chez nos voisins. Cette modification reviendrait à vider le dispositif de sa substance – recettes diminuées, avantage compétitif rétabli pour le transport routier – et mettrait en péril son équilibre économique. De plus, cela créerait une nouvelle niche fiscale défavorable à la biodiversité et à l'environnement alors même que le rapport du Centre d’Analyse Stratégique sur les aides publiques dommageables à la biodiversité pointe du doigt celles qu'il faut déjà supprimer. »


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Soutenons les modes de transport les plus écologiques

 

Pour Michel Dubromel, vice-président en charge des questions de transports à France Nature Environnement « Il est temps de sortir de la logique tout-routier. La solution réside dans la complémentarité rail-fluvial sur les longues distances et route pour les derniers kilomètres. Nous devons donc assurer une offre de fret ferroviaire et fluvial attrayante et efficace » 

Si le Premier Ministre souhaite aider l’économie bretonne et ses transports, qu’il le fasse plutôt en investissant «dans un projet ambitieux de transport ferroviaire de marchandises».

 

Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement : « il ne s’agit pas de défaire d’une main ce que patiemment nous avons fait de l’autre. »

 

France Nature Environnement demande aux parlementaires de rejeter cet amendement gouvernemental qui va à l’encontre des principes mêmes du dispositif et des objectifs de report modal soutenus par la France.

 

 

France Nature Environnement

Lundi 24 octobre 2011

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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 11:00

Alors que le chef  de l'Etat  se déplace jeudi prochain à Changé prés de  LAVAL pour "célébrer" l'anniversaire du Grenelle de l'Environnement, le communiqué de Presse de FNE sur les 44 tonnes illustre bien que le processus a été vidé de son sens et que "l'environnement ça suffit" n'est pas une phrase jeté en l'air par hasard par le chef de l'Etat mais bien le fil directeur de la pensée de la politique de l'Etat.

 

 

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Communiqué de presse

 

 

Pas de 44 tonnes…. encore moins à cinq essieux !

 

Dans le cadre de l'examen de la proposition de loi Warsmann sur la simplification administrative, les députés ont adopté en séance plénière, dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 octobre, la suppression de l’obligation d'un sixième essieu pour les camions de 44 tonnes. Dans le même temps, le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) publie enfin un rapport demandé dans le cadre de la loi Grenelle I par le Parlement sur « les enjeux et les impacts relatifs à la généralisation de l'autorisation de circulation des poids lourds de 44 tonnes ». Le CGEDD abonde dans le sens des critiques de France Nature Environnement sur la suppression de l’obligation du sixième essieu.

 

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Un coût supplémentaire pour l’entretien de nos routes : les citoyens devront payer

 

Le texte voté la semaine dernière par les députés vise en fait à permettre aux camions de circuler avec quatre tonnes de plus sans avoir à ajouter un essieu supplémentaire. Cette disposition augmenterait donc significativement l’impact des camions sur la chaussée et donc les coûts d’entretien à la charge de la société et aurait des conséquences en ce qui concerne la sécurité en réduisant les capacités de freinage des véhicules.

 

Le CGEDD explique dans son rapport que le « bilan socioéconomique » de l'autorisation des 44 tonnes est « globalement négatif » dans « l'hypothèse du maintien des véhicules à cinq essieu », car « les coûts de l'impact sur les chaussées (400 millions) dépassent l'avantage économique lié à l'amélioration de la productivité du secteur des transports ».

 

Pour Michel DUBROMEL, Responsable du Réseau Transports et Mobilité Durables : « FNE reste très fermement opposée à la généralisation des 44 tonnes. Les parlementaires ont-ils eu conscience qu’en confortant cette généralisation il votait un coût supplémentaire de 400 millions pour l’entretien de nos routes ? Ce dispositif offrirait un avantage compétitif aux transports routiers vis-à-vis du fluvial et du ferroviaire.».

 

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Aucun avantage environnemental de la généralisation des méga camions

 

Pour Gérard ALLARD, membre du Réseau Transports et Mobilité Durables de FNE : « Contrairement à ce qu’affirme le lobby routier, le rapport du CGEDD démontre que la généralisation du 44 tonnes n’apporte pas de réel avantage environnemental que ce soit au niveau climatique ou au niveau de la pollution atmosphérique. Ce rapport confirme les conclusions de celui émit par l’observatoire des transports en début d’année concernant la circulation de « méga camions ».

 

FNE invite les parlementaires à supprimer la disposition prévoyant la fin de l’obligation du sixième essieu sur les camions de 44 tonnes et demande au gouvernement d’abroger le décret prévoyant la généralisation du 44 tonnes. Par ailleurs, il faut que le gouvernement abroge le décret prévoyant la généralisation des 44 tonnes.

 

 

France Nature Environnement

Lundi 17 octobre 2011

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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 09:00

L'analyse de FNE n'est pas si éloignée de celle de la FNAUT, que nous publierons prochainement...


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Communiqué de presse

 

 

Agrocarburants : Monsieur le Président, manger ou conduire, il va falloir choisir !

 

Lors d'une table-ronde sur les choix d'investissements d'avenir dans les domaines des agrocarburants, Nicolas Sarkozy a nié toute opposition entre production alimentaire et énergétique, jugeant « propres » ces carburants d’origine végétale. Une provocation, selon FNE.

 

Oui, les agrocarburants impactent l’utilisation des terres

 

Les études scientifiques montrent que les objectifs fixés par l’Union européenne en matière d’utilisation d’agrocarburants (10% d’agrocarburants dans les transports d’ici à 2020), vont avoir un impact sur l’utilisation des terres agricoles en Europe et dans le monde. Les terres agricoles ne sont pas extensibles. Si des agrocarburants se mettent en place sur des terres agricoles, il va falloir, dans le monde, trouver d’autres terres pour produire de l’alimentation, au détriment notamment de forêts tropicales (phénomène appelé changement d’affectation des sols indirects ).

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Oui, les agrocarburants impactent les prix des matières premières agricoles

 

Un rapport publié en juin par 10 organisations internationales dont la FAO, l’OCDE et l’OMC établit un lien entre l’augmentation mondiale de la production d’agrocarburants et la flambée des prix des denrées alimentaires. Il recommande l’abandon des politiques de soutien à la production ou à la consommation d’agrocarburants.

 

Non, les agrocarburants ne sont pas propres

 

Les experts estiment que pour répondre aux besoins européens, la production d’agrocarburants pourrait conduire à déforester, dans le monde, l’équivalent de 4 fois la surface de la Belgique (source IEEP ). Au final, certaines filières d’agrocarburants pourraient émettre plus de gaz à effet de serre que les carburants fossiles (source IFPRI).

 

Pour Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE en charge des questions agricoles : « Il est désormais avéré que les agrocarburants ont des conséquences désastreuses pour la souveraineté alimentaire, la biodiversité et le climat. Dans ces conditions, il est particulièrement déplacé de les considérer comme propres.»

 

 

Mercredi 28 septembre 2011

 

 

1/ Voir la vidéo explicative :

http://www.fne.asso.fr/fr/une-video-pour-comprendre-l-impact-des-agrocarburants.html?cmp_id=37&news_id=12261&vID=895

2/ Rapport “Price Volatility in Food and Agricultural Markets: Policy Responses” :

http://www.oecd.org/dataoecd/40/34/48152638.pdf

3/ Etude de l’IEEP (Institut pour une politique environnementale européenne) :

http://www.ieep.eu/assets/786/Analysis_of_ILUC_Based_on_the_National_Renewable_Energy_Action_Plans.pdf

4/ Evaluation du CASI induit par les agrocarburants par l’IFPRI (International Food Policy Research Institute) :

http://www.reuters.com/article/2011/07/08/us-eu-biofuel-factbox-idUSTRE7672XF20110708

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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 08:00

en France...

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"Quel sera le modèle ferroviaire de demain ?

Ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, besoin de modernisation du réseau, amélioration de la qualité de services …

Autant de défis à relever qui vont faire l’objet d’une réflexion sur 4 mois menées par une assemblée constituée de l’ensemble des acteurs du secteur : industriels, syndicats, voyageurs, élus, entreprises."

 

Coup d’envoi :

 

Le débat national des Assises du ferroviaire a été officiellement lancé le jeudi 15 septembre 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, ministre des Transports.

Il se tiendra de septembre à décembre 2011 pour préparer l'avenir du modèle ferroviaire français.

 

Les travaux de réflexion seront réalisés par quatre commissions :

 

+ Le ferroviaire français au cœur de l’Europe

 

+ La gouvernance du système ferroviaire

 

+ L’économie du ferroviaire

 

+ La filière ferroviaire française

 

 

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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 08:00

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Réseau Action Climat

 

Association spécialisée sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique. Le Réseau Action Climat est le représentant français du réseau mondial d’ONG concernées par les changements climatiques, le "CAN : Climate Action Network", qui comprend environ 500 ONG sur les cinq continents.

 

Si la lutte contre l’étalement urbain constitue un objectif phare du discours politique national et local, ce phénomène reste encore mal maîtrise. la nouvelle publication du réseau action climat (voir) approfondit cette thématique sous l’angle climat-énergie et fait émerger de véritables pistes de progrès.


 

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Entre ville et campagne, la maison individuelle, fortement plébiscitée, concilie plusieurs des principales attentes sociales contemporaines : l’accès à la propriété, l’intimité, la proximité temporelle aux services comme à la nature, l’espace vital et la mobilité.

 

Pourtant ce développement périurbain majoritairement non maîtrisé, qualifié « d’étalement urbain », induit une faible densité démographique dont les corollaires principaux sont une forte consommation d’espaces naturels ou agricoles, la multiplication des déplacements pendulaires et une lourde infrastructure de voies et de réseaux.

 

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Carte extraite de  l'étude : L’occupation de l’espace dans le bassin nazairien État des lieux et évolutions : document introductif (Janvier 2010) 

 

Les conséquences de ce phénomène, en termes d’émissions de GES, de vulnérabilisation des territoires face aux impacts des changements climatiques ou de ségrégation sociale, ne sont pas soutenables. Ce constat est partagé depuis plusieurs dizaines d’années, et la lutte contre l’étalement urbain compte ainsi, depuis le vote de la loi Grenelle 1, comme objectif du droit de l’urbanisme.

 

Manque encore, cependant, un cadre national cohérent ainsi que des politiques territoriales ambitieuses et efficaces permettant d’endiguer ce phénomène.

 

Voir l'étude

 

Pour Nantes voir aussi sur ce site : http://www.mavilledemain.fr/abecedaire/47-etalement-urbain.html

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 09:00

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Communiqué de Presse

 

Transports et dérèglement climatique :

 

Dans le cadre de la Semaine du Développement Durable qui se déroule du 1er au 7 avril prochains, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) rappelle que les transports représentent toujours 26 % des gaz à effet de serre émis en France et que ce secteur est le seul, parmi l’ensemble des secteurs émetteurs (industrie, habitat, déchets, énergie, …), à poursuivre son augmentation, là où les autres sources émettrices ont vu leur émissions se stabiliser voire diminuer.

 

Aussi, afin de rappeler le poids des transports dans le bilan carbone des ménages - et dans leur budget , la FUB invite ses associations à relayer la plaquette « Transports : moteur des changements climatiques » éditée par le Réseau Action Climat France, dont elle est membre.

 

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En effet, le changement climatique et le contexte de renchérissement du coût du pétrole nous invitent dès aujourd’hui à opter pour des solutions alternatives à « l’autosolisme ». La FUB rappelle que :

 

+ plus de 50 % des trajets en ville font moins de 3 km ;

 

+ la vitesse moyenne entre voiture et vélo en ville est sensiblement la même (environ 15 km/h), le vélo ayant même largement l’avantage sur l’automobile dans les villes denses ;

 

+ le vélo permet une mobilité importante à la fois pour les trajets de proximité mais également pour les plus longues distances, en particulation avec les transports en commun et les trains régionaux.

 

C’est dans ce contexte que la FUB interpelle :

 

+ les collectivités, afin que la loi sur l’Air (LAURE) datant de 1997 soit enfin véritablement prise en compte : aménagements cyclables systématiques lors des réfections de voiries, développement du stationnement vélo, réduction du trafic automobile, plans de déplacements entreprises…

 

+ les aménageurs et urbanistes, afin que les projets de logements et de zones d’activités soient pensés en termes d’accessibilité et de densité, pour stopper l’étalement urbain, coûteux en énergie et incompatible avec le développement des modes de déplacement actifs.

 

+ l’Etat, pour la relance du Code de la Rue, malheureusement en dormance après de premières avancées significatives concernant les doubles sens cyclables et la priorité des usagers les plus vulnérables. La FUB demande aux pouvoirs publics que les échanges reprennent au sein du comité de pilotage et que ceux-ci soient suivis dans les faits par une modification du Code de la route.

 

 

Pour la FUB

Perrine GAILLET

p.gaillet@fubicy.org

 

 

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Site de la FUB : voir 

 

La FUB a proposé cette année à ses associations membres, en partenariat avec le Réseau Action Climat France de distribuer pendant la Semaine du Développement Durable, "Transports : moteur des changements climatiques". Ces brochures, réalisés par le RAC-F, rappellent à juste titre que le transport a un impact majeur sur les changements climatiques tandis que de nombreuses alternatives existent.

 

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Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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