A Pierrefonds il n'y a pas que le Château ( http://pierrefonds.monuments-nationaux.fr/) restauré par Violet le Duc il y a aussi une gare.
Si vous avez pu découvrir ce château à l'occasion de l'émission des Racines et des Ailes consacrée à l'architecture, la gare qui est classé monument historique depuis le 4 octobre
1997 est d'une moindre importance mais mérite pourtant que l'on s'y attarde.
Un autre service public dont la façade évoque la grande époque. A l'arrière plan le château médiéval, détruit sous Louis
XIII et restauré au XIX ème siècle sous Napoléon III.
Des courtines du Château, on domine la ville. Il faut s'élever pour voir la gare de l'autre côté du plan d'eau.
Gros plan sur le BV et la marquise... La façade s'étale sur 50 mètres de long.
Côté voie, même si les rails ne sont plus là depuis leur démantèlement en 1967,
l'emprise des quais subsiste... La gare était située sur la ligne ferroviaire Amiens-Dijon sur la section Compiégne - Villers Cotterêts. A noter
la marquise qui ne manquait pas d'allure en son temps mais qui n'a pas échappé à l'usure et au triste "coutume" de notre temps...
Elle a été construite par l'architecte Charles Lecoeur, dans le style de base de type nord de 1ère classe enjolivé et elle a
été inaugurée le 24 janvier 1884. On peut voir une
annexe à gauche côté quai.
Côté cour, la gare rappelle sur la façade qu'elle appartient au Réseau des Chemins de Fer du Nord. Elle a été, en effet,
construite par la Compagnie des Chemins de fer du Nord entre 1883 et 1884.
Remarquez sur la façade que la Gare s'appelle Pierrefonds-Les-Bains. Son style rappelle les stations balnéaires ou
les villes d'eau... ce que Pierrefonds a été au début.
Le trafic voyageur a cessé en 1940. En 1966, vingt-sept ans plus tard le trafic marchandise arrêtait à son tour.
Pour en savoir plus:
http://www.lesgares.com/typologie/gare_typo.php?req=PFD
Langres conserve des traces visibles du premier chemin de fer à crémaillères de France.
Jusqu' à la fin juin de l'année 2007 (Voir l'article) , on pouvait voir sur les remparts
de Langres une motrice à crémaillère datant de l'année
1947. Des travaux de rénovation sur les remparts ont conduit au retrait provisoire du matériel exposé depuis 1980 et appelé par les Langrois "La Zouille".
Ces travaux ont permis paradoxalement à la découverte d'une autre motrice du même type qui dormait, à l'abri des regards et des actes malveillants, depuis 1971, dans un hangard de la
Socièté des autobus Langrois.
La "Zouille" avant son transfert de juin 2007
Ce "nouveau" matériel sera rénové grâce au concours de la socièté de transport et d'une association de quartier (Association de quartier de Saint Gilles) .
Ce matériel est un témoignage trés intéressant d'une technologie ferroviaire adaptée aux fortes pentes. Il s'agissait d'un chemin de fer à crémaillère d'un système conçu par un ingénieur suisse pour le chemin de fer du Rigi (Suisse) Niklaus Riggenbach. Tout naturellement ce système est connu sous le nom de système Riggenbach.
Adopté à Langres en 1887. La traction fut à l'origine à vapeur avant de devenir électrique en 1935.
La ligne à voie unique longue de 1500 mètres environ, après un dénivellé de 132 mètres desservait le plateau de Langres où se situe la vieille ville fortifiée à partir de la
gare de Langres (le
quartier St Gilles) qui se trouve dans la plaine.
La célébre Ligne Paris / Bâle (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_Paris_-_Mulhouse ) desservait la gare de Langres.
Depuis 1995 un funiculaire panoramique permet aux habitants de laisser leurs véhicules à l'extérieur des murs et même s'il n'est pas situé au même emplacement assure la même fonction que l'ancien
cheminde fer à crémaillère, c'est à dire améliorer l'accessibilité de la ville.
On peut regretter toutefois qu'il ne desserve pas la gare.
Caen / Flers est la partie nord de la section de ligne Laval / Mayenne.
Le viaduc de l'Aron près de Mayenne
Il n'est donc pas inutile d'aller voir comment là haut cela se passe. Sur la toile vous pouvez trouver l'adresse suivante qui fait une présentation de l'état des
lieux.
Rappel historique :
Caen / Flers est la partie nord de l’ancienne transversale nord / sud qui traversait la Mayenne , l'Orne et le Calvados au début de ce siècle.
Cet axe constituait une ligne parallèle à l’axe concurrentiel (Tours) / Le Mans / Alençon / Caen.
La ligne reliait Laval, via la Chapelle-Anthenaise à Caen, par Mayenne, Domfront, Flers, soit une distance de 157 km.
1 La section de ligne entre La Chapelle-Anthenaise et Mayenne est ouverte le 6 novembre 1866 (20
km).
2 La section de ligne entre Flers et Berjou, Pont d’Ouilly est ouverte le
9 novembre 1868 (19 km).
3 La section de ligne entre Caen et Berjou, Pont d’Ouilly est achevée le 15 mai 1873 (46 km).
4 La section de ligne entre Flers et Domfront est achevée le 18 mai 1874 (21
km).
5 La section de ligne entre Domfront et Mayenne est ouverte le 21
septembre 1874 (38 km).
6 Et la ligne est donc achevée dans sa totalité le 21 septembre
1874.
Cette ligne est construite avant le lancement du plan Freycinet (17 juillet 1879) qui a vu la mise en place d‘un deuxième réseau ferré. (Le réseau structurant est à l’époque construit.)
La ligne de chemin de fer est une voie unique sauf sur le tronc commun mais les ouvrages d’art ont été construit en prévision de la mise à double voie .
http://membres.lycos.fr/depotvirtuel/
Pousse c'est bientôt dimanche !
La FNAUT (et son webmaster bénévole) ne souhaitant pas faire des journées à rallonge, vous propose une visite de la cité du train à MULHOUSE grâce à un site commercial LINTER@UTE week-end.
http://www.linternaute.com:80/sortir/la-cite-du-train-a-mulhouse/la-cite-du-train.shtml
Vous allez passer en revue 14 photos présentant le patrimoine ferroviaire national et tout cela dans votre fauteuil. Bonne visite.
Ferroviairement vôtre !
Mais rien ne vaut le patrimoine ferroviaire vivant. (Le Petit Anjou préservé par l'AAPA)
