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Ici, nous ne parlons pas de transports amoureux, mais nous sommes des amoureux du transport public

N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:00

 

La SNCF n'est pas au top, nous les usagers on le savait avant même que l'agence de notation Standard and Poor's fasse perdre son "plus" à la SNCF mardi dernier...

 

S&P dégrade la note de la SNCF

 

L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) vient de dégrader la note de 12 entreprises, d'organisations publiques ou parapubliques françaises (EDF, RTE, Cades, Unedic...). Ainsi la note de l'entreprise ferroviaire  a été passé respectivement de AA+ à AA et ce dans la foulée de la perte du triple A de la France la semaine dernière.

Au passage Aéroports de Paris (ADP) est épinglé et sa note A+ a été placée sous perspective négative ce qui signifie qu'elle pourra être abaissée dans un délai d'un à deux ans. Cette même remarque s'applique également à la note de la SNCF !  

 

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Haro sur le public !

 

S&P indique qu'elle détaillera ultérieurement les raisons de ses décisions entreprise par entreprise. De nombreuses entreprises françaises mais également étrangères de la zone euro se trouvant dans le giron public et liées à la sphère gouvermentale sont touchées. A noter qu'en Allemagne, la Deutsche Bahn a été visée également...

 

L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) pourra peut être nous expliquer si elle a pris en compte les doléances des usagers dans cet appréciation comptable... Où s'il s'agit de rassurer les milieux financiers pour "dépecer" ou privatiser ultérieurement la SNCF ?

 

La SNCF serait-elle rentable ? "On m'aurait trompé ! "

 

Cette perspective expliquerait peut être pourquoi avec tant de zele la SNCF s'emploie à vider ses gares de son personnel pour le remplacer par des automates (La Flèche), quand elle ne ferme pas ses gares purement et simplement comme Château-Gontier  (voir) ...

Tout dernièrement c'est la gare de Sillé le Guillaume qui était dans le collimateur ...

 

touche pas à ma gare

 

Et  RFF et la SNCF sur le même bateau  ?

 

Une chose est sûr S&P a estimé également la note de RFF. Réseau Ferré de France qui a pourtant hérité de la dette de la SNCF n'a été dégradé que d'un cran et a perdu son triple A (voir)... Réseau Ferré de France (RFF), le gestionnaire public des voies de chemins de fer français se retrouve donc avec AA+ et dans une perspective négative...

 

Encore un nouveau tour de vis en perspective ?


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Peut mieux faire ! - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:00

Le train train quotidien d'un usager du TER...

 

Un abonné à la ligne Angers-Nantes nous a transmis le bilan des heures réelles d'arrivée en gare des TER qu'il a emprunté régulièrement .

Pour éviter toute contestation il a pris l'heure SNCF relevée sur les horloges des quais ... 

Le relevé s'étend sur plus de 10 mois , du 1er février au 30 décembre 2011 et concerne les trains que cet abonné a emprunté.

 

Le relevé est méthodique et sans appel... A vous de voir ...

 

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Les motifs des retards sont indiqués ... quand ils ont été communiqués par la SNCF...

 

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    Ce n'est pas le tout d'avoir de beaux trains encore faut-il qu'ils arrivent à l'heure...

 

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relevé 2011 4

 

Quelques chiffres clés, totalement subjectifs, mais pas plus de mauvaise foi que ceux de la SNCF.


+ 10 % des trains arrivent en avance

+ 70 % arrivent avec moins de 5 minutes de retard

+ 20 % arrivent avec plus de 5 minutes de retard (maximum de 4 heures)

 

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56 % des retards ne font l'objet d'aucune explication, ni sur le quai, ni dans le train, ce qui laisse une belle marge de progression...

 

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Vous aussi si vous avez des témoignages ... Le Blog est ouvert....

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT Maine et Loire - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 10:30

 

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Suite de la Conférence de presse

Le Blog de la Fnaut Pays de la Loire poursuit sa série d'articles sur les propositions de la FNAUT en matière de ligne à grande vitesse... Après la question des critères de pertinence des LGV    la Conférence de presse du mercredi 11 janvier 2012  aborde .    

 

2 - Arguments anti-LGV et réponses de la FNAUT

 

 

Une extension du réseau des LGV se heurte aujourd’hui aux oppositions ou réticences très diverses de voyageurs, d’environnementalistes, de géographes et d’économistes, d’élus (rapport Mariton), de la SNCF et de RFF.  Les arguments des détracteurs du TGV concernent :

 

1  +  l’exploitation du TGV (les difficultés concrètes rencontrées par les voyageurs) ;

    +  la tarification du TGV et la ségrégation sociale (le TGV, train des riches) ;

 

2   +  l’équilibre économique du TGV fragilisé par les péages (la faillite à grande vitesse) ;


3   +  l’environnement local (espace consommé, coupures, bruit, atteintes à la biodiversité) ;

     +  la consommation d’énergie, le TGV justification du nucléaire ;

 

4   + l’impact du TGV sur l’aménagement du territoire et sur la mobilité

    + la polarisation des investissements sur les LGV (des lignes classiques se sont dégradées, des lignes et des noeuds manquent de la capacité nécessaire pour absorber le trafic TER) ;

     + l’assèchement des territoires intermédiaires, le renforcement de la métropolisation ;

   + l’induction artificielle d’une mobilité inutile et non durable (les navetteurs TGV), et plus généralement le modèle de développement de notre société (à quoi bon aller si vite ?) ;

 

5   + les alternatives classiques aux LGV, un moratoire sur les LGV.

  La charte de Hendaye : « un désastre écologique, socio-économique et humain ».

 

NON LGV PL

 

Sans méconnaître la part de vérité de certains de ces arguments, la FNAUT répond que :

 

1    + il ne faut pas confondre les LGV et le TGV, dont les effets pervers ne sont pas intrinsèques et peuvent être corrigés (la FNAUT a fait de nombreuses propositions en ce sens) ;

      + le TGV n’est pas le « Concorde du rail », il est utilisé par la classe moyenne et la formule « lowcost » du train Intercités, moins rapide mais moins cher, peut être développée ;

 

2    + le TGV est pénalisé par les conditions de concurrence avec l’avion et la voiture ;

      + la hausse très vraisemblable du prix du pétrole provoquera un report massif de trafic routier et aérien sur le rail qui rentabilisera les nouvelles LGV, il n’y a pas lieu de craindre un surinvestissement ferroviaire ;


3    + l’environnement ne se réduit pas à ses aspects locaux et extra-urbains ; le réchauffement climatique menace la biodiversité bien davantage que quelques LGV nouvelles ; le TGV concurrence fortement l’avion, il réduit les émissions de GES et les nuisances aériennes subies par 800 000 franciliens (ce point est ignoré des environnementalistes, or l’étude Mathieu-Pavaux a montré que le TGV pourrait réduire le trafic d’ADP de 30% en 2030) ;

+ le TGV concurrence aussi la voiture, et les LGV permettent de désengorger les lignes classiques au

bénéfice des TER et des trains de fret ;

+ le TGV consomme dix fois moins que l’avion et sa technique n’est pas figée ;


4      + aujourd’hui RFF consacre moins de 25% de ses ressources aux LGV ;

+  la construction des LGV bénéficie aussi au réseau classique (désaturation, électrifications) ;

+ un abandon du programme des LGV provoquerait une dégradation générale de l’exploitation

ferroviaire et profiterait surtout aux aéroports et aux autoroutes ;

+ tous les projets de LGV et d’autoroutes ne doivent pas être mis dans le même sac ;

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5     + même fortement améliorées, les performances du train classique ne permettraient de concurrencer l’avion que de manière marginale ; la capacité du réseau est devenue insuffisante et la coexistence est trop difficile entre les différents types de trafic ;

+ le volume des crédits disponibles pour le rail n’est pas une «donnée de la nature»

obligeant à choisir entre LGV et réseau classique ; des moyens nouveaux peuvent être dégagés, par des économies sur d’autres investissements (autoroutes, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, canal Seine-Nord) et par une fiscalité écologique portant sur l’avion et la voiture, afin de développer toutes les composantes du système ferroviaire (la Suisse a réussi, grâce à l’introduction de la RPLP, à financer deux tunnels de base : Loetschberg et Gothard).

 

   

A suivre ...

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:00

 

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Suite de la Conférence de presse

 

Le Blog de la Fnaut Pays de la Loire poursuit sa série d'articles sur les propositions de la FNAUT en matière de ligne à grande vitesse... Après l'introduction de la Conférence de presse du mercredi 11 janvier 2012, le texte aborde la question des critères de pertinence des LGV.   

 

1 - Critères de pertinence des projets de LGV

 

Une LGV doit répondre à l’un au moins des trois objectifs ci-dessous.

 

Désaturer le réseau ferré existant . La capacité du réseau ferré existant (lignes et noeuds) est devenue insuffisante.

 

1 - Une LGV est intéressante si sa construction permet de désencombrer un axe classique déjà saturé par les trafics TER et fret, et de développer l’ensemble des trafics. C’est le cas de Tours- Bordeaux, Marseille-Nice, Montpellier-Perpignan, Mulhouse-Belfort.

Elle doit pouvoir, dans certains cas, supporter un trafic fret (Montpellier-Perpignan).

2 - Une LGV est intéressante si elle permet de désaturer une grande gare parisienne (cas du projet POCL partant d’Austerlitz) ou un noeud ferroviaire de province (Lyon Part Dieu).

3 - Problème nouveau, une LGV peut être envisagée pour doubler une LGV existante en voie de saturation malgré toutes les possibilités techniques (signalisation ERTMS, trains de plus grande capacité). C’est le cas des LGV POCL et des branches ouest et sud du Rhin-Rhône.

 

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En gare de Rennes

Accélérer les trains de voyageurs


4 - Une LGV est pertinente si elle permet de rapprocher de Paris une « poche territoriale » actuellement située à nettement plus de 3h par le train, le Finistère, le Massif central, le Béarn ou la Côte d’Azur, donc de lui donner les mêmes atouts de mobilité que les autres régions.

5 - Une LGV est intéressante si elle permet de provoquer un transfert massif de trafic aérien sur le rail et d’éviter la construction d’un nouvel aéroport. Exemples : Tours-Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Paris-Milan, Paris-Barcelone.

6 - Une LGV est pertinente si elle peut permettre la circulation de TER à grande vitesse concurrents de la voiture, par exemple entre Avignon, Marseille, Toulon, Cannes et Nice.


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ZTER en gare de Laval : c'est ce type de matériel qui circulera sur la "virgule de Sablé" et sur la LGV entre Laval et Sablé,

en somme un  TER à grande vitesse...

Mailler le réseau ferré


7 - Une LGV peut être pertinente si elle permet de renforcer la cohésion du réseau de transport collectif, en donnant accès direct à un RER parisien, à de grandes lignes classiques, radiales ou transversales, à un réseau TER de province, ou à un aéroport important. Ainsi la LGV Méditerranée donne accès à la ligne du sillon alpin à Valence-TGV.

 

8 - Un maillage du réseau des LGV est souhaitable sur le modèle de l’interconnexion francilienne Est.

Les LGV de ce type sont : l’interconnexion francilienne sud, les branches ouest et sud du projet Rhin-Rhône, Toulouse-Narbonne. Une telle LGV permet non seulement d’accélérer les relations entre métropoles, par exemple Bordeaux-Strasbourg, Toulouse-Lyon ou Bordeaux-Marseille, mais aussi de faciliter des relations de cabotage à plus courte distance.

On peut ainsi concurrencer l’avion sur certaines relations transversales. La virgule de Sablé (une idée de la FNAUT) permettra de créer des TERGV Rennes/Laval-Angers.

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9 - Une LGV est intéressante si elle constitue un maillon manquant sur un grand axe international, permettant un maillage du réseau européen. C’est le cas de Montpellier-Perpignan (la section internationale Perpignan-Figueras est déjà en service et l’Espagne termine la section Figueras-Barcelone), Lyon-Turin (entre les réseaux LGV français et italien, mais c’est le fret qui est la première justification du projet), Bordeaux-Hendaye.

 

Favoriser le développement économique, " sauver la région" ? 

 

La FNAUT dénonce les illusions des promoteurs des LGV, tels que les grands élus qui veulent aller à Paris en 5 minutes ou affirment que « la zone high-tech de la gare nouvelle attirera de grandes sociétés délocalisatrices innovantes », au risque de marginaliser les gares centrales et leurs quartiers alors que l’on recherche une densification urbaine et que les vraies réussites de quartiers de gares s’observent en milieu urbain (Le Mans, Lille Europe).

 

A suivre ...


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 08:03

 

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Introduction de la Conférence de presse du mercredi 11 janvier 2012

 

Le Blog de la Fnaut Pays de la Loire débute une série d'articles sur les propositions de la FNAUT en matière de ligne à grande vitesse... Alors que les Assises du Ferroviaire viennent de se terminer annonçant un moratoire sur  les LGV. La FNAUT se montre plus nuancée.

 

La FNAUT a toujours soutenu la construction des lignes à grande vitesse, qui a entrainé :


+ une amélioration spectaculaire des relations entre grandes villes françaises et étrangères ;

+ une forte croissance du trafic grandes lignes (depuis 1995) ;

+ des transferts modaux très bénéfiques à l’environnement.

 

Elle a cependant dénoncé les effets pervers de cette entreprise :


+ une tarification élevée et complexe du TGV ;

+ le positionnement absurde des gares nouvelles (voir le rapport « les gares exurbanisées » commandé par la DATAR, FNAUT Infos n°167, septembre 2008) ;

+ une dégradation de la desserte de nombreuses villes moyennes (voir le rapport « les perdants du TGV » commandé par la DATAR, FNAUT Infos n°199, novembre 2011) ;

+ le détournement des voyageurs sur les LGV ;

+ le manque d’investissement sur le réseau ferré classique.

 

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Tgv Rhin Rhone

 

Elle a approuvé les décisions récentes issues du Grenelle de l’Environnement : lancement des LGV Bretagne, Tours-Bordeaux, contournement de Nîmes-Montpellier, deuxième phase de la LGV Est Baudrecourt-Strasbourg.

 

Faut-il poursuivre l’extension du réseau des LGV au-delà de ces 4 « coups partis » ?

La FNAUT s’est longuement interrogée sur cette perspective, elle a examiné soigneusement les arguments des promoteurs des LGV et de leurs opposants (un rapport sur ce thème a été remis à l’association des Villes et Régions Européennes de la Grande Vitesse – VREGV - et sera prochainement rendu public).


Elle est aujourd’hui en mesure de présenter ses choix, qu’elle défendra lors de deux prochains colloques :

un colloque organisé par Avenir Transport et VREGV le 15 février 2012, et un colloque inter-associatif FNAUT-FNE prévu le 15 mars (date à confirmer).

 

A suivre....

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 08:07

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Trois défis pour le transport public ferroviaire

 

Dans le cadre des Assises du Ferroviaire, la FNAUT a participé à la Commission n° 3 sur l'Economie du ferroviaire. Une des tables rondes s'est réunie le 5 octobre 2011 avec pour Thème de la réunion l'Identification des besoins de transport et définition des priorités.

 

Voici le compte rendu de l'intervention de la FNAUT que l'on peut retrouver sur le site du Ministère du développement durable .

 

Invités de la troisième réunion, Jean Sivardière et Jean Lenoir, président et viceprésident de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ont exprimé leur vision du chemin de fer actuel et futur. Un exposé suivi de la présentation par Jean-Pierre Farandou, Directeur général délégué SNCF Proximités et directeur du Transilien, des grands paramètres du transport public ferroviaire.

 

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Lignes à Grande Vitesse (LGV) , Trains Express Régionaux (TER) et Trains d’Equilibre du Territoire (TET) constituent « trois composantes indispensables et complémentaires du système ferroviaire, qui doivent être exploitées en synergie », a souligné Jean Sivardière, président de la FNAUT.

 

La France a-t-elle les moyens de développer ces trois axes simultanément ? «Oui, répond M. Sivardière. Selon nous, la clé de cette question réside dans la fiscalité écologique. Les modes de transports concurrents au rail sont peu taxés au regard de leurs coûts environnementaux. Il nous semble primordial que les redevances de cette fiscalité soient réparties entre les différents secteurs du rail ».

 

Ainsi, la taxe kilométrique prélevée sur le transport par camion devrait profiter au fret ferroviaire. Le kérosène devrait être soumis à une redevance dédiée au financement des LGV. La hausse des péages routiers, accompagnée d’une augmentation de la TIPP régionale, serait source de financement des TER.

 

Cependant, pour Jean Lenoir, « le système ferroviaire ne doit pas vivre sous la perfusion des éco taxes… Mais celles-ci, compte tenu du retard d’investissement colossal, doivent contribuer au rattrapage ».

 


Ne pas céder au « tout TGV »


Au-delà du financement, les représentants de la FNAUT ont abordé la question de l’avenir du TGV.

Existe-t-il une réelle demande en ce domaine ? «Oui, car beaucoup de régions sont encore mal desservies ou ne bénéficient pas de LGV ».

Pour remédier à ce phénomène, la FNAUT propose de considérer les projets futurs à la lumière d’un temps de trajet « souhaitable » Paris-province - 2h45- (aller-retour possible dans la journée, marginalisation de l’avion), et de ne pas céder au « mythe du tout TGV ».

 

Parmi les grands projets TGV, la liaison Lyon-Turin est jugée « intéressante et nécessaire », pour un coût accessible - 2,5 milliards d’euros pour la France selon M. Sivardière.

 

Les représentants des usagers ont, en outre, pointé le manque de transparence de la politique tarifaire du TGV, le coût trop élevé des billets pour les déplacements de dernière minute et les groupes familiaux. Jean Sivardière regrette par ailleurs « la propension de la SNCF à supprimer des lignes lorsqu’elles ne sont pas rentables, ceci au lieu de les faire progresser en trouvant des marchés complémentaires… »

 

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TER : donner sa chance au train


En ce qui concerne les TER, « la régionalisation a fait augmenter le trafic, malgré des problèmes de qualité », soulignait J. Sivardière. « Ceci montre que le public est favorable au développement de ces lignes ».

Selon la FNAUT, 75 % des voyageurs choisissent le rail lorsque le temps de trajet en train est équivalent à celui effectué en voiture. En outre, le nombre de jeunes disposant du permis de conduire est passé en quelques années de 68 à 61 %.

Deux raisons supplémentaires de « donner sa chance au train » en améliorant les infrastructures, l’exploitation et la politique tarifaire…

Sur ce point, la FNAUT recommande une meilleure harmonisation des pratiques entre les régions et les départements afin que les tarifs des liaisons en autocar ne concurrencent pas directement le rail.

 

Au final, la FNAUT est « favorable à l’expérimentation de l’ouverture à la concurrence sur les lignes à faible trafic dont l’économie est fragile ».

 


Rétablir la rigueur d’exploitation


Dernier axe de la présentation, les TET « qui ne forment pas un réseau cohérent », selon la FNAUT.

Les représentants des usagers soulignent la difficulté de rallier certaines grandes villes régionales. « Il faut améliorer les correspondances et rétablir la rigueur d’exploitation », indique la fédération qui préconise de bâtir un « réseau complémentaire au TGV, plus accessible aux familles et aux jeunes ».

 

Enfin, à la question de Nicolas Baverez sur la particularité du trafic en Île-de-France, la FNAUT insiste sur le manque de capacité : « nous faisons face à un réseau exploité au mieux de ses moyens… On ne peux pas jeter la pierre aux opérateurs ».

Un constat qui amenait Jean-Pierre Farandou, Directeur général délégué SNCF Proximités et directeur du Transilien à présenter les grands paramètres du transport public ferroviaire.

 

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Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 08:18

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Le droit de réponse de la FNAUT

 

Selon le numéro de Marianne daté du 30-12-2011, la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT) serait "le bras armé de la direction de la SNCF".

 

S'agissant d'une association de consommateurs, agréée par l'Etat en raison de ses activités de défense des consommateurs et usagers et de sa stricte indépendance vis-à-vis des producteurs de biens et de services, cette accusation ­ qui plus est, soulignée en encadré - est grave.

 

Mais sur quels faits précis repose-t-elle ? Il ne suffit pas de reprendre les propos de quelques animateurs de comités qui, au lieu dedénigrer la FNAUT, feraient mieux de s'en prendre aux vrais responsables de la situation difficile que connaissent aujourd'hui les voyageurs.

 

Depuis plus de 30 ans, la FNAUT, avec sa centaine d¹associations implantées sur l¹ensemble du territoire, n'a cessé d'intervenir avec fermeté auprès de la SNCF et de l'Etat pour que les voyageurs soient traités correctement, et son indépendance est reconnue de tous ses interlocuteurs.

 

Elle méritait mieux que le qualificatif de "vieillotte" et une accusation, infondée et peu respectueuse de ses militants, de collusion avec la SNCF.

 

Il est d¹ailleurs facile de se faire une opinion sur les objectifs et les activités de la FNAUT en consultant son site internet www.fnaut.asso.fr qui donne notamment accès à son bulletin FNAUT Infos.

 

Jean Sivardière

Président de la FNAUT

 


 

Pour compléter les propos de M. Sivardière, il suffit pour avoir une idée des actions de la FNAUT de consulter les différents sites de la communauté FNAUT, usagers consommateurs et les nombreux sites des associations FNAUT ou adhérantes...  

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les brèves de la FNAUT (l'actualité) - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 09:00

Le magazine HISTORIA est une des plus anciennes revues de "vulgarisation" historique, grand public que l'on trouve tous les mois en kiosque depuis décembre 1909. Ce qui lui donne une stature de référence. La revue s'est ouvert sur  l'internet  et son site permet de relayer l'édition papier et d'aborder des domaines nouveaux tout en élargissant les connaissances.

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Une rubrique en particulier a attiré l'oeil de notre blogueur mayennais : "Retrouvez chaque semaine la sélection des sites internet qui ont marqué la rédaction d'Historia". 

 

Cette semaine, en effet c'est un site évoquant l'histoire générale des transports qui est mis à l'honneur : celui de l'AMTUIR.

 

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AMTUIR pour  Association pour le musée des transports urbains, interurbains et ruraux qui est une Association à but non lucratif (loi de 1901), reconnue d'utilité publique en 1967.

 

Fondée en mars 1957 par un groupe de passionnés de transports et de leur histoire, l'association se fixe pour objectif de doter la France d'un grand musée des transports urbains.

À l'époque, la préservation du patrimoine industriel en général, et celui des transports urbains en particulier, n’intéressent ni les pouvoirs publics, ni le grand public.


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La collection compte aujourd’hui plus de 170 véhicules dont le plus ancien est de 1860 : omnibus et tramways à chevaux, tramways à vapeur urbains et ruraux, mais aussi à air comprimé et électriques, sans oublier les trolleybus, autobus et bien sûr le métropolitain.

 

Situé à St Mandé à l'origine, le musée, a depuis 2008,  partiellement déménagé à Chelles mais, faute de place, une grande partie des collections n’a pu être installée sur le site. Dans les prochaines années, il est prévu d’ouvrir à la fois, un musée ouvert au public (ce qui n’est le cas actuellement qu’une fois par an) et une ligne historique de tramways en circulation. Reste à trouver un espace suffisamment vaste et bien desservi par… les transports !

Pour l’heure, on ne peut admirer ces jouets pour les grands, admirablement entretenus par des bénévoles, que lors des sorties organisées lors des Journées du Patrimoine ou sur ce site internet.

 

Le Musée des Transports Urbains n’est, hélas, pas encore ouvert au public, mais son site internet permet de découvrir les collections : www.amtuir.org.

 

A noter le site permet d'avoir accès à des liens vers d’autres organismes, associations et également il donne la possibilité d’adhérer à l’association dont le principal mécène est la RATP ... alors si vous avez envie de soutenir une association qui préserve le patrimoine : n'hésitez pas....

 


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Histoire et Patrimoine - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 08:00

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Communiqué de Presse

mercredi 4 janvier 2012

 

 

Les voeux de la FNAUT vont-ils être exaucés par la SNCF ?

 

 

Une meilleure lisibilité de l'offre Intercité

 

La SNCF changerait-elle à l’aube de la nouvelle année 2012 ? La FNAUT Pays de la Loire pourrait presque l’imaginer après l’annonce du mercredi 4 janvier, faites par la SNCF du regroupement des trains Téoz, Lunéa, Corail et Intercités sous l'appellation unique « Intercités » . L’ensemble du territoire des Pays de la Loire à l’exception du département de la Mayenne est concerné par ces trains pour la plupart assimilés à des TET (Trains d’Equilibre du Territoire) cette simplification de l’offre, que la FNAUT souhaitait, va dans le bon sens.

En effet la lisibilité de l’offre s’en trouve renforcée. L’offre actuelle, unique en Europe, était artificiellement cloisonnée et n’avait aucun sens.

 

Cette annonce va dans le sens des propositions que la FNAUT défendait puisque la SNCF veut relancer l'offre Intercité en s’appuyant sur "l'accessibilité des prix des billets et sur la densité du maillage ferroviaire sur le territoire français". Densité ferroviaire que la FNAUT défend depuis toujours notamment dans ses actions sur Caen -- Rennes avec l’ADPCR et surtout actuellement sur l’axe Nantes -- Bordeaux et l’action de l’ APNB suite au risque de fermeture de la voie ferrée trop délabrée par manque d'investissement

 

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Mais un arbre qui cache la forêt...

 

Cette information ne peut pas faire oublier ni le choix du changement des horaires, ni la décision récente du gouvernement d’augmentation de la TVA à laquelle les Associations de la FNAUT étaient opposées tant en effet les transports publics - urbains, routiers et ferroviaires - font partie des services de première nécessité. Au point que leurs usages devraient être encouragés pour répondre aux objectifs du Grenelle de l'environnement.

 

La FNAUT Pays de la Loire ne peut que déplorer cette décision. Même si la hausse des tarifs de la SNCF s'explique par le rattrapage de l'inflation 2011 et par la hausse à 7% de la TVA , l’Association Régionale des Usagers des Transports rappelle également que les tarifs du TGV et des trains intercités sont jugés chers pour les usagers qui ne peuvent planifier à l’avance leurs déplacements ou qui doivent s'acquitter du prix fort faute de réduction.

 

En Pays de la Loire, au delà du Mans, les TGV parcourent les voies classiques faute de LGV. Si la justification d’un coût plus élevé peut se comprendre sur les parcours rapides (Vitesse supérieure à 300 km /h), là où la technologie du TGV est très performante, mais techniquement coûteuse en infrastructures et en matériel roulant, ce n’est pas le cas sur le reste des parcours.

 

 

Des services ferroviaires intercités  sur Paris / Rennes et Paris / Nantes

 

La FNAUT demande donc à la SNCF de maintenir ou de remettre en place sur les axes Paris – Le Mans - Laval Rennes et Paris - Le Mans Angers - Nantes, parallèlement à la ligne à grande vitesse, des services ferroviaires Intercités, plus lents mais aux tarifs plus accessibles. Elle réclame la suppression de toutes réservations obligatoires sur ces trains. En effet quand ils ont le choix, les voyageurs préfèrent utiliser des trains facilement accessibles.

 

Cette offre rénovée permettrait d’écarter définitivement le projet « SPEED » (des services d'autocars sur des axes intercités) qui aurait contribué à marginaliser encore plus les usagers non client du TGV en leur proposant un confort moindre. Après la SNCF :« 1er transporteur routier de marchandises, la SNCF future autocariste pour voyageurs » l’image et la mission de la SNCF en seraient plus qu’écornées ! Comment en effet la SNCF pourrait-elle vous faire préférez le train après ?

 

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Comment en effet la SNCF pourrait-elle vous faire préférez le train ?

 

La SNCF doit revoir sa politique de cloisonnement de son offre dans la mesure où elle est encore le seul transporteur ferroviaire. Elle ne peut indéfiniment maintenir avec dogmatisme des frontières tarifaires qui n’ont aucune légitimité sociale. Pour les TGV, le maintien des RESA (réservations obligatoires) sur les parcours hors LGV, à laquelle la FNAUT s’est toujours opposée n’est pas souhaitable. De même l’accès au TGV doit être aménagé notamment pour les abonnés régionaux TER sur les parcours intra régionaux et terminaux lorsque l’offre TER n’est pas satisfaisante ou inexistante. Quel service peut bien rendre à la collectivité un TGV à moitié plein et un TER à moitié rempli, circulant à 10 minutes d’intervalle, sur le même parcours tout en assurant le même service de fin de soirée ?

 

 

"Oeil pour oeil, dent pour dent ?

 

Enfin la FNAUT tient à réagir à la campagne de dénigrement dont elle est victime actuellement et qui fait échos aux propos de certains animateurs de comités qui, au lieu de critiquer son action, feraient mieux de s'en prendre aux vrais responsables de la situation difficile que connaissent aujourd'hui les voyageurs. Certaines assertions sont particulièrement insultantes et fausses et rejaillissent sur l’ensemble des militants bénévoles et des associations membres de la Fédération.

 

La FNAUT n'est pas qu'une association d'usagers c'est aussi une association agréée de consommateurs, de défense de l'environnement et s'adresse à tous les usagers des transports publics et des modes doux ... Elle n'est pas focalisée de ce fait sur une seule ligne ou un seul combat ce qui la distingue des associations de défense « basique » et l'éloigne des associations de type nimby ...

 

 

Pour la FNAUT Pays de la Loire 

Fabrice EYMON

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Les brèves de la FNAUT (l'actualité) - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:00

logo FNAUT

 

Si vous avez raté Noël, vous pouvez vous racheter en offrant ce livre à vos proches... Voyager dans les trains de la SNCF sera plus "simple"... grâce à la contribution de la FNAUT...

 

 

SNCF les droits des voyageurs de Marc Debrincat et François Regniault

Ce vademecum, simple et pédagogique, présente l’essentiel des services proposés aux voyageurs SNCF.

Il tient dans la poche et rappelle, avec les mots-clés principaux, classés par ordre alphabétique, des informations aussi utiles que l’intérêt des principaux abonnements et des cartes de réduction, les compensations qui peuvent être versées en cas de retard, comment trouver les consignes, quel est le montant de l’amende du fumeur en gare, où adresser une réclamation, et beaucoup d’autres informations pratiques.

 

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Marc Debrincat est au centre de la photo

 

Marc Debrincat, juriste de la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports), représente les usagers au conseil d’administration de la SNCF. François Regniault est journaliste.

 

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SNCF les droits des voyageurs, 128 pages, 3 euros
Parution le 30 novembre 2011

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Infos pratiques - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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