Zoom sur le quartier de la gare
L'Association Re-gare qui milite pour la protection et la découverte du patrimoine du quartier de la gare de Château-Gontier a lancé un grand concours photos ouvert à tous.
Mettez la gare en "boîte" avec votre appareil photo.
L'objectif est de fixer sur la pellicule un lieu, un moment, un personnage, un bâtiment, la vie quotidienne.
Seule obligation, que le cliché soit pris dans le quartier de la gare.

Dans le quartier de la gare, il n'y a pas que la gare mais depuis sa rénovation il y a quelques années, elle est plutôt photogénique... (photo Gérard Dufraisse)
Le Concours sera clos le 15 avril. Les photos seront présentées à l'Hôtel de ville jusqu'au 26 avril. A cette date, un jury choisira le ou la lauréat(e). Les 3 premières photos sélectionnées seront primées.
Le réglement du concours est disponible à la mairie, à la bibliothèque et à la gare. Renseignements au 02 43 70 34 58 ou au 02 43 09 55 47.


Fabrice EYMON
FNAUT Mayenne
Un projet qui coûte de plus en plus cher
Tout commence par la volonté politique d'imposer un projet archaïque et destructeur de la seule voie ferrée desservant le sud mayenne, le Haut Anjou... pour construire une rocade urbaine de contournement, de conception archaïque car construite en plein milieu des quartiers pavillonnaires.
Et comme en France tout début de travaux de génie civil qui soit "digne de ce nom", commence par un rond point . La France qui concentre 80% des ronds points européens n'en n'est pas à un prés. C'est par un ouvrage comparable que les travaux de la rocade sud ont commencé à Château-Gontier. Histoire de montrer que les travaux ont vraiment débuté. Et qu'ils vont déboucher sur ... une impasse si la justice administrative donne de la voie suite aux actions de la FNAUT.

Le projet de Rocade Sud qui a été retenu est le projet E 1 (tracés rouge). Le rond point en chantier se trouve au niveau de la lettre E1. A noter que le point E 3 figure le Pont Rail qui enjambe la N° 162 . Il sera détruit si le projet abouti. C'est le meilleur moyen pour empêcher le rétablissement de la ligne qui victime des destructions coûteuses ne pourra être rétabli ...
La ligne Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant véritable trait d'union en Pays de la Loire victime du nihilisme routier !
Talus arasés, plate-forme ferroviaire remblayée, Pont-Rail déboulonné, voilà le spectacle que nous réserve le projet routier : un véritable cauchemar pour le citoyen épris de développement durable et de lutte contre l'effet de serre.
Mais également pour le citoyen soucieux de l'argent public car la Rocade Sud n'en finit pas de voir son coût augmenter car d'un montant initial de 3 514 285 euros, somme inscrite dans le contrat de plan 2000-2006, le projet devait coûter 8 850 000 euros (en 2005). Chiffre à revoir à la hausse dans la mesure où le ministère des transports vient de trouver un financement supplémentaire de 7 000 000 euros (janvier 2007) pour "éviter toute discontinuité dans la réalisation des travaux".
Curiosité bien française, de constater que la "bourse" des collectivités s'ouvre plus largement pour les projets routiers que pour les dossiers ferroviaires. Le seuil d'acceptation socio-économique d'un projet n'est pas placé sur le même curseur, les investissements routiers bénéficiant d'un niveau de tolérance et de largesse beaucoup plus important de la part des décideurs.

Le Pont Rail sur la N°162, un camion passe sous l'ouvrage (rond point rouge le plus au sud sur le plan) qui sera également dégradé par l'aménagement routier. Illustration parfaite de la politique des transports menée en France et déclinée à l'infini sur le plan local : moins de rail et plus de camions sur les routes.
Pourtant la voie ferrée permettrait de doubler l'itinéraire le long de la Loire à peu de frais et surtout éviterait de tripler l'infrastructure existante sur l'itinéraire Angers / Nantes, éviterait de payer des coûts pharaoniques en aménageant un itinéraire alternatif pour détourner les convois Le Mans / Nantes par Château-Gontier et Segré .
En desservant 3 sous-préfectures (Château Gontier, Segré, Châteaubriant) ainsi que Sablé et au moins 7 pays, en parcourant 4 des 5 départements de la Région, cette ligne dispose d'une vocation régionale et constitue un axe structurant de ces bassins de vie : un véritable trait d'union en Pays de la Loire.
Elle relie et redynamise des espaces enclavés (le Segréen, le Pays de Châteaubriant) illustrant ainsi la nouvelle politique d'aménagement du territoire (SRU) et la régionalisation .
Fabrice EYMON
FNAUT Mayenne
C'est ce que propose, ni plus ni moins le journal municipal de Château-Gontier / Bazouges, commune associée, dans son numéro 32 (hiver 2007).
Ce dernier numéro présente une nouvelle formule (http://www.ville-chateau-gontier.fr/pdf/journal32.pdf ) et inaugure un exercice de démocratie participative que la FNAUT salue. Il propose à ses lecteurs de formuler un avis concernant la possibilité de la réouverture de la ligne ferroviaire entre Sablé et Château-Gontier. Les réponses des lecteurs devraient servir à l'occasion du prochain Comité de ligne et être force de proposition.

Un X 73 500 en gare de Château-Gontier, photomontage en 2007 où réalité future en 200 8..9..10 ???
Un dossier de 2 pages faisant le point de la situation des transports dans le Pays de Château-Gontier.
C'est assurément la page 5 qui retient toute notre attention car on y parle en plus de la "Virgule de Sablé", complément indispensable de la réouverture d'une portion de la voie ferrée entre Sablé et Châteaubriant.
Mais à aucun moment il n'est évoqué la destination de la voie qui passe par Château-Gontier, ni les dernières péripéties du chemin de fer.
Aucune mention de la date de circulation du dernier train de voyageurs entre Sablé et la préfecture du Sud Mayenne n'est faites. D'ailleurs le savez-vous lecteurs du BLOG de la FNAUT Pays de la Loire? Vos réponses seront les bienvenues.
Besoin d'en savoir plus ?

Si vous êtes à cours d'arguments, vous pouvez vous référez à la plaquette de la FNAUT sur le sujet.

A vos stylos, plumes, feutres et autres crayons pour défendre et soutenir la réouverture de cette ligne.
Fabrice EYMON
