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FNAUT en France

Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 07:36

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Suite au retard de circulation du train de nuit Strasbourg – Nice/Port-Bou : la FNAUT réclame la continuité du service ferroviaire

 

Enchainements de dysfonctionnements


L’important retard subi par le train de nuit Strasbourg – Nice/Port-Bou, qui fait maintenant partie des trains objet de la convention de service public Etat-SNCF, met en évidence, comme cela est souvent constaté, une conjonction de nombreux dysfonctionnements.


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La gare de Strasbourg


La FNAUT apprécie l’attitude transparente de la SNCF avec la publication de son rapport d’enquête et tient à souligner le dévouement de certains agents de la SNCF, notamment le personnel de bord et les agents de Strasbourg qui ont fait le maximum pour accompagner les voyageurs et assurer leur transport dans des conditions météorologiques difficiles.


Cependant, elle désapprouve une conclusion avancée par la SNCF à savoir que le principe de précaution aurait dû être appliqué et qu’il aurait été préférable de ne pas faire partir le train de Strasbourg ce soir là.

 

La politique du flux tendu et du juste à temps mis en cause...


Le rapport met en évidence que si une locomotive de réserve avait été disponible à Strasbourg, les perturbations subies auraient été moindres. Ce constat montre que les méthodes de production actuelles de la SNCF avec des réserves très réduites en matériel ou personnel se révèlent mal adaptées au service ferroviaire. Imagine-t-on l’électricité produite en France sans centrales de production de réserve ou de lignes de transport de secours ?


Les économies comptables procurées entraînent une dégradation de l’image du chemin de fer et des pertes de clientèle et donc de recettes importantes à défaut d’être mesurables.  

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BB 15062 Locomotive électrique portant le blason de  Montmédy (Nancy novembre 2010) . L'absence  de locomotive de réserve contribue grandement à la désorganisation du système ferroviaire en temps de crise et à sa fiabilité.

 

La FNAUT réclame la continuité du service ferroviaire !


La FNAUT demande donc qu’à la lumière de cet incident regrettable, la stratégie de production de la SNCF soit reprise pour que la continuité du service devienne une priorité forte de l’entreprise pour l’ensemble des circulations ferroviaires, et pas seulement celles reconnues aujourd’hui comme relevant du service public.


Enfin, à défaut de pouvoir assurer la régularité habituelle des circulations, elle demande à la SNCF d’améliorer la gestion de ses correspondances pour assurer cette continuité.
Le train, mode de transport guidé, est nécessairement moins sensible aux conditions météorologiques que les autres moyens de transport. Il a été une référence en matière de régularité et doit le rester ou le redevenir.

 

Communiqué de la FNAUT Nationale

  du 5 janvier 2011

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 08:30

Alors que le SNIT vient d'être discuté en Pays de la Loire et que les écologistes s'opposent à la LGV Ouest une petite mise au point s'impose...

 

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Communiqué de presse du 17 décembre 2010

 

 

La FNAUT s’étonne que les manifestations organisées samedi dernier 11 décembre dans le cadre d’une « journée européenne de lutte contre les projets inutiles » aient visé exclusivement les projets de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV).

 

Les projets d’autoroutes et celui de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes seraient-ils plus respectueux de l’environnement que les LGV ? L’automobile, le camion et l’avion seraient-ils moins bruyants et polluants, moins consommateurs d’énergie et moins émetteurs de gaz à effet de serre que le TGV ?


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Ce n'est qu'une Nationale (N°162) aménagée comme une autoroute


La FNAUT confirme sa position sur l’extension du réseau des LGV, qu’elle n’accepte pas sans réserves:

 

+ Le TGV est un transport de masse dont la clientèle est aujourd'hui composée de toutes les classes sociales.


+ La construction de LGV sur plusieurs grands axes (par exemple Tours-Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Nîmes-Perpignan) est indispensable pour que le train puisse concurrencer efficacement l’avion et la voiture, en accélérant les voyages à moyenne et longue distance et en dégageant les voies classiques au bénéfice du trafic TER en forte croissance et du trafic de fret.


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TGV Sud Est (photo FNAUT Nationale)


+ La jonction du réseau français avec les réseaux voisins (Espagne, Italie, Allemagne) est le seul garant d'un transport ferroviaire européen continu, fiable et écologique, aussi bien pour les voyageurs que pour le fret.


+ La FNAUT craint que la non réalisation de certaines LGV se traduise en pratique par un report des crédits publics vers des programmes autoroutiers et aéroportuaires concurrents.

 

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TGV Duplex en gare de Rennes

 

La FNAUT estime cependant que certains projets de LGV sont inutiles (Poitiers-Limoges, transversale Limoges-Lyon), alors que des solutions alternatives sont envisageables en s'appuyant sur la modernisation du réseau classique ou d'autres projets de LGV.

 

Elle critique également les projets de gares nouvelles « exurbanisées », non connectées aux réseaux TER, départementaux et urbains, ce qui limite la capacité du TGV à concurrencer la voiture.

 

Elle demande que des écotaxes soient créées sur le trafic aérien intérieur et le trafic autoroutier, et que leur produit soit affecté aux investissements ferroviaires, en priorité à la régénération et à la modernisation du réseau classique.

 

 

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 08:05

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Communiqué de Presse du 3 décembre 2010

 

 

SNIT : inflexion significative mais...

 

Malgré l'inflexion significative du Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), la FNAUT dénonce un document trompeur, des projets mal sélectionnés, une démarche à reprendre, et de bonnes intentions vite oubliées.

En présentant son projet de SNIT, le gouvernement a évoqué «une rupture majeure», «un changement drastique de stratégie», «une priorité résolue aux modes alternatifs à la route et à l’avion et le refus d’une augmentation de la capacité globale du réseau autoroutier».

 

Certes le SNIT introduit une vision multimodale et des principes novateurs, et traduit une inflexion réelle en faveur du ferroviaire et des transports urbains.

 

Mais il est davantage une réponse à l’évolution des besoins de mobilité qu’une réorientation politique profonde, et son impact prévu sur la répartition modale des trafics est très modeste.

 

Certains projets apparemment vertueux sont critiquables, et la route est bien loin d’être marginalisée : sa part est fortement minimisée par un affichage trompeur.

 

Voir le dossier de presse sur le sujet

 

 

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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 10:05

 


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La FNAUT, qui rassemble à ce jour 150 associations soit environ 65 000 membres, a tenu son 17ème congrès à Nancy les 6 et 7 novembre 2010.

 

A cette occasion,  la FNAUT a fait un bilan critique du Grenelle de l’environnement : une inflexion indéniable mais très éloignée de la révolution annoncée.

 

 

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A cette occasion elle a dressé un bilan du Grenelle de l’environnement.


La FNAUT reconnaît qu’à travers les lois Grenelle 1 et 2 ou le projet de Schéma national des infrastructures de transport, une inflexion indéniable a été apportée à la politique des transports, caractérisée en particulier par le rétablissement de subventions aux investissements de transports urbains en site propre, une relance des investissements ferroviaires (lignes à grande vitesse et réseau classique), l’autorisation de l’expérimentation du péage urbain et la prochaine convention Etat-SNCF concernant les dessertes ferroviaires Intercité.

 

Cependant cette inflexion n’est manifestement pas à la hauteur des enjeux économiques (dépendance pétrolière), sociaux (demande croissante de transport public) et environnementaux (cadre de vie, climat).

 

Par ailleurs le plan de relance de l’économie a privilégié le secteur automobile, l’Etat ne fait rien pour enrayer la chute du fret ferroviaire et il poursuit les investissements routiers sans tenir compte de leurs effets pervers.


Le vélo reste ignoré de l’Etat alors qu’il a vocation à devenir un transport de masse.

 

Enfin de nombreuses mesures nécessaires ont été écartées, qu’il s’agisse de la taxe carbone qui devait constituer une décision structurante fondamentale ou d’autres mesures permettant de dégager de nouvelles sources de financement des transports collectifs urbains et du rail.

 

 

Quant à la réforme des collectivités territoriales, dont la FNAUT attendait qu’elle débouche sur les mesures fortes indispensables à la mise en œuvre d’une coordination efficace entre modes de transports, elle renforce insuffisamment les structures intercommunales et risque d’affaiblir le rôle des régions.

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En définitive, le chef de l’Etat et le gouvernement n’ont pas su saisir l’occasion de faire évoluer de manière décisive la politique des transports et de l’aménagement du territoire.

 

Les résultats du Grenelle sont très en deçà de la « stratégie de rupture », du « changement de paradigme », du « new deal écologique » ou encore de la « révolution profonde et tranquille » annoncés un peu vite il y a trois ans.

 

 

Communiqués de presse de la FNAUT

 du 09 Novembre 2010

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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 08:03

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Les Tickets rouges ont été attribué à :

 

 

Les congressistes ont épinglé d’une part un choix rétrograde, d’autre part des innovations mal ciblées.

 

1) Didier Robert, nouveau président UMP du Conseil régional de La Réunion pour l’abandon du tram-train défendu par son prédécesseur Paul Vergès (PCR) au profit d’une nouvelle route littorale à 2x3 voies reliant le nord et l’ouest de l’île, d’un coût total de 1,6 milliard d’euros.

 

Une décision d’un archaïsme navrant, à contre-courant des orientations officielles du SNIT, dont le gouvernement Fillon a été complice en acceptant un report des crédits d’Etat (435 millions d’euros), «une avancée majeure», selon M. Robert !

 

Le chemin de fer de La Réunion a été démantelé il y a 50 ans par l’Etat, malgré l’opposition des élus locaux.

 

Depuis lors, le trafic routier a explosé, on dénombre aujourd’hui 400 000 véhicules dans l’île et 30 000 immatriculations nouvelles par an. La part de marché du transport collectif est d’environ 6%. La population de l’île (800 000 habitants) doit augmenter de 30% d’ici 2025. Le tram-train (40 km, 25 stations, vitesse commerciale 40 km/h), accompagné d’une politique de densification de l’habitat autour de la ligne, serait remplacé par un réseau de 2 000 autobus.


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Non à l'Aéroport

 

2) Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, promoteur acharné de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un investissement irrationnel, contraire au bon sens élémentaire, surdimensionné car basé sur des prévisions de trafic fantaisistes, gaspilleur d’espace périurbain précieux et d’argent public.

 

 

3) Le syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) pour son choix stupide du “tramway sur pneus“ Evéole, bus à guidage magnétique qui dérive du système Phileas expérimenté sans succès à Eindhoven (Pays-Bas).

Alors que le tramway de Valenciennes fonctionne parfaitement, c’est le fiasco à Douai : Evéole a été mis en service avec deux ans de retard... et sans guidage.


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La FNAUT entend dénoncer la manie persistante de l’innovation “pour le plaisir“ au mépris des intérêts des usagers des transports

(le TVR à Caen)

 

4) Le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), pour son choix de la technique du “tramway sur pneus“ pour la ligne T6 Chatillon-Vélizy-Villacoublay.

Le système Translohr, adopté par le STIF sous la pression de la RATP, est plus coûteux que le tramway sur rails et ne disposera que d’une réserve de capacité de 10%.

 

Qu’il s’agisse d’Evéole ou du T6, la FNAUT entend dénoncer, une nouvelle fois, la manie persistante de l’innovation “pour le plaisir“ au mépris des intérêts des usagers des transports et des contribuables (FNAUT Infos n°181).

 

 

5) Un “mauvais point“ a enfin été attribué à Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, pour son exigence incompréhensible de suppression systématique des passages à niveau en cas de réouverture d’une voie ferrée, qui, en alourdissant les devis, a bloqué de nombreux projets intéressants soutenus par nos associations et très attendus des habitants concernés (voir ici).

 


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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 08:00

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Tickets verts sont attribuées à :

 

 

1) La région Rhône-Alpes et la SNCF (branche Gares et Connexions) pour leur démarche d’implantation de commerces et d’activités de services, privées ou associatives, dans les gares à l’intention des voyageurs, en particulier les usagers du TER.

A Roanne, une ancienne consigne a été transformée en crèche, ouverte de 7h à 19h.

A Vinay, une halle est louée à un groupement d’agriculteurs locaux : le matin, un usager peut déposer un panier vide et le récupérer le soir garni de légumes et de fruits.

A Vienne, un multistore propose un espace d’information locale et de petites annonces, un prêt de parapluie, un accès WiFi, un relais colis.

Ces initiatives sont très importantes car elles permettent d’intégrer le transport collectif dans la vie quotidienne.

 

 

2) La coalition franco-suisse Colibri

Le 13 décembre 2009, deux allers retours quotidiens Berne-Neuchatel-Pontarlier-Frasne avec correspondance pour Paris étaient lancés en remplacement d’un aller retour TGV Paris-Berne direct, supprimé à la même date par l’opérateur Lyria (SNCF/CFF).

 

En six mois, à l’initiative des associations d’usagers suisse (ATE) et françaises (Transport 2000 Pontarlier, FNAUT Franche-Comté), la présidente de la Région Franche-Comté, les maires de Pontarlier et Frasne, le directeur délégué SNCF-TER à Besançon et leurs homologues suisses (cantons de Berne et Neuchâtel, CFF) ont réussi à bâtir deux liaisons internationales, trouver le matériel (les rames suisses Colibri), et décrocher in extremis de l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire l’autorisation de circulation.

 

 

3) Un “coup de chapeau“ a été donné par les congressistes aux sénateurs Louis Nègre (UMP) et Roland Ries (PS), pour leurs efforts pédagogiques auprès des parlementaires pour accepter l’expérimentation du péage urbain.

 


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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 08:00

 

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Tickets Verts et Rouges 2010


Les Pays de la Loire sont nominés pour les Tickets Rouges du prochain congrès de la FNAUT. L'actualité récente n'y est pas étrangère (voir).

 

Après François FILLON (en 1998), Claude LEBLANC (en 2006), Jean-Marc Ayrault, Patrick Mareschal, Jacques Auxiette, les 3 élus Nanto-Nantais pourraient bien rejoindre le classement des bénéficiaires des traditionnels tickets rouges attribués par la Fédération à l'occasion de son congrès qui aura lieu à Nancy les 6 et 7 novembre prochain.

 

Actuellement voici les différents nominés. Ce ne sont que des propositions et elles seront certainement complètées par d'autres candidatures.

 

1/ Jean-Marc Ayrault, Patrick Mareschal, Jacques Auxiette

 

Respectivement député-maire PS de Nantes, président PS du Conseil général de Loire-Atlantique et président PS du Conseil régional des Pays de la Loire, pour leur soutien, contre tout bon sens, au projet absurde et ruineux d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

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La FNAUT est opposée au projet de nouveau aéroport en Loire Atlantique.

 

2/  Le syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD)

 

Un choix calamiteux de TCSP : Evéole, « tramway sur pneus » à guidage magnétique. Une mise en service sans guidage et dans des conditions lamentables qui pénalisent les usagers.

 

 

3/ L’abandon du projet de tram-train sur l’île de la Réunion

 

Le projet était coûteux (1,5 milliard d’euros), on pouvait peut-être obtenir un meilleur transfert modal par une autre stratégie de TC car l’habitat, bien que concentré sur le littoral, est assez dispersé, mais on aurait pu l’accompagner d’une stratégie de densification.

 

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L'attribution des tickets Verts et Rouges suit des règles du jeu spécifiques :

 

+ attribuer les prix plutôt à des décideurs politiques qu'à des professionnels ; viser plutôt les décideurs locaux ou régionaux, les ministres étant déjà concernés par la motion générale ;

 

+ n’attribuer un Ticket Vert que pour des réalisations ou des projets en cours de réalisation et non pour de simples projets (par exemple les contrats d’axes de Grenoble et Toulouse, projets très intéressants de densification le long de lignes de transport collectif) ;

 

+ éviter les choix pouvant entraîner des controverses techniques ou des polémiques politiciennes susceptibles de nuire à l'image de la FNAUT ;

 

+ privilégier les faits d'actualité, connus ou méconnus, permettant de faire des commentaires pédagogiques ou de susciter un débat utile.


Retrouvez le programme et les nominés pour les tickets verts (ici)

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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 08:00

 

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La SNCF sur de bons rails ?

 

En annonçant récemment qu’elle « veut se concentrer sur les liaisons de proximité », la SNCF donne une inflexion importante à sa stratégie mise en œuvre depuis de nombreuses années, axée jusque là sur le transport à grande vitesse. Réactions de France Nature Environnement

 

Priorité rendue aux voyageurs du quotidien

 

En constatant les problèmes financiers de la branche « Voyages », la SNCF la justifie par l’importante augmentation des péages, notamment pour les Lignes à Grande Vitesse.

Contrairement au transport routier, le transport ferroviaire prend en charge les frais d’usage du réseau et la politique de développement de nouvelles infrastructures. Cela a des répercussions immédiates sur le coût des péages.

 

Depuis l’avènement de la politique du tout « Grande Vitesse », FNE déplore que la SNCF ait particulièrement délaissé 90% de ses 5 millions d’usagers quotidiens.

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Au niveau des régions, le transport ferroviaire est l’une des offres les plus écologiques et économiques pour sortir du « tout bagnole » et du culte de « l’auto-solo ». Les taux de progression impressionnants du TER illustrent ce choix des usagers.

 

FNE se félicite de ce nouvel engagement et espère que, en accord avec les régions, la SNCF améliorera encore la qualité de service (augmentation de la fréquence, confort des matériels, entretien du réseau permettant de rouler à vitesse normale…) pour rendre le transport ferroviaire de proximité plus attractif.

 

Le train doit redevenir un service public de proximité

 

Si les liaisons à Grande Vitesse facilitent les relations entre grandes métropoles et offrent une bonne alternative au transport aérien, elles se sont souvent faites au détriment de liaisons régionales.

 

Les fermetures de petites gares n’ont pas cessé depuis 20 ans. Le tissu économique territorial a besoin de transports écologiques, économiques et performants.

Cette nouvelle orientation permettra une meilleure desserte des territoires, mais aussi moins d’émissions de CO2 et de pollution atmosphérique. Orientation régulièrement défendue par FNE et ses associations fédérées. Cette nouvelle stratégie pourrait facilement se développer, la France disposant encore d’un réseau étendu.


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La gare de la Flèche : la France dispose encore d’un réseau étendu ... qu'il faut réhabiliter

dans le cadre d'une politique ambitieuse.


Pour Michel Dubromel, pilote du réseau Transport et mobilité durable de FNE : « Il serait absolument absurde, dans un tel contexte, que se confirment les menaces de fermeture concernant près de 4 000 km de voies ferrées.

Le train doit faire rétrécir l’espace, rassembler et rapprocher les Hommes de leurs proches, de leur domicile et de leur travail. »

 

 

Communiqué de presse de FNE

Mardi 28 septembre 2010

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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 08:00

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A l 'occasion de la semaine de la mobilité la FNAUT présente un tour d'horizon  les idées fausses sur les déplacements (6 et fin).

 

"Une idée simple et fausse aura toujours plus de poids qu’une idée vraie et complexe" (Montesquieu)

 

De nombreuses idées fausses concernant les déplacements de la vie quotidienne dans les zones urbaines ou périurbaines sont acceptées sans esprit critique par les décideurs politiques. Nous en présentons ici une sélection.

 

 

6 - Le péage urbain n’est adapté qu’aux grandes métropoles.

FAUX - Le péage est tout aussi légitime et efficace dans les villes moyennes dont la voirie est congestionnée et le cadre de vie dégradé par l’omniprésence de la voiture, et où les élus peinent à financer les transports collectifs. Il fonctionne très bien dans les villes norvégiennes, qui sont de taille très inférieure à celle de Lyon.

Le péage peut être adapté aux spécificités locales : géographie de l’agglomération, densité des emplois dans la ville-centre.

 

On peut ainsi ajuster la zone soumise à péage, le tarif et son éventuelle modulation horaire, les réductions et les exemptions (habitants de la zone, véhicules de sécurité, taxis, artisans, livreurs), le montant des amendes.

 

Le péage urbain est antisocial, c’est de la sélection par l’argent

FAUX - La réduction de la circulation et l’affectation au transport collectif du produit du péage acquitté par les automobilistes aisés bénéficient aux ménages les plus modestes, qui ne sont pas motorisés, qui souffrent le plus de la pénurie de transport collectif et dont le cadre de vie est le plus affecté par les nuisances de la circulation.

Les automobilistes peu fortunés peuvent utiliser le transport collectif pour accéder aux centres-villes ou, s’ils ne sont pas desservis à proximité de leur domicile, se rabattre en voiture sur un parking relais, suivant une pratique qui se développe.

 

image001.jpg ll faut éviter de créer des générateurs de trafic automobile qui favorisent l’habitat périphérique diffus (super périphérique nantais).

 

7 - On ne peut rien faire contre l’étalement urbain diffus

FAUX - Ce phénomène, générateur de trafic automobile, de nuisances et de gaspillages de temps, d'espace et d'énergie, n’a rien d’inéluctable. Il est le fruit de la cherté de l’habitat central, de la multiplication des infrastructures routières et du bas prix des carburants (en termes de pouvoir d’achat, un parcours automobile est trois fois moins cher aujourd’hui qu’en 1970 selon une expertise de l’économiste Jean-Marie Beauvais réalisée pour la FNAUT, voir FNAUT Infos n°156, 158 et 173).

 

Pour l’enrayer, on peut à la fois décourager l’habitat périphérique diffus et rendre l’habitat central plus attrayant, c’est-à-dire :

+ arrêter de construire des autoroutes urbaines et des parkings centraux ;


+ augmenter le coût des déplacements automobiles (taxe carbone, péage urbain) ;


+ augmenter la durée des trajets automobiles entre périphérie et centre-ville en limitant la vitesse sur les accès autoroutiers aux centres-villes (chrono-aménagement) ;


+ exploiter toutes les branches des étoiles ferroviaires urbaines et densifier l’habitat et les activités autour des gares périurbaines ;


+ densifier les villes en urbanisant les friches industrielles et militaires, en construisant dans le voisinage des gares centrales et des stations de TCSP, et en renforçant le logement social dans les centres.

  Fin

 

 

FNAUT - 32 rue Raymond Losserand 75014 Paris - téléphone : 01 43 35 02 83 - courriel : contact@fnaut.org 5/5

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 08:00

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A l 'occasion de la semaine de la mobilité la FNAUT présente un tour d'horizon  les idées fausses sur les déplacements (5).

 

"Une idée simple et fausse aura toujours plus de poids qu’une idée vraie et complexe" (Montesquieu)

 

De nombreuses idées fausses concernant les déplacements de la vie quotidienne dans les zones urbaines ou périurbaines sont acceptées sans esprit critique par les décideurs politiques. Nous en présentons ici une sélection.

 

 

 

5 - Les coûts pour l’usager et la collectivité


Les transports collectifs coûtent trop cher à l’usager

FAUX - Le prix du ticket ou de l’abonnement ne veut rien dire en soi (dès lors que les ménages à très faibles revenus disposent d’une tarification adaptée) : il faut le comparer au coût d’usage de la voiture (0,3 €/km pour un kilométrage moyen de 13 000 km selon l’étude du cabinet ADETEC, un coût sous-estimé par la plupart des automobilistes, qui ne prennent en compte que le coût du carburant et de l’entretien, soit le tiers).

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Un salarié habitant à 10 km de son lieu de travail et s’y rendant en voiture parcourt 20 x 225 km = 4 500 km par an et dépense ainsi 1 350 €, une somme très supérieure au prix d’un abonnement sur un réseau de transport urbain (480 € selon l’UTP), qui de plus est dorénavant remboursé à 50% par l’employeur.


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Les transports collectifs coûtent trop cher à la collectivité

FAUX - Les transports collectifs coûtent cher aux collectivités territoriales, mais ils rendent service aux usagers (en particulier les usagers non motorisés) et permettent de limiter le trafic automobile et ses nuisances.

 D’autre part, il est possible d’abaisser le coût d’exploitation des bus en augmentant leur vitesse commerciale (couloirs réservés, priorités aux carrefours, meilleur aménagement des arrêts), ce qui, avec la limitation du stationnement central, permet d’obtenir une clientèle nouvelle donc des recettes supplémentaires.


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Ce qui coûte cher à la collectivité, c’est d’abord l’usage de l’automobile.

Selon Dominique Becker (Conseil Général du Développement Durable), les coûts externes de la voiture urbaine (usure des chaussées, congestion, insécurité, bruit et pollution locale de l’air, effet de serre) se montent à 12,2 milliards d’euros (G€) pour les voitures à essence et 19,0 G€ pour les voitures diesel, soit au total 31,2 G€. Les recettes fiscales sont respectivement de 1,9 G€ et 1,8 G€, soit total 3,3 G€.


Le taux de couverture de l’ensemble des coûts de la circulation automobile urbaine par la fiscalité automobile est donc de 12%, M. Becker parle de « sous-tarification massive » et propose une taxation spécifique de la voiture en milieu urbain. Les chiffres datent de 2005, ils n’ont pas évolué de manière significative depuis 5 ans.

 

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Le taux de couverture est de 73% pour les déplacements interurbains, et de 36% en moyenne pour l’ensemble des déplacements automobiles (le taux de subventionnement du transport collectif urbain est en moyenne de 30%).

 

A suivre

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