Accueil / contact

Vous cherchez ?

Nos rubriques

Vous aimez ?

FNAUT en France

Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 07:50

LOGO-FNAUT192.jpg

 

Communiqué du 18 février 2011

 

 

 

Le Schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) : la FNAUT demande un ordre de priorité dans la réalisation des projets

 

La FNAUT estime que la deuxième version du projet de Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), publiée le 26 janvier dernier, n’apporte aucun changement de fond par rapport à la première, datant de juillet 2010. A l’évidence, la « rupture majeure » et le « changement drastique de stratégie » ne sont toujours pas au rendez-vous.

 

Ignorant la hausse récente du prix du pétrole et la confirmation du réchauffement climatique au cours de la dernière décennie, le projet de SNIT maintient des investissements anachroniques tels que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et 18 autoroutes qui ne serviront qu’à stimuler à contre-temps le trafic routier (seul le contournement de Tours a été éliminé).

  P1020831.jpg

 

Malgré l’intégration des « coups partis » depuis le Grenelle de l’environnement, la part de la route dans le SNIT (officiellement 7,8%) reste largement sous-estimée car de nombreux projets ne sont pas mentionnés ou sont financés par les collectivités territoriales.

Des projets d’un intérêt contestable, tels que la LGV Poitiers-Limoges et des canaux interbassins à grand gabarit, sont également conservés alors qu’il fallait concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail.

 

Cette deuxième version du SNIT souffre des mêmes faiblesses que la première.


+ Le SNIT n’est pas un outil de planification. Toute prévision de ses impacts environnementaux à différents horizons et de leur conformité avec les engagements annoncés est maintenant soigneusement évitée.

 

+ Les financements ne sont pas garantis. L’enveloppe financière (166 milliards) n’a été réduite que de 4 milliards alors les projets du Grand Paris (32 milliards) ont été retirés du SNIT.

 

Par suite, et aussi parce qu’ils sont plus facilement phasables et intéressent davantage les élus locaux, les projets routiers se concrétiseront plus vite que les projets ferroviaires. On le vérifie avec la LGV Tours-Bordeaux dont le financement n’est toujours pas bouclé, la région Poitou-Charentes refusant sa participation.

 

Le SNIT affiche une priorité à la réutilisation des infrastructures existantes, mais de nombreux projets routiers (Roanne-Moulins, Toulouse-Castres, Troyes-Auxerre, Langres-Vesoul, Nancy-Metz, …) sont entérinés alors que des voies ferrées parallèles pourraient répondre à la demande après remise à niveau.

A part quelques projets très limités, les possibilités liées à la modernisation et au remaillage du réseau ferré classique sont ignorées : la réhabilitation insuffisante de ce réseau, faute de financement suffisant et pérenne, est pourtant une des causes majeures du mécontentement actuel des voyageurs.

 

tgvrhone

 

Le SNIT, qui ne fera même pas l’objet d’un vote du Parlement, nous distrait avec de grands projets ferroviaires (les branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône et la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon constituent deux doublements concurrents de la LGV existante Paris-Lyon mais sont tous deux inscrits au SNIT).

Pendant ce temps, la SNCF se débarrasse de son trafic de wagon isolé, et le gouvernement généralise discrètement, par décret du 17-01-2011, l’autorisation de circulation des camions de 44 tonnes alors que l’évaluation de cette mesure n’a pas été rendue publique.

 

En conclusion, la FNAUT demande que le SNIT soit complété par un document définissant un ordre de priorité dans la réalisation des projets, afin que les décisions du Grenelle de l’environnement soient transformées en actes.

 

 

Contacts presse :

Jean Sivardière, président de la FNAUT : 04.76.75.23.31

Jean Lenoir, vice-président, téléphone : 01.48.73.84.81

Jean-François Troin, vice-président, téléphone 02.47.54.06.59

 

voir dossier de presse de la Fnaut

 

 

FNAUT - 32 rue Raymond Losserand 75014 Paris - téléphone : 01 43 35 02 83 - courriel : contact@fnaut.org 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 07:56

LOGO-FNAUT192.jpg

 

Conférence de Presse

 

Les dysfonctionnements des services ferroviaires :


+ des causes très diversifiées

+ quelles solutions à la crise actuelle ?


Depuis plusieurs années, malgré les efforts des régions pour développer le TER et, plus récemment, de RFF pour moderniser le réseau ferré, les voyageurs sont confrontés à une lente dégradation de l’offre ferroviaire (TGV, trains Intercités dits aujourd’hui trains d’équilibre du territoire ou TET, et TER), que la FNAUT a souvent dénoncée tout en avançant des propositions constructives.


Jusqu’à une date récente, cette dégradation concernait surtout les trains TER (la situation étant d’ailleurs très variable d’une région à l’autre) et TET :


+ trains supprimés, en retard ou surchargés ;

+ transferts fréquents sur autocars, lents et peu appréciés des voyageurs ;

+ correspondances non ou mal assurées ; information déficiente.


A ces dysfonctionnements répétitifs s’est superposée, fin 2010, une accumulation de perturbations conjoncturelles qui ont fortement aggravé la situation et atteint également les services TGV : événements climatiques inattendus, grèves interprofessionnelle (retraites) et locales, nombreux travaux sur les voies, attribution tardive des sillons par RFF, mise en service de la ligne du Haut-Bugey dite des Carpates en Rhône-Alpes (qui a provoqué une modification des horaires de 40% des trains TER de la région).


butoirgarelaval1105.jpg

Les voyageurs ont réagi de diverses manières : pétitions, appels aux décideurs politiques, grève de présentation des titres de transport, exigence d’indemnisations, actions contentieuses contre la SNCF.

 

Les associations membres de la FNAUT se sont mobilisées, en particulier en Rhône-Alpes et dans le grand bassin parisien, et la FNAUT a soutenu les actions contentieuses de plusieurs voyageurs gravement lésés par des retards de trains.


Ces réactions des usagers, en particulier ceux du TER, sont légitimes : les distances domicile travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, les employeurs n’admettent plus les retards.

 

Les usagers, dont la vie quotidienne est rythmée par leurs déplacements, ne peuvent pas accepter une régression du service offert, un mauvais positionnement horaire des dessertes, ou des suppressions de trains à répétition.


Avant de proposer des solutions efficaces à la crise actuelle, dépassant le niveau des slogans et des affirmations catégoriques et simplistes, il est nécessaire d’analyser toutes les contraintes techniques, sociétales, institutionnelles et financières qui pèsent sur l’exploitation ferroviaire ou pénalisent directement l’exploitant.


 

A suivre

 

Conférence de presse du vendredi 11 février 2011

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 07:36

LOGO-FNAUT192.jpg

Quand la FNAUT répond à ses détracteurs !

 

Le Blog de la FNAUT Pays de la Loire publie le courrier réponse de Jean Sivardière paru le 3 février 2011 sur le site REPORTERRE . Le texte de Jean Sivardière est en italique. Les liens ont été rajoutés par la suite pour servir d'illustrations.

 

 

Les associations nationales ne sont pas moins actives que les associations locales.

 

Dans sa réaction à mon point de vue sur les LGV, Victor Pachon affirme que la FNAUT est une association «fantomatique» qui, «à force de siéger et rien que siéger, sans être une force de mobilisation, prend le chemin de la coquille vide bureaucrate». Permettez-moi, pour l’information de vos lecteurs, d’apporter quelques précisions en réponse à ces propos inutilement désagréables.

 

La FNAUT : une fédération d'associations ... locales


Commençons par les 150 associations locales regroupées par la FNAUT, dont une vingtaine en Ile-de-France.

 

Leur présence sur le terrain et leur efficacité ne peuvent être contestées.

Ce sont des associations de la FNAUT qui, à Grenoble, Strasbourg, Lyon, Paris, Bordeaux, Le Mans, Tours,… ont été à l’origine du retour du tramway ; qui sont présentes auprès des autorités organisatrices de transport urbain et dans un grand nombre de comités de lignes TER pour y défendre les usagers et y faire des propositions concrètes d’amélioration des services ; qui ont réussi à éviter des fermetures de lignes ferroviaires aujourd’hui mieux exploitées (Nice-Digne, Caen-Rennes, Colmar-Metzeral) ; qui ont agi avec succès pour obtenir des réouvertures (Cannes-Grasse, Tours-Chinon, Nantes-Pornic et Nantes-Châteaubriant, Belfort-Delle) ou s’efforcent d’en obtenir d’autres (Pau-Canfranc, Fontenay-Niort, Orléans-Chartres, Laval-Mayenne ) ; qui se sont opposées à l’implantation stupide de gares TGV en pleine campagne et ont obtenu leur déplacement (en Lorraine) ou leur connexion au réseau classique (en Franche-Comté).

 

P1020578.jpg Intermodalité en gare de Tours

 

La FNAUT est bien active !


Ce sont aussi des associations de la FNAUT qui se battent contre le transit des poids lourds (dans les Vosges et le Jura, dans la vallée de Chamonix, en Maurienne, en vallée d’Aspe) et contre des projets d’autoroutes ou de rocades urbaines (en Ile de France, en Touraine, en Lorraine, dans la région lyonnaise, en Lozère, à Chambéry), parfois avec succès (autoroute Annemasse-Thonon, rocade nord de Grenoble).

Certes aucune association de la FNAUT n’était présente dans les Landes pour combattre l’A65, mais faut-il conclure de ce seul exemple que la FNAUT est fantomatique ?


Il est de bon ton, chez certains militants locaux, de critiquer les fédérations associatives nationales, dont les responsables sont supposés être des parisiens coupés des réalités locales, gérant leurs structures de manière bureaucratique et se satisfaisant de siéger stérilement dans des commissions officielles. Cette vision caricaturale ne correspond guère à la réalité des activités de la FNAUT.

 

P1030896.jpg

Congrès du Mans  


Le rôle d’une fédération nationale n’est pas d’être active sur le terrain, mais de faire ce que les associations locales peuvent difficilement faire et d’agir auprès des décideurs nationaux.

La FNAUT, qui est l’une des 17 associations de consommateurs agréées par l’Etat, traite un millier de litiges entre voyageurs et transporteurs par an et agit en justice contre les publicités trompeuses des constructeurs automobiles.

Elle intervient auprès des ministères (Consommation, Ecologie, Transports, Aménagement du Territoire, Budget), des parlementaires, des entreprises nationales (RFF, SNCF, RATP). Elle est présente au Conseil national de transports, aux conseils d’administration de la SNCF et de la RATP. Elle anime une réflexion collective dans le cadre de son conseil national et de son congrès bisannuel.

Elle s’exprime dans de nombreux colloques relatifs aux transports et en organise elle-même en partenariat avec d’autres organismes ou associations.

Elle réalise des études et fait financer des expertises. Elle a participé aux travaux du groupe « facteur 4 » et à l’atelier transport du Grenelle de l’environnement. Elle diffuse un bulletin mensuel, FNAUT Infos, qui peut être consulté sur le site http://www.fnaut.asso.fr.


fnaut_infos_v1.jpg

Il est évidemment difficile d’établir un bilan de ces activités. Mais dans certains cas précis, l’influence de la FNAUT ne peut être niée. Elle dénonce depuis longtemps la dégradation des relations ferroviaires intercités (trains Corail) : elle vient enfin d’obtenir que l’Etat en reconnaisse la vocation de service public, s’en déclare autorité organisatrice et codifie leur financement (il va lever une taxe spécifique sur les sociétés autoroutières, comme elle le réclamait).

 

Elle a réussi à convaincre la SNCF d’améliorer (un peu) son information horaire et tarifaire.

Elle mène aussi avec succès, depuis plusieurs années, des actions contentieuses afin de sauvegarder des emprises ferroviaires inutilisées que RFF cherche à vendre et qui seront bien utiles quand le prix du baril de pétrole atteindra les 200 dollars.


La FNAUT ne se focalise pas sur le rail, comme certains le lui reprochent parfois : si elle s’intéresse autant à ce mode, c’est tout simplement parce qu’il souffre d’un sous-investissement chronique qui contribue à une baisse (Corail) ou un effondrement (fret) du trafic ; il faut aujourd’hui rattraper tous les retards accumulés.

 

Ce bref panorama montre au passage que le point de vue de la FNAUT sur les LGV s’intègre dans une vision globale du rail et de l’ensemble des modes de transport qui n’a rien à voir avec le tout-TGV.

 

Jean Sivardière 

 


P1070118


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 07:52

LOGO-FNAUT192.jpg

 

La politique TER à la croisée des chemins

 

Confrontés aux dysfonctionnements permanents du TER, auxquels s’est ajoutée, fin 2010, une accumulation d’évènements conjoncturels (perturbations climatiques inattendues, grèves nationale et locales, mise en service de la ligne des Carpathes), les usagers s’expriment de multiples manières : pétitions, appel aux associations, appel aux décideurs politiques, grève de présentation des titres de transport, etc. ….

 

Pour essayer de trouver des solutions, une analyse s’impose. Elle doit porter sur l’évolution générale du système ferroviaire, mais aussi sur le rôle joué par chacun des partenaires, à savoir l’autorité organisatrice : la Région, le prestataire : la SNCF, et le gérant de l’infrastructure : RFF.

 

Le contexte général

 

Rappel historique 


+ Dans les années 1970, il est admis que les trains dits omnibus ou locaux (TER actuels) sont voués à l’abandon.


+ Depuis 2002, et après une phase expérimentale de 1997 à 2002, la région Rhône-Alpes  comme d'autres régions françaises assure la gestion du transport régional de voyageurs. A ce titre, elle définit la politique ferroviaire régionale, le cahier des charges relatif à l’exploitation et la tarification régionale. Elle achète du matériel roulant et rénove les gares.


2005_vu_en_decrepitude.jpg

+ L’infrastructure du réseau –en dehors des lignes grande vitesse – est très ancienne. Elle est gérée, depuis la réforme ferroviaire de 1997, par RFF.

 

La relance du ferroviaire


+ Initiée par la région, cette relance s’appuie sur l’investissement dans du matériel performant et moderne et une offre correspondant aux besoins des utilisateurs sur une infrastructure très contrainte.

 

Dès 1997, la FNAUT attirait l’attention des partenaires sur l’importance des infrastructures. D’après la législation actuelle, les régions n’ont pas vocation à financer les infrastructures ni les lignes TGV.

 

Néanmoins le réseau existant a permis un développement réel du trafic : aujourd’hui le trafic atteint 135 000 voyageurs/jours, malgré de nombreux dysfonctionnements.

 

2006_gare_coueron_v1.jpg

 

Le contexte actuel

 

Pourquoi ce qui fonctionnait cahin-caha jusqu’en décembre est-il grippé ?

 

Deux paramètres sont incontournables pour l’exploitation d’un réseau ferroviaire. Il faut simultanément une infrastructure adaptée et une exploitation performante.

Avec une infrastructure constante et même améliorée en divers points, la cause de l’aggravation des dysfonctionnements est à rechercher dans les méthodes d’exploitation.

 

Le prestataire SNCF - Actuellement la SNCF reste l’exploitant ferroviaire. Bras armé du pouvoir politique depuis 50 ans, elle est engagée dans une politique de repli : fermetures de lignes, suppressions de trains, réductions de personnel. Une telle culture a marqué plusieurs générations du personnel.


pn-n-2-lieu-dit-la-brosse-sur-voirie-communale-pk293-992.jpg

Deferrement de l'ancienne ligne Laval / Mayenne

 

Changement de stratégie de la part de la SNCF  

 

Sa stratégie est pour le moins fluctuante : après le TGV « fer de lance de l’entreprise », courant 2010, le PDG découvre le transport de proximité source de profit potentiel pour l’entreprise. Cette nouvelle orientation devrait se traduire par un redéploiement de moyens en faveur de cette branche en expansion.

 

Dans les faits, il n’en est rien et, simultanément, se poursuit la mise en place de la méthode d’exploitation basée sur la séparation des activités et le management sectoriel. Il en résulte une lourdeur supplémentaire, préjudiciable à la production. L’acheminement en taxi du conducteur de Lyon à Belfort lors de l’incident du train Strasbourg – Port Bou en fournit un exemple qui a défrayé la chronique, mais on peut donner des exemples quotidiens similaires même s’ils sont moins spectaculaires.

 

lunea

Lunéa

 

D’autre part la SNCF exploite aujourd’hui ses lignes en dépit des règles de base fondamentales de l’exploitation ferroviaire. Ni matériel ni personnel de réserve, battements insuffisants aux extrémités des lignes. Le matériel proposé aux régions est souvent inadapté (sous-capacité, portes trop étroites, matériel non prévu pour le froid et la neige, etc.). Le personnel est réduit en deçà du minimum nécessaire, il est de plus en plus mal formé (formation réduite), l’information des usagers est toujours aussi mauvaise.

 

RFF - Autre source de difficultés : RFF veut étendre le cadencement afin d’augmenter ses recettes. Le concept ne soulève aucune objection. C’est au niveau de l’application qu’une grande prudence s’impose.

En Rhône Alpes, compte tenu des infrastructures existantes, une application généralisée irait à l’encontre des besoins actuels des usagers. Il n’est pas pensable de généraliser le cadencement adapter l’infrastructure (banalisation des voies, réduction de la longueur des cantons, points de croisements supplémentaires, voies de stockages au terminus, etc.).

N’oublions pas l’exemple Suisse : les CFF mettent le cadencement en place progressivement depuis vingt ans, au fur et à mesure des évolutions et de l’amélioration des infrastructures.

 

migration-alter-carte-cesr-324.jpg

 

La Région – Celle-ci se fait souvent arnaquer tant par RFF que par la SNCF qui sont loin d’être transparents sur les problèmes rencontrés lors de l’exploitation comme sur la réalité effective des coûts ferroviaires.

Les élus qui, le plus souvent, ne sont pas au fait des réalités complexes de l’exploitation ferroviaire, se laissent imposer des circulations dont les horaires ne correspondent plus aux besoins des usagers (par exemple des trains arrivant à 8h57 ou 9h03 alors que les usagers prennent leur travail à 9 heures).

 

 

Conclusion

 

Les distances domicile-travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, le train est devenu de plus en plus nécessaire.

Les usagers ne peuvent donc pas accepter une régression du service offert, un mauvais positionnement horaire des dessertes, ou des suppressions de trains à répétition.

Leur vie quotidienne est rythmée par leurs déplacements et ils ont intégré la notion de report modal. Mais une politique de transfert modal n’est pas compatible avec autant d’aléas dans le service TER : retards, suppressions, surcharges, transferts sur route, information déficiente.

 

 

Gabriel Exbrayat, François Jeannin, William Lachenal

Pour la FNAUT

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 07:36

LOGO-FNAUT192.jpg

 

Suite au retard de circulation du train de nuit Strasbourg – Nice/Port-Bou : la FNAUT réclame la continuité du service ferroviaire

 

Enchainements de dysfonctionnements


L’important retard subi par le train de nuit Strasbourg – Nice/Port-Bou, qui fait maintenant partie des trains objet de la convention de service public Etat-SNCF, met en évidence, comme cela est souvent constaté, une conjonction de nombreux dysfonctionnements.


P1060815.JPG

La gare de Strasbourg


La FNAUT apprécie l’attitude transparente de la SNCF avec la publication de son rapport d’enquête et tient à souligner le dévouement de certains agents de la SNCF, notamment le personnel de bord et les agents de Strasbourg qui ont fait le maximum pour accompagner les voyageurs et assurer leur transport dans des conditions météorologiques difficiles.


Cependant, elle désapprouve une conclusion avancée par la SNCF à savoir que le principe de précaution aurait dû être appliqué et qu’il aurait été préférable de ne pas faire partir le train de Strasbourg ce soir là.

 

La politique du flux tendu et du juste à temps mis en cause...


Le rapport met en évidence que si une locomotive de réserve avait été disponible à Strasbourg, les perturbations subies auraient été moindres. Ce constat montre que les méthodes de production actuelles de la SNCF avec des réserves très réduites en matériel ou personnel se révèlent mal adaptées au service ferroviaire. Imagine-t-on l’électricité produite en France sans centrales de production de réserve ou de lignes de transport de secours ?


Les économies comptables procurées entraînent une dégradation de l’image du chemin de fer et des pertes de clientèle et donc de recettes importantes à défaut d’être mesurables.  

  P1080228.JPG

BB 15062 Locomotive électrique portant le blason de  Montmédy (Nancy novembre 2010) . L'absence  de locomotive de réserve contribue grandement à la désorganisation du système ferroviaire en temps de crise et à sa fiabilité.

 

La FNAUT réclame la continuité du service ferroviaire !


La FNAUT demande donc qu’à la lumière de cet incident regrettable, la stratégie de production de la SNCF soit reprise pour que la continuité du service devienne une priorité forte de l’entreprise pour l’ensemble des circulations ferroviaires, et pas seulement celles reconnues aujourd’hui comme relevant du service public.


Enfin, à défaut de pouvoir assurer la régularité habituelle des circulations, elle demande à la SNCF d’améliorer la gestion de ses correspondances pour assurer cette continuité.
Le train, mode de transport guidé, est nécessairement moins sensible aux conditions météorologiques que les autres moyens de transport. Il a été une référence en matière de régularité et doit le rester ou le redevenir.

 

Communiqué de la FNAUT Nationale

  du 5 janvier 2011

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 08:30

Alors que le SNIT vient d'être discuté en Pays de la Loire et que les écologistes s'opposent à la LGV Ouest une petite mise au point s'impose...

 

LOGO-FNAUT192.jpg

 

 

Communiqué de presse du 17 décembre 2010

 

 

La FNAUT s’étonne que les manifestations organisées samedi dernier 11 décembre dans le cadre d’une « journée européenne de lutte contre les projets inutiles » aient visé exclusivement les projets de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV).

 

Les projets d’autoroutes et celui de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes seraient-ils plus respectueux de l’environnement que les LGV ? L’automobile, le camion et l’avion seraient-ils moins bruyants et polluants, moins consommateurs d’énergie et moins émetteurs de gaz à effet de serre que le TGV ?


P1020831.jpg

Ce n'est qu'une Nationale (N°162) aménagée comme une autoroute


La FNAUT confirme sa position sur l’extension du réseau des LGV, qu’elle n’accepte pas sans réserves:

 

+ Le TGV est un transport de masse dont la clientèle est aujourd'hui composée de toutes les classes sociales.


+ La construction de LGV sur plusieurs grands axes (par exemple Tours-Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Nîmes-Perpignan) est indispensable pour que le train puisse concurrencer efficacement l’avion et la voiture, en accélérant les voyages à moyenne et longue distance et en dégageant les voies classiques au bénéfice du trafic TER en forte croissance et du trafic de fret.


tgvrhone.jpg

TGV Sud Est (photo FNAUT Nationale)


+ La jonction du réseau français avec les réseaux voisins (Espagne, Italie, Allemagne) est le seul garant d'un transport ferroviaire européen continu, fiable et écologique, aussi bien pour les voyageurs que pour le fret.


+ La FNAUT craint que la non réalisation de certaines LGV se traduise en pratique par un report des crédits publics vers des programmes autoroutiers et aéroportuaires concurrents.

 

P1010187.JPG

TGV Duplex en gare de Rennes

 

La FNAUT estime cependant que certains projets de LGV sont inutiles (Poitiers-Limoges, transversale Limoges-Lyon), alors que des solutions alternatives sont envisageables en s'appuyant sur la modernisation du réseau classique ou d'autres projets de LGV.

 

Elle critique également les projets de gares nouvelles « exurbanisées », non connectées aux réseaux TER, départementaux et urbains, ce qui limite la capacité du TGV à concurrencer la voiture.

 

Elle demande que des écotaxes soient créées sur le trafic aérien intérieur et le trafic autoroutier, et que leur produit soit affecté aux investissements ferroviaires, en priorité à la régénération et à la modernisation du réseau classique.

 

 

2005_vu_en_decrepitude.jpg

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 08:05

LOGO-FNAUT192.jpg

 

 

Communiqué de Presse du 3 décembre 2010

 

 

SNIT : inflexion significative mais...

 

Malgré l'inflexion significative du Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), la FNAUT dénonce un document trompeur, des projets mal sélectionnés, une démarche à reprendre, et de bonnes intentions vite oubliées.

En présentant son projet de SNIT, le gouvernement a évoqué «une rupture majeure», «un changement drastique de stratégie», «une priorité résolue aux modes alternatifs à la route et à l’avion et le refus d’une augmentation de la capacité globale du réseau autoroutier».

 

Certes le SNIT introduit une vision multimodale et des principes novateurs, et traduit une inflexion réelle en faveur du ferroviaire et des transports urbains.

 

Mais il est davantage une réponse à l’évolution des besoins de mobilité qu’une réorientation politique profonde, et son impact prévu sur la répartition modale des trafics est très modeste.

 

Certains projets apparemment vertueux sont critiquables, et la route est bien loin d’être marginalisée : sa part est fortement minimisée par un affichage trompeur.

 

Voir le dossier de presse sur le sujet

 

 

2005_vu_en_decrepitude.jpgP1020920  P1000867.JPG  P1020831.jpg

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 10:05

 


LOGO-FNAUT192.jpg

 

 

La FNAUT, qui rassemble à ce jour 150 associations soit environ 65 000 membres, a tenu son 17ème congrès à Nancy les 6 et 7 novembre 2010.

 

A cette occasion,  la FNAUT a fait un bilan critique du Grenelle de l’environnement : une inflexion indéniable mais très éloignée de la révolution annoncée.

 

 

2008-AGC-au-d-part-voie-11-copie-2.jpg

 

 

A cette occasion elle a dressé un bilan du Grenelle de l’environnement.


La FNAUT reconnaît qu’à travers les lois Grenelle 1 et 2 ou le projet de Schéma national des infrastructures de transport, une inflexion indéniable a été apportée à la politique des transports, caractérisée en particulier par le rétablissement de subventions aux investissements de transports urbains en site propre, une relance des investissements ferroviaires (lignes à grande vitesse et réseau classique), l’autorisation de l’expérimentation du péage urbain et la prochaine convention Etat-SNCF concernant les dessertes ferroviaires Intercité.

 

Cependant cette inflexion n’est manifestement pas à la hauteur des enjeux économiques (dépendance pétrolière), sociaux (demande croissante de transport public) et environnementaux (cadre de vie, climat).

 

Par ailleurs le plan de relance de l’économie a privilégié le secteur automobile, l’Etat ne fait rien pour enrayer la chute du fret ferroviaire et il poursuit les investissements routiers sans tenir compte de leurs effets pervers.


Le vélo reste ignoré de l’Etat alors qu’il a vocation à devenir un transport de masse.

 

Enfin de nombreuses mesures nécessaires ont été écartées, qu’il s’agisse de la taxe carbone qui devait constituer une décision structurante fondamentale ou d’autres mesures permettant de dégager de nouvelles sources de financement des transports collectifs urbains et du rail.

 

 

Quant à la réforme des collectivités territoriales, dont la FNAUT attendait qu’elle débouche sur les mesures fortes indispensables à la mise en œuvre d’une coordination efficace entre modes de transports, elle renforce insuffisamment les structures intercommunales et risque d’affaiblir le rôle des régions.

  logo

 

 

En définitive, le chef de l’Etat et le gouvernement n’ont pas su saisir l’occasion de faire évoluer de manière décisive la politique des transports et de l’aménagement du territoire.

 

Les résultats du Grenelle sont très en deçà de la « stratégie de rupture », du « changement de paradigme », du « new deal écologique » ou encore de la « révolution profonde et tranquille » annoncés un peu vite il y a trois ans.

 

 

Communiqués de presse de la FNAUT

 du 09 Novembre 2010

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 08:03

LOGO-FNAUT192.jpg

 

 

Les Tickets rouges ont été attribué à :

 

 

Les congressistes ont épinglé d’une part un choix rétrograde, d’autre part des innovations mal ciblées.

 

1) Didier Robert, nouveau président UMP du Conseil régional de La Réunion pour l’abandon du tram-train défendu par son prédécesseur Paul Vergès (PCR) au profit d’une nouvelle route littorale à 2x3 voies reliant le nord et l’ouest de l’île, d’un coût total de 1,6 milliard d’euros.

 

Une décision d’un archaïsme navrant, à contre-courant des orientations officielles du SNIT, dont le gouvernement Fillon a été complice en acceptant un report des crédits d’Etat (435 millions d’euros), «une avancée majeure», selon M. Robert !

 

Le chemin de fer de La Réunion a été démantelé il y a 50 ans par l’Etat, malgré l’opposition des élus locaux.

 

Depuis lors, le trafic routier a explosé, on dénombre aujourd’hui 400 000 véhicules dans l’île et 30 000 immatriculations nouvelles par an. La part de marché du transport collectif est d’environ 6%. La population de l’île (800 000 habitants) doit augmenter de 30% d’ici 2025. Le tram-train (40 km, 25 stations, vitesse commerciale 40 km/h), accompagné d’une politique de densification de l’habitat autour de la ligne, serait remplacé par un réseau de 2 000 autobus.


Fresque 2006 06 25 07

Non à l'Aéroport

 

2) Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, promoteur acharné de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un investissement irrationnel, contraire au bon sens élémentaire, surdimensionné car basé sur des prévisions de trafic fantaisistes, gaspilleur d’espace périurbain précieux et d’argent public.

 

 

3) Le syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) pour son choix stupide du “tramway sur pneus“ Evéole, bus à guidage magnétique qui dérive du système Phileas expérimenté sans succès à Eindhoven (Pays-Bas).

Alors que le tramway de Valenciennes fonctionne parfaitement, c’est le fiasco à Douai : Evéole a été mis en service avec deux ans de retard... et sans guidage.


P1020268.JPG

La FNAUT entend dénoncer la manie persistante de l’innovation “pour le plaisir“ au mépris des intérêts des usagers des transports

(le TVR à Caen)

 

4) Le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), pour son choix de la technique du “tramway sur pneus“ pour la ligne T6 Chatillon-Vélizy-Villacoublay.

Le système Translohr, adopté par le STIF sous la pression de la RATP, est plus coûteux que le tramway sur rails et ne disposera que d’une réserve de capacité de 10%.

 

Qu’il s’agisse d’Evéole ou du T6, la FNAUT entend dénoncer, une nouvelle fois, la manie persistante de l’innovation “pour le plaisir“ au mépris des intérêts des usagers des transports et des contribuables (FNAUT Infos n°181).

 

 

5) Un “mauvais point“ a enfin été attribué à Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, pour son exigence incompréhensible de suppression systématique des passages à niveau en cas de réouverture d’une voie ferrée, qui, en alourdissant les devis, a bloqué de nombreux projets intéressants soutenus par nos associations et très attendus des habitants concernés (voir ici).

 


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 08:00

LOGO-FNAUT192.jpg

 

Tickets verts sont attribuées à :

 

 

1) La région Rhône-Alpes et la SNCF (branche Gares et Connexions) pour leur démarche d’implantation de commerces et d’activités de services, privées ou associatives, dans les gares à l’intention des voyageurs, en particulier les usagers du TER.

A Roanne, une ancienne consigne a été transformée en crèche, ouverte de 7h à 19h.

A Vinay, une halle est louée à un groupement d’agriculteurs locaux : le matin, un usager peut déposer un panier vide et le récupérer le soir garni de légumes et de fruits.

A Vienne, un multistore propose un espace d’information locale et de petites annonces, un prêt de parapluie, un accès WiFi, un relais colis.

Ces initiatives sont très importantes car elles permettent d’intégrer le transport collectif dans la vie quotidienne.

 

 

2) La coalition franco-suisse Colibri

Le 13 décembre 2009, deux allers retours quotidiens Berne-Neuchatel-Pontarlier-Frasne avec correspondance pour Paris étaient lancés en remplacement d’un aller retour TGV Paris-Berne direct, supprimé à la même date par l’opérateur Lyria (SNCF/CFF).

 

En six mois, à l’initiative des associations d’usagers suisse (ATE) et françaises (Transport 2000 Pontarlier, FNAUT Franche-Comté), la présidente de la Région Franche-Comté, les maires de Pontarlier et Frasne, le directeur délégué SNCF-TER à Besançon et leurs homologues suisses (cantons de Berne et Neuchâtel, CFF) ont réussi à bâtir deux liaisons internationales, trouver le matériel (les rames suisses Colibri), et décrocher in extremis de l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire l’autorisation de circulation.

 

 

3) Un “coup de chapeau“ a été donné par les congressistes aux sénateurs Louis Nègre (UMP) et Roland Ries (PS), pour leurs efforts pédagogiques auprès des parlementaires pour accepter l’expérimentation du péage urbain.

 


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

... Et avant !

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés