Accueil / contact

Vous cherchez ?

Nos rubriques

Vous aimez ?

Transport et Environnement

Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 08:00

La Fnaut Pays de la Loire soutient la campagne lancée par le comité central d'entreprise de la SNCF (le CCE-SNCF), associé au comité d'entreprise Fret de la SNCF (le CE Fret).


"Tous les jours, on tue le fret ferroviaire". Tel est le message que transmet cette campagne d'affichage à laquelle la FNAUT  adhère entièrement.

 

img1.jpgL'affiche de la campagne publicitaire : sauvons le fret !

 

Sauvons le fret ferroviaire !

 

À partir du 14 février, le CCE-SNCF, associé au CE Fret de la SNCF, lance une campagne pour la défense du fret ferroviaire.

Cette campagne prendra la forme d’affiches d’un format de 4×3 mètres en mode statique ou de 4×2 mètres en mode déroulant. Ces affiches seront apposées durant une semaine sur environ 1 900 panneaux dans plusieurs points de l’Hexagone.

 

Une telle initiative revêt de notre part un caractère inhabituel. La situation apparaît à bien des égards comme préoccupante, voire critique.

Entre 2000 et 2009, la part du fret ferroviaire a été divisée par deux, passant de 55,4 milliards de tonnes kilomètre (GTK) à 26,5 milliards de tonnes kilomètre (GTK).

Entre 2008 et 2010, les effectifs dédiés à Fret SNCF sont passés de 14 933 à 11 793 cheminots. En 2010, cette branche a connu une baisse de ses effectifs de 18,6 %.

Quelle entreprise serait en mesure d’encaisser un tel plan social ? Avec une part modale de l’ordre de 15 % (contre plus de 80 % pour la route), le fret ferroviaire en France est en déclin constant, bien loin de pays comme l’Allemagne (33 %), l’Autriche (37 %) ou la Suisse (40 %).

 

P1020920

 

Dans un tel contexte, l’objectif, annoncé lors du Grenelle de l’environnement, de porter, d’ici 2022, à 25 % le volume des marchandises transportées en mode alternatif (fluvial et ferroviaire), sera difficile à atteindre.

Aujourd’hui, la SNCF s’apprête à porter le coup de grâce à l’activité du Wagon isolé, qui représente pourtant 60 % des trafics. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’offre : «multi-lots multi-clients» qui se profile est loin de séduire les chargeurs.

 

Somain, Villeneuve-Saint-Georges, Sotteville, Miramas… la liste des triages menacés de fermeture s’allonge, au point de se demander s’il ne s’agit pas de faire de la place aux opérateurs privés. Ce démantèlement risque en effet d’affecter définitivement les capacités de production de la SNCF.

Parallèlement, tandis que l’infrastructure ferroviaire est dans de nombreuses régions en mauvais état,  les pouvoirs publics continuent d’investir dans le transport routier, avec en 2010 des projets de construction de 819 kilomètres d’autoroutes supplémentaires.

 

trafficgarlaval290306.jpg

 

Parce que le transport de marchandises et ses conséquences économiques, sociales et environnementales sont devenus de véritables enjeux de société, nous estimons que cette question ne peut se limiter à une querelle d’experts.

Le 15 juin dernier le CE Fret et le CCE, à travers un colloque, ont souhaité porter sur la place publique les résultats d’une étude réalisée par le cabinet d’experts Transversales. Syndicalistes, représentants des CER, élus locaux, chargeurs, ont été nombreux à participer aux deux tables rondes organisées autour de cette étude.

 

Huit mois plus tard, nous avons pris le parti de relancer le débat.

L’objectif est d’interpeller les citoyens, les élus locaux, les cheminots, les pouvoirs publics et la direction de la SNCF, autour de nos propositions alternatives.


IMGP6736.jpg

Le dernier train sur Alençon / Pré-en-Pail (photo Marc LEROCHAIS)

 

Parallèlement, un site internet réalisé spécialement :  www.sauvonslefret.fr permet de consulter le rapport du cabinet Transversales, mais aussi tous les documents sur le fret produits par le CCE et le CE Fret depuis huit mois.

Nous souhaitons aussi donner à  ce site une assise locale, c’est la raison pour laquelle des liens renvoient vers les différents comités de soutien aux triages menacés de fermeture.

Enfin, nous souhaitons enrichir au fur et à mesure ce site des articles de presse, des échos et des réactions générés par cette campagne.

 

Le but est de susciter un grand débat national autour du transport ferroviaire de marchandises, au sein de l’EPIC* SNCF entreprise intégrée de service public.

 

D'autres liens : ici

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 07:30

Et si Grande vitesse n'était pas si rentable que cela... 

 

D'ici à 2020, le réseau ferré à grande vitesse devrait être complété par 2 000 nouveaux kilomètres de LGV , prévues dans le cadre du Grenelle de l'Environnement. Ces 7 nouveaux projets, dont certains sont connus  depuis plus de 15 ans sont les suivants :

+ La ligne Sud‐Europe Atlantique dite SEA,

+ La ligne Bretagne‐Pays de la Loire dite OUEST, 

+ L'arc méditerranéen,

+ la desserte de l'est de la France

+ L'interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France

+ Les accès français au tunnel international de la liaison ferroviaire Lyon‐Turin

 

La rentabilité des futures LGV en question

  

TDIE, qui est  une association de promotion du transport intermodal, a décidé de lancer une étude sur la rentabilité des futures lignes à grande vitesse inscrites dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

 

 Les 2 000 km de lignes à grande vitesse prévues dans ce cadre représentent un investissement total de 50 milliards d’euros, hors Lyon - Turin ferroviaire.

 

Aussi TDIE pose cette question pertinente  : Cela vaut-il la peine de construire des nouvelles lignes à grande vitesse ?  Cela fait figure d'un véritable pavé dans la mare car jusqu'à présent cette question n'était pas évoquée.  

P1070464

De nouvelles LGV ? Mais à quel prix ? .

 

Dans le cadre de cette étude, TDIE prévoit aussi de s’intéresser à des solutions alternatives à la grande vitesse (à 220-250 km/h), qui pourraient fonctionner à la fois sur le réseau actuel modernisé et adapté ou sur les infrastructures nouvelles. L’aspect économique coût/km sera bien sûr comparé. 

   

D'autres questions annexes sont aussi abordées. Les LGV sont elles les seules solutions concevables pour répondre valablement à la demande de mobilité des Français ou encore : Des projets alternatifs, moins coûteux et plus rapidement réalisables ne seraientils pas préférables ?

  

La publication des conclusions définitives est prévue au plus tard fin 2011.Elles seront attendues...

 

 


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 11:30

Logo-FNE-web-little.jpg  

 

Intempéries : la corrosion du rail français n’arrange rien …


Réseau Ferré de France, le gestionnaire public en charge l’entretien et le développement du réseau, s’alarme de l’état des voies ferrés françaises et de l’abandon d’une partie d’entre elles faute de crédit et de réelle volonté politique. (Dépêche AFP de mercredi).

FNE dénonce une situation qui aggrave les perturbations occasionnées actuellement par les chutes de neige.

 

Explications : Un des meilleurs réseaux mondiaux abandonné


Aujourd’hui le réseau ferroviaire français se trouve dans un état de détérioration et de d’obsolescence inquiétant. Les lignes classiques de type Corail Inter cité et TER remplissent difficilement leur mission de service public : temps de parcours trop long rallongé par la dégradation de l’infrastructure, manque de ponctualité, incidents fréquents…


A titre d’exemple, il faut plus de 5h30 pour relier actuellement Clermont Ferrand à Nîmes, du fait des ralentissements liés au mauvais état des voies, au lieu de moins de 4h30 en situation normale. Autant de raisons qui font renoncer les usagers, et induisent un report du rail vers la route au détriment de tous.

 

2006_train_travaux_angers.jpg

Un train de travaux à Angers : on voudrait en voir plus souvent sur le réseau

 

Mettre l’argent sur de bons rails


L’entretien du réseau est financé en partie par les péages versés par les utilisateurs (la SNCF ainsi que les nouveaux opérateurs suite à l’ouverture à la concurrence) et par les aides publiques.


Pour Michel Dubromel, pilote du réseau Transports et Mobilité Durables : « En l’état actuel des choses, les péages ferroviaires permettent tout juste de parer au plus pressé : l’entretien courant des voies sans aucune action de modernisation. Il y a donc un réel problème de moyens financiers pour aller au-delà d’une politique "cache-misère". »

 

La modernisation et le renouvellement du réseau sont insuffisamment financés par l’Etat. Ce dernier se désengage en réduisant ses aides et en les concentrant sur la construction de nouvelles lignes à grande vitesse plutôt que d’assurer le service d’intérêt général de desserte de proximité, préférant l’image à l’efficacité.

Seul un bon réseau constituera une alternative crédible à la voiture

 

2005-voie-ferree-nantes-vers-bordeaux-1v.jpg

L'infra sur Nantes /  Bordeaux


Pour Gérard Allard, membre du réseau Transports et Mobilité Durables : « L’argent du contribuable doit servir à améliorer l’offre de service d’un réseau qui le concerne c'est à dire vers les TER, les Trains d’Equilibre du Territoire et non au financement de certains projets de LGV dont le modèle économique est aujourd’hui défaillant et qui ne répondent pas aux besoins réels en termes d’aménagement et de desserte du territoire ».


Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement : « Un réseau ferroviaire performant c'est une meilleure qualité de service, des économies, de la pollution et des accidents en moins et aussi moins de gaz à effet de serre. La modernisation du réseau existant est un impératif si, comme le précise un audit indépendant , on ne veut pas être confronté à l’abandon, à terme, de 30 à 60% du réseau. »


FNE demande que soit élaboré un plan national ambitieux de réhabilitation du réseau, de réouverture de lignes fermées à l’exploitation. Il devra être fondé sur le taux de couverture territoriale exceptionnelle du réseau ferré français.

 

Communiqué de presse-FNE

vendredi 3 décembre

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 10:00

logo-phpbb.gif

rac.gif

 

 

Le Réseau Action Climat – France publie l’édition 2010 de sa brochure « Transports : Moteur des changements climatiques » qui fait le point sur l’impact des transports sur les changements climatiques et surtout de l’automobile.

 

 

La route ...  toujours la route ...

Depuis des décennies, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des transports progressent. Les déplacements se rallongent et le nombre de véhicules en circulation augmente.

 

Nous transportons également plus de marchandises et sur de plus grandes distances. Aujourd’hui, 83 % des ménages français disposent au moins d’une voiture contre 69 % en 1980.

 

Image_11-2.png 

En France, plus de la moitié des émissions de GES des transports sont dues aux voitures, le reste étant imputable aux camions (environ 1/4), aux véhicules utilitaires, aux avions et aux deux-roues motorisés.

 

Le Réseau Action Climat – France rappelle dans sa nouvelle publication grand public Transport : Moteur des changements climatiques que le transport a un impact majeur sur les changements climatiques tandis que de nombreuses alternatives existent.

 

Une brochure efficace et utile

Simple, pédagogique et colorée, cette brochure pose clairement le sujet de l’impact de la voiture individuelle depuis sa production à son traitement en fin de vie, sans oublier la consommation de carburant tout au long de son utilisation.

 

PENSEUR

 

Le guide donne aussi des pistes concrètes pour concilier nos impératifs de déplacement avec la protection du climat (explications, chiffres, gestes écocitoyens, etc).

 

Télécharger la brochure au format PDF (pour visionnage sur ordinateur)
Télécharger la brochure au format PDF (pour impression)

 

Source: http://www.rac-f.org/

 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 08:00

 

image002-copie-2

 

Trois ans après les engagements des tables rondes du Grenelle de l'environnement et le discours enflammé de Nicolas Sarkozy le 25 octobre 2007, le Réseau Action Climat a fait le point sur le dossier « climat-énergie ». 

 

Le dossier noir des transports

 

Premier secteur émetteur de gaz à effet de serre avec 26% des émissions nationales, les transports risquent de le rester encore très longtemps :

 

+ relance d'un programme routier/autoroutier (plus de 1000 km),

 

+ taxe kilomètres poids lourds reportée à 2012 (enfin peut-être),

 

trafficgarlaval290306.jpg

 

+ casse de l'activité wagons isolés dans le plan Fret,

 

+ autorisation de circulation pour les 44 tonnes (denrées agricoles),

 

+ etc.

 

Quant au secteur aérien, le plus énergivore par passager et kilomètre parcouru, il est préservé :

 

+ le kérosène reste le seul carburant exonéré de taxes

 

+ et l'aéroport Notre Dame des Landes est bien inscrit dans le projet de schéma national des infrastructures de transport (SNIT).

 

Fresque 2006 06 25 07

 

Résultat :

 

L'objectif pour 2012 d'augmenter de 25% la part modale du fret non routier et non aérien (soit 17,5%) ne sera pas atteint.

 

Au contraire, au lieu d'augmenter, cette part a diminué pour ne représenter que 12% en 2009 alors qu'elle était de 14% en 2006 (année de référence).

 

P1020266.JPG

 

 

Par ailleurs, le soutien à l’alternative que représente le vélo pour les déplacements individuels de courte distance se fait toujours attendre en France : alors que la part modale du vélo en Europe du nord et en Allemagne est à deux chiffres, ici elle est à peine de 3%.

 

Note sur les transports extraites du bilan réalisé  par Le Réseau Action Climat

 

 

Le bilan est tout aussi insuffisant dans d'autres domaines liées aux énergies (voir note détaillée)

 

 

 

bandeau

 

Le Réseau Action Climat - France (RAC-F) est une association spécialisée sur le thème des changements climatiques, regroupant 17 associations nationales de défense de l’environnement, de la solidarité internationale, d’usagers de transports et d’alternatives énergétiques.

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 08:00

Qu'en reste-t-il 3 ans plus tard ...

 

image002-copie-2.gif

 

Communiqué du Réseau Action Climat – France (RAC-F) et de ses associations membres

 

Grenelle de l'environnement : 3 ans après, l'amer déni…

 

Trois ans après les engagements des tables rondes du Grenelle de l'environnement et le discours enflammé de Nicolas Sarkozy le 25 octobre 2007, le Réseau Action Climat fait le point sur le dossier « climat-énergie ».

« Le moins que l'on puisse dire c'est que le « New deal » écologique promis par le Président de la République n'a pas eu lieu », constate Olivier Louchard, Directeur du RAC France.

 

« Au contraire, ce que certains redoutaient déjà en 2007 est arrivé : les petites avancées que le gouvernement affiche ne doivent pas masquer l'absence criante de mesures de rupture, structurantes et réellement efficaces ».

rac.gif

 

L’enterrement de la taxe carbone, emblème de l’hypocrisie du gouvernement


« L’abandon de la taxe carbone au lendemain des élections régionales aura eu un mérite : faire tomber les masques, commente Karine Gavand, responsable climat à Greenpeace.

 

Il est clair désormais que l’environnement est avant tout une tactique électorale, et l’opportunisme politique de Nicolas Sarkozy sans bornes. La mise en place de cette mesure, structurante et structurelle, vendue par le candidat à la présidentielle comme le pilier de sa politique environnementale, aurait eu le mérite d’enclencher une réelle prise de conscience au sein de la société française.

Le renoncement du gouvernement, après le fiasco de Copenhague, encourage, dangereusement, le sentiment d’un « à quoi bon ? ».

 

c313.gif

Transports : le dossier noir


Côté transports, c'est la consternation. « Malgré certaines avancées, les résultats du Grenelle ne sont pas à la hauteur des enjeux. Aucun financement pérenne des transports urbains et ferroviaires n'a été mis en place, le vélo reste ignoré par l'Etat et les investissements routiers sont relancés au mépris de tout bon sens. » déclare Jean Sivardière, président de la FNAUT.

 

n32452438885_1648.jpg

 

Énergie : des objectifs ambitieux, des moyens modestes


Alors que des objectifs satisfaisants ont été fixés sur l'énergie (23 % d'énergies renouvelables en 2020, - 38% de consommation d'énergie pour le bâtiment existant...), les outils mis en place ne sont pas du tout à niveau.

 

Pour Raphaël Claustre du CLER, « le Grenelle a pourtant suscité des envies, les acteurs des territoires se mobilisent, les collectivités, les entreprises et les associations agissent maintenant ensemble. Mais l'Etat semble reculer de plus en plus face à ce mouvement ».

En soufflant le chaud et le froid sur les énergies renouvelables, le gouvernement empêche le développement serein de ces filières pourtant créatrices d'emplois locaux.

 

Concernant les autres sujets majeurs, le bilan est tout aussi insuffisant (voir note détaillée) : absence de mesures climat sur l'agriculture, imposture sur les agrocarburants, taxe surles incinérateurs dépouillée de son contenu, deux EPR programmés, etc. A noter néanmoins quelques avancées sur les politiques territoriales et l'urbanisme.

 

 

Montreuil, le 22 octobre 2010

Communiqué de Presse

Réseau Action Climat

 

 

Le Réseau Action Climat - France (RAC-F) est une association spécialisée sur le thème des changements climatiques, regroupant 17 associations nationales de défense de l’environnement, de la solidarité internationale, d’usagers de transports et d’alternatives énergétiques.

 

 

Contact

Olivier Louchard – Réseau Action Climat 

Karine Gavand – Greenpeace 

Jean Sivardière – FNAUT

Raphaël Claustre – Comité de Liaison Energies Renouvelables 

 

 

LogoAPE1.jpglogoLES AMIS DE LA TERREbandeau nouveau logov2 logo-phpbb.gif

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 08:00

Logo-FNE-web-little.jpg

 

Communiqué de Presse

 

La Directive européenne Eurovignette « relative à la taxation des poids lourds pour l’usage de certaines infrastructures» est actuellement en cours de révision.

Le Conseil des Ministres des Transports, qui s’est réuni le 15 octobre, vient d’adopter une position frileuse sur ce nouveau texte. Réactions de la fédération France Nature Environnement.

 

P1060895

 

Coup de frein sur la proposition de révision

 

La Directive (1) aujourd’hui en vigueur permet de faire acquitter aux Poids Lourds les coûts d’usages des infrastructures routières, sachant qu’un camion a l’impact de 160 000 voitures sur les routes et autoroutes (2). La révision, actuellement en débat, doit permettre d’incorporer en plus des coûts liés à l’usage de l’infrastructure, les coûts externes (pollution de l’air, bruit et congestion) en application du principe « pollueur-payeur »

 

Le Conseil des Ministres, dans sa dernière proposition, s’il retient la prise en compte du bruit et de la pollution atmosphérique, de façon très limitée au regard de leur cout en termes de santé publique, ne prend pas en compte les émissions de gaz à effet de serre ni le prix des embouteillages, comme c’était prévu dans le projet de révision soumis en 2008.

 

Passer du « pollué-payeur » au « pollueur-payeur »

 

Pour Gérard Allard, spécialiste transport de marchandises à France Nature Environnement : « Si cette révision venait à être adoptée en l’état, conformément à la proposition du Conseil des Ministres, elle induirait au grand maximum une hausse des péages de poids lourds de 4 centimes au kilomètre alors que les externalités réelles du transport routier peuvent être chiffrées à 8 fois plus. Seuls des choix courageux, à hauteur du coût constaté, feront évoluer les choix de transports. Il est grand temps que chacun assume les conséquences de ses actes. »

 

Pour France Nature Environnement il est paradoxal de voir nos ministres des transports faire des choix minimalistes dans le domaine environnemental et de ne pas avoir la volonté de faire acquitter aux transports routiers leurs vrais coûts sociaux et environnementaux. Et ce, alors que le secteur des transports - notamment routier - est le seul secteur dont les émissions de Gaz à Effet de Serre sont en constante augmentation contrairement aux autres activités.

 

(1) 2006/38/CE : Donner référence complète

(2) Actuellement, un camion moyen de 40 tonnes paie 122,40euros sur un Paris/Marseille alors qu’une voiture paie 53,20 euros

 

P1010792.jpg

 

Reconnecter économie et environnement

 

Nous comptons sur le Parlement européen pour qu’il modifie cet avis pris par le Conseil des Ministres et intègre de manière ambitieuse le coût du bruit, de la congestion et de la pollution dans la Directive.

 

C'est à cette seule condition que la Directive Eurovignette jouera son rôle principal qui est d’inciter au report de la route au rail et au fluvial. En impactant au transport son véritable coût, elle participera à rendre concurrentiel les transports alternatifs à la route.

 

Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement : « si chaque mode de transport se voyait impacter l’ensemble de ses coûts économiques, environnementaux, sociaux et en termes de santé publique, la régulation ordinaire inciterait à privilégier les transports ayant les plus faibles impacts, qui de fait seraient les transports les plus économiques. Il est grand temps de reconnecter nature et économie. »


 

Communiqué de presse

Lundi 18 octobre 2010

FNE

 

P1030911

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 10:00

  DEBILE2_t.jpg

Autoxicomanes  d'Hervé Kempf

 

Il semble que, à l'occasion du Mondial de l'automobile, les médias aient laissé leur sens critique au garage. Pour ce que l'on a vu et entendu, ils se sont transformés en démarcheurs publicitaires, vantant la reprise du marché automobile, l'exploit de l'industrie chinoise et l'arrivée miraculeuse de l'auto électrique.

 

Les émissions de gaz à effet de serre ? La marée noire du golfe du Mexique ? L'étalement urbain ? La pollution atmosphérique ? La généralisation des embouteillages ? Le pic pétrolier ? Ces phénomènes n'ont apparemment rien à voir avec l'automobile. Quant à l'idée qu'on pourrait faire un bilan écologique de l'auto électrique, elle ne semble pas avoir traversé l'esprit des automobilophiles, ravis de placer l'adjectif "écolo" derrière le vocable "auto". Personne pour rappeler que l'électricité ne tombe pas du ciel, mais provient du charbon, du gaz ou du nucléaire.


bus_27_dans_embouteill.jpg

 

Et que le bilan en émissions de gaz à effet de serre de l'auto électrique n'est pas fameux, si l'on tient compte des émissions générées par la fabrication, comme l'indiquait une note de juillet 2009 de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). On n'a pas non plus entendu raconter comment Renault a manqué le tournant de la voiture hybride, alors qu'elle avait développé en 1995 le prototype d'un tel véhicule, appelé Next. On a aussi omis de rappeler que la même firme Renault a déjà lancé une Kangoo électrique en 2002, et qu'elle coûtait moins cher qu'aujourd'hui, comme nous l'apprend l'excellent site Carfree.free.fr. On n'a pas davantage lu que l'industrie automobile a perdu en France plus de la moitié de ses effectifs, passant de 321 000 travailleurs en 1980 à 149 000 en 2009, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

lhomme_t.jpg

 

Comme on ne peut pas penser que la publicité puisse avoir un quelconque effet sur le sens critique des médias, il faut croire que ceux-ci sont, comme une bonne partie de la société, "autoxicomanes", drogués à l'auto : et, comme tout toxicomane, ils s'obstinent à ne pas voir les méfaits évidents de leur vice.

 

PENSEUR.jpg

 

Imaginons le monde à la façon des autoxicomanes. Pour eux, notre situation saturée de véhicules à moteur est normale, voire désirable. Dès lors, tous les habitants de la planète posséderont autant de voitures que les Européens, soit environ 600 autos pour 1 000 habitants. Il y aurait alors 3,9 milliards de voitures sur Terre, contre 1,2 milliard aujourd'hui. J'appelle le CCFA et j'expose ce chiffre. "Imaginez-vous les conséquences écologiques que cela aurait ?" "C'est monstrueux !", me répond la voix. Monstrueux, on ne saurait mieux dire.

 

 

Hervé Kempf

Chronique "Ecologie"

 Le Monde daté du 06.10.2010

 

Publié avec l'autorisation de reproduction gracieuse 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 09:00

 

banner.jpg

 

La fédération Transport et Environnement


La Fédération Européenne T&E, dont la FNAUT est membre, est intervenue auprès de la Commission Européenne, qui prépare un texte sur la taxation de l’énergie.

 

Le prix des carburants routiers est deux fois plus élevé en Europe qu’aux USA. Par suite, les constructeurs automobiles y ont été incités à proposer des véhicules moins énergivores et la consommation par habitant y est deux fois moins élevée.

Pour T&E, une hausse du prix des carburants fossiles est donc la méthode la plus simple et la plus efficace pour amener entreprises et consommateurs à réduire leur impact climatique. Si elle n’exploite pas rapidement cette possibilité, l’Europe n’atteindra pas son objectif de réduction de 30% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, et le coût d’une politique de maîtrise du réchauffement climatique ne fera que s’aggraver.

 

 

image002-copie-2.jpg 

Les propositions de T&E

+ Elever le niveau minimum de taxation des carburants fossiles consommés par les voitures et les camions, en particulier du carburant diesel (qui émet 12% de CO2 de plus que l’essence pour un même volume consommé).

 

+ Etendre cette mesure au transport ferroviaire, en particulier dans le cas du fret, où on observe la circulation paradoxale de trains diesel circulant sur des lignes électrifiées.

 

+ Imposer une taxation du kérosène consommé par les avions lors des vols intra-européens, indépendamment de l’introduction du transport aérien dans le système des quotas d’émission de CO2 en 2012 (85% des quotas seront attribués gratuitement).

 

+ Introduire une taxation minimale des agrocarburants, dont la production contribue elle aussi au réchauffement climatique, contrairement à une opinion trop répandue.

 

+ Indexer les taxations sur l’évolution de l’inflation ou du pouvoir d’achat.


P1020831.jpg

La hausse du prix des carburants fossiles est  la méthode la plus efficace pour réduire leurs impacts climatiques

 

La FNAUT approuve les propositions de T&E, en particulier le rattrapage de la fiscalité du diesel consommé par les voitures et les camions par rapport à celle de l’essence.

 

Bien entendu, la FNAUT est défavorable, en l’absence d’une hausse équivalente des charges pesant sur la route, à une hausse du prix du diesel consommé par les trains de voyageurs, l’augmentation du coût d’exploitation de ces derniers poussant la SNCF et les régions à des transferts sur route qui se traduiraient par un recours accru à l’automobile.

 

 

Jean-Paul Jacquot, représentant de la FNAUT auprès de T&E

  Retrouvez cette information dans le journal Fnaut-infos n°187 - septembre 2010


 

logo-phpbb.gif

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 08:04

Logo-FNE-web-little.jpg Communiqué de Presse de FNE

Le Schéma National des Infrastructures de Transport fait fausse route !

Début juillet, l’avant projet de Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) était rendu public. L’analyse du document laisse transparaitre de nombreuses incohérences par rapport aux objectifs annoncés ainsi que de multiples zones d’ombres. Explications.

 

P1020920

 

Un schéma qui laisse une belle part au routier…

 

Selon le Ministère, la part des infrastructures routières est très faible. Sur les 170 milliards d’investissement sur les projets de développement, 4,5% seulement sont annoncés être dédiés au mode routier.

 

19 projets routiers sont inscrits en conformité avec les critères du Grenelle¹ . Or cette liste n’est pas complète car elle n’intègre pas les projets ayant fait l’objet d’une Déclaration d’Utilité Publique² récente, ce qui est le cas par exemple pour le contournement de Strasbourg et la mise à trois voies de la RN10 au sud de Bordeaux. ..

 

Autre élément inquiétant : « d’autres projets bien que ne relevant pas du niveau d’un schéma national pourront le cas échéant être soumis au débat local…». Cette notion très floue permettrait de faire passer de nombreux projets locaux sans débat public parmi lesquels des contournements routiers d’agglomérations (Rennes, Vannes et Auxerre).

 

Au final, le SNIT prévoit environ 900 km de projets autoroutiers, auquel il faut ajouter tous ces projets « oubliés », soit, pour France Nature Environnement, une augmentation de 10 % du réseau autoroutier actuel. On est donc bien loin de « l’arrêt de l’augmentation globale du réseau autoroutier ».

 

n138122470568_2871.jpg

 

Beaucoup d’investissements pour escompter de faibles résultats…

 

Le projet prévoit un investissement de 170 milliards d’euros sur 20 à 30 ans pour des projets de développement d’infrastructures qui permettront, au final, d’obtenir une réduction de 1 % annuelle des émissions de CO2 dues au transport. L’efficacité de ces énormes investissements, dont les modalités de financement ne sont pas spécifiées, est donc très contestable.

 

De plus, ces projets de développement incluent les LGV, les zones aéroportuaires et les canaux à grands gabarits, autant d’infrastructures qui ont un impact très important sur les milieux naturels et l’environnement.

 

Michel Dubromel, pilote du réseau Transports et Mobilité Durables « nous ne pouvons que constater l’écart entre les objectifs initiaux et la réalité des faits. L’optimisation et la modernisation des réseaux de transport existants est l’orientation vers laquelle doit tendre ce schéma ».

 

La prochaine étape du SNIT est prévue le 8 septembre. France Nature Environnement demandera une réorientation de cet avant-projet pour le rendre plus compatible avec les objectifs environnementaux que s’est fixé notre pays.

 

 

Communiqué de Presse de  FNE

  http://www.fne.asso.fr/

 

¹Projets répondant aux enjeux Congestion/ Sécurité/ équité territoriale et désenclavement
²La Déclaration d’Utilité Publique vient après le débat public et est actée par le conseil d’état et a valeur juridique.

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Transport et Environnement - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

... Et avant !

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés