Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la
Loire
| Recette : 25 voyageurs (25 adultes) | =25x24 |
600,00 € |
| Dépenses : |
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| Coût kilométrique marginal (base 418 km, source site internet du Ministère des finances 2003, actualisés de +2% /an : minefi.gouv.fr) |
418 x 1,12 € | 468,16 € |
| Parking Autocar Paris 1 journée |
100,00 € | |
| Péage autocar (source : tarifs Cofiroute) | 2 x 33,10 € | 66,20 € |
| Total dépenses | 634,36 € |
|
| Bénéfice : | négatif... |
L'autogare du Mans style "années 30", centre névralgique de la STAO, pour
Il y a quelques mois, la FNAUT interpellait les élus au sujet des travaux illégaux sur la voie ferrée Château-Gontier / Segré / Châteaubriant . Il y a une semaine, J. AUXIETTE cautionnait ses travaux en quelque sorte en ne remettant pas en cause la Rocade Sud qui se ferait pourtant aux dépends de la voie ferrée. La FNAUT répond ici à l'argumentaire de RFF.
L’affaire du déferrement illégal des 9 km de voie ferrée entre Saint-Sauveur-de-Flée et St Fort est suffisamment dérangeante pour que le Directeur Régional de Réseau Ferré de France Bretagne Pays de la Loire ai été obligé de justifier l’attitude du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire dans la presse.
Au passage RFF évite les questions qui fâchent et expose "sa lecture" des procédures de fermeture-retranchement-déclassement qui laisse
perplexe la FNAUT en tant qu’association citoyenne, de consommateurs et d’usagers des transports publics.
Pourtant, il ne peut y avoir deux lectures d’un même texte de loi surtout lorsque la justice c’est déjà prononcé sur le sujet par jurisprudence interposée. Depuis 2003 la FNAUT n’a jamais perdu aucun de ses contentieux ce qui n’est pas le cas de RFF qui pour éviter sa « Bérézina » a essayé d’obtenir le non-lieu dans toutes les affaires de contentieux en procédant au retrait des fermetures des lignes dont celle de Château-Gontier.
La crédibilité de RFF est mise à mal
Par contre la crédibilité de RFF est mise à mal dans ce dossier, par manque de clairvoyance et surtout par un
trop plein d’assurance.
En effet :
► RFF ne peut prétendre défendre le
développement du transport par le rail car pour y parvenir encore faudrait-il protéger les emprises ferroviaires. En tronçonnant la voie ferrée en mille feuilles avec des usages
différents, des états inégaux sur une distance de seulement 24 km, RFF complique le processus pour un retour du train. RFF préfère répondre aux sollicitations d’une collectivité, qui n’a
pas de compétence ferroviaire, comme vient de le réaffirmer Jean Arthuis dans le cadre des débats à l’assemblée départementale, plutôt que de garder l’emprise dans son domaine.
La FNAUT dénonce cette stratégie qui privilégie le court terme et l’exercice comptable de l’année civile aux perspectives futures de reprise.
Une vente illégale au Conseil Général de la Mayenne qui ne soulagera pas la dette de RFF
► La FNAUT constate qu’un simple jeu de
signature supprime une voie ferrée au profit d’un nouveau chemin à usage multiple mais à fréquentation minime, sans que la population se soit exprimée ! Le gain est nul pour la
collectivité car cela coûtera plus cher en entretien que si son état initial avait été maintenu avec une activité vélo-rail ! La vente ne soulagera pas la dette de RFF (héritage de la
SNCF) La charge est transférée au Conseil Général, le contribuable mayennais appréciera. C’est bien une perte réelle pour le Haut Anjou. Ou est l’intérêt général dans ce dossier alors que le
président du C.G se plaint de l’augmentation des dépenses et parle déjà de procéder à des coupes dans certains budgets (dont la suppression des passages à niveau) ? Le tourisme aurait-il
trouvé sa « locomotive » alors que cette « voie verte » sera totalement enclavée entre le bitume et les ronces ?
Un dossier piloté de Nantes où de Paris ignorant la problématique transport du Haut Anjou - Segréen.
► Comment RFF peut-il mieux savoir ce qui est
bon pour le Haut Anjou et surtout sa population alors qu’il n’a jamais fait la moindre étude des potentiels et est absent du terrain ? Comment pourrait-il en être autrement puisque ce
dossier est piloté de Nantes où de Paris ?
► La FNAUT affirme que le retrait
rétroactif de la fermeture en novembre 2004 rend ipso facto illégal le déclassement (cf. T.A de Limoges du 22 septembre 2005) dont l’annulation rétroactive par le Tribunal Administratif de
Nantes induira en tout état de cause la remise en cause de la vente. Une infrastructure non fermée ne saurait légalement être vendue. Le décret de retranchement est lui-même en contentieux et
doit être jugé par le Conseil d’Etat.
► Seule la fermeture permet la dépose de la voie c’est le sens de l’article 22 du Décret encadrant les procédures. Nul n’est censé ignorer la loi. La Mayenne est-elle un département de non droit ?
► Les services de l’infrastructure à la région SNCF de Nantes n’ont pas eu connaissance des travaux de déferrement sur une voie ferrée dont elle a la gestion par délégation de RFF. Ce dossier ne va pas améliorer les relations entre les deux administrations, déjà tendues. D’autant que le prestataire de service (la SNCF) a été abusé par les « certitudes » de RFF afin que les appels d’offre soient lancés. Faut-il rappeler que la SNCF avait émis un avis défavorable en septembre 2000 à la fermeture de la section de ligne Château-Gontier / Segré ?
Le Directeur de RFF reconnait publiquement dans Ouest France l'illégalité des travaux!
► La faute de l’entreprise de ferrailleur qui est allée déferrer en Maine et Loire est reconnue publiquement ! Qui a pour mission de veiller sur l’intégrité du Réseau ferroviaire national ? Il semble que la vigilance de la FNAUT ait permis d’éviter le pire. Que se serait–il passé si la FNAUT n’avait pas dénoncé cette situation ? La FNAUT va réclamer la remise en état initial.
RFF brade le patrimoine Ferroviaire
► RFF ignore également qu’elle vient de vendre
au poids de la ferraille un tronçon dont l’état général était bon et sur lequel on trouvait une voie posée sur une partie des 9 kilomètres en 1962 et 1967 avec du rail 45 kg au mètre linéaire
(cf. schéma d’armement) alors que la voie a été posée en 1910-1911, avec du rail plus léger, sur Sablé / Château-Gontier le seul tronçon encore en activité.
Un véritable scandale alors qu’un audit récent de l’état de
l’infrastructure ferroviaire pointe du doigt l’âge des voies ferrées en France (âge moyen des rails est de 30 ans contre 22 en Allemagne et 15 en Suisse) et les carences
d’entretien.
La FNAUT doit–elle rappeler que certaines lignes exploitées en voyageurs en
Pays de la Loire dispose d’une infrastructure plus obsolète encore que le matériel de cette ligne (Nantes / Pornic par exemple) ?
Il est donc faux de faire croire aux populations qu’une exploitation
ferroviaire impose automatiquement de tout changer !
Contrairement à une idée reçue, remettre en service une voie inutilisée est une opération relativement peu coûteuse (10km de ligne remise en service = 1 km de 2x2 voies neuves). S’abstenir de déclasser permet de préserver l’avenir et ne coûte rien à la collectivité.
RFF se trompe démonstration par l'exemple
► L’analyse de RFF mettant en avant l’absence de trafic depuis 1994 sur cette ligne et son
retranchement est un alibi « bidon ». En 2002, sans étude RFF
fermait une section de la ligne Poitiers-Parthenay pour permettre une déviation routière. Un an plus tard, elle était retranchée. Fin 2004, la fermeture était déclarée illégale par le tribunal administratif suite à
l’action de la FNAUT. RFF devait faire marche arrière et retirer sa
décision. Le 20 juillet 2005, un train de 22 wagons de cailloux
circulait sur la ligne (1350 tonnes l’équivalent de 55 camions).
Malgré la méthode du fait accompli et la désagréable impression de braderie du patrimoine ferroviaire tant au Sud Mayenne qu’au Nord,
l’analyse de la FNAUT est confortée régulièrement tant sur le fond que sur la forme. La FNAUT compte bien interpeller prochainement les élus sur ce dossier.
FNAUT Antenne Mayennaise - Fabrice Eymon.
Vue générale : sur le grill se reposent des Z2 rénovées, une Z2 "Bretagne", X72500 et une Z TER
Autre vue du grill (pas trop chaud, non ?), avec une Z2 "Pays de la Loire
Les saleuses sont passées, mais les piétons glissent sur l'esplanade
Le TGV Nantes Angers Paris de milieu de matinée arrive avec 30 minutes de retard... Enoncé :
Le site grandvoyageur-sncf.com vous propose, pour chaque tranche de 5 litres de carburant acheté chez Shell, de gagner un S'miles.
Un billet mini-prime aller simple en seconde classe nécessite 1500 S'Miles.
Votre véhicule personnel consomme en moyenne 7 litres d'essence aux 100 km.
Question 1 :
Combien faut-il acheter de litres de carburant pour avoir droit à un billet de train gratuit (valable uniquement sur un trajet sur TGV ou trains grandes lignes, avec un maximum de deux correspondances ; billet non échangeable, non remboursable) ?
Question 2 :
Combien de km devez-vous parcourir en voiture pour pouvoir bénéficier de ce billet de train gratuit ?
Question 3 :
Si vous désirez faire le trajet en première classe, avec un billet Opti-prime échangeable, qui nécessite 4500 S'Miles, combien de voitures vous faudra-t-il avoir usé en prenant bien soin de faire des pleins avec des multiples de 5 litres, pour obtenir le sésame pour un Nantes – Marseille ?
Question 4 :
Que concluez-vous après avoir répondu aux trois premières questions ?
Merci de proposer vos réponses en commentaire de cet article.
La FNAUT Pays de la Loire offre "toute sa considération" à la première personne qui répondra juste aux 3 premières questions et décline toute responsabilité quand ques réponses qui pourraient être faites à la quatrième question.
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