Association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire - FNAUT Pays de la
Loire
Communiqué de Presse
Nantes, le mercredi 1er février 2012.
A831 : le projet doit retourner au placard
Suite aux préconisations environnementales de la LPO qui augmente le budget de 150millions €, le projet semblait dans une impasse financière qui satisfaisait beaucoup de monde.
Mais le miracle des périodes électorales l’a brusquement fait ressortir du placard : hier, l’Etat, le département de la Vendée et celui de la Charente-Maritime ont signé le protocole d’accord et lancé l’appel d’offre à concession.
Un projet inutile
L’A 831 est présentée comme une aubaine pour le sud-Vendée. Pourtant, il semble nécessaire de revenir sur certains arguments :
+ Le gain de temps est ridicule : 20 mn maximum, entre Bordeaux et Nantes.
+ Le désenclavement du Sud-Vendée ? Même promesse avancée lors de la construction de l’A83
et non tenue ; cette autoroute n’a pas permis l’installation d’entreprises créatrices d’emplois. Bien au contraire, Fontenay-le-Comte et les alentours pourraient devenir des villes-dortoirs au bénéfice de la Rochelle polarisant les emplois et les entreprises.
+ L’argument touristique ? Les touristes sont déjà très nombreux sur la côte et dans le marais.
Une nouvelle autoroute ne changerait rien.
+ Quant au contournement de Marans, le projet de déviation ne nécessite pas une autoroute.
De plus, une route existe depuis début 2011 mais aucune pancarte ne l'indique ! C'est une solution simple, économe en terres agricoles, en finances publiques et pour les portefeuilles des usagers.
Un projet écologiquement désastreux
En 1992, lors du choix du tracé de l’A83, il avait été décidé de contourner Niort par le nord dans un souci de préserver le Marais poitevin. Mais aujourd’hui, traverser le marais et deux zones Natura 2000 ne poserait plus de problèmes !
Enfin, les mesures compensatoires de la LPO, seront-elles bien toutes prises en compte ? L’exemple de l’A 28 ne nous rassure pas.
L'A831 ne sera pas plus verte que l'A28
Une aberration financière de 890 Millions d’euros, soit prêt de 14 millions d’euros le kilomètre
En cette période de crise, le projet sera financièrement très lourd pour les collectivités, et comment justifier qu'après le Grenelle de l'environnement, certains continuent à privilégier l’autoroute au détriment des infrastructures ferroviaires : Fontenay-le-Comte n’est plus desservi par le train, la modernisation de la ligne La Roche sur Yon - La Rochelle est une nécessité, le projet d’un arrêt à Velluire est à creuser. Mais au vu des montants engagés pour l’autoroute, le rail devrait encore une fois attendre !
Sur ce projet important et coûteux, un débat public, qui n'a jamais eu lieu, est indispensable.
Europe Ecologie Les Verts s’étonne des propos tenus ce matin dans la presse par les élus locaux vendéens et notamment Hugues Fourrage, maire de Fontenay-le-Comte et conseiller régional.
Celui-ci se félicite de l’engagement des collectivités, notamment de celui de la région. Une déclaration pour le moins surprenante sachant que ce serait une claire remise en cause des accords de second tour des régionales entre EELV et le PS. Cet accord stipule en effet que la région ne financera pas de nouveaux programmes routiers.
La région a fait du ferroviaire un enjeu primordial, et d'ailleurs le financement de projets routiers n’est plus de sa compétence, mais concerne les départements et l’Etat. La Région Poitou-Charente, qui accueillera 44km de l’autoroute sur 60km, a décidé de ne pas s’engager. La Région Pays de la Loire doit évidemment faire le même choix.
Jean-Philippe MAGNEN,
Vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, président du groupe Europe Écologie Les Verts
Michel PERRIER,
Conseiller régional (EELV), membre de la commission Infrastructures, transports et déplacements
Le projet de contournement nord de Château-Gontier fait l’objet d’une réunion publique, ouverte à tous, le mardi 7 février 2012, à 20 h 30, à la salle des fêtes (promenades de la Résistance).
Depuis décembre 2010, c'est la troisième réunion publique organisée. Il y sera présenté l'état d’avancement des différentes études.
Le contournement nord est un projet Initié par le Conseil Général de la Mayenne et est cofinancé par le département, la région des Pays de la Loire et les collectivités locales.
L'objectif est d'aménager un axe régional entre Nantes, Laval et l’est mayennais, via la RD20 et la RN162.
Pour la Rocade Sud , la Région accompagne à hauteur de 37% le projet,
pour le contournement nord il est annoncé 40% toujours pour la route...
C'est extraordinaire quand même... Voilà un projet routier qui est lancé et quasiment financé car la clé de répartition est déjà connue entre les différents prestataires (Région, département et CC de Château Gontier) et ce alors que la Rocade Sud n'est pas encore terminée.
Ce qui renforce ce que beaucoup de personne avançait au sujet de cette infrastructure à savoir que la Rocade Sud était avant même d'être construite :
+ obsolète (parce qu'elle supprimait la seule voie ferrée allant sur Nantes),
+ coûteuse (le devis n'a fait qu'augmenter de 5 millions on est passé à 13 voir 17 millions)
+ et surtout inefficace car il faut une autre infrastructure routière (le barreau nord) à Château Gontier pour traiter de la problématique du contournement routier...
En tout cas la disparition de la voie ferrée est survenue l'année du Grenelle de l'Environnement... et le paradoxe depuis lors on ne peut pas dire que l'on ne construit plus de routes.
A Château Gontier, les autocars du département assurent un peu le rôle des transports urbains absents
Il ne s'agit plus d'investissement mais d'une dépense luxueuse alors qu'il n'existe toujours pas de réseau de transport collectif à Château Gontier qui serait vraiment un service rendu utile à la population...
Pour parodier une publicité on pourrait dire que les élus et la socièté civile "ne partage pas les mêmes valeurs..." What else ?
Association Tracés
PLUS EFFICACE ENSEMBLE !
Aux adhérents
et toute personne intéressée par les questions de mobilité
Objet : invitation à l’assemblée générale 2012.
Madame, Monsieur, chers amis,
Nous avons le plaisir de vous convier à notre Assemblée Générale 2012 qui se tiendra le :
Mardi 7 février 2012 Salle de formation, 5 rue de Verdun à Mayenne à 20 H.
L’ordre du jour est le suivant :
1. Présentation, Discussion et Votes sur les rapports d’activités, moral et financier
2. Élection des membres du Bureau.
3. Vélo en ville, possible ou utopie à Mayenne ?
4. Transports collectifs :
- Laval Mayenne en train, est-ce encore possible ? Espace gare
- réseau de Bus sur Mayenne et la communauté de communes, à quelle échéance ?
5. Actions et perspectives.
Afin d’enrichir les discussions, cette assemblée générale est également ouverte à toute personne intéressée par les questions d'urbanisme et de mobilité (vélo, routes, train et bus). N'hésitez donc pas à inviter des membres de votre entourage, sensibles à ces questions. Autant de sujets que nous aborderons et dont nous débattrons ensemble au cours de notre assemblée générale.
Nous comptons vivement sur votre présence et votre soutien, le Mardi 7 février, gage de la vitalité de notre association.
Amicalement
Pour le bureau, Le Président Joseph Roger
Tracés est une association agréée par arrêté préfectoral pour participer à l’élaboration des schémas de cohérence territoriale (SCOT), des plans locaux d’urbanisme (PLU) sur Mayenne et les communes limitrophes.
PS. : Si ce n'est déjà fait, n’oubliez pas de renouveler et de rapporter ou d’envoyer votre formulaire d’adhésion pour 2012 (3 €uros par personne, 5 € par famille), vous manifesterez ainsi votre soutien à une Association qui ne vit que par ses adhérents.
T.R.A.C.É.S. 5, rés. du champ de l'aire 53100 MAYENNE
Toute Réflexion et Action pour le Cadre de vie, l’Environnement et la Santé Visitez :
www.mobilite53.com
Le retour du train n'est toujours pas une certitude...
Les projets routiers sont omniprésents dans les politiques transports des collectivités ...

En 2012, on ferme encore des gares ... à Nantes
Aux adhérents et sympathisants des deux associations, aux usagers...
La FNAUT Pays de la Loire appelle à participer à la manifestation (organisée par les syndicats de cheminots) contre la fermeture de la gare SNCF de Nantes-Doulon qui aura lieu le :
Lundi 6 février à 11h
(sur le site de la gare: arrêt “Mairie de Doulon” sur la ligne 1 du tramway)
La FNAUT dénonce conjointement :
+ la baisse de la qualité du service pour des usagers de plus en plus renvoyés aux services du centre-ville (tant SNCF que TAN)
+ l'incohérence entre le développement des transports dans ce secteur de Nantes Métropole et la déprise des services d’accueil, de vente...
+ la mauvaise coordination entre les autorités organisatrices et l’opérateur,
Les associations comptent sur la mobilisation des usagers et des adhèrents pour s'opposer à cette situation...
Communiqué de presse
Montreuil, le 03 Février 2012
Gouvernement et direction de la SNCF doivent donner les moyens au service public ferroviaire !!
Le mauvais état de certaines installations est responsable des multiples retards, incidents que vivent les usagers au quotidien, du fait du manque de moyens financiers. Avec l’arrivée d’une vague de froid sur le territoire, ces désagréments se développent.
C’est ainsi qu’entre Tours et Poitiers, sur une voie où les trains peuvent circuler à 220 km/h, un trou d’environ 20cm dans le rail a été décelé le 1er Février 2012, nécessitant l’arrêt d’urgence des trains.
La gestion de cet incident par des cheminots formés et habilités a duré presque 4 heures avec transbordement de voyageurs et interruption totale des circulations.
Alors que la circulation sur une seule voie était en passe d’être rétablie, un train d’Euro Cargo Rail (ECR) percutait à environ 25 km/ l’arrière d’un train Colas Rail arrêté à un signal de protection. La violence du choc a vu la locomotive du train ECR s’enchevêtrer dans les wagons du train situé devant lui et engager ainsi la voie contigüe.
Tout en attendant les résultats de l’enquête, la CGT condamne l’attitude des vrais responsables à savoir le Gouvernement, l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF), les Directions d’entreprises Ferroviaires Privées et la Direction SNCF qui, au nom du dogme libéral, laissent dériver la sécurité sur le réseau ferré français.
Quelles auraient été les conséquences si le train percuté avait été un train de voyageurs ?
Si pour eux la sécurité est un coût, elle nécessite une véritable formation des acteurs, des conditions de travail et un respect de la réglementation : c’est toute la justification du statut des cheminots et d’un véritable service public dans le ferroviaire.
Sans en rajouter, un autre incident grave s’est produit ce jour sur Orléans. Un poteau supportant les fils électriques est tombé sur les 2 voies interrompant totalement les circulations. La cause de cet incident est le manque d’entretien : en effet, le support « caténaires » était rongé par la rouille et le froid l’a fait céder.
Un accident grave lié à ce laxisme sur la maintenance, a eu lieu le mercredi 1er février sur la ligne B du RER. Un cheminot est aujourd’hui dans un état grave.
La Fédération CGT des Cheminots alerte depuis des mois, nous n’accepterons pas que les libéraux de tout poil mettent en danger les usagers, les populations et les cheminots. La Fédération CGT des Cheminots a écrit à Thierry MARIANI le 03 novembre 2011 pour le sensibiliser sur ce thème, à ce jour nous sommes toujours en attente de réponse.
Au regard des préconisations des assises du ferroviaire du gouvernement qui demandent plus de concurrence, la Fédération CGT des Cheminots en appelle au sursaut des agents, des populations et des élus qui ne veulent pas vivre le cauchemar de la Grande Bretagne. La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots à se mobiliser massivement dans les prochains jours.
contact : com@cheminotcgt.fr
Communiqué de Presse
Le 2 février 2012,
A831 – La voie est loin d’être dégagée !
L’officialisation d’un « protocole » de financement du projet d'autoroute A 831 (64 km entre Fontenay‐le‐Comte, en Vendée, et Rochefort, en Charente‐Maritime), et l’annonce du lancement de la procédure de sélection des candidats à la concession, signent une nouvelle régression des engagements du Grenelle de l’environnement.
En décembre dernier, le Premier ministre reconnaissait que la conception initiale de l'A 831« apparaissait un peu ancienne au regard des exigences environnementales ». Aujourd’hui c’est l’ancien secrétaire d’État aux Transports Dominique Bussereau qui déclare que « le projet avait été pris en otage par le Grenelle de l'environnement et ses technocrates verts » .
Ce n'est pourtant pas forcer le trait que d'indiquer que ce projet excessivement coûteux (de l’ordre du milliard d’euros) est d'une autre époque. L'expertise de l’étude d’impact que la LPO a réalisée à la demande de l'État l'a amplement confirmé : approche trop sectorisée dans l'analyse des enjeux et des impacts, lacunes, imprécision du dossier des « engagements de l'État », ce dernier document étant jugé « pas à la hauteur des enjeux traversés »…
Le montage du dossier de concession va se heurter à une contradiction flagrante : d’un côté, il est impératif de respecter « l'économie générale de la déclaration d'utilité publique » de 2005, base légale actuelle d'un projet évidemment insuffisant sur le plan de son insertion environnementale ; et de l’autre le concessionnaire éventuel devra tenter de « verdir » l'infrastructure pour justifier de sa cohérence écologique avec les deux grandes zones humides et les sites Natura 2000 du Marais Poitevin et du Marais de Rochefort.
En guise d'avancée, la situation ainsi créée paraît porter surtout des perspectives inédites de rebondissements contentieux !
Contacts :
FNE Pays de la Loire : Yves Lepage – 06 88 81 16 27
Poitou‐Charentes Nature -- 05 49 88 99 23
Vendée Nature Environnement : Yves Le Quellec – 06 32 24 28 03
des histoires de correspondances mal assurées...
Nous avons reçu ce courrier d'une usagère de la ligne 18 des autocars du département de la Mayenne ... Cette ligne d'autocar assure sur route une partie de l'itinéraire de la ligne ferroviaire Sablé / Château-Gontier / Segré / Châteaubriant (voir).
Le transfert sur route s'est produit dans les années 1969 / 1970 et l'itinéraire s'est limité à la ville de Segré...
Actuellement Segré est une ville complétement enclavée en matière de transports collectifs.
Château Gontier s'en sort beaucoup mieux même si elle a perdu en décembre 2010 sa gare. Dorénavant c'est une agence de tourisme qui assure la vente des billets SNCF.
A noter qu'aucune mention, actuellement, ne précise à la gare de Château-Gontier qu'il est possible d'acheter des billets dans cette agence... Ce qui est déplorable ! La FNAUT avait dénoncé la fermeture de la gare qui était encore la 2ème gare du département en terme de vente de billet même si elle ne voyait plus passer de train.
En février 2007, la FNAUT Pays de la Loire avait organisé une rencontre débat à Sablé sur le thème "Sablé : carrefour ferroviaire ", qui a permis de mettre en évidence son importance comme gare du Haut Anjou...
Visiblement il y a du chemin à parcourir... Peut être lorsque le PEM de Sablé sera construit, y aura t-il
une amélioration ?
Je me permets de vous contacter pour vous tenir au courant du dernier* disfonctionnement dans les transports/voyageurs sur la ligne 18, en espérant apporter de l'eau au moulin dans votre combat pour garder la ligne de chemin de fer Sablé / Château-Gontier / Chateaubriant.
Château-Gontier : une belle gare ... fermée
Il n'est plus possible d'acheter un billet Paris / Chateau-Gontier.
Donc à l'arrivée à Sablé, pour la SNCF, nous sommes des voyageurs arrivés à destination.
En période scolaire, le car de ramassage scolaire attend le TGV de 20h (20h11 dorénavant) ! Hélas, vendredi 27/01, le TGV de 18h55 est parti avec un retard d'un quart d'heure (arrivée à sablé à 20h29).
Et la navette est partie à 20h20, à son heure habituelle !
Personne ne se parle (SNCF-conducteur du car) et le voyageur en fait les frais et se retrouve comme un idiot sur le quai "accueillant" de la gare de Sablé, désert et noir à 21h et loin de tout !
A sablé sur Sarthe, ce n'est pas les arrêts et les "totems" des transports interurbains qui manquent ... ce sont les autocars !
J'avais pourtant fait part de mes craintes au contrôleur du train à qui j'avais demandé s'il voulait bien avertir le chef de gare de Sablé.
Résultats 70€ de taxi.
Merci de ce que vous faites pour empêcher la casse des petites lignes de chemin de fer et nous assurer un confort de voyage.
* le précédent problème : Un petit Pégase commandé pour un vendredi soir pendant les vacances d'été 2011 qui n'est jamais venu. Encore un taxi à 70€ !
A l'occasion de la seconde journée de session budgétaire de la région Pays de la Loire, l'Assemblé Régionale a voté la réalisation de projets à long terme.
Transports: 1€ pour un trajet domicile-travail
4 000 usagers du réseau TER ayant un abonnement de travail bénéficieront d'une mesure qui ramènera à 1 Euro le coût de leur trajet domicile-travail. Cette décision sera effective en septembre 2012.
Les usagers ne paieront jamais plus d'1 Euro pour un trajet.
A l'origine c'était une promesse électorale de la Gauche aux dernières élections régionales pour provoquer une incitation à utiliser les transports collectifs en contribuant à l'amélioration du pouvoir d'achat...
Une petite réaction à chaud...
Cette offre va donc se mettre en place en septembre... mais si sur la question du coût du transport cette politique semble justifiée, le faible coût laissé à la charge de l'usager va reporter sur les finances de la collectivité la différence.
Autre aspect non négligeable c'est le déséquilibre territorial qui va se mettre en place entre les populations qui auront des trains et celles qui n'en ont pas. Ce clivage existait certes mais là il s'en trouve renforcé par l'aspect financier du coût du déplacement...
Enfin est-ce bien ce que demandent les usagers ? La mise en place des nouveaux horaires et "le big bang" est assez révélateur sur ce point. Les usagers ne se plaignent pas du tarif mais plutôt de l'absence des trains aux horaires correspondant à leur rythme de vie ... Peut importe le coût (cela fait parti de l'acceptation sociale) pour peu que l'horaire soit pertinent...
A une époque, les usagers réclamaient de la place dans des trains même s'il s'agissait
"d'antique" train plutôt que d'avoir un train neuf mais bondé... Il est vrai que dans ces conditions le confort s'apprécie difficilement...
François Hollande s’est déclaré en faveur d’une « TIPP flottante », afin de modérer le prix du carburant automobile. Cette mesure serait nuisible écologiquement et injuste socialement.
Afin de limiter la hausse du prix des carburants automobiles, François Hollande, soutenu par le PS et des associations de consommateurs (UFC, CLCV), vient de proposer un retour de la TIPP flottante, mesure appliquée par le gouvernement Jospin entre 2000 et 2002 : c’est non seulement une fausse bonne idée, mais un signal très pernicieux lancé à l’opinion (1).
Photo : site officiel du candidat
1. Comme l’a montré l’économiste Jean-Marie Beauvais dans une étude réalisée à la demande de la FNAUT et de l’ADEME en 2008, le prix réel du carburant nécessaire pour parcourir 100 km a été divisé par 2,8 depuis 1970 (voir FNAUT Infos n°173 : le salaire minimum a augmenté bien plus vite, en monnaie courante, que le prix des carburants et, fait trop souvent ignoré, depuis 10 ans, les taxes (TIPP et TVA) sur l’essence sont passées de 78% à 60% environ, et celles sur le gazole de 70% à 50 % (la TIPP est de 0,6 euro/litre sur l’essence et de 0,43 euro sur le gazole). En 1985, les dépenses des ménages en carburant représentaient 4,4% de leur budget, 3,4% seulement en 2009 (source INSEE).
Par ailleurs un automobiliste souhaitant limiter sa dépense peut pratiquer l’écoconduite, qui permet aisément d’abaisser de 20% sa consommation de carburant et contribue à la sécurité routière. Il lui est souvent possible de se rabattre sur un parking-relais et d’utiliser un transport collectif sur une partie de son trajet.
Dans ces conditions, on ne peut affirmer que le prix des carburants est devenu insupportable pour l’ensemble des ménages. Il faut d’ailleurs combattre l’idée reçue que la voiture (achat, assurance, carburant, péages, entretien, réparations,…) est devenue hors de prix. En 1985, les dépenses automobiles des ménages représentaient 14,2% de leur budget, 10,9% seulement en 2009. De 1970 à 2009, les dépenses automobiles des ménages ont été multipliées par 18 en monnaie courante, les dépenses de logement par 27 ; de 2002 à 2009, les premières ont été multipliées par 1,2 et les secondes par 1,4.
2. Sauf à accepter une réduction drastique et durable des recettes de l’Etat (lourdement endetté) et des Régions (qui bénéficient du reversement d’une part importante de la TIPP et réclament de nouvelles ressources pour pouvoir développer le TER), il est illusoire d’espérer contenir la hausse du prix des carburants, qui a un caractère structurel : comme cela est bien connu, cette hausse est la conséquence d’une augmentation de la demande mondiale de pétrole et de l’épuisement progressif des réserves prouvées de pétrole, phénomènes dont les effets sont accentués par la dépréciation de l’euro par rapport au dollar et par les risques géopolitiques qui pèsent sur notre approvisionnement auprès de divers pays producteurs (aujourd’hui Iran et Nigeria).
Le prix du baril de pétrole influence en gros la moitié du prix du carburant, directement ou par le jeu de la TVA. Si le baril était à 150 dollars (comme en juillet 2008) au lieu de 100 aujourd’hui (+ 50%), le prix du carburant augmenterait donc de 25%, il serait de 1,85 euro environ au lieu de 1,50. Si le baril était à 200 dollars, le prix du carburant serait d’environ 2,25 euros : pour le maintenir à la valeur actuelle, il faudrait supprimer toutes les taxes, la TIPP qui rapporte 14 milliards d’euros par an et la TVA !
Contrairement à ce qu’affirment l’UFC et la CLCV, une baisse des coûts de raffinage et de distribution (qui représentent entre 20 et 25 centimes par litre de carburant) aurait un impact minime sur le prix de vente des carburants.
3. Si on continue à encourager la circulation automobile, comment lutter contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, et limiter notre déficit commercial, creusé par nos importations de pétrole ? La Cour des Comptes elle-même vient de souligner la nécessité de mettre en cohérence la fiscalité des carburants avec les objectifs du Grenelle de l’environnement.
Dans une étude réalisée récemment pour le PREDIT, François Gardes, professeur à l’université Paris 1, et son équipe ont démontré que si la hausse moyenne du prix du carburant incite le consommateur à modérer son usage de la voiture, la volatilité du prix a un effet important qui s’ajoute au précédent : les années où les fluctuations sont fortes (2008), l’automobiliste est plus sensible au prix maximum constaté qu’au prix moyen, et la baisse de consommation est plus forte (d’environ 30%) que prévu. Réduire la volatilité par une politique fiscale contra-cyclique telle que la TIPP flottante conduirait donc à augmenter la consommation de carburant.
Avec un milliard d’euros, on construit 50 km de tramway (Tramway du Mans)
4. Enfin le retour à la TIPP flottante serait une mesure particulièrement injuste. Ce serait faire un cadeau inutile aux automobilistes (et aux entreprises) disposant de revenus corrects et pouvant donc encaisser la hausse actuelle et future du prix des carburants, et oublier que, parmi les ménages modestes, beaucoup ne sont pas motorisés. Ces derniers sont les plus pauvres de nos concitoyens, et leur mobilité est limitée par la pénurie de transport collectif. L’argent public doit être consacré en priorité au développement du transport collectif : avec un milliard d’euros, on construit 50 km de tramway.
On ne peut certes méconnaître la situation difficile des ménages modestes obligés de se loger en milieu périurbain ou rural, loin de leur lieu de travail et ne disposant pas actuellement de transports collectifs adaptés à leurs besoins. Ces ménages doivent être aidés par des mesures sociales générales, bénéficiant à l’ensemble des ménages modestes et ne privilégiant aucun type de consommation, non par des mesures spécifiques perverses susceptibles de les encourager à utiliser la voiture alors qu’il faut au contraire les inciter à se libérer de la dépendance pétrolière.
Laissons un expert conclure. Selon Jean-Marie Chevalier, directeur du centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières : « les blocages des prix donnent aux consommateurs de faux signaux et entretiennent des illusions, le réveil est dur ».
Source : Courriel à Reporterre.
Jean Sivardière – 27 janvier 2012
Notes : (1) TIPP : taxe intérieure sur les produits pétroliers. UFC : Union fédérale des consommateurs. CLCV : Consommation logement cadre de vie. PS : Parti socialiste. Ademe : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. TVA : taxe à la valeur ajoutée. TER : train express régional. PREDIT : Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres.
C'est la question que soumet le site internet du quotidien Le Figaro aux Internautes : ici .
Pour la FNAUT c'est "oui "sans retenues. Cet aménagement du code de la route est soutenu par les associations de cyclistes urbains et a été acté au niveau national : voir .
Aussi si vous partagez ce même point de vue vous pouvez voter... pour le vélo...
Le contresens cyclable a eu du mal à s'imposer auprès des techniciens et à dans
l'opinion.
Il a fallu que les chiffres et les études prouvent qu'il n'était pas accidentogène.
Le tourner à droite s'inscrit dans la même démarche .
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