Accueil / contact

Vous cherchez ?

Ici, nous ne parlons pas de transports amoureux, mais nous sommes des amoureux du transport public

N'hésitez pas à réagir à notre vision de l'univers régional des transports en Pays de la Loire et un peu au-delà parfois !
Mardi 9 juin 2009

Le 28 avril 2009 à St Nazaire s'est tenu le procès de deux opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes qui étaient jugés au Tribunal.

 

Voici la suite du compte rendu des dépositions des défenseurs appelés à la barre pour affirmer leur opposition au projet .

Les Notes sont de Catherine Edé, sauf les interventions de G. Poisson et G. Denigot reçues par mail et insérées telles quelles. Pour le site Internet quelques mises en forme ont été nécessaires.


Rappel des faits :

 

Le mercredi 14 janvier 2009, des sondages géotechniques sont effectués à Notre Dame par le Laboratoire des Ponts et Chaussées. Des prélèvements de terre sont placés dans un véhicule. Un manifestant brise une vitre du véhicule pour récupérer des échantillons, les gendarmes interviennent, un autre manifestant vient soutenir son camarade. Tous les deux sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont libérés le lendemain.

 

Gilles DENIGOT, conseiller général de St-Nazaire.

« Hier, Mr Le Président, j’étais sur le site devant 10 cars de gardes mobiles. J’étais présent pour m’opposer moi aussi aux forages sur le site agricole de Notre Dame des Landes. 

 

Je suis opposé à ce projet, car il est inutile, nuisible et  coûteux.

 

Ce projet est inutile car nous avons  déjà un aéroport international,  qui  dans son dispositif actuel tourne à 30% de ses capacités. Je vous invite Mr le Président à prendre le temps de regarder comme je l’ai fait moi-même, l’excellent diaporama que l’ACIPA expose. Je doute que vous puissiez alors trouver des arguments personnels  qui vous empêchent de comprendre leur lutte contre ceux qui leur volent la terre.

 

Ce projet est nuisible, car cet aéroport détruirait 2000 ha de terre agricole dévolues à une grande partie de la production laitière de notre région, détruirait  des bocages et des espaces riche pour la  biodiversité, détruirait 80 exploitations agricoles, c'est-à-dire les vrais emplois utiles et non dé-localisables.

Vous ne pouvez, Mr le Président être insensible  à la défense de la terre nourricière.

 

Ce projet est coûteux, car personne à part les promoteurs  et les élus français qui les croient ne sait sortir un tel ouvrage pour 581 millions d’€. Tous les chiffres montrent que le coût réel pour les autres aéroports en Europe et dans le monde est de 4 à six fois plus élevé.


                                                                            Manifestation contre ND des Landes


Je suis là aujourd’hui pour soutenir cette action légitime de désobéissance civile. Pour soutenir ces militants, ces agriculteurs pacifistes, qui veulent vivre sur leur terre et la transmettre comme un service public aux générations futures.

 

Quel tribunal aurait aujourd’hui l’idée de condamner Gandhi ou Lanza des Vasto ? Mr le Président, nous sommes les enfants de ces hommes là, et je partage l’opinion si bien exprimée d’Hannah Arendt lors quelle dit : « il y a une  distinction à faire entre la désobéissance civile et le mouvement criminel. Alors que les criminels violent la loi de manière clandestine, la désobéissance civile réclame  et clame sa désobéissance et ne cherche surtout pas à la cacher. Alors que les criminels peuvent user et abuser de toute forme de violence, la désobéissance civile bannit la violence sous toutes ses formes’ C’est d’ailleurs ce dernier trait qui distingue fondamentalement la désobéissance civile de la révolution car celle-ci peut être violente. » Hannah Arendt  démontre comment et pourquoi  la désobéissance civile est un moteur indispensable à la démocratie, un support pour que la justice en tienne compte et un rempart aux régimes totalitaires.

Georges Bernanos rajoute "que la désobéissance civile apparaît nécessaire à la respiration de la démocratie. Loin d'affaiblir la démocratie, elle la protège et la renforce. "Il faut beaucoup d'indisciplinés, écrit t-il, pour faire un peuple libre."

 

Mr le Président, nous ne regrettons pas aujourd’hui que les paysans du Larzac se soient mobilisés dans les années 70, comme les opposants à NDDL le font aujourd’hui pour garder leur terre et pour que nous puissions encore produire et vendre du Roquefort. L’armée Française ne s’en est pas trouvée affaiblie…

 

Mr le Président, je ne veux pas que les électeurs qui m’ont élu et les autres citoyens puissent m’accuser de ne  pouvoir répondre aux besoins de la société, en collèges, en lycées, en écoles, en crèches, en hôpitaux, en lieux sportifs, en  personnels pour tous ces services publics utiles.

 

Je veux en tant qu’élu pouvoir me  regarder dans la glace  et ne pas  entendre nos enfants nous accuser d’avoir contribué, soit par laxisme, soit  par ignorance ou manque de courage à  accélérer les dérèglements climatiques et la disparition d’une alimentation de proximité qui soit  saine.  

 

Enfin, Mr le Président, ce n’est pas parce qu’une déclaration d’utilité publique est prononcée que les projets voient le jour. Rappelons-nous ici, de cette centrale nucléaire au Pellerin, puis de celle du Carnet, puis de ce projet de plus de trente qui consistait à étendre le port sur les zones sensibles de Donges Est… 

 

Tous ces projets ont tous été abandonnés. Tous étaient inutiles, nuisibles et onéreux pour les deniers publics. Pour autant, vous pouvez prendre l’avion sans problème à Nantes-Atlantique, pour autant nous ne manquons pas d’électricité, car nous en exportons et nous  gaspillons beaucoup,  pour autant les activités du Port vont enfin pouvoir se développer non pas à Donges Est, mais vers la mer, c'est-à-dire ou il y a de l’eau pour accueillir les navires marchands.

 

Mr le Président, ces hommes qui sont cités à la barre, ne sont pas deux, ils sont 500, ils sont 5000, et plus encore… Je fais partie d’eux et vous demande de me poursuivre pour les motifs que vous leur reprochez.

 

Si vous les condamnez en les considérants comme des délinquants, alors je crains que vous ayez participé à un jugement contraire à ce que  l’histoire des hommes dira d’eux.

 

Elle se souviendra qu’ils ont défendu la planète, contre les appétits financiers des entreprises de BTP et autres et que la majorité des politiques soutient faute d’avoir fait la « mutation culturelle » sur le monde à construire et non à détruire.

 

L’histoire se souviendra du courage de ses opposants qui luttent pour la terre, pour notre terre »


 

Jean-Paul NAUD, maire de NOTRE DAME DES LANDES

« A titre personnel je suis contre ce projet et en tant qu’élu j’y suis opposé également. Notre commune représente 3 740 ha, ce projet représenterait 1/3 à ¼ de son territoire.

Pas d’accord avec les promesses de développement économique qu’on dit lié à ce projet car il s’agirait plutôt de déplacement d’emplois du Sud Loire vers le Nord Loire.

En ce qui concerne la création d’entreprises, que ce projet se fasse ou non, la CCEG fera les mêmes zones d’activité.

Par contre, ce que l’on aura à gérer c’est un afflux de population et malgré les mesures compensatoire annoncées, les communes ne seront pas aidées pour la construction de nouveaux équipements publics…

Le choix du site est une aberration écologique avec la présence de ZNIEF de type 1 ou 2.

C’est un projet d’un autre âge, coûteux et surdimensionné qui ne va pas dans le sens du Développement Durable et de l’Agenda 21.

Il est prévu pour 9 M de passagers en 2050 : chiche, pourtant Nice a 10 M de passagers sur 370 ha et Genève 10 M sur 340 ha."

 

Jean-Jacques KOGAN, Vice-Président de la CCEG

« A titre de témoin, je ne connais pas les prévenus, mais je connais leur combat relayé par les élus de la CCEG, qui a adopté une délibération pour un recours juridique, et du Sivu Aéroportuaire.

Ce combat est ancien, obsolète, sans avoir été modifié par rapport à son emplacement, sa superficie (1250 ha prévus pour un aéroport à 9 M de passagers en 2050, alors que partout dans le monde des aéroports de 340 ha gèrent un trafic à 20 M de passagers).

On peut comprendre la colère des gens confrontés à ces aberrations.

 

 

Mme Michèle PIERSON, procureure

« Il n’appartient pas à l’institution judiciaire de juger le bien-fondé du projet… mais il y a les faits dont la matérialité n’est pas contestée par les prévenus. Le but de cette réunion était de s’emparer de ces échantillons pour retarder le chantier.

Le défenseur de M. David invoque la légitime défense, cela supposerait que le laboratoire n’était pas dans la légalité hors il agissait dans le cadre légal, un arrêté préfectoral a autorisé ces sondages effectués sur un terrain privé exploité par Mr Briand. Un protocole prévoit une indemnisation de 2000 €. »

 

L’avocat de la défense intervient alors car il n’a pas connaissance de ces pièces.

 

Le juge n’en tient pas compte et la procureure reprend : « La procédure a été respectée ; aucune infraction de vol ne peut être retenue à l’encontre du laboratoire. Pas de légitime défense car il n’y a pas d’infraction de la DDE."

 

Les infractions – dégradation de véhicule et vol de terre – sont constituées

 

Complicité Balej, le gendarme Lefeuvre a été ceinturé par Balej : état de nécessité ?

 

Article 122-7

N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.

 

Refus prélèvement ADN : le prélèvement était justifié.

 

La procureure  requiert la même sanction pour les deux prévenus :

-         refus prélèvement ADN : 2 mois d’emprisonnement avec sursis

-         vol et dégradation : 3 mois d’emprisonnement avec sursis

 

 

Après délibération, Rodolphe et Christian on été déclarés coupables et condamnés à  

2 mois d’emprisonnement avec sursis pour le vol

2 mois d’emprisonnement avec sursis pour refus de prélèvement d’ADN.


 

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT Pays de la Loire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
L'Association pour la Défense et la promotion de la Ligne Ferroviaire Caen-Saint-Lo-Rennes (ADPCR) a ouvert les colonnes de son journal ADPCR Infos aux promoteurs de la réouverture de Laval Mayenne.



Dans le dernier numéro, le N° 63 on peut lire page 18 (voir ci dessus), une information qui permet de faire le point sur le dossier.

Un point supplémentaire a été rajouté par Guy FONTENELLE , Président de l'ADPCR : la création de la nouvelle LGV Bretagne / Pays de la Loire  mettra Laval à 1h10 de Paris
ce qui donne un atout supplémentaire à la réouverture de la ligne, en favorisant les correspondances TER / TGV.

Pour en savoir plus  sur l'ADPCR : http://adpcr.hautetfort.com
Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : Laval / Mayenne : il faut le fer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009

            Dans notre série en cours « il faut lire les magazines des collectivités locales » nous ne pouvons pas, face aux  lecteurs du blog de FNAUT Pays de la Loire, ne pas réagir à la tribune du groupe d’opposition Démocratie 44 du Conseil général de la Loire Atlantique. Intitulée « Nouveau franchissement de la Loire : renoncer est une faute » elle est un plaidoyer pour un nouveau pont (gigansteque) entre ceux de Saint Nazaire et de Chéviré. Plaidoyer  essentiellement axé sur une critique de la procédure suivie tant par le Conseil général que par  la Préfecture qui a entériné le refus d’investissement de Patrick MARESCHAL qui lui constatait le…. non engagement de l’Etat. Plaidoyer reprenant aussi les vieilles antiennes sur l’accompagnement de la croissance démographique du Pays de Retz (évidente depuis la fin du péage sur le pont de Saint Nazaire), la nécessité de relier la Vendée à l’aéroport de Notre Dame des Landes dont l’utilité n’est pas mise en cause.

                 Nous préférerions que les mêmes élus, surtout ceux de l’agglomération nantaise moins soumis aux pressions locales, adoptent en la matière une logique plus proche du « Grenelle de l’Environnement » et renoncent au surinvestissement routier, à l’illusion des voies autoroutières facteur de développement (voyez le Nord, voyez la Lorraine). Peut être que FNAUT Pays de la Loire n’a pas assez soutenu sur ce point Patrick MARESCHAL lorsqu’il était venu en 2006 nous présenter à Chéméré ses analyses plutôt hostiles à l’étalement urbain.

                 Mais il n’est pas trop tard. Nous nous adresserons prochainement aux groupes du Conseil Général de la Loire Atlantique pour leur rappeler nos positions :

-           hostile à tout ouvrage créant une voierie routière  favorisant une circulation automobile dans des nouveaux territoires ruraux, facteur d’embouteillages au bout de quelques années et d’étalement urbain

-          favorables à l’optimisation de l’étoile ferroviaire nantaise (cadencement) et à sa coordination avec les services d’autocars du Conseil général

-          demandant une mise en œuvre rapide de nouvelles traversées en bateau de la Loire (St Brevin-St Nazaire, Paimboeuf-Donges et St Nazaire),

-          contre le projet d’aéroport alors que devraient  croître et être améliorées les liaisons ferroviaires au départ de Nantes (existantes ou à recréer : Nantes-Poitiers, contournement de la Région Parisienne, Nantes Bordeaux) délestant l’aéroport de trafics à moyenne distance

-          -favorables aux aménagements proposés ou à envisager (par exemple priorité aux voitures chargés et transport en commun, taxation en heure de pointe) sur le pont de Saint Nazaire qui ne doivent pas oublier le transport public alors qu’enfin on annonce des investissements sur le réseau STRAN de St Nazaire (que l'on aimerait revoir à St Brevin et Paimboeuf!)

Persister dans le gaspillage de deniers publics et la promotion d’un nouveau pont routier coûteux au dessus de la Loire ne serait pas une faute mais un crime contre l’environnement, contre la lutte contre les désordres climatiques, contre le véritable développement.

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT Loire Atlantique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 3 juin 2009

 Le 28 avril 2009 à St Nazaire s'est tenu le procès  de deux opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes qui étaient jugés au Tribunal 

 

Rappel des faits

 

Le mercredi 14 janvier 2009, des sondages géotechniques sont effectués à Notre Dame par le Laboratoire des Ponts et Chaussées. Des prélèvements de terre sont placés dans un véhicule. Un manifestant brise une vitre du véhicule pour récupérer des échantillons, les gendarmes interviennent, un autre manifestant vient soutenir son camarade. Tous les deux sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont libérés le lendemain.

 

 

Christian DAVID de Couëron et Rodolphe BALEJ de Nantes comparaissent pour les faits suivants qui leur sont reprochés :

- Dégradation de véhicule et vols de terre,

- Complicité de dégradation de véhicule et vols de terre,

- Refus d’ADN pour les deux interpellés,

- Résistance aux forces de l’ordre.

  

Au cours du procés  7 témoins se succèdent à la barre :

 

Sylvain FRESNEAU, agriculteur à NOTRE DAME DES LANDES

« Ce projet date des années 1962, je suis né avec lui. Je me suis installé en 1984 en refusant ce projet. C’est une aberration .

Ce secteur a été mis en valeur par nos parents et nos grand-parents. Il y a une qualité de vie et de travail en équipe, des compétences, sur tout le secteur.

Le dossier est resté longtemps en sommeil et a été relancé en 2000. 68 exploitants sur les 1425 ha de ZAD.

La moyenne d’âge des agriculteurs du secteur est la plus jeune du département. Le quota de lait est le plus important par rapport au reste du département. D’un désert, on a fait une valeur, une force.

17 exploitations seraient complètement détruites et 35 autres très impactées. 1 actif agricole fait travailler 7 actifs salariés.

De grandes idées dans le Grenelle de l’Environnement mais nous on est complètement dedans, nous avons de l’avance sur le Grenelle. C’est aberrant de saccager des terres. »

 

Gérard POISSON, agriculteur, membre de la CONFEDERATION PAYSANNE


Son intervention est basée sur 5 points : 

1/ Intervention position départementale

La confédération paysanne majoritaire en 44 est défenseur des fermiers. Non corporatiste, elle est à l'origine du statut du fermage.

Elle  s'inquiète de la consommation d'espace dans le département sur 600 000 ha, il y a 400 000 ha de surface agricole, qui est le deuxième département en zones humides après les Bouches du Rhône (70 000 ha). La consommation actuelle est de 2 500 ha par an, en 130 ans il n’y aura plus de surfaces agricoles.

 

2/ La consommation de cet espace tout le monde la dénonce

En moyenne sur 20 ans,  1/3 des terres consommées l'ont été par l'urbanisation, liée aux flux migratoires et au dynamisme,  1/3  l'ont été par les infrastructures (10 ha par Km), Z.I.D. (150 ha), les Z.A.C, les carrières etc. Enfin  le dernier 1/3 par les loisirs (étangs, chevaux etc. )

 

3/ Carte blanche

La zone agricole représente  20% des emplois.

1 agriculteur  = 7 emplois. C'est la deuxième force économique de France après le tourisme et c'est une activité non délocalisable. Enfin l'étalement urbain constitue un véritable gaspillage. 

 

4/ Résistance positive

L'agriculture est passée des années 70 à un type intensif en montrant dans les années 80 des signes de qualité, les années  2000 sont placées sous le signe du durable.

et les autres forces économiques (habitat, éducation, santé, transport?)

 

5/ L'avenir et la sobriété

Des interrogations et des Contradictions avec un projet ancien. Les générations futures sont -elles prises en comptes : l'emprunt sera pour nos enfants, pourra t’il être remboursé et qui payera les intérêts ?

Un hectare de terre pèse 5 000 tonnes ; qui sont devant nos génération futures les vrais voleurs de terre ?

 


Jean RENARD, professeur émérite à l’Université de Nantes, géographe, spécialiste des questions foncières depuis 50 ans.

« Je crois bien connaître les problèmes de consommations d’espaces pour l’urbanisation. C'est un projet qui va accélérer cette consommation d’espace. Un projet surdimensionné de 1650 ha avec des effets indirects sur l’environnement proche et lointain (zones industrielles). Il y a DANGER. Depuis 1970 la donne a changé.Un article le 14/04/09 du journal Le Monde soulève le problème de la Ruée sur les terres agricoles.

Ce projet est un non-sens en 2009, ce qui n’était pas le cas en 1973.

MIRABEL est concomitant de NDL ; MIRABEL a été réalisé, aujourd’hui il est devenu un parc d’attractions car le trafic est revenu sur l’aéroport de Dorval.

Nous ne sommes plus dans le toujours plus, nous sommes dans le toujours mieux. Il a été annoncé 6 Millions de passagers à Nantes-Atlantique, on en est à un peu plus de 2 M. Le trafic aérien n’aura pas la puissance annoncé dans les 30 glorieuses (30 piteuses).

Ce projet est inutile et démesuré. Le site est une zone dynamique, un bassin laitier important. Ce projet est le Larzac de la Loire-Atlantique qu’on essaye de démanteler.

Ce projet est identique des projets qui ont été abandonnés : Donges-Est, La Martinière, et Le Carnet qui devait régler tous les problèmes énergétiques de la région ».

 

                                                                                Une opposition ancienne...

 

Yannick JADOT, tête de liste Europe Ecologie pour l’Ouest

« Ce projet est un projet des « 30 glorieuses » : argent public, futur linéaire, trafic en augmentation, élus locaux qui aimaient les grands projets.

Aujourd’hui, ce projet est un projet du passé, dépassé. Dans la presse récemment, le Préfet annonce que beaucoup d’opérateurs sont candidats car c’est le seul projet européen d’aéroport, mais ailleurs on réaménage ce qui existe. La mobilisation citoyenne est légitime face à ce projet aberrant.

Le Grenelle de l’Environnement aurait dû stopper ce type de projet. Je cite Nicolas Sarkozy lors de son discours du 25/10/07 concluant le Grenelle de l’Environnement :

  Il faut avoir le courage de reconnaître que nous ne pouvons plus définir des politiques en ignorant le défi climatique, en ignorant que nous détruisons les conditions de notre survie… tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour le climat, leur « coût en carbone ». Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé… nous allons renverser la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. Les décisions « non écologiques » devront être motivées et justifiées comme « dernier recours. Nous allons appliquer immédiatement ce principe à la politique des transports. Le Grenelle propose une rupture »

 

  A suivre


Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT Pays de la Loire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Contact - C.G.U. - Signaler un abus