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FNAUT en France

Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 09:30

 

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Communiqué de Presse                                               Lundi 12 septembre 2011


 

Réservation obligatoire sur Paris-Cherbourg : projet inadmissible

 

 

Désapprobation face au projet de résa obligatoire dans les trains Paris-Cherbourg

 

La FNAUT désapprouve fortement le projet de la SNCF de rendre la réservation obligatoire dans tous les trains Paris-Cherbourg et en a fait part au ministère des Transports. Les présidents des régions Haute et Basse-Normandie s’élèvent eux aussi contre ce projet.


La réservation obligatoire introduirait la rigidité de commercialisation du TGV sans les avantages de la grande vitesse : elle impliquerait en effet des démarches d’échanges de billets contraignantes, complexes et souvent coûteuses pour le voyageur.


Ces contraintes désavantageraient fortement le rail par rapport à la route sur une des très rares lignes encore rentables parmi celles qui ont fait l’objet de la récente convention Etat-SNCF sur les trains d’équilibre du territoire (TET).

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Hors TGV, la France a aujourd’hui les plus mauvaises liaisons Intercités d’Europe


Le déficit des trains Téoz à réservation obligatoire Bordeaux-Toulouse-Montpellier-Marseille-Toulon-Nice, sur un axe au trafic potentiel très important, démontre clairement que l’offre de la SNCF ne répond plus aux attentes de la clientèle. Hors TGV, la France a aujourd’hui les plus mauvaises liaisons Intercités d’Europe, où la fréquence horaire et la réservation facultative sont la règle générale, y compris sur des lignes à trafic moyen.


La SNCF doit admettre, surtout dans le cas d’un service public, qu’il faut gérer les pointes de trafic (comme le font d’autres opérateurs : électricité, transports urbains, autocaristes) et non essayer de les supprimer.

 

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L’augmentation des prix maximum, compensée par plus de prix réduits  n’est pas recevable pour des trains de service public

De même, en matière de prix, l’argument généralement avancé par la SNCF qu’avec le « yield management », facilité par la réservation obligatoire, l’augmentation des prix maximum est compensée par un plus grand nombre de prix réduits avec des achats anticipés n’est pas recevable pour des trains de service public : les nombreux usagers qui voyagent par nécessité n’ont pas à financer ceux qui peuvent anticiper leurs voyages de loisirs.


En conclusion la FNAUT désapprouve fortement le projet de réservation obligatoire dans les trains d’équilibre du territoire, qui met le client au service de la SNCF. Elle demande l’intervention de l’Etat, autorité organisatrice de ce service public.


Ce projet va à l’encontre des objectifs de la convention des trains d’équilibre du territoire qui a pour objectif de remplir les trains insuffisamment chargés et non de réduire la fréquentation des trains les plus fréquentés.

 

 

Bureau National de la FNAUT

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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 09:45

 

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Le prochain Congrès de la FNAUT est annoncé...

 

Le 18ème congrès de la FNAUT aura lieu les 20 et 21 octobre 2012 à Lons-le-Saunier.

 

Il sera organisée par l'Association pour la Promotion des Voies Ferrées Jurassiennes (APVFJ), en collaboration avec la  FNAUT Franche-Comté.

 

Après Dole en 1994, Besançon en 2006, ce sera la 3ème fois qu'un congrès de la FNAUT aura lieu en Franche-Comté...

 

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Dominique BUSSEREAU, entouré par Jean SIVARDIERE, le Président de la FNAUT, à droite et Regis Bergounhou,

  le secrétaire de la Fédération, à gauche, au Congrès du Mans . 

 

 

Les Congrès sont l'occasion de parler de la politique des transports avec des élus mais aussi directement avec le Ministre comme ce fut le cas au Mans avec Dominique BUSSEREAU en 2008.

 

Fera -t-on mieux à Lons-le-Saulnier ? On verra...

 


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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 08:30

 

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L'étude, menée avec le soutien financier de la Direction Générale des Infrastructures de Transports et de la Mer du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, a porté sur les attentes de la FNAUT en ce qui concerne l'information multimodale et la billettique.

 

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Pour chacun de ces deux thèmes, elle a dressé un état des lieux à l'étranger et en France, procédé à une évaluation et proposé des améliorations.

 

Elle a fait intervenir le réseau des FNAUT régionales, des membres de la FNAUT experts de ces questions et a été rédigée par Marc DEBRINCAT (responsable du service juridique de la FNAUT), Aymeric GILLAIZEAU (FNAUT Pays de la Loire) et Jean LENOIR (vice-Président de la FNAUT).


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Marc DEBRINCAT (au centre de la photo) et  Aymeric GILLAIZEAU (photo de droite)

ont rédigée, avec Jean LENOIR cette étude...

 

 

L'exigence de fluidité des déplacements en transports collectifs, surtout s'ils sont intermodaux, et la nécessité que les dispositifs d'information et les systèmes tarifaires couvrent le déplacement de porte à porte sont des exigences des voyageurs et donc des enjeux pour les Pouvoirs publics, les autorités organisatrices de transport et les exploitants de transport.

 

L'information intermodale et la billettique se conjuguent en effet pour améliorer la facilité d'usage et l'attractivité du transport collectif.


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Information "classique" à caractère multimodale (gare du Mans)

 

La problématique qui se pose aux Systèmes d'Information Multimodale (SIM) et de billettique est de répondre aux besoins actuels des voyageurs dans un souci de simplification de l'usage des modes de transports collectifs et de maîtrise des coûts supplémentaires pour l'exploitant. La réalisation de ces deux objectifs pourrait contribuer à l'accélération du report modal.

 

Les représentants de la FNAUT au comité d'orientation de l'AFIMB s'appuieront sur les conclusions de cette étude pour exprimer leurs attentes sur les systèmes d'informations multimodaux et la billettique.

 

Le champ de l'étude est limité aux transports collectifs terrestres nationaux. La première partie ne porte pas sur l'intermodalité "physique" mais sur les informations dont le voyageur a besoin ou qu'il peut trouver pour réaliser un trajet combinant un ou plusieurs modes de transport collectif. Elle ne porte pas non plus sur les dispositifs d'information en situation perturbée. La seconde partie ne porte pas sur la politique tarifaire ou la tarification mais sur les systèmes dématérialisés de billetterie.

 

voir l'étude détaillée / Télécharger l'étude

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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 08:00

 

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Communiqué de Presse du 16 juin 2011

 

 

La FNAUT est favorable à une expérimentation de l’ouverture à la concurrence.

 

La FNAUT, qui a participé aux travaux de la commission présidée par le sénateur Francis Grignon, estime qu’une expérimentation de l’ouverture du TER à la concurrence est justifiée et nécessaire.

 

La possibilité d’ouvrir le secteur du TER à la concurrence doit être abordée de manière pragmatique et non idéologique, en se basant en particulier sur l’exemple de l’Allemagne, où l’introduction très progressive de la concurrence dans le transport ferroviaire régional a permis de réduire les coûts d’exploitation et de réinvestir les économies ainsi réalisées dans un renforcement quantitatif et qualitatif de l’offre.

 

Cette évolution positive ne peut être ignorée en France. Elle a été observée non seulement sur les lignes exploitées par des opérateurs privés, mais aussi sur les lignes dont la Deutsche Bahn, stimulée par la concurrence, a conservé l’exploitation.


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TER Languedoc Roussillon, X 73 900 en gare de Carcassonne assurant la ligne Quillan / Limoux / Carcassonne

 

L’introduction de la concurrence dans le secteur du TER n’aurait rien à voir avec un abandon du service public, bien au contraire.  

Elle se ferait sous forme d’une délégation de service public par la Région, autorité organisatrice du TER, à un exploitant public ou privé suite à un appel d’offres, selon le modèle dominant en transport urbain, qui donne satisfaction.

 

La région conserverait la maîtrise de la définition de l’offre et de la tarification. Ce qui compte pour les usagers, ce n’est pas le statut public ou privé de l’exploitant, mais la qualité du contrat qui lie l’exploitant et l’autorité organisatrice.

 

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L’introduction très progressive de la concurrence dans le transport ferroviaire régional a permis de réduire les coûts d’exploitation et de réinvestir les économies ainsi réalisées dans un renforcement quantitatif et qualitatif de l’offre.(gare de Fribourg-en-Brisgau/ Freiburg ou Freyburg en Allemagne)


 

Bien entendu, l’ouverture du TER à la concurrence n’est pas la solution miracle : elle ne changera rien à l’état et à la capacité des infrastructures ferroviaires, elle n’éludera pas la nécessité de dégager une ressource financière nouvelle permettant aux Régions de développer les dessertes TER, et elle ne supprimera pas la coordination souvent déficiente entre ces dessertes et les dessertes routières assurées par les Départements.


 

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Automoteur diesel Regio Shuttle RS1 N°513  de la compagnie Ortenau-S-Bahn (OSB), assurant la liaison Strasbourg / Offenburg.

OSB est un opérateur régional privé dont les trains desservent le Sud-Ouest de l'Allemagne.

 

 

Elle peut cependant permettre de sauvegarder les lignes les plus fragiles économiquement et d’y développer l’offre à un coût compatible avec les moyens financiers des Régions, et d’éviter ainsi des transferts sur route, dont l’expérience montre qu’ils s’accompagnent toujours d’un retour d’une part notable des usagers à la voiture.  

 

La FNAUT demande donc qu’elle soit expérimentée en priorité sur des lignes de ce type.

 

 

 

Pour la FNAUT  

Jean Sivardière, Président  

Jean Lenoir, vice-président 

 

 

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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 07:54

 

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Pour la FNAUT, les mesures d’aide directe aux automobilistes renforcent leur dépendance à la voiture au lieu de les en libérer.

 

1 / La récente hausse du prix des carburants routiers a poussé le gouvernement à augmenter les déductions fiscales pour frais professionnels dont bénéficient 5 millions d’automobilistes. Le coût pour l’Etat, 115 millions, sera compensé par une taxation des compagnies pétrolières. Cette décision est doublement irrationnelle.

 

+ D’une part la revalorisation de 4,6 % du «barème forfaitaire kilométrique» accentue un privilège accordé aux automobilistes, le barème actuel surestimant déjà le coût d’usage de l’automobile d’au moins 30 % .


+ D’autre part elle ne rapportera qu’une somme dérisoire, une vingtaine d’euros en moyenne, à chaque automobiliste concerné et ne bénéficiera même pas aux ménages les plus modestes, qui ne sont pas imposés.

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La FNAUT attend plutôt du gouvernement qu’il lance une grande campagne d’information sur les alternatives existantes à la voiture et les avantages de l’écoconduite, qui permet à un automobiliste de réduire aisément et fortement – de l’ordre de 20 % - sa consommation de carburant et contribue par ailleurs à l’amélioration de la sécurité routière (qui se dégrade dangereusement depuis trois mois).

 

2 / Une tarification sociale du carburant a été proposée par plusieurs responsables politiques pour aider aux ménages modestes obligés de se loger en milieu périurbain ou rural, loin de leur lieu de travail et ne disposant pas actuellement de transports collectifs adaptés à leurs besoins. Une telle mesure, impraticable techniquement, serait un mauvais signal.

 

+ Une partie des automobilistes modestes peut se reporter sur les transports collectifs. Selon la RATP, la hausse du prix des carburants pourrait amener 30 millions de voyages supplémentaires par an sur son réseau, soit près de 100 000 voyageurs par jour. Comment faire la distinction entre les automobilistes réellement captifs de leur véhicule et les autres ?


+ Parmi les ménages modestes, beaucoup ne sont pas motorisés. Ce sont les plus pauvres, et leur mobilité est limitée par la pénurie de transport collectif. Mieux vaut que l'argent public soit consacré au développement du transport public, dont la présence sur l’ensemble du territoire est manifestement insuffisante.


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Les ménages modestes, obligés de vivre en milieu périurbain ou rural, loin de leur lieu de travail et ne disposant que de transports collectifs inadaptés à leurs besoins sont pénalisés par la hausse inéluctable du prix des carburants. Ils doivent être aidés par des mesures sociales générales ne privilégiant aucun type de consommation, non par des mesures spécifiques perverses susceptibles de les encourager à utiliser la voiture.

 

 

Communiqué du 12 avril 2011

 

Contacts presse : Jean Sivardière, président de la FNAUT 

Jean Lenoir, vice-président

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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 09:00

 

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La FNAUT réclame des mesures urgentes et efficaces en faveur des voyageurs pour faire face aux dysfonctionnements du rail.

 

Critiqué pour ne pas avoir été assez présente à l'occasion des mouvements de mécontentements des usagers, la FNAUT se devait de réagir pour une bonne raison: les processus qui provoquent ces dysfonctionnements sont connus et leurs effets ont été analysé depuis plusieurs années par la Fédération. Et ce n'est pas faute d'avoir informé les autorités, les transporteurs et d'avoir "tiré la sonnette d'alarme"...

 

Les dysfonctionnements n'ont pas disparu...


La crise du rail (baisse de la ponctualité et de la fiabilité du transport ferroviaire, quelque soit le secteur : TGV, Intercités, TER, Transilien) a été maximale au cours des mois de novembre et décembre 2011, impliquant des difficultés  inextricables et du stress pour les voyageurs quotidiens et occasionnels.


Un texte vient d'étre mis au point, après consultation des membres du bureau national et à partir du travail de Marc Debrincat qui siège comme usager au conseil d'administration de la SNCF.

 

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La FNAUT et les associations adhèrentes demandent que des mesures efficaces soient prises en faveur des voyageurs.

 

Ce document qui sera mis en ligne à partir de lundi sur le Blog de la FNAUT Pays de la Loire, présente les préconisations de la FNAUT pour faciliter à court terme la vie des usagers quotidiens du TER et du TGV

Les épisodes de l'hiver loin d'être achevés se poursuivent. Le quotidien des usagers continue à être perturbée par des dysfonctionnements nombreux et variés : trains supprimés, en retard ou surchargés.

 

Les propositions de la FNAUT : des mesures urgentes !


Ces mesures concernent en particulier la gestion des situations perturbées, les dédommagements des voyageurs et la concertation. Le texte est complété par un résumé des mesures de fond qui ont été avancées lors de la conférence de presse du 11 février 2011.

 

Ce texte va bénéficier d'une large communication à destination des décideurs nationaux (ministère des transports, SNCF,...) et aux médias.

 

A lundi ...

 

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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 07:50

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Communiqué du 18 février 2011

 

 

 

Le Schéma national d’infrastructures de transport (SNIT) : la FNAUT demande un ordre de priorité dans la réalisation des projets

 

La FNAUT estime que la deuxième version du projet de Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), publiée le 26 janvier dernier, n’apporte aucun changement de fond par rapport à la première, datant de juillet 2010. A l’évidence, la « rupture majeure » et le « changement drastique de stratégie » ne sont toujours pas au rendez-vous.

 

Ignorant la hausse récente du prix du pétrole et la confirmation du réchauffement climatique au cours de la dernière décennie, le projet de SNIT maintient des investissements anachroniques tels que l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et 18 autoroutes qui ne serviront qu’à stimuler à contre-temps le trafic routier (seul le contournement de Tours a été éliminé).

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Malgré l’intégration des « coups partis » depuis le Grenelle de l’environnement, la part de la route dans le SNIT (officiellement 7,8%) reste largement sous-estimée car de nombreux projets ne sont pas mentionnés ou sont financés par les collectivités territoriales.

Des projets d’un intérêt contestable, tels que la LGV Poitiers-Limoges et des canaux interbassins à grand gabarit, sont également conservés alors qu’il fallait concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail.

 

Cette deuxième version du SNIT souffre des mêmes faiblesses que la première.


+ Le SNIT n’est pas un outil de planification. Toute prévision de ses impacts environnementaux à différents horizons et de leur conformité avec les engagements annoncés est maintenant soigneusement évitée.

 

+ Les financements ne sont pas garantis. L’enveloppe financière (166 milliards) n’a été réduite que de 4 milliards alors les projets du Grand Paris (32 milliards) ont été retirés du SNIT.

 

Par suite, et aussi parce qu’ils sont plus facilement phasables et intéressent davantage les élus locaux, les projets routiers se concrétiseront plus vite que les projets ferroviaires. On le vérifie avec la LGV Tours-Bordeaux dont le financement n’est toujours pas bouclé, la région Poitou-Charentes refusant sa participation.

 

Le SNIT affiche une priorité à la réutilisation des infrastructures existantes, mais de nombreux projets routiers (Roanne-Moulins, Toulouse-Castres, Troyes-Auxerre, Langres-Vesoul, Nancy-Metz, …) sont entérinés alors que des voies ferrées parallèles pourraient répondre à la demande après remise à niveau.

A part quelques projets très limités, les possibilités liées à la modernisation et au remaillage du réseau ferré classique sont ignorées : la réhabilitation insuffisante de ce réseau, faute de financement suffisant et pérenne, est pourtant une des causes majeures du mécontentement actuel des voyageurs.

 

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Le SNIT, qui ne fera même pas l’objet d’un vote du Parlement, nous distrait avec de grands projets ferroviaires (les branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône et la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon constituent deux doublements concurrents de la LGV existante Paris-Lyon mais sont tous deux inscrits au SNIT).

Pendant ce temps, la SNCF se débarrasse de son trafic de wagon isolé, et le gouvernement généralise discrètement, par décret du 17-01-2011, l’autorisation de circulation des camions de 44 tonnes alors que l’évaluation de cette mesure n’a pas été rendue publique.

 

En conclusion, la FNAUT demande que le SNIT soit complété par un document définissant un ordre de priorité dans la réalisation des projets, afin que les décisions du Grenelle de l’environnement soient transformées en actes.

 

 

Contacts presse :

Jean Sivardière, président de la FNAUT : 04.76.75.23.31

Jean Lenoir, vice-président, téléphone : 01.48.73.84.81

Jean-François Troin, vice-président, téléphone 02.47.54.06.59

 

voir dossier de presse de la Fnaut

 

 

FNAUT - 32 rue Raymond Losserand 75014 Paris - téléphone : 01 43 35 02 83 - courriel : contact@fnaut.org 

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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 07:56

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Conférence de Presse

 

Les dysfonctionnements des services ferroviaires :


+ des causes très diversifiées

+ quelles solutions à la crise actuelle ?


Depuis plusieurs années, malgré les efforts des régions pour développer le TER et, plus récemment, de RFF pour moderniser le réseau ferré, les voyageurs sont confrontés à une lente dégradation de l’offre ferroviaire (TGV, trains Intercités dits aujourd’hui trains d’équilibre du territoire ou TET, et TER), que la FNAUT a souvent dénoncée tout en avançant des propositions constructives.


Jusqu’à une date récente, cette dégradation concernait surtout les trains TER (la situation étant d’ailleurs très variable d’une région à l’autre) et TET :


+ trains supprimés, en retard ou surchargés ;

+ transferts fréquents sur autocars, lents et peu appréciés des voyageurs ;

+ correspondances non ou mal assurées ; information déficiente.


A ces dysfonctionnements répétitifs s’est superposée, fin 2010, une accumulation de perturbations conjoncturelles qui ont fortement aggravé la situation et atteint également les services TGV : événements climatiques inattendus, grèves interprofessionnelle (retraites) et locales, nombreux travaux sur les voies, attribution tardive des sillons par RFF, mise en service de la ligne du Haut-Bugey dite des Carpates en Rhône-Alpes (qui a provoqué une modification des horaires de 40% des trains TER de la région).


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Les voyageurs ont réagi de diverses manières : pétitions, appels aux décideurs politiques, grève de présentation des titres de transport, exigence d’indemnisations, actions contentieuses contre la SNCF.

 

Les associations membres de la FNAUT se sont mobilisées, en particulier en Rhône-Alpes et dans le grand bassin parisien, et la FNAUT a soutenu les actions contentieuses de plusieurs voyageurs gravement lésés par des retards de trains.


Ces réactions des usagers, en particulier ceux du TER, sont légitimes : les distances domicile travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, les employeurs n’admettent plus les retards.

 

Les usagers, dont la vie quotidienne est rythmée par leurs déplacements, ne peuvent pas accepter une régression du service offert, un mauvais positionnement horaire des dessertes, ou des suppressions de trains à répétition.


Avant de proposer des solutions efficaces à la crise actuelle, dépassant le niveau des slogans et des affirmations catégoriques et simplistes, il est nécessaire d’analyser toutes les contraintes techniques, sociétales, institutionnelles et financières qui pèsent sur l’exploitation ferroviaire ou pénalisent directement l’exploitant.


 

A suivre

 

Conférence de presse du vendredi 11 février 2011

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 07:36

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Quand la FNAUT répond à ses détracteurs !

 

Le Blog de la FNAUT Pays de la Loire publie le courrier réponse de Jean Sivardière paru le 3 février 2011 sur le site REPORTERRE . Le texte de Jean Sivardière est en italique. Les liens ont été rajoutés par la suite pour servir d'illustrations.

 

 

Les associations nationales ne sont pas moins actives que les associations locales.

 

Dans sa réaction à mon point de vue sur les LGV, Victor Pachon affirme que la FNAUT est une association «fantomatique» qui, «à force de siéger et rien que siéger, sans être une force de mobilisation, prend le chemin de la coquille vide bureaucrate». Permettez-moi, pour l’information de vos lecteurs, d’apporter quelques précisions en réponse à ces propos inutilement désagréables.

 

La FNAUT : une fédération d'associations ... locales


Commençons par les 150 associations locales regroupées par la FNAUT, dont une vingtaine en Ile-de-France.

 

Leur présence sur le terrain et leur efficacité ne peuvent être contestées.

Ce sont des associations de la FNAUT qui, à Grenoble, Strasbourg, Lyon, Paris, Bordeaux, Le Mans, Tours,… ont été à l’origine du retour du tramway ; qui sont présentes auprès des autorités organisatrices de transport urbain et dans un grand nombre de comités de lignes TER pour y défendre les usagers et y faire des propositions concrètes d’amélioration des services ; qui ont réussi à éviter des fermetures de lignes ferroviaires aujourd’hui mieux exploitées (Nice-Digne, Caen-Rennes, Colmar-Metzeral) ; qui ont agi avec succès pour obtenir des réouvertures (Cannes-Grasse, Tours-Chinon, Nantes-Pornic et Nantes-Châteaubriant, Belfort-Delle) ou s’efforcent d’en obtenir d’autres (Pau-Canfranc, Fontenay-Niort, Orléans-Chartres, Laval-Mayenne ) ; qui se sont opposées à l’implantation stupide de gares TGV en pleine campagne et ont obtenu leur déplacement (en Lorraine) ou leur connexion au réseau classique (en Franche-Comté).

 

P1020578.jpg Intermodalité en gare de Tours

 

La FNAUT est bien active !


Ce sont aussi des associations de la FNAUT qui se battent contre le transit des poids lourds (dans les Vosges et le Jura, dans la vallée de Chamonix, en Maurienne, en vallée d’Aspe) et contre des projets d’autoroutes ou de rocades urbaines (en Ile de France, en Touraine, en Lorraine, dans la région lyonnaise, en Lozère, à Chambéry), parfois avec succès (autoroute Annemasse-Thonon, rocade nord de Grenoble).

Certes aucune association de la FNAUT n’était présente dans les Landes pour combattre l’A65, mais faut-il conclure de ce seul exemple que la FNAUT est fantomatique ?


Il est de bon ton, chez certains militants locaux, de critiquer les fédérations associatives nationales, dont les responsables sont supposés être des parisiens coupés des réalités locales, gérant leurs structures de manière bureaucratique et se satisfaisant de siéger stérilement dans des commissions officielles. Cette vision caricaturale ne correspond guère à la réalité des activités de la FNAUT.

 

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Congrès du Mans  


Le rôle d’une fédération nationale n’est pas d’être active sur le terrain, mais de faire ce que les associations locales peuvent difficilement faire et d’agir auprès des décideurs nationaux.

La FNAUT, qui est l’une des 17 associations de consommateurs agréées par l’Etat, traite un millier de litiges entre voyageurs et transporteurs par an et agit en justice contre les publicités trompeuses des constructeurs automobiles.

Elle intervient auprès des ministères (Consommation, Ecologie, Transports, Aménagement du Territoire, Budget), des parlementaires, des entreprises nationales (RFF, SNCF, RATP). Elle est présente au Conseil national de transports, aux conseils d’administration de la SNCF et de la RATP. Elle anime une réflexion collective dans le cadre de son conseil national et de son congrès bisannuel.

Elle s’exprime dans de nombreux colloques relatifs aux transports et en organise elle-même en partenariat avec d’autres organismes ou associations.

Elle réalise des études et fait financer des expertises. Elle a participé aux travaux du groupe « facteur 4 » et à l’atelier transport du Grenelle de l’environnement. Elle diffuse un bulletin mensuel, FNAUT Infos, qui peut être consulté sur le site http://www.fnaut.asso.fr.


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Il est évidemment difficile d’établir un bilan de ces activités. Mais dans certains cas précis, l’influence de la FNAUT ne peut être niée. Elle dénonce depuis longtemps la dégradation des relations ferroviaires intercités (trains Corail) : elle vient enfin d’obtenir que l’Etat en reconnaisse la vocation de service public, s’en déclare autorité organisatrice et codifie leur financement (il va lever une taxe spécifique sur les sociétés autoroutières, comme elle le réclamait).

 

Elle a réussi à convaincre la SNCF d’améliorer (un peu) son information horaire et tarifaire.

Elle mène aussi avec succès, depuis plusieurs années, des actions contentieuses afin de sauvegarder des emprises ferroviaires inutilisées que RFF cherche à vendre et qui seront bien utiles quand le prix du baril de pétrole atteindra les 200 dollars.


La FNAUT ne se focalise pas sur le rail, comme certains le lui reprochent parfois : si elle s’intéresse autant à ce mode, c’est tout simplement parce qu’il souffre d’un sous-investissement chronique qui contribue à une baisse (Corail) ou un effondrement (fret) du trafic ; il faut aujourd’hui rattraper tous les retards accumulés.

 

Ce bref panorama montre au passage que le point de vue de la FNAUT sur les LGV s’intègre dans une vision globale du rail et de l’ensemble des modes de transport qui n’a rien à voir avec le tout-TGV.

 

Jean Sivardière 

 


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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 07:52

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La politique TER à la croisée des chemins

 

Confrontés aux dysfonctionnements permanents du TER, auxquels s’est ajoutée, fin 2010, une accumulation d’évènements conjoncturels (perturbations climatiques inattendues, grèves nationale et locales, mise en service de la ligne des Carpathes), les usagers s’expriment de multiples manières : pétitions, appel aux associations, appel aux décideurs politiques, grève de présentation des titres de transport, etc. ….

 

Pour essayer de trouver des solutions, une analyse s’impose. Elle doit porter sur l’évolution générale du système ferroviaire, mais aussi sur le rôle joué par chacun des partenaires, à savoir l’autorité organisatrice : la Région, le prestataire : la SNCF, et le gérant de l’infrastructure : RFF.

 

Le contexte général

 

Rappel historique 


+ Dans les années 1970, il est admis que les trains dits omnibus ou locaux (TER actuels) sont voués à l’abandon.


+ Depuis 2002, et après une phase expérimentale de 1997 à 2002, la région Rhône-Alpes  comme d'autres régions françaises assure la gestion du transport régional de voyageurs. A ce titre, elle définit la politique ferroviaire régionale, le cahier des charges relatif à l’exploitation et la tarification régionale. Elle achète du matériel roulant et rénove les gares.


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+ L’infrastructure du réseau –en dehors des lignes grande vitesse – est très ancienne. Elle est gérée, depuis la réforme ferroviaire de 1997, par RFF.

 

La relance du ferroviaire


+ Initiée par la région, cette relance s’appuie sur l’investissement dans du matériel performant et moderne et une offre correspondant aux besoins des utilisateurs sur une infrastructure très contrainte.

 

Dès 1997, la FNAUT attirait l’attention des partenaires sur l’importance des infrastructures. D’après la législation actuelle, les régions n’ont pas vocation à financer les infrastructures ni les lignes TGV.

 

Néanmoins le réseau existant a permis un développement réel du trafic : aujourd’hui le trafic atteint 135 000 voyageurs/jours, malgré de nombreux dysfonctionnements.

 

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Le contexte actuel

 

Pourquoi ce qui fonctionnait cahin-caha jusqu’en décembre est-il grippé ?

 

Deux paramètres sont incontournables pour l’exploitation d’un réseau ferroviaire. Il faut simultanément une infrastructure adaptée et une exploitation performante.

Avec une infrastructure constante et même améliorée en divers points, la cause de l’aggravation des dysfonctionnements est à rechercher dans les méthodes d’exploitation.

 

Le prestataire SNCF - Actuellement la SNCF reste l’exploitant ferroviaire. Bras armé du pouvoir politique depuis 50 ans, elle est engagée dans une politique de repli : fermetures de lignes, suppressions de trains, réductions de personnel. Une telle culture a marqué plusieurs générations du personnel.


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Deferrement de l'ancienne ligne Laval / Mayenne

 

Changement de stratégie de la part de la SNCF  

 

Sa stratégie est pour le moins fluctuante : après le TGV « fer de lance de l’entreprise », courant 2010, le PDG découvre le transport de proximité source de profit potentiel pour l’entreprise. Cette nouvelle orientation devrait se traduire par un redéploiement de moyens en faveur de cette branche en expansion.

 

Dans les faits, il n’en est rien et, simultanément, se poursuit la mise en place de la méthode d’exploitation basée sur la séparation des activités et le management sectoriel. Il en résulte une lourdeur supplémentaire, préjudiciable à la production. L’acheminement en taxi du conducteur de Lyon à Belfort lors de l’incident du train Strasbourg – Port Bou en fournit un exemple qui a défrayé la chronique, mais on peut donner des exemples quotidiens similaires même s’ils sont moins spectaculaires.

 

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Lunéa

 

D’autre part la SNCF exploite aujourd’hui ses lignes en dépit des règles de base fondamentales de l’exploitation ferroviaire. Ni matériel ni personnel de réserve, battements insuffisants aux extrémités des lignes. Le matériel proposé aux régions est souvent inadapté (sous-capacité, portes trop étroites, matériel non prévu pour le froid et la neige, etc.). Le personnel est réduit en deçà du minimum nécessaire, il est de plus en plus mal formé (formation réduite), l’information des usagers est toujours aussi mauvaise.

 

RFF - Autre source de difficultés : RFF veut étendre le cadencement afin d’augmenter ses recettes. Le concept ne soulève aucune objection. C’est au niveau de l’application qu’une grande prudence s’impose.

En Rhône Alpes, compte tenu des infrastructures existantes, une application généralisée irait à l’encontre des besoins actuels des usagers. Il n’est pas pensable de généraliser le cadencement adapter l’infrastructure (banalisation des voies, réduction de la longueur des cantons, points de croisements supplémentaires, voies de stockages au terminus, etc.).

N’oublions pas l’exemple Suisse : les CFF mettent le cadencement en place progressivement depuis vingt ans, au fur et à mesure des évolutions et de l’amélioration des infrastructures.

 

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La Région – Celle-ci se fait souvent arnaquer tant par RFF que par la SNCF qui sont loin d’être transparents sur les problèmes rencontrés lors de l’exploitation comme sur la réalité effective des coûts ferroviaires.

Les élus qui, le plus souvent, ne sont pas au fait des réalités complexes de l’exploitation ferroviaire, se laissent imposer des circulations dont les horaires ne correspondent plus aux besoins des usagers (par exemple des trains arrivant à 8h57 ou 9h03 alors que les usagers prennent leur travail à 9 heures).

 

 

Conclusion

 

Les distances domicile-travail se sont allongées, les déplacements automobiles sont devenus plus difficiles et plus coûteux, le train est devenu de plus en plus nécessaire.

Les usagers ne peuvent donc pas accepter une régression du service offert, un mauvais positionnement horaire des dessertes, ou des suppressions de trains à répétition.

Leur vie quotidienne est rythmée par leurs déplacements et ils ont intégré la notion de report modal. Mais une politique de transfert modal n’est pas compatible avec autant d’aléas dans le service TER : retards, suppressions, surcharges, transferts sur route, information déficiente.

 

 

Gabriel Exbrayat, François Jeannin, William Lachenal

Pour la FNAUT

Par Fnaut Pays de la Loire - Publié dans : FNAUT en France - Communauté : FNAUT, usagers consommateurs
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